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Train Grenoble Veynes: l’autre coup de gueule…

http://www.dailymotion.com/video/x58iyd 

Depuis 1997, les activités ferroviaires ont été scindé entre

 - Réseau Ferrés de FRance (RFF) financé par les péages de la SNCF et une dotation de l’Etat 

 - La SNCF financée pour le trafic régional par la Région et les recettes usagers.

 L’investissement de la Région en faveur de la ligne Grenoble-Veynes est très important : le développement de l’offre a été de 15% en décembre 2007 ; le service (trains modernes, cartes OùRA, …) est nettement amélioré par rapport aux années précédentes. Logiquement la fréquentation de la ligne a  augmenté de 15% depuis décembre.

Pour 2009, la coordination avec PACA permettra de cadencer l’intégralité des trains de la ligne ; offrir un temps exact de 1h entre Grenoble et Clelles ; proposer des correspondances correctes à Grenoble vers Paris, le sillon alpin, Lyon (en pointe) ; proposer 2 AR en correspondance à Veynes vers PACA.

 Parallélement l’état de la ligne devient préoccupant en plusieurs endroits. Les rails ont été posés en moyenne en 1938.  D’ après les dernières études, 20M€ seraient nécessaires d’ici 2013 pour maintenir les performances de la ligne, puis une autre série d’investissements entre 2013 et 2020.

Récemment RFF et la SNCF ont informé la Région que des ralentissements devaient être posés en urgence sur la ligne Grenoble-Veynes en raison de la détérioration importante d’une section entre Clelles et St Michel les Portes. Cette mesure de sécurité amènerait à revoir la grille dès juillet 2008 et aurait des conséquences sur la grille étudiée jusqu’ici pour 2009.

2M€ ont été investis l’an dernier sur la ligne, mais n’ont pas suffi pour traiter cette zone dont le ballast tend à s’affaisser. La limite sur cette section doit passer de 70 à 50 km/h. La prochaine inspection, prévue pour le 2èmesemestre 2008, pourrait trouver de nouvelles zones touchées par des dégradations imprévues. 1,4M€ d’investissement sont nécessaires pour lever ce ralentissement, non budgétés par RFF.

Et là, je m’étonne! 1,4 millions d’euros de réparations immédiates, 20 Millionsd’euros d’investissement sur 5 ans, la somme peut paraitre importante mais elle est ridicule par rapport à ce que l’on envisage de mettre pour l’aoutoroute Grenoble-Gap. Les chiffres annoncés pour celle ci lors des réunions publiques il y a plusieurs années étaient de 2.3 milliards d’euros pour l’option par l’est de Gap et 1.8 milliard pour le passage par Lus. Gageons que ces chiffres n’ont pas diminué…

Rappelons que cette autoroute sera achevée dans le meilleur des cas en 2025. Quid du prix du barril de pétrole à cette date? Une modernisation sérieuse de la voie ferrée permettrait peut être d’éviter ce chantier gigantesque et de se contenter d’un aménagement sérieux (3-4 voies) de la nation… pardon, départementale 1075!

Ci dessous, une lettre ouverte de Gérard Leras, président de la commission transport de la région. Il est vert, je suis orange mais je ne peux que le soutenir sur ce point…

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Gérard LERAS Président de la Commission « Transports et déplacements » Président du comité de ligne Grenoble-VeynesMadame, Monsieur

Vous le savez sans doute, les améliorations nettes de services mises en œuvre depuis décembre 2007 sur la ligne Grenoble-Veynes sont remises en cause brutalement. Je vous demande de vous mobiliser pour que RFF, gestionnaire au nom de l’Etat d’un réseau longuement délaissé assume ses responsabilités. Il n’est pas admissible, au moment où la fréquentation augmente fortement et où un accord avec la Région PACA permettait un vrai cadencement à partir de décembre 2008, que le niveau de service régresse juste après avoir commencé à progresser.

La situation d’abandon du réseau national secondaire n’est pas propre à notre ligne. C’est un problème général et en tant que Président de la commission Transports et Déplacements, je porte les exigences d’un aménagement du territoire équilibré pour toute la Région. Pour autant plus localement, je suis également porteur d’une volonté claire de report des déplacements de la route sur le rail en particulier pour l’accès quotidien vers l’agglomération grenobloise mais aussi pour d’autres usages, touristiques par exemple. Cette volonté est très partagée sur tout le sud Isère, dans la Drôme et les Hautes-Alpes.

C’est le moment pour nous tous de le manifester fortement. Je vous adresse avec ce courrier le compte-rendu du dernier comité de ligne et le courrier que Bernard Soulage, 1er Vice-président du Conseil régional, délégué aux transports, déplacements et infrastructures et moi-même avons adressé à Monsieur De Mester, Directeur régional de Réseau Ferré de France.

Comptant sur votre action, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur l’expression de mes meilleures salutations.

Gérard Leras

Rencontre covoitureuse

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Les responsables du site de transport & covoiturage TrièVoies vous invitent le jeudi 29 mai entre 18 h et 20 h à la mairie de Monestier de Clermont pour une rencontre conviviale (même si vous n’êtes libre qu’un quart d’heure n’hésitez pas à passer faire coucou).

C’est l’occasion de faire connaissance et c’est aussi ouvrir la discussion, pouvoir échanger sur vos expériences de covoitureurs et nous espérons une opportunité pour vous permettre d’initier les prises de contacts pour covoiturer.

Le logiciel TrièVoies sera accessible et on pourra répondre en direct aux questions.

Les autocollants du covoitureur seront aussi disponibles.

À bientôt.

Robert Cuchet, Responsable du site

Laura Dubois-Pagnon, Animatrice du site

Le site TrièVoies: Transports-covoiturage

Train Grenoble Veynes: réunion

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La prochaine réunion du comité de ligne Grenoble-Clelles-Veynes-Gap se tiendra le mardi 20 mai 2008 à 18h30, salle de l’avant garde, 100 rue Pierre et Marie Curie à Vizille.

Cette réunion permettra un temps d’information et d’échanges sur les sujets concernant notamment la qualité et la fréquentation de la ligne, les évolutions de desserte de service 2009, le schéma directeur général d’accessibilité des personnes à mobilité réduite.

Pubs écolos…

Plutôt bien vu quand le baril atteint les 125 dollars… 

http://www.dailymotion.com/video/x4n91x

http://www.dailymotion.com/video/x4am58

Et bientôt 200 dollars: http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/05/07/le-baril-de-petrole-pourrait-atteindre-200-d-ici-deux-ans-selon-golman-sachs_1041893_3234.html

Frissons électriques

Pour commencer

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Le Sweet’Spicy, un joli scooter électrique: vitesse maximum de 40 km/h (assimilé 49,9cm3) pour 40 à 50 km d’autonomie, recharge en 5-6 heures, une puissance de 800 watts (1.1 cheval) et un prix de 1495 euros. Pas beaucoup plus cher qu’un scooter classique et un plein de kilowatt pour un coût dérisoire.  Bien assez pour vos ados pour commencer quand ils quittent la trottinette !

Plus tard (peut être…)

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Le Sweet’GT : toujours électrique, 80-90 km/h (Assimilé 125cm3), autonomie de 80-100km, une puissance de 3000 watt (4.1 chevaux), le tout  pour 3500 euros. Seulement s’ils ont été sage avec le modèle précédent….

Pour en savoir plus :  http://www.sweetelec.com/fr/

Et bientôt, encore plus fort : http://www.e-max.fr/fr/

Train Grenoble Veynes (TGV): 574.8 km/h !

http://www.dailymotion.com/video/x1mhza

On remarquera le passage en gare de Clelles-Mens vers la troisième minute. On apercoit même la cheffe de gare!

Une ligne de tram à Mens

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Vue d’artiste de la future ligne… Le Breuil de Mens en 2009 !

Les élections municipales sont passées et les nouvelles équipes sont en place. On se rappelle que la campagne, sous l’impulsion de la dynamique équipe de Mens action – Trièves passion, fut placée dans le cadre de l’écologie et du développement soutenable.

Les premières mesures allant dans ce sens commencent donc à être annoncées. On murmure qu’un projet d’une ou plusieurs lignes de tram seraient à l’étude pour la commune de Mens.

Le projet:

La ligne A, d’une longueur de 2460 mètres, joindrait les Levas à la déchetterie avec des arrêts à Levas Bas, la poste, la maison médicale, les écoles, le Breuil et la place de la mairie. La rame pourrait faire demi tour en prenant le circuit de la déchetterie. Cela éviterait de réaliser un ouvrage spécifique et permettrait aux passagers de jeter leurs déchets dans les bacs adéquats sans descendre de voiture pendant l’avancée de la rame à vitesse réduite. Toujours dans un souci d’écologie, les rames descendant la cote des Levas enverront du courant dans les lignes pour celles la montant.

Chaque rame sera composée de 7 voitures articulées permettant de transporter 82 voyageurs assis et 254 debout plus le conducteur. Cette ligne circulerait de 5 heures du matin à minuit avec une rame toutes les 6 minutes en journée et une toutes les 3 minutes en heure de pointe. Cette légère surcapacité initiale permettra d’absorber aisément l’augmentation de population prévisible pour les années à venir.

Une ligne B serait d’or et déjà à l’étude. Elle relierait Pouillane à la salle des Sagnes avec possibilité de changement avec la ligne A à l’arrêt du Breuil.

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Cliquez sur le plan pour l’agrandir

Le calendrier:  

Les travaux de la ligne A commenceraient dès la rentrée de Septembre pour une ouverture programmée au printemps 2009. Pour la ligne B, on parle de 2010. A plus long terme, on envisage la prolongation de la ligne vers Clelles et Monestier avec une possibilité de raccordement au réseau de l’agglomération Grenobloise à l’horizon 2020.

Les coûts :

Les premières études chiffrerait le montant des travaux à près d’un milliard d’euros. Cette somme qui peut paraître élevée est justifiée par la présence sur le site d’argile bleue. Celle ci obligerait à décaisser le terrain sur plus d’un mètre de profondeur avant de poser les traverses. Un problème similaire a été rencontré lors des études concernant la déviation. Voir: La déviation de Mens

Le financement : 

Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’Europe, l’état, la région Rhones alpes et le département de l’Isère se seraient engagés à financer le projet à hauteur de 5% chacun. Ce qui ne laisserait à la commune de Mens qu’une somme de 800 millions d’euros à rembourser. Un emprunt à un taux de 5% sur une période de 250 ans serait sur le point d’être accepté. Des simulations informatiques effectuées par Jérome Kerviel montre qu’une gestion rigoureuse permettra de limiter la hausse des taxes locales à 18% par an pendant le premier siècle de remboursement.

Le mot de la fin :

On ne peut que féliciter les nouveaux élus de la rapidité et de l’audace de leurs premières décisions. Ce projet fera de Mens la plus petite commune d’Europe à posséder son propre réseau de tram. Cela ne peut que renforcer l’image avant-gardiste et éco-citoyenne de la commune et du Trièves.

La situation actuelle des transports dans le Trièves, nos propositions

Sur le canton de Clelles

Depuis le 9 décembre, la Région Rhône-Alpes et la SNCF ont mis en place de nouveaux horaires de trains sur toutes les lignes. L’objectif est de faciliter l’usage des trains avec plus de départs, à des fréquences régulières et avec des correspondances plus nombreuses.
La ligne Grenoble-Clelles dispose désormais de 8 allers-retours  et d’un aller-retour en car pour les horaires extrêmes.
De Grenoble vers le Trièves (sauf pour le premier train 7 h 57) tous les trains partent à la même minute (10 h 13, 12 h 13, 14 h 13, 16 h 13, 17 h 13, 18 h 13, 19 h 13 et 20 h 13 pour le dernier car). C’est le fameux cadencement.
Dans le sens Trièves-Grenoble les trains n’ont pas la même régularité en fréquence, la ligne à voie unique et les correspondances à Gap ne le permettant pas.
De plus il existe, toujours sous la responsabilité du conseil régional, un service de taxis de rabattement vers la gare de Clelles pour les villages du canton de Clelles. Ce service coute 2,44 euros par personne et par trajet.

Cliquez 1 ou 2 fois sur l’image ci dessous pour l’agrandir:

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 Sur le canton de Mens

Depuis des décennies, Mens n’est relié à Grenoble que par 2 bus aller retour par jour, un transport sous la responsabilité du conseil général. Le premier bus part de Mens a 5H50 du matin, une heure ou la plupart des gens dorment ! Il met 1h50 pour effectuer le trajet.

Le second bus effectue le trajet en 1h45, arrive à Grenoble à 13h55 pour en repartir à 17H25 avec encore 1H45 de trajet au retour. On reste donc 3h30 à Grenoble pour 3h30 de trajet !

Ces bus partent de la place du Vercors, les personnes habitant en haut de Mens et ne disposant pas de voiture doivent donc s’y rendre à pied. Pratique pour le bus de 5h50 ! Il n’y a en effet pas de taxi de rabattement sur cette ligne.

Enfin on peut souligner que ces bus circulent quasiment à vide jusqu’à Monestier sauf les lundi matin et vendredi soir ou ils convoient les scolaires. Leur bilan tant économique qu’écologique est donc fort discutable.

Cliquez 1 ou 2 fois sur l’image ci dessous pour l’agrandir:

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Nos propositions

Il faudra mettre en place, en s’inspirant de ce qui ce fait à Clelles, des taxis collectifs de rabattement pour 4 ou 5 trains par jour sur les gares de Clelles ou Monestier. En comptant 25 minutes de transport jusqu’à la gare de Monestier puis  45 minutes de train jusqu’à Grenoble, le trajet s’effectuerait en 1h10 soit 35 à 40 minutes de gagné. Il faut compter quelques minutes de plus en passant par Clelles.

En consultant les tableaux des ci dessus, on voit qu’en partant de Mens vers 6h14 et en prenant le train à Monestier à 6h39 , on serait à Grenoble à 7h23. Avec les bus actuels, il faut partir à 5h50 pour arriver à 7H40 !

En prévenant un peu à l’avance, ces taxis pourraient prendre les gens à domicile partout dans Mens. 

Enfin si ce système prenait de l’ampleur, ces taxis pourraient être multipliés ou remplacés par des minibus effectuant les mêmes trajets. 

La déviation de Mens

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L’éditorial du journal de Mens de Septembre m’a quelque peu énervé. Le maire de Mens y annonçait le renvoi aux calendes grecques du projet de déviation entre les départementales D34 allant à Monestier et D526 allant sur la Mure . Cela pour  cause de triplement soudain de l’estimation du coût des travaux! J’ai donc commencé une petite enquête personnelle dont voici le « rapport intermédiaire ». Je suis preneur de toute information étayée pour éclaircir le sujet!

La géologie de la zone:

La présence d’argile bleue, n’était pas précisément connue à l’origine, mais le secteur était néanmoins connu pour être plus ou moins instable, compte tenu de la nature du sous-sol.  Cependant le chemin qui relie le pont des planches à la RD 34, coupant le tracé de la future déviation au niveau de la zone affectée par cette argile bleue, et qui voit passer chaque année des dizaines de remorques agricoles dont le poids à l’essieu égale, voire dépasse, le poids maximum autorisé en France, ne subit que de faible contrainte et ne fait l’objet que de peu d’entretien. Par ailleurs, il est connu que la RD 526 en direction de Clelles  est construite à flanc de coteau sur de l’argile bleue : la zone des Plantas fait donc régulièrement l’objet de rechargements pour palier aux affaissements du terrain.

La première étude: janvier 2005

Une première étude de cette construction a été confiée à la subdivision de l’Équipement de Mens. Celle ci a décidé de ne pas procéder à des études géotechniques et à prévoir la construction d’une route d’architecture classique. La future déviation, longue de 630 mètres, est prévue pour un trafic de seulement 600 véhicules/jour (12 000 véhicules/jour pour le possible futur autoroute A51 par Gap). Elle sera dans un endroit encaissé, elle ne pourra donc que « gondoler » et pas glisser, ce qui aurait pu être corrigé par un rechargement limité tous les 2 à 3 ans pour un coût de 10 à 20 000 euros. La dépense a été estimé à  environ 500 000 euros.  

La deuxième étude: juillet 2007

Le projet est toujours suivi par le service de l’Équipement de la Préfecture mais, depuis la fin 2006, par la subdivision de Grenoble. Une nouvelle équipe de techniciens et d’ingénieurs a pris le relais de ceux de l’ancienne subdivision de Mens, tant du point de vue de la technique que de la responsabilité de maîtrise d’œuvre. Elle vient de procéder à une nouvelle estimation du projet pour un coût de 1 500 000 euros, 3 fois supérieur à la précédente! La nouvelle équipe a cette fois procédé à une étude géotechnique qui a conclu à la nécessité de décaisser le parcours de la route sur un mètre de profondeur pour y mettre du matériel drainant. Dans cette hypothèse d’aménagement lourd, la route serait évidemment plus stable sans besoin de rechargement régulier.

Certains estiment que même avec cette solution technique, l’estimation de 1.5 millions d’euros est surestimée compte tenu de la situation géographique des travaux, et de la possibilité de trouver non loin du site, des matériaux de bonne qualité à prix compétitifs. Le maire de Mens parle d’environ 1 million d’euros hors taxe soit environ 1.2 millions TTC. 

Les conséquences

Cette route, bien que reliant 2 départementales est une voie à caractère communal. La mairie de Mens, se basant sur la première évaluation avait réussi à obtenir un maximum de subventions: 80 000 euros de l’état par la dotation globale d’équipement, 115 000 euros du conseil général et 50 000 du ministère de l’intérieur via notre député…pour environ 50% de la dépense totale. Pour les 50% restant, elle avait dégagé un autofinancement suffisant, évitant de recourir trop largement à l’emprunt. Les travaux devaient avoir lieu courant 2007…
 
Le maire de Mens estime devoir suivre les recommandations de la seconde étude. En effet, aucune entreprise n’acceptera de suivre les recommandations de la première étude en connaissant les mises en garde figurant dans la seconde étude suite à l’étude géotechnique. Le plan de financement n’est plus du tout adapté à ce nouveau chiffrage et tout est donc à refaire. Il faudra donc encore patienter encore quelques années avant de voir diminuer le nombre de camions vrombissant passer à quelques centimètres des enfants se rendant à pied à l’école à travers les étroitures de Mens. Cela est d’autant plus regrettable que, moyennant un aménagement du Y à la jonction entre la D526 venant de Clelles et la D34 venant de Monestier de Clermont, on aurait pu également dévier les véhicules lourds venant de Clelles et se rendant sous sur Monestier soit sur la Mure en passant par la déviation. Cet aménagement, entre 2 départementales est sous la responsabilité du conseil général.        

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    La jonction D526-D34               

N’étant pas spécialiste de géotechnique, je ne peux juger de la qualité des différentes études. En tant que citoyen, je suis en droit de m’irriter que les services techniques laissent nos élus partir sur des demandes de subventions éreintantes pour qu’ensuite d’autres techniciens changent totalement la donne et fassent tout repartir à zéro. Cela me semble la preuve d’une administration qui fonctionne mal!

Et maintenant ?

Selon le maire de Mens, une réunion a eu lieu en mairie de Mens le 28 Août 2007 en sa présence et celle de la conseillère générale du canton, du directeur de la maison du département de Mens et de la directrice des routes du conseil général. Le conseil général aurait accepté de revoir de dossier et annoncé une réponse pour fin septembre 2007. Selon la conseillère générale, le département s’est engagé à prendre en charge les accès de la déviation sur les 2 départementales afin d’en diminuer le coup pour la commune. Mais il n’y aurait pas eu d’engagement sur la date. Le budget des routes 2008 sera voté en Décembre 2007, la déviation de Mens n’y figurera pas à coup sur, le département ayant beaucoup d’autres réalisations à mener à bien. Affaire à suivre…                                                               

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Le futur accés de la déviation depuis la D34 de Monestier de Clermont 

Olivier DODINOT 

Le journal de Mens de Septembre 2007:  http://pagesperso-orange.fr/mairiemens/histo/journal78.pdf

Covoiturage en Trièves: le projet du SAT

                         Page d’acceuil: dodiblog.unblog.fr/ 

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Voici un extrait du mémoire réalisé par Baptiste Cambon de Lavalette dans le cadre d’un Master IUP Aménagement et Développement Territorial réalisé à l’université Pierre Mendés France de Grenoble, intitulé: « Pertinence du covoiturage pendulaire comme solution de mobilité alternative ».

Dans le cadre de ses études, Baptiste a  effectué un stage de plusieurs mois au sein des équipes techniques et décisionnelles du Syndicat d’Aménagement du Trièves. Voici donc la partie de son mémoire consacrée au Trièves.

Vous pouvez par ailleurs lui demander communication de l’ensemble de son mémoire en le contactant par mail: baptistecambondelavalette@yahoo.fr  

Olivier DODINOT 

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Le Trièves fait le choix de la mobilité alternative

Parmi l’ensemble des initiatives publiques ayant élaboré un projet de covoiturage, concentrons notre attention sur celle du Trièves (département de l’Isère) qui s’est particulièrement attachée à la question du covoiturage pendulaire. J’appartiens à l’équipe qui a construit ce projet. Ma mission a été d’étudier sa faisabilité et d’aider à la concertation.

Le plateau du Trièves est une région de moyenne montagne, marquée une forte identité rurale. Vaste de 647 km2, ce territoire compte environ 8500 habitants. Le Trièves est situées à cinquante kilomètres de l’agglomération grenobloise.

A. La philosophie d’un projet de territoire : L’Agenda 21 du Trièves

Suite à la réalisation, en concertation avec la population, d’un Schéma Directeur visant à réglementer l’aménagement de l’espace, les élus du Syndicat d’Aménagement du Trièves ont décidé en 2003 d’afficher clairement leur volonté de mener un projet de développement global sur leur territoire en respectant les critères du développement durable. Cette volonté politique est claire: elle unifie l’ensemble des communes du Trièves sous une même bannière.

L’entité Trièvoise est donc reconnue. Ce territoire n’a pas le désir de se transformer en espace « dortoir » de l’agglomération grenobloise. Il se dote en effet, des outils pour mener à bien un projet de territoire cohérent.Ce projet s’intitule « Agenda 21 pour le 21ème siècle

Il est le résultat d’uneconcertation active et régulière avec les habitants. Pour l’animer, plusieurs lieux d’échanges et de travail on été mis en place afin que les habitants, les élus et les techniciens des collectivités locales réfléchissent et fassent des propositions : les forums 21 (réunions publiques), les ateliers de travail (propositions concrètes), la cellule opérationnelle (faisabilité technique et juridique des actions proposées) et enfin le Conseil syndical du SAT (décisions).

« Se concerter, c’est « se mettre d’accord pour agir ensemble ».

Ce projet de territoire se traduit par un programme d’actions volontairement limité à une quarantaine d’actions prioritaires, parmi lesquelles un axe est consacré à la problématique de transports et de déplacements. Cet axe de développement intitulé « Améliorer la mobilité de tous les habitants via des modes de transports alternatifs » comprend quatre pistes d’actions :

- Un guichet unique pour une mobilité alternative

- Le covoiturage

- Favoriser l’utilisation des lignes de transports collectifs

- Le pédibus

B. Présentation du contexte

1. Un territoire en mutation démographique

L’expansion de l’agglomération grenobloise se fait de plus en plus ressentir dans le Trièves puisque nous constatons une croissance démographique de 36% entre 1982 et 2002, accompagnée d’une augmentation du nombre des naissances. Le Trièves connaît peu à peu le phénomène de périurbanisation, qui se traduit par l’installation de nouveaux habitants que l’on pourrait qualifier de « néo ruraux ». Cette population est résidente du Trièves mais, grâce à l’amélioration des conditions de transports, (construction de l’autoroute 51 notamment),elle peut travailler dans la principale zone d’emplois : l’agglomération grenobloise. Cette région subit, de fait, les conséquences d‘une infrastructure autoroutière censée à terme relierGrenoble et Nice, via Sisteron.

2. Répartition spatiale des activités

Trois chefs lieux de canton concentrent à les principaux services. Ce territoire a une densité faible s’élevant à treize habitants par km² (contre 98 habitant/km² en 1996) et quatre mille foyers. Ainsi, l’habitat y est diffus, c’est-à-dire peu concentré.

3. Des déplacements majoritairement automobiles

Une telle répartition spatiale des activités 70rend quasi indispensable l’utilisation del’automobile, comme le montre le taux de motorisation particulièrement élevé des ménagestrièvois s’élevant à 85%. Ce territoire rural est totalement dépendant de l’automobile, tant pour accéder aux services que pour se rendre sur leurs lieux de travail, malgré une offre detransports en commun 72existante mais hélas inadaptée du point de vue des horaires. Le seulatout des transports en commun réside dans la présence de la ligne T.E.R. Grenoble-Veynes qui, grâce au combat des élus locaux, maintient un niveau de service satisfaisant.

4. Les déplacements domicile-travail

Comme il est souligné précédemment, de plus en plus d’individus travaillant dans l’agglomération grenobloise vivent dans le Trièves. Presque le tiers des actifs trièvois se rendent quotidiennement dans l’agglomération. Ce phénomène n’est pas exclusif à la seule région du Trièves, il touche l’ensemble des territoires ruraux situés à proximité de l’agglomération.

Ces migrations pendulaires s’effectuent dans leur majorité en voiture particulière, avec un taux d’occupation faible (1,2 personne par véhicule), provoquant les phénomènes bien connus de congestion aux heures de pointe sur les axes situés au Sud de l’agglomération.

Les facilités de déplacement automobile sont constatables sur cette région. Elles permettent aux ménages de reconsidérer leurs modes de vie. Tout en gardant un emploi dans l’agglomération, l’automobile leur permet d’installer leur lieu de vie familial dans un cadre de qualité. L’automobile est donc un objet incontournable dans un tel type de région que l’on pourrait situer dans lé périurbain lointain. Néanmoins, avec l’arrivée de l’A51 aux portes du Trièves, le temps de distance avec l’agglomération grenobloise tend à diminuer.

C. La réalisation concertée d’une action innovante de mobilité alternative

1. Enjeux du territoire

Suite à ce diagnostic, l’élaboration d’une action de mobilité alternative devait reprendre les enjeux territoriaux. Il a donc fallu se concentrer sur un type de trajet et ce sont finalement les liaisons domicile-travail avec l’agglomération grenobloise, zone d’emploi attirant de plus en plus de salariés travaillant dans le Trièves, qui ont été retenues.

Les principaux leimotiv à la réalisation du projet étaient d’ordre économiques. Eneffet, d’après le Bulletin Officiel des Impôts, un aller-retour régulier entre le Trièves et l’agglomération grenobloise coûte à trente quatre euros. De plus, au niveau national, le second poste de dépenses du budget des ménages français (derrière le logement) est consacré aux transports, soit une somme annuelle de 5 140€ (15% de la part totale du budget annuel des ménages). En outre, dans un contexte d’individualisation des mœurs, le covoiturage apparaît comme un vecteur de nouvelles solidarités et pourrait renforcer la cohésion sociale au sein de ce territoire et éviter ainsi la dilution identitaire.

L’enjeu de développer le covoiturage pendulaire sur ce territoire est au cœur des processus de régulation des fonctions urbaines. En effet, avec la croissance de l’agglomération grenobloise, de plus en plus de ménages profitent des nouvelles accessibilités en matière de transports (Autoroute A51) pour venir habiter dans cette région située dans le périurbain. Ayant toujours eu la volonté de préserver son image écologique et ne pas devenir un « espace dortoir », le Trièves a donc cherché à appliquer une action de mobilité alternative telle que le covoiturage pour limiter les externalités négatives de la croissance urbaine : consommation d’espaces, dilution du corps social, exigences qualitatives en termes de services, cohabitation avec le monde rural,… En ce sens, l’Agenda 21 du Trièves est un réel projet politique en milieu rural.

2. Un processus de concertation

L’action est innovante dans la mesure où elle a été effectuée grâce à une concertation active entre divers groupes d’acteurs aux logiques différentes. Le projet englobe ainsi une pluralité de points de vue. L’intérêt d’une démarche de concertation est justifié par la présence d’acteurs aux logiques différentes75, parmi lesquels :

- l’Espace Ressources Emploi Formation, pôle d’insertion lié au Syndicat d’Aménagement du Trièves,

- le pôle Solidarité de la direction territoriale Trièves du Conseil Général de l’Isère,

- un groupe de travail composé d’une dizaine d’habitants,

- les équipes techniques et décisionnelles du Syndicat d’Aménagement du Trièves dont je faisais parti.

Ainsi, chaque acteur participant au processus de concertation amène sa propre vision du sujet. La mobilité alternative peut être vue sous divers aspects : favoriser l’usage des transports en commun, faciliter les échanges entre les habitants ou encore rationaliser les déplacements automobiles. L’équipe porteuse de ce projet ne s’est donc pas basée sur les services existants, comme ce fut proposé par l’un habitant, mais a fait le choix de l’innovation en mettant en place un logiciel inédit en France.

3. Un logiciel intermodal de covoiturage pendulaire

En octobre 2006, les élus du conseil syndical du Trièves ont décidé de développer un site intermodal de covoiturage pendulaire ayant les caractéristiques suivantes :

- Un répertoire des moyens de transports,

- Le covoiturage régulier de proximité : mise en relation, interface cartographique, notion de point d’embarquement local,

- Lien vers l’Autostop organisé,

- Des participants (re)connus

La principale caractéristique du logiciel de covoiturage réside dans sa nouveauté et notamment en terme de mise en relation de covoiturage. Il propose en effet une interface où le temps de parcours du conducteur est calculé à partir de son heure de départ et de son trajet.

Les routes du Trièves étant sinueuses et pas excessivement nombreuses, cette option est intéressante car elle crée la notion de point d’embarquement local. Ainsi, la base de données calcule automatiquement la concordance, à dix minutes près, des trajets proposés par l’ensemble des moyens de transport circulant dans le Trièves, à savoir Train Express Régional, bus du Conseil Général de l’Isère, lignes de bus longues distances, ainsi que la flotte de véhicules individuels ayant enregistré leur trajet régulier dans la base de données.

Ce logiciel reprend a lui seul les fonctionnalités d’une centrale de mobilité, à savoirune offre de renseignements précis sur les lignes de transports en commun (horaires, lignes, réductions tarifaires,…). De plus, il aborde la question du covoiturage comme un véritable moyen de transport en le couplant avec les transports publics. Par conséquent, ce logiciel donne la possibilité d’avoir une main mise sur l’ensemble des informations liés aux modes de transport présents sur le territoire.

Se pose néanmoins le problème de l’accès au logiciel via l’Internet. Un accès téléphonique pose la question du recrutement d’un(e) salarié(e) qui remplirait le rôle d’animation du système de covoiturage.

Cette action reflète plusieurs points. Tout d’abord, elle tend à réconcilier les transports en commun avec l’automobile. Cette complémentarité public / privé est certainement, du point de vue de la LOTI, l’avenir de la mobilité alternative. L’automobile est traitée à égalité avec les autres moyens de transport. Mais du point de vue de la législation, peut-on considérer le covoiturage pendulaire comme un nouveau système de transport ?

Baptiste Cambon de Lavalette

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