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Archive mensuelle de novembre 2010

Marché de Noel

Marché de Noel dans Trièves culture & cinéma rad2CF9B

J’ai la joie de vous convier cette année de nouveau à venir me rendre visite au marché de noël de Monestier du Percy ( la Grange Didier ) le dimanche 5 décembre prochain, où je vendrai de l’artisanat équitable du Népal, confectionné par des tibétains réfugiés là-bas.

Les recettes de la vente permettront à notre association Enfance Népal d’avancer sur notre projet de forage et d’alimentation en eau de l’orphelinat de Sano Kokana à Patan, près de Kathmandou. Ce projet nous tient à coeur car l’orphelinat n’est plus alimenté en eau courante depuis le printemps 2009. Depuis, l’orphelinat doit se faire livrer en eau deux fois par semaine par un camion citerne. Pour ce faire, celui-ci doit emprunter le chemin qui traverse les rizières en les surplombant, et à force de passages de ce camion et des cars qui emmènent les enfants à l’école, il va bientôt ne plus être carrossable ( et là il faudra mettre en place un nouveau projet ! ).

Notre projet de l’eau a pu être monté grâce au soutien de la Fondation Sogreah ( Grenoble ), qui a envoyé gratuitement au printemps dernier une équipe afin d’établir un devis. Le montant des travaux s’élève à 22.000€, car il faut forer à 150 m sous terre ! Il inclut aussi le traitement des eaux usées. Il n’y a pas d’alternative possible, les cours d’eau alentours étant trop pollués. La Fondation est devenue de fait partenaire d’Enfance Népal, car elle souhaite aussi être présente à long terme pour la maintenance de l’infrastructure, et ce, à titre grâcieux.

La fondation Sogreah nous accorde d’ores et déjà une subvention de 6.000€. De notre côté, nous vendons de l’artisanat et nous travaillons sur de nombreux autres dossiers de demandes de subventions afin que ce projet puisse enfin voir le jour. D’autres partenaires nous aident aussi ( dons de droits d’auteurs de livres de photos par exemple, projet avec un lycée, etc… ).

Pour + d’infos, vous pouvez consulter le site de l’association, où vous pouvez également effectuer un don en ligne si cela vous dit, ou si vous ne pouvez pas venir dimanche.

http://enfancenepal.olympe-network.com/

Alors peut-être à dimanche pour vos achats de noël !
Séverine

Atelier cuiseurs solaire des 13-14 novembre 2010

Atelier cuiseurs solaire des 13-14 novembre 2010 dans Ecologie rad3F287

L’atelier de fabrication de cuiseurs solaires organisé conjointement par Trièves en Transition et l’association Les Pouces Vertes a réuni 7 bricoleurs motivés – confirmés et débutants – guidés par deux animateurs expérimentés, Jeremy Light et Pascal Sauvervald, qui avait participé à un premier stage en juin dernier.

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Étalé sur deux jours, les 13 et 14 novembre, ce second stage a alterné séances de construction des cuiseurs et temps de pause où la transition a été abordée en lien avec le sujet du stage : énergie solaire, cuisson solaire et rythme de vie, partage de savoir-faire et convivialité.

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Les repas en commun ont permis aux stagiaire de partager leurs expériences et leurs réflexions dans un climat détendu. L’intendance (accueil, pauses café, repas) était assurée par Pascale Cosson et Pierre Bertrand, laissant ainsi les stagiaires se consacrer entièrement à leur activité.

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Enfin, un reportage vidéo destiné à une prochaine diffusion sur notre site a été réalisé par Laurent Cistac.

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Le stage a démarré le samedi matin après une présentation des principes de fonctionnement et de construction des cuiseurs par Jeremy. Dans les semaines précédentes, les animateurs aidés de quelques stagiaires avaient rassemblé les matériaux de récupération (bois, aluminium, isolants, vitrages) nécessaires à la construction, trouvés principalement à la déchetterie intercommunale. La veille du stage, un séance d’initiation a été organisée pour les bricoleurs débutants.

La construction des cuiseurs a été l’occasion pour les bricoleurs d’échanges leurs techniques et leurs astuces et de venir en aide à ceux qui éprouvaient des difficultés, au point que nos deux animateurs se sont sentis parfois (presque) désœuvrés ! Les quelques enfants présents ont pu apprendre avec leurs pères.

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Un cuiseur, c’est une caisse en bois soutenant le cuiseur proprement dit, constitué d’un bac métallique réfléchissant. L’espace entre le bois et le bac métallique est rempli d’un matériau isolant (laine de mouton, ouate de cellulose, etc.) et la caisse est recouverte d’un couvercle transparent (double-vitrage de récupération). Un second couvercle opaque est couvert d’aluminium et relevé pendant la cuisson, offrant une surface réfléchissante supplémentaire.

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La chaleur solaire réfléchie et concentrée par les surfaces réfléchissantes est piégée dans le cuiseur grâce au double-vitrage, qui assure un effet de serre efficace.

Un récipient noir absorbant la chaleur est un plus pour cuire les aliments. Mais il ne faut pas s’y prendre au dernier moment : la cuisson est du type mijotage, ce n’est pas du fast-food ! Elle nous invite à un autre rythme de vie et à un autre regard sur notre façon de préparer nos repas.

Nous en avons aussi profité pour présenter Trièves en Transition, les défis qui nous attendent et le concept de transition, suscitant une discussion animée.

Le bilan du stage est jugé très positif par les stagiaires, dont plusieurs se sont portés volontaires pour aider à l’encadrement d’un futur atelier ou pour aider à réunir les matériaux. Une chaîne de transmission est en marche ! Un geste apprécié qui sera très utile, car 6 personnes se sont déjà pré-inscrites pour un futur stage. Chacun est reparti avec son cuiseur et des conseils de cuisson prodigués par Jeremy.

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Les doutes de Christoph Hensch

 La traduction en Francais d’un article que m’a fait parvenir Christoph Hensch concernant les « révélations » sur le massacre de Novi Atagi

L’article en anglais : http://www.stuff.co.nz/the-press/news/christchurch/4399881/Christoph-Hensch-doubts-claim

Les « révélations » : Massacre de Novi Atagi : la vérité ???

 Les doutes de Christoph Hensch dans Histoire rad874EA

La photo :Laissé pour mort: Christoph Hensch, le seul survivant d’une attaque de type exécution sur une équipe de la Croix-Rouge en Tchétchénie en Décembre 1996, tient la balle de calibre spécial KGB qui lui a transpercé l’épaule gauche et le poumon.

Le texte : Christoph Hensch, un homme de Christchurch espère encore d’identifier l’homme qui a tiré sur lui, mais  doute des nouvelles allégations selon lesquels cela aurait été un soldat russe.

En 1996, Hensch faisait partie d’une équipe de la Croix-Rouge attaqués par des hommes armés et masqués alors qu’il dormait dans une enceinte de l’hôpital de Novy Atagi, près de la capitale tchétchène, Grozny. Six collègues sont morts, y compris l’ infirmière néo zélandaise Sheryl Thayer. Hensch a été laissé en sang, avec un poumon perforé et une balle dans l’épaule gauche. À l’époque, la Russie avait accusé les rebelles tchétchènes de l’attaque. Cependant, s’exprimant au quotidien britannique The Times la semaine dernière, un défecteur du bureau fédéral de sécurité, le major Alexeï Potyomkins affirme qu’une unité Russe  »chercher et détruire » a effectué l’attaque, confondant les travailleurs la Croix-Rouge avec les rebelles tchétchènes. Potyomkins dit qu’il faisait partie de l’unité, qui venait de s’engager dans une fusillade avec les rebelles tchétchènes. L’unité cru que les rebelles s’étaient retirés à l’hôpital et est entré l’arme au poing.

Quatorze ans plus tard à Christchurch, Hensch natif de Suisse se souvient douloureusement de cette nuit. Il dormait quand sa porte s’ouvrit, révélant un homme au visage masqué, avec un pantalon de camouflage, une veste en cuir et un fusil.

« Il a juste sorti un pistolet et tiré sur moi sans dire un mot. »

Hensch veut toujours des réponses, mais n’est pas convaincu que le tireur était un Russe.

«Ce gars-là [Potyomkins] peuvent faire cette affirmation, c’est très difficile de vérifier. »

Pour Hensch, le scénario le plus probable est que l’une des factions tchétchènes a été responsable,  méfiante à l’égard des nombreux observateurs étrangers à l’approche des élections régionales.

« L’idée était d’effrayer les étrangers pour qu’ils s’en aillent.

«J’aimerais avoir une réponse définitive pour savoir qui était ce gars et pourquoi il a essayé de me tuer. »

Le frère de Thayer, Lloyd Thayer, de Wanaka, a déclaré hier que cette affirmation n’était pas nouvelle.

Thayer dit que la famille avait été informée par la Croix-Rouge internationale que l’hypothèse avait été de nouveau soulevée par un journaliste de Londres.

«C’était il y a longtemps et les chances de quelque chose de concret ressorte de cela sont probablement assez mince, dit-il.

«Ce n’est aucunement une révélation, et jusqu’à ce qu’il y ait quelque chose qui confirme ou infirme cette théorie … il n’y a pas grand chose qu’on puisse faire.

« Nous n’avons pas besoin de tout ça. Ca ne disparaitra jamais de nos mémoires. »

 

 

 

 

 

Expo photo

Expo photo dans Trièves culture & cinéma radF1F3B

Repas indien

Repas indien dans Trieves evenements rad5AC0E

Affaire Woerth – karachi…

http://www.dailymotion.com/video/xfswt1

Plus sur : http://cap21trieves.unblog.fr/

Visite poêle de masse le 9 décembre

Visite poêle de masse le 9 décembre dans Ecologie radBF1A0

Vous avez entendu parler de ces gros poêles au rendement et au confort sans pareil et vous voulez en savoir plus ?

Emilie-Cerise et Greg Pelloux ont commencé à construire le leur dans la grange qu’ils transforment en habitation. Ils sont aidés par Marie Milesi, spécialiste du sujet.

Ils vous accueilleront sur leur chantier pour vous expliquer le fonctionnement d’un poêle de masse, ses avantages, ses inconvénients… et répondre à vos questions sur sa construction (ce poêle sera habillé en briques de terre crue faites maison).
RV le 9 décembre à 18h30 à Lalley sur la place devant l’église.
Par ailleurs, si certains d’entre vous souhaitent donner un coup de main pendant la semaine, Emilie-Cerise et Greg sont preneurs… 06 88 68 65 16
Nathalie Lacroix
Pour bâtir autrement
Place de la Halle, 38710 Mens
Tél : 04 76 34 42 82 –

pourbatirautrement@orange.fr

Enquête compostage

Enquête compostage dans Ecologie rad78232

Dans le cadre de notre mandat pour la Communauté de Communes de Mens, Trièves compostage organise une enquête sur le compostage sur le canton de Mens, pour les communes qui ont bénéficié des activités du programme.

Nous essayons de toucher un certain nombre de Triévois par courrier, mais nous ne pouvons pas faire poster dans tous les foyers concernés. Nous allons donc demander aux personnes qui le veulent bien d’aller télécharger sur notre site (lien ci-dessous)  le questionnaire de l’enquête, pour ensuite nous l’envoyer ou le rapporter à leur Mairie. Il est dans les actualités, sur la droite de la page d’accueil.

Hervé HUGUENY

Trièves Compostage
Place de la Halle
38 710 Mens
tél. 04 76 34 74 85
www.trieves-compostage.com

Massacre de Novi Atagi : la vérité ???

http://www.dailymotion.com/video/xb8mfq

Un article en anglais paru dans le Time du 24 Novembre : http://freedomsyndicate.com/fair0000/times0046.html

et dont voici la traduction que j’ai faite tant bien que mal en Français. J’ai rajouté mes sentiments personnels à la fin. En effet, j’ai travaillé pendant de longues semaines dans cet hôpital et ai rédigé un rapport pour le président du Comité International de la Croix Rouge (CICR) suite à ce massacre  :

 L’ARTICLE

 Une escouade secrète Russe a tué du personnel de la Croix Rouge en Tchétchènie.

Roger Boyes. Le Times. 24 Novembre 2010

Une unité de services secrets russes a été responsable de l’assassinat de six infirmières occidentales dans un hôpital de Tchétchènie, a déclaré un agent déserteur du Service fédéral de sécurité au Times lors un rendez-vous secret en Allemagne.

Le meurtre de ces travailleurs médicaux – une Espagnole, deux Norvégiennes, une Canadienne, une Néo-Zélandaise et un Néerlandais – est l’une des pires catastrophes dans les 150 ans d’histoire du Comité international de la Croix-Rouge. Bien qu’il ait eu lieu il y a 14 ans, en Décembre 1996, le crime n’a toujours pas été résolu et l’opinion générale a toujours été que c’était le travail des sanguinaires insurgés tchétchènes.

Cependant, selon le Major Aleksi Potyomkin, les Occidentaux ont été les victimes de forces spéciales « recherche et détruire »du Service fédéral de sécurité (FSB) , unité qui a enfreint les conditions d’une trêve négociée peu avant, mettant fin à la guerre de deux ans entre la Russie et la région séparatiste. Masqués et lourdement armés, ils s’étaient livrés à un échange de tirs avec un groupe de Tchétchènes, avant de recevoir l’ordre d’entrer dans l’hôpital de la Croix-Rouge mis en place dans le complexe de l’ancienne école de Novye Atagi, au sud de Grozny.

Comment le Major Potyomkin sait il cela? Parce qu’il était là, lieutenant à l’époque, en charge de la protection de l’arrière de la colonne qui s’avançait dans la neige. Maintenant, il vit dans la clandestinité, avec sa femme et trois petits enfants, dans une petite ville d’Allemagne, en essayant d’organiser sa défection vers l’un des deux services de renseignement occidentaux.

La vérité sur les assassinats de Novye Atagi est juste l’un des cadeaux qu’il a apporté avec lui, renforcé par une transcription volé du trafic radio du FSB de cette nuit-là. Ce n’est manifestement qu’un simple avant-goût: durant les sept dernières années, le major Potyomkin a travaillé dans le cadre d’une opération d’infiltration russe en Europe occidentale.

Pour lui, et pour le FSB – le successeur du KGB soviétique – l’attaque contre l’hôpital a été une erreur, une erreur d’identification. Petite erreur dans une sale guerre.

« Il n’y a eu pas d’enquête sur l’opération, bien sûr que non », a déclaré le Major Potyomkin. « Pourquoi les généraux se seraient inquiétés pour quelques étrangers morts alors qu’il y avait des milliers et des milliers de victimes? »

Un grand homme avec une mèche blonde dans la barbe, le major Potyomkin fait une pause, peut-être en se demandant si ses paroles sont difficiles à entendre  pour un étranger. « En fin de compte, il aurait été trop coûteux de nous punir. Ils avaient beaucoup investi dans notre formation, alors tout a été enterré.  »

Cela pourrait toutefois couté cher maintenant. Si une enquête plus approfondie montre que ce fut une atrocité commise par la Russie, les familles des infirmières mortes seraient dans leur droit pour porter plainte contre Moscou.

Les parents ont été désespérés par le piétinement de l’enquête. Le mystère entourant l’attaque a empoisonné depuis des années la Croix-Rouge basé à Genève.

Suivant les principes de neutralité de l’organisation, les gardes de l’hôpital n’étaient pas armés et les infirmières, tuées d’une balle dans leurs lits, n’avaient pas fermé les portes de leurs chambres. « Les meurtres ont été profondément choquants et traumatisants », a déclaré hier la Croix-Rouge dans un communiqué au Times . « Ils ont eu un impact durable. L’organisation maintient ses opérations dans le Caucase du Nord, y compris en Tchétchénie, et cherche régulièrement à clarifier les circonstances de l’attaque ».

La première hypothèse – que l’attaque était liée à un chef de guerre arabe combattant du côté tchétchène – s’est avéré être un faux-fuyant. Le commandant, connu sous le nom de Khattab, avait insisté pour que la Croix-Rouge recouvre ses croix de peintures, parce qu’elles étaient associées aux croisades chrétiennes. Faute de quoi il bombarderait l’hôpital, même si celui ci fournissait déjà des soins à des centaines de Tchétchènes. Les croix avaient été dûment peintes, ne laissant aucun coupable évident pour les meurtres.

L’unité du major Potyomkin avait été transportée par avion de Moscou vers la Tchétchènie peu avant l’opération. « C’est quelque chose que nous aurions pu laissé à l’intelligence militaire, sauf que nous savions qu’ils ratent habituellement même la plus simple des missions », dit-il, montrant un éclair de fidélité à l’unité qu’il a maintenant déserté. « Donc, nous l’avons fait – et nous l’avons raté, nous aussi, à notre propre manière. »

Comme il le dit, la mission était de détruire les combattants, surnommés « Borodative » ou « Barbus ». L’unité a été fractionnée en deux, avec 14 hommes dans le groupe avancé sous les ordres du capitaine A.N Sevastyanov (nom de code Trofim). Le lieutenant Potyomkin (nom de code Blue Eye) devait suivre à environ 700 mètres derrière, avec deux hommes, pour couvrir leurs arrières. Il avait 23 ans à l’époque, frais émoulu de l’école du FSB, et utilisé du matériel de vision nocturne. « J’ai vu une vingtaine de combattants tchétchènes qui traversaient les champs, juste devant nous. . Il semblait qu’ils portaient un « 300″ vers l’hôpital « (Depuis l’invasion soviétique de l’Afghanistan, l’argot militaire pour un soldat blessé a été « 300″; pour un cadavre, il est « 200″. C’est ce qu’on avait pris l’habitude de griffonner sur les caisses contenant les cercueils d’étain des soldats soviétiques renvoyés au pays.)

Un échange de tirs s’en est suivi. Environ une douzaine des Tchétchènes ont été tués et le reste s’est enfui. Le capitaine a reçu l’ordre de fouiller l’hôpital. Le lieutenant Potyomkin monta sur une colline proche ou se trouvait un cimetière – « les tombes sont toujours une bonne couverture » – pour couvrir les Russes qui se ruaient à l’intérieur. Les commandants voulaient que l’unité descende tous les combattants tchétchènes se cachant dans le complexe. En cas de contact, l’unité avait été instruite de « faire le tri sur place, de la manière habituelle ».

Ensuite, selon le major Potyomkin, tout a mal tourné. Le capitaine Sevastyanov envoya un message radio désespéré à ses commandants. Le point essentiel était que les objectifs qu’ils avaient rencontrés à l’intérieur n’étaient pas des « fantômes », le terme d’argot pour les combattants tchétchènes. « Pas des barbus – Seulement des étrangers » criait-il.

Lorsque les tirs cessèrent, l’unité dispersa autour de l’enceinte des cartes d’identité tchétchènes dont elle s’était emparé afin de donner l’apparence d’une attaque par des Tchétchènes. Les hommes du FSB se retirèrent, en vol direct vers Moscou, en laissant le chaos derrière eux.

Pour la Croix-Rouge, cela a constitué une terrible violation et a provoqué une réflexion pour savoir s’il fallait des gardes armés dans certaines zones de combat. C’est le moment où les organisations internationales à travers la Tchétchènie se sont retirés, craignant pour leur personnel. La guerre, techniquement terminé, continuait toujours mais sans règles.

Tout ne soutient par le récit du transfuge, il faut bien le dire. L’avance rapide des hommes du FSB dans les couloirs de l’hôpital, le tir sur les infirmières à bout portant, la possession bien pratique des cartes d’identité tchétchènes – même le major Potyomkin l’admet, cela sent l’attaque planifiée.

«Peut-être que l’unité avancée avait été informé séparément, je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est qu’il a toujours eu un principe de base dans les unités spéciales du FSB: si quelqu’un te voit, tu l’élimine. Pas de témoins.  »

Quel que soit le motif, cela semble clair: la Russie doit répondre de cette affaire.

Jusqu’à la nuit dernière, le FSB n’avait pas répondu aux allégations.

D’après la transcription: comment l’attaque s’est déroulée

 » Commandement, commandement ! Merde ! Blue Eye – couvrez nous! Nous avons des problèmes, nous sortons. Nous avons un « 300  »
C’est Trofim qui parle, en essayant d’obtenir de nouveaux ordres. Un « 300″ est le terme d’argot pour un soldat blessé

« Centre! Merde, ce ne sont pas tous des fantômes à l’école!  »
Fantôme est le terme d’argot pour les combattants tchétchènes

« Nous avons un f *** ing « 300″. Centre, qu’est ce c’est que cette connerie? Ils n’étaient pas tous russes là-dedans! Qui était-ce? Aucun Barbu, seulement des étrangers. Ils ont des « 200″ [mort], trois d’entre eux à coup sûr. . . vous m’avez compris?  »

Le commandant lui répond: « Vous n’êtes plus capable de distinguer les Tchétchènes des autres? Avez-vous des documents Tchétchènes avec vous? Jetez en quelques un. Dans le complexe – vous m’avez compris ? »

Trofim répond: « J’ai compris, commandement. Nous allons le faire  »

COMMENTAIRE PERSONNEL :

Une bien étrange histoire, qui me paraît peut crédible.

  • L’hôpital de la croix rouge se trouvait à la place d’une ancienne école composée de nombreux bâtiments. Les salles de soin, ou auraient pu se réfugier d’éventuels blessés Tchétchènes, étaient disposées dans les bâtiments principaux. La résidence des expatriés se trouvait dans deux petits bâtiments un peu à l’écart. Bizarre que l’unité russe se soit dirigé droit sur ceux-ci et seulement sur ceux-ci.
  • Les infirmières ont été abattues à bout portant. Certaines ont entendus du bruit, ont tenté de fermer leur porte et ont crié. Difficile de les confondre avec des combattants masculins en tenue de combat.
  • Les assaillants ont rencontré dans le bâtiment une femme Tchétchène. Ils ne l’ont pas abattu contrairement aux instructions décrites ci dessus. Ils lui ont parlé en tchétchène et pas en russe pour lui dire qu’ils ne lui voulait pas de mal, qu’ils étaient venu pour tuer des étrangers. Tout le contraire de « l’erreur d’identification » qu’on nous suggère.

Cet assassinat a eu lieu le 16 décembre 1996, peu avant les élections présidentielles Tchétchènes qui se sont tenues le 27 janvier 1997. Les deux principaux concurrents pour ces élections était Aslan Maskhadov, le premier ministre de Tchétchènie et Zelimkhan Iandarbiev le président qui se représentait. Maskhadov était le grandissime favori.

Ces élections était supervisée par une équipe de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) très protégée et donc difficile à atteindre. L’opinion générale était jusqu’à présent qu’on avait cherché à faire fuir cette équipe de surveillance afin de pouvoir « arranger » ou faire annuler ces élections. Assassiner des infirmières de la Croix rouge était chose facile.

Lors des cérémonies qui se sont tenues à Genève en décembre 2006 pour le 10 ème anniversaire du massacre, les soupçons se portaient clairement sur Iandarbiev, mort dans un attentat depuis lors. Celui ci sentant qu’il allait perdre aurait cherché à perturber les élections. Nous avons visionné un film ou le maire de Novi Atagi exprimait cette conviction.

Pour ma part, je pourrais croire à une attaque délibérée des Russes sur nos collègues afin de jeter le discrédit sur les autorités Tchétchènes, j’ai bien du mal à admettre la version des faits du Major Potyomkin.

Cependant si la transcription des échanges radio était authentifiée, il me faudrait revoir mon opinion !  

L’argent n’a pas d’odeur… mais il émet du CO2 !

L'argent n'a pas d'odeur... mais il émet du CO2 ! dans Ecologie radBC82E

A lire : http://www.latribune.fr/vos-finances/epargne/calculez-l-empreinte-carbone-de-votre-argent.html

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