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Archive mensuelle de octobre 2008

Sondage…

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Il neige

Il neige dans Trièves culture & cinéma radF9B03

Barack à la maison

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Vous avez noté le jeu de mot ?

Sarah Palin…

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Eoliennes du Senepi: Susville dit oui avec prudence

L’actualité éolienne du jour m’oblige à interrompre la série Obamaniaque 

Eoliennes du Senepi: Susville dit oui avec prudence dans Ecologie radE8085

Rapport de monsieur le Maire de Susville
 
C’est en 2004 que la société BORALEX a commencé à démarcher les communes pour son projet d’implantation de parc éolien. Depuis, la seule décision formelle prise par le conseil municipal a consisté à émettre un avis favorable sur la réalisation d’études préliminaires et à autoriser la société BORALEX à pénétrer sur ses terrains à cet effet.
La Commune de Susville a très vite demandé que ce dossier soit suivi au niveau communautaire, (voire intercommunal) sachant que c’est la Communauté de Communes qui perçoit Taxe Professionnelle Unique.
Les représentants de la commune dans les organismes de regroupement intercommunal concernés par ce dossier (Communauté de commune et syndicat Intercommunal de l’Alpage du Senépi) ont adopté la même position dans leurs assemblées délibérantes.
Le dossier initial comportait l’implantation de 12 machines, du Col du Senépi au lieu dit Pierre Plantée.
Une étude d’impact réalisée par BORALEX a permis d’affiner l’implantation en fonction des contraintes relevées par les bureaux d’études spécialisés, faisant passer le parc de12 à 7 machines. 
La suppression de 5 machines était motivée par la présence d’un couloir de migration de l’avifaune, l’évolution de chiroptères et la superposition visuelle des éoliennes.
Les machines proposées devaient faire 64 m de hauteur de mât, 71 m de diamètre de rotor pour une puissance entre 2000 et 2300 kW.
Considérant l’état actuel d’avancement de ce dossier, le Conseil Municipal de Susville doit délibérer sur les suites à y donner et formaliser sa position.
Un débat public, riche et passionné a déjà eu lieu au niveau du territoire, il sepoursuivra… 
Il s’inscrit dans un débat national plus vaste.
Ce débat, libre et ouvert, nous l’avons également eu au sein du Conseil Municipal, avec d’autres élus locaux, avec diverses associations ou personnes privées, il n’est pas clos.
Il n’est toutefois pas exactement l’objet de la session du Conseil municipal de ce soir.
Le Conseil Municipal est conscient des enjeux planétaires engendrés par les problèmes de réchauffement climatique, de détérioration de la qualité de l’air et par la dilapidation inquiétante des sources d’énergie fossiles…  Il inscrit clairement son action dans le cadre de la protection de l’environnement et du développement durable.
A ce titre, il est favorable au développement de l’énergie éolienne, comme au développement d’autres énergies propres, renouvelables et respectueuse de l’environnement naturel et humain.
Certes, tout n’est pas idéal dans le contexte politique et économique de domination du marché…
Certes comme pour toute nouvelle technologie, on peut avoir quelques craintes et réticences à être précurseurs… ces réticences et craintes vis à vis d’un tel projet sont saines et légitimes. 
Les aspects discutables ou néfastes peuvent/doivent être regardés et ci possible améliorés.
L’éolien n’est pas exempt de défauts, les éventuelles nuisances qui y sont liées peuvent être perçues de manière différente et totalement subjectives… mais il est une source d’énergie propre et sans risque sanitaire notable, qui contribue positivement à l’effort de diversification et de substitution à des énergies plus polluantes.
Le territoire Matheysin a toujours été un espace voué au travail agricole, et à la production énergétique. Ce territoire peut garder cette identité tout en se tournant vers les nouvelles technologies et les énergies renouvelables. 
L’appréciation du caractère esthétique de tel ou tel élément d’un paysage est totalement subjective. 
Certains considèrent les mats éoliens beaucoup moins agressifs et perturbants que des lignes haute tension, des remontées mécaniques ou d’autres infrastructures lourdes telles qu’autoroutes, voies de chemin de fer…
Certains soutiennent même qu’elles peuvent constituer un apport positif…
Les installations de ce type, déjà fonctionnelles dans d’autres secteurs comparables, nous laissent à penser que la peur de voir le Senépy devenir un désert n’est que pur fantasme. 
La montagne appartient à tous, nul ne peut se l’approprier, diverses activités y ont leur place, la production d’énergie propre comme les autres, elle n’empêche nullement d’autres activités : pastoralisme, chasse, tourisme, randonnée, contemplation…
La Matheysine et ses habitants jouissent d’un cadre magnifique ; nous pouvons aussi, avec ce projet, apporter notre contribution technologique et énergétique au reste du territoire, en contrepartie d’un retour financier.
Ce projet peut engendrer des retombées positives au niveau du territoire que nous ne pouvons pas négliger.   Ce dossier doit être étudié comme toute demande d’implantation industrielle sur le plateau. 
Ce projet ne créerait pas ou très peu d’emplois directs, mais en contrepartie, il ne demande aucun investissement des collectivités locales. 
Actuellement, la Communauté de Communes est loin de disposer des ressources financières pour répondre à la demande et aux besoins de sa population. 
Si l’alpage du Senépi existe et participe à l’entretien de la montagne, c’est grâce à un travail permanent et acharné du syndicat d’estive, mais également grâce à des subventions dont la pérennité est loin d’être assurée. Il faudra bien que les collectivités concernées (propriétaires de l’alpage) trouvent des financements si nous voulons éviter les effets de la déprise agricole, la fermeture du paysage, et l’envahissement par la friche.
Faisons de ce dossier, non pas un sujet de discorde et d’affrontement, mais un dossier constructif, de consensus et un moyen de construire un avenir meilleur.
Des éoliennes oui, mais à des conditions… nous devons redonner à ce dossier clarté et lisibilité.
Car beaucoup de questions restent en suspens :
Il convient d’abord d’éclairer les points obscurs et de lever les motifs de défiance relatifs à la manière dont BORALEX conduit son dossier.
Il convient de prendre acte de la volonté du Conseil Municipal de La Motte d’Aveillans de ne pas accueillir d’éoliennes sur son territoire et d’en tirer les conséquences.
Il convient de remettre totalement à plat le dossier… BORALEX doit faire d’éventuelles nouvelles propositions d’implantation…
Il convient de négocier avec BORALEX un projet de convention qui permette de lever toute ambiguïté et de mettre en place toutes les garanties juridiques, environnementales et financières notamment en ce qui concerne le futur démantèlement du site en cas d’arrêt de l’exploitation.
Il convient de considérer que BORALEX, s’il bénéficie d’une longueur d’avance sur ses éventuels concurrents, ne dispose pas de l’exclusivité d’implantation sur la future ZDE.
Il convient de considérer que la Commune de Susville détient, sur son territoire, la maîtrise foncière des terrains susceptibles d’accueillir les mats et le passage du réseau de liaison avec le poste EDF, donc les moyens de négocier efficacement.
 
Créer une Zone de Développement Eolien
Le dossier de ZDE proposé par BORALEX doit être considéré comme nul et non avenu.  
Il convient de faire réaliser un dossier ZDE par un bureau d’étude reconnu, choisi et financé par les collectivités concernées, conformément au code général des collectivités locales et au code des marchés publics, portant sur le seul territoire des communes volontaires du massif du Senépi. 
Les caractéristiques de cette ZDE seront définis par les collectivités concernées de manière stricte et limitée (périmètre restreint, puissance encadrée…) afin d’éviter toute dérive ultérieure ou inflation de projets nouveaux.
Nous voulons faire de ce dossier un projet innovant, un engagement fort pour le développement durable, en affectant une partie de ses retombées financières à l’aide aux projets communaux et communautaires sur les économies d’énergies, les énergies propres et renouvelables, les technologies innovantes et respectueuses de l’environnement…
Nous voulons faire de ce dossier un projet de développement des solidarités communautaires en affectant une partie de ses retombées financières sur des projets de service à la population (garde des jeunes enfants, action en faveur des jeunes, des
personnes âgées, des transports collectifs, accueil périscolaire, équipement sportifs…).
Nous voulons faire de ce dossier un projet de démocratie locale et de transparence en intégrant aux réflexions et au débat futurs sur ce sujet des personnes ou associations représentatives souhaitant y apporter leur contribution positive dans la clarté et le respect mutuel.
Faut-il un référendum sur l’implantation d’éoliennes ?
Ce projet était connu des citoyens avant les élections. Il a fait l’objet de nombreuses informations, débats, controverses et prises de position.
Il n’est qu’un dossier parmi d’autres, tout aussi importants, complexes et sérieux. Il doit être traité au même titre et de la même manière que ceux-ci.
Le projet éolien n’est pas si différent de la pollution par les PCB, de l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme, du Schéma Directeur d’Assainissement ou des risques d’effondrements karstiques liés à l’exploitation minière… Ce dossier, comme les autres, est géré au quotidien par l’équipe municipale élue à cet effet, tous font l’objet d’informations à la population.
Organiser un référendum au niveau du territoire pourrait d’ailleurs s’avérer complexe et sujet à polémiques… L’idée ayant été lancée, nous voyons qu’avant d’être connu son résultat est déjà hypothéqué… « Le vote d’un Susvillois ou d’un  Mottois, directement confronté à la vue des éoliennes aura-t-il la même valeur que celui d’un habitant de
Saint Jean de Vaulx ou de Villard Saint Christophe ? ». Un vote positif ne constituerait même pas une garantie d’apaisement.
Les élus de Susville estiment qu’ils doivent prendre leurs responsabilités et les assumer. 
Proposition de délibération :
Le Maire présente au Conseil Municipal son rapport sur l’état d’avancement du projet d’implantation d’éoliennes sur le massif du Senépi.
Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré, adopte le rapport présenté par le Maire, décide de créer en son sein un groupe de travail dont l’un des objectifs sera de favoriser un dialogue constructif entre les élus susvillois, la population, les associations représentatives, les autres décideurs politiques du territoire, les acteurs économiques, demande à ses représentants à la Communauté de Communes de la Matheysine de proposer :
-  la création d’un tel groupe de travail au sein de cet établissement public de coopération intercommunale, visant aux mêmes objectifs,
-  de lancer une étude en vue de l’élaboration d’un dossier de demande de création de Zone de Développement Eolien sur le territoire des communes volontaires dans les conditions évoquées dans le rapport adopté précédemment,
 - charge le groupe de travail communal d’étudier les modalités de mise en oeuvre de cette proposition les plus à même de garantir l’efficacité de ce projet de ZDE en matière de maîtrise par les collectivités qui en seront à l’initiative, d’indépendance vis à vis des opérateurs éoliens et de sûreté juridique, charge le groupe de travail communal de faire des propositions en matière de contenu d’une éventuelle convention entre les parties concernées, levant toute ambiguïté sur le
projet et de mettre en place toutes les garanties juridiques, financières et environnementales, notamment en ce qui concerne le futur démantèlement du site en cas d’arrêt de l’exploitation, propose qu’une partie des retombées financières issues de la Taxe Professionnelle soit affectée à l’aide aux projets communaux et communautaires sur les économies
d’énergies, les énergies propres et renouvelables, les technologies innovantes et respectueuses de l’environnement… ainsi qu’à des projets de service à la population (garde des jeunes enfants, action en faveur des jeunes, des personnes âgées, des
transports collectifs, accueil périscolaire, équipement sportifs…),
Réaffirme qu’aucun investisseur en matière d’énergie éolienne ne dispose de la moindre exclusivité ni du moindre engagement formel du Conseil Municipal de Susville et que celui-ci reste donc totalement libre de ses choix.
Dit que le rapport du Maire restera annexé à la présente délibération.

Source: http://susvilleinfo.canalblog.com/archives/2008/10/22/11050400.html

Commentaire personnel: un compte rendu complet et prudent qui fait honneur à ses auteurs !

Obama song

Et on repart avec une petite série sur Barack pour la dernière ligne droite! 

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Vous préférez:

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Zen…

Et on conclut (provisoirement) cette série éolienne… 

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Maintenant que tout le monde est cool, je resoumet notre sondage éolien: 

Etes vous favorable à l'implantation d'éoliennes dans votre région ?

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Etes vous favorable à l'implantation d'éoliennes à plus d'un kilométre de votre domicile ?

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Et les plus détendus pourront même signer notre « manifeste pour le vent »: Eoliennes: la pétition

Vincent Boury à l’honneur

Vincent Boury à l'honneur dans Trieves evenements radA2EE8

Notre champion olympique Trièvois sera reçu par la communauté de communes de Mens le samedi 25 octobre à  10 heures 30 à l’espace culturel. Discours, photos de son parcours aux jeux paralympiques de Pékin. Venez nombreux.

Le petit oiseau anglais

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Welcome in France !!!

Anti-éoliens : les nouveaux réacs ?

 Anti-éoliens : les nouveaux réacs ? dans Ecologie rad395F3

Dans une chronique publiée par La Tribune, Maximilien Rouer, PDG de BeCitizen et Barthélémy Rouer, DG de Wind Prospect, s’insurgent contre le mauvais procès qui, selon eux, est fait à l’éolien. Ils rapprochent l’opposition actuelle à l’éolien à celle qu’a du subir le nucléaire à ces débuts.

080929-Eolien dans Eoliennes

Cet été, deux décisions ont défrayé le Landerneau des énergies renouvelables en France. Fin juillet, l’Institut Montaigne publie opportunément une note reprenant à son compte tous les arguments anti-éoliens existants. Début août, le Conseil d’État annule pour vice de forme le tarif de rachat de l’électricité éolienne. Ces deux événements indépendants et pourtant si cohérents permettent de rapprocher l’opposition à l’éolien de celle à laquelle le nucléaire dut faire face. Et de conclure que celles-ci ne sont après tout que de banales oppositions au changement.

Souvenons-nous. En 1974 à Erdeven, les manifestations mettent un coup d’arrêt à l’installation d’une centrale nucléaire. En 1978, ce sera à Plogoff, avec des images qui feront le tour du monde. Le nucléaire a-t-il pour autant été abandonné ? En 2008, pénurie énergétique et changement climatique le remettent en selle, et au mieux de sa forme.

L’éolien vit, depuis la décision politique de le développer à l’échelle industrielle en 2001, un rejet persistant d’une partie de l’opinion. Oppositions essentiellement locales, nourries du syndrome Nimby, « not in my back yard », pas près de chez moi, qui consiste à s’opposer à tout changement impactant sa vie personnelle (installation d’une porcherie, ligne de TGV, usine, éolienne ou autre). Le bruit, l’odeur, la vue et/ou le risque industriel, l’intérêt général sont invoqués.

Inquiet de plaire, le politique louvoie entre ses engagements internationaux (notamment ceux vis-à-vis de l’Union européenne : 20% de gaz à effet de serre en moins, 20% d’énergies renouvelables en plus), sa responsabilité sociétale, et des groupes de pression aux arguments éculés : l’éolien serait « inutile, insuffisant, dangereux, trop cher, etc. ».

Ne serait-ce pas du déjà vu ? Cette attitude est tellement humaine qu’elle remonterait à la Préhistoire. Dans le roman de Roy Lewis « Pourquoi j’ai mangé mon père » (Pocket, 2004, 182 pages), la maîtrise du feu est perçue par une partie de la tribu comme inutile et dangereuse… et donc rejetée. Plus proche de nous, rappelons-nous des arguments savants des opposants aux chemins de fer au XIXe siècle, pour convaincre que sa grande vitesse était dangereuse pour la santé.

De là à dire que la France pourrait manquer le train de l’éolien et par là, des énergies renouvelables, il n’y a qu’un pas. Le monde a toutefois changé depuis le XIXe siècle, et plus vite que nos mentalités : globalisation aidant, les technologies de demain se développent chez nos voisins européens et dans le reste du monde sans ambages pendant que la France controverse. Maintenir une opposition au changement pour une technologie mature et nécessaire dans le contexte concurrentiel actuel est donc au mieux un anachronisme culturel, au pire une erreur industrielle et stratégique. L’opposition à l’éolien en France est d’ailleurs inexplicable à un Américain ou à un Indien, pour qui l’ouverture du mix énergétique à d’autres sources que les énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) ou nucléaires paraît indispensable.

Une vision éclairée et non dogmatique du futur de la production énergétique mondiale est celle de la Chine : toutes les technologies de production électrique doivent être installées, le plus vite possible et idéalement au coût climatique le plus bas, pour anticiper la croissance des besoins.

Dans le cas de la France, où la consommation d’électricité a augmenté de 74% depuis 1980, ces technologies permettraient aussi d’anticiper le renouvellement des moyens de production vieillissants. L’éolien est en marche, avec ou sans la France. C’est devenu une industrie, avec une croissance de 20 % par an, et déjà plus de 100 GW de capacité installée dans le monde (le parc nucléaire français est de 63 GW), représentant un investissement annuel de 50 milliards de dollars.
Que prouvent de tels investissements ? Ne soyons pas dupes : avant tout la compétitivité de cette filière par rapport aux autres modes de production. L’éolien est désormais une industrie compétitive ou en passe de l’être, compte tenu à la fois de l’augmentation des prix des combustibles fossiles, et de la division par trois en quatre ans du surcoût de production au MWh. Les approches consistant à rejeter une technologie au profit d’une autre sont datées. Nous avons besoin du nucléaire ET de l’éolien, comme d’ailleurs aussi du solaire, de la biomasse, etc.

En 2002, Jacques Chirac disait: « La maison brûle. » Depuis, le baril a frôlé les 150 dollars, pour dépasser sans doute les 200 dollars avant 2010. Dans ce contexte, chaque seau d’eau compte. À l’heure des déclarations sur la crise économique, notamment due à la cherté des matières premières, énergie en tête, peut-on vraiment s’offrir le luxe de tergiverser encore sur la valorisation d’un actif dont nous disposons, n’en déplaise à notre esprit gaulois ? Certaines technologies sont relativement indépendantes des ressources du territoire où elles sont implantées. Ainsi en est-il du nucléaire ou des fossiles. A contrario, d’autres technologies sont totalement dépendantes des ressources des territoires sur lesquels elles sont implantées. Ainsi en est-il des énergies renouvelables.

A l’instar de l’expression des pays « rois du pétrole », il existe donc des pays « rois de l’éolien », du solaire, de la géothermie ou encore de la biomasse. Entendre par là des pays dotés de ressources éoliennes, solaires, géothermiques ou biomasses hors du commun. L’inertie des mentalités aidant, peu de ces royaumes se reconnaissent comme tels. Et préfèrent rester vassaux des pays producteurs de pétrole.

La France, grâce à sa géographie et son climat, présente le second gisement éolien en Europe après la Grande-Bretagne. La France est donc un des royaumes de l’éolien. Notre potentiel de production d’électricité éolienne, compatible avec nos usages et nos infrastructures, est de l’ordre de 25 GW. Il est valorisé à 12% aujourd’hui avec 3 GW installés. Autrement dit, 88% de la valeur du territoire en termes de production d’électricité éolienne resterait à exploiter. Sommes-nous si riches pour dédaigner ces actifs ?

Une nuance existe cependant entre les conditions qui ont permis le développement de champions comme Areva et celles qui existent aujourd’hui pour l’éolien : quand dans les années 1970, le Premier ministre Pierre Messmer décida le développement de l’industrie nucléaire en France, cette décision fut suivie d’une cohérence politique et administrative sans faille, malgré les hoquets idéologiques de quelques-uns.

Par Maximilien Rouer, PDG de BeCitizen
Barthélémy Rouer, DG de Wind Prospect

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