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La liste de nos candidats, leur slogan, leurs futurs rôles

L’image contient peut-être : 16 personnes, dont Lauriane Josserand, Bernard Chevalier et Marielle Terpend Carton, personnes debout et plein air

La liste de nos candidats, leur slogan, leurs futurs rôles à la commune et Communauté De Communes (CDC) si nous sommes élus, et leurs domaines de compétences.

Jean Louis Goutel
Rôle : maire, délégué à la CDC.
Concient des responsabilités de la fonction de maire, je suis animé du désir citoyen de mettre mon expérience au services de la commune et du Territoires du Trièves dans en m’appuyant sur la participation des habitants qui voudront apporter leur pierre à la construction des projets de la commune.
Je m’impliquerai plus directement dans le développement économique, l’urbanisme, la gestion ressources humaines et financières.
« il n’y a rien d’impossible à celui qui a la volonté »

Véronique Chabert Menvielle, Professeur des écoles, Adjointe et vice présidente de la CDCT sortante.
Rôle : adjointe, déléguée à la CDC.
« L’essentiel est invisible pour les yeux , on ne voit bien qu’avec son cœur » d’après Antoine de Saint Saint-Exupéry.
En priorité je vais travailler avec les jeunes et les jeunes adultes et au le projet Tiers lieu.

Bernard Chevalier, retraité des télécoms conseiller délégué sortant.
Rôle : adjoint, délégué à la CDC.
« J’aime Mens et ma région du Trièves.»
Je vais m’investir dans la vie quotidienne à l’écoute des Mensoises et Mensois pour continuer de faire de notre bourg l’espace du bien vivre.

Myriam Capelli Infirmière, sapeur pompier volontaire caserne de Mens.
Rôle : adjointe, déléguée à la CDC.
Dans la continuité de ma proximité avec les habitants et de mon engagement associatif, je vais m’investir dans les actions liées à la santé, à la vie locale de Mens et les événements.

Jean Paul Chabert, retraité du secteur bancaire, conseiller délégué sortant.
Rôle : adjoint, délégué suppléant à la CDC.
Intégrité- solidarité- abnégation pour être au service des finances, des questions immobilières et foncières, du commerce et de l’artisanat.

Jannick Delval, hébergement touristique.
Rôle: conseillère municipale, déléguée à la CDC.
« Seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin.»
Je vais me consacrer à développer un tourisme écoresponsable et mettre en place des projets sportifs, culturels, pour donner l’envie à d’autres d’investir et de s’investir dans cette merveilleuse région.

Olivier Dodinot,kinésithérapeute.
Rôle : conseiller municipal, délégué à la CDC.
« L’écologie joyeuse, dans le sens du poil et non à rebrousse poil ! »
Je vais poursuivre mon investissement dans les projets d’écomobilité complémentaires aux transports en communs à l’usage de tous, habitants-touristes-visiteurs, la transition écologique et le développement durable par la production d’énergie renouvelable et l’accompagnement des économies d’énergie.

Régine Dubois-Chabert, retraitée de la CAF.
Rôle: conseillère municipale, déléguée suppléante à la CDC.
Ma motivation est de donner à l’humain toute sa place. Je vais œuvrer pour le maintien des services publics, créer du lien social, faciliter l’accès à la santé, au logement, aux transports.

Daniel Dussert,retraité ancien agriculteur, conseiller délégué sortant.
Rôle : conseiller municipal.
Je vais poursuivre les actions engagées lors du mandat précédent et contribuer au maintien d’une agriculture sur l’ensemble du territoire, travailler sur l’accès à la ressource en eau, prendre en compte les problématiques spécifiques du pastoralisme.

Anne Marie Barbe, retraitée de la fonction publique, adjointe sortante.
Rôle : conseillère municipale.
Je souhaite mener à terme les actions engagées dans le mandat précédent et travailler collectivement avec les Mensoises, les Mensois, et les acteurs du territoire à l’amélioration du cadre de vie des habitants, au déploiement des solidarités.

François Girardet, retraité artiste.
Rôle : conseiller municipal.
Je suis motivé pour développer « L’art et la culture » en aidant le musée, les expos, la bibliothèque, et tout ce qui a trait à l’art, comme Mens-Alors et les associations qui organisent des manifestations culturelles.

Marielle Carton, aide soignante EHPAD de Mens.
Rôle : conseillère municipale.
Je souhaite m’investir dans tout ce qui touche le social et les personnes en difficulté-isolées, agir dans le cadre du CCAS, développer les partenariats avec le Département, la MSA et Mixage.

Patrice Perrier, employé au centre technique voirie, sapeur pompier volontaire caserne de Mens.
Rôle : conseiller municipal.
J’ai rejoint cette équipe afin de mettre mes compétences au service de la population, notamment pour le service technique et les travaux, les événements et la préservation des Paysages.

Laurianne Josserand, agent des écoles de Mens conseillère sortante.
Rôle : conseillère municipale.
Je souhaite poursuivre le travail engagé depuis 6 ans et m’investir de nouveau pour ce futur mandat en étant le relais entre notre équipe et les jeunes, en accompagnant et en développant les événements sur la commune de Mens avec le comité des fêtes.

Sylvain Pascal, agriculteur éleveur.
Rôle : conseiller municipal.
Pour moi l’agriculture est très importante dans le Trièves, je souhaite m’investir dans les sujets qui concerne l’économie, l’agriculture l’alimentation, les paysages et l’environnement.

Sylvie Dubourdaux, employée dans un commerce Mensois.
Rôle : conseillère municipale.
Je veux m’investir dans la vie locale au travers de manifestations qui réunissent mensois et mensoises et j’apporte mon soutien à toutes les actions qui vont dans le sens de l’écologie et de la préservation de notre belle nature environnante.

Sylvie Dubourdeaux

dubourdeaux

On termine la présentation des candidats de la liste « Mens Préservons Innovons » avec Sylvie Dubourdeaux.

JE SUIS
43 ans, née à Marseille, en couple depuis 17 ans sans enfant… avec un chien.
.MON PARCOURS
Titulaire d’un bac économique et d’un BTS production horticole, CAP fleuriste. 8 ans à mon compte en tant que fleuriste à Bormes les Mimosas.
Originaire de Mens du côté paternel, je venais en vacances avec mes parents et grands parents  respirer l air  de la montagne marcher, me baigner dans la rivière et me délecter de quantités indéfinissables de bouffettes. Je m’y installe en mars 2018, dans la maison familiale , un rêve se réalise… Je travaille au petit marché chez Pierre et Agnès Argoud.
.MES MOTIVATIONS POUR ME LANCER DANS LES MUNICIPALES
 On m’a proposée de rejoindre cette équipe et j’ai trouvé l’idée formidable de participer à la vie de ce village que je chéris tant.
Je veux m’investir dans la vie locale au travers de manifestations diverses qui réunissent mensois et mensoises et j’apporte mon soutien  à toutes les actions qui vont dans le sens de l’écologie et de la préservation de notre belle nature environnante.
..LES DOMAINES DANS LESQUELS JE SOUHAITE M’INVESTIR EN TANT QU’ELU
QUELLE ACTION DANS CE DOMAINE ME PARAIT PRIORITAIRE
Travailler avec les associations et Mixage pour créer du lien social entre les habitants, créer des évènements et développer des activités collectives. Contribuer à la dynamique du comité des fêtes. Contribuer aux actions de sensibilisation à la protection de l’environnement et de la biodiversité vers lesjeunes et les visiteurs notamment ainsi qu’au développement de l’écotourisme.

Olivier Dodinot

dodinot

On continue la présentation des candidats de la liste « Mens Préservons Innovons » avec Olivier DODINOT

JE SUIS
59 ans, né à Nancy. Marié, 2 enfants, vis dans le secteur de Bas Saint Genis
;MON PARCOURS
Après des étude de kiné à Toulouse, j’ai exercé comme rééducateur pour le Comité International de la Croix Rouge (CICR) de 1989 à 1998 sur les zones de conflits, avant de devenir administrateur médical d’un hôpital de 300 lits en charge de 75 employés.
J’ai découvert le Trièves en 1999 à mon retour de missions, et je m’y suis fixé à Mens comme kiné libéral. Avec mon épouse, nous tenons également un gite labelisé écotourisme. J’anime un blog bien connu dans le Trièves : dodiblog.
.MES MOTIVATIONS POUR ME LANCER DANS LES MUNICIPALES
J’ai contribué à faciliter l’écologie au quotidien pour tous en particulier les transports doux : mise en place d’un pédibus à Mens, installation de parkings à vélos. J’ai lancé une offre de locations de voitures entre particuliers, puis j’ai été l’initiateur de la mise en place de 2 voitures d’autopartage Citiz sur Mens.
Mon but continer à faire des .des propositions réalistes, incitatrices, positives. En résumé l’écologie joyeuse, dans le sens du poil et non à rebrousse poil !
;LES DOMAINES DANS LESQUELS JE SOUHAITE M’INVESTIR EN TANT QU’ELU
QUELLE ACTION DANS CE DOMAINE ME PARAIT PRIORITAIRE
Les mobilités douces : en accompagnant les projets d’écomobilité complémentaires aux transports en communs à l’usage de tous, habitants-touristes-visiteurs.
La transition écologique et le développement durable par la production d’énergie renouvelable et l’accompagnement des économies d’énergie.

La suite de Quelle Foire !… La journée Mobilités le 16 novembre à l’Espace culturel

Organisée par Trièves Transitions Écologie

Énergie, agriculture, foncier, relations Trièves/Métropole, solidarité contre le chômage, démocratie : conférences, débats, projections, ateliers, rencontres, surprises et révélations, Quelle Foire !, du 20 au 22 septembre dernier, a été d’une grande richesse ! Mais nous ne pouvions tout avaler en un week-end. Alors sur la mobilité, sujet pourtant majeur quand on souhaite agir pour la transition dans notre vie de tous les jours, si nous avons accueilli l’inauguration de l’autopartage à Mens, la remise de vélos à assistance électrique à des habitants par la communauté de communes et l’exposition “photographies donnant sur la voie” de B. Fontanel, nous avons reporté à plus tard l’approfondissement sur ce sujet.

Et plus tard, c’est le 16 novembre.

Trois temps forts cadenceront cette journée, en présence d’élus investis dans les mobilités :

- 10h : conférence sur l’importance et le sens des déplacements dans l’organisation de notre mode de vie individuel et collectif, avec un spécialiste européen des transports, Vincent Kaufmann, sociologue des déplacements, chercheur à l’École Polytechnique de Lausanne.

- 13h30 : débat sur l’état de la lutte pour défendre notre ligne ferroviaire Grenoble-Gap et propositions de la Coordination inter-territoriale de l’Étoile de Veynes. L’avenir après la menace !

- 15h30 : atelier sur les pratiques de chacun·e. Nous réfléchirons à nos modes de déplacement, aux moyens manquants, aux nouvelles organisations de transport que nous souhaitons. Dans ce but, un questionnaire « mobilité » sera proposé le matin pendant le marché. Autopartage avec Citiz à Mens, covoiturage, transports à la demande, rabattement vers les gares, vélos à assistance électrique : les offres ou les propositions sur lesquelles s’appuyer ne manquent pas, mais il faut aller plus loin !

L’exposition de Bernard Fontanel sera à nouveau présentée toute la journée.

Après une discussion à 17h30 sur le bilan et les perspectives de Quelle foire ! 2019, nous clôturerons la journée autour d’une soupe à l’oignon et autres plats proposés par les membres du comité de pilotage de la foire.

Tous les détails sur le site quellefoire-trieves.fr.

Autopartage à Mens : fin d’expérience ?

- autosbus@laposte.net

Exploration des expériences d’écomobilité

L’autopartage à Mens

Version provisoire – 05/06/2017

Louer sa voiture plutôt que la laisser dormir au garage : six familles de Mens, au sud de Grenoble, ont franchi le pas. De 2011 à 2015 elles ont proposé jusqu’à dix véhicules particuliers en location par l’intermédiaire de divers opérateurs nationaux. Le système s’est créé de façon très légère, sans organisation porteuse ni coût ni subvention. La proposition typique est faite par un couple qui a deux voitures sous utilisées. Le tarif équivaut à un prix de l’ordre de 30 centimes par kilomètre, essence comprise, soit à peu près le barème fiscal et la moitié d’une location commerciale classique pour un déplacement de courte durée. Une quinzaine d’utilisateurs ont fait environ 85 locations en 3 ans. Avec l’aide de ce système, un couple a réussi à fonctionner avec une voiture au lieu de deux et une personne a réussi à se passer de voiture.

Début 2015 l’opérateur intervenant à Mens a fusionnée avec Drivy dont la priorité stratégique était la conquête des grandes villes d’Europe. Les règles mises en place au service de cette stratégie ont tué la pratique villageoise qui s’était installée. Une nouvelle tentative a été faite avec un autre opérateur mais la dynamique qui s’était installée jusqu’en 2015 a disparu. Les initiateurs du réseau sont actuellement ouverts à toutes les options, incluant l’arrêt définitif de l’expérience ou sa relance sous de nouvelles formes.

 

Sources

Cette note est une mise à jour de notre précédente étude. La mise à jour a été réalisée en interaction avec Olivier Dodinot

L’expérience

Dans cette première partie, nous présentons le réseau d’autopartage qui a fonctionné à Mens entre 2011 et 2015.

Situation

Mens est une commune rurale de 1450 habitants située à 50 km de Grenoble, ville qui peut être atteinte en bus 2 fois par jour en 1h30 à 1h45 selon les horaires. La gare la plus proche est à 14 km. Il y a environ 1000 habitants au bourg centre. La vie associative est très active (70 associations).

Historique

L’idée de l’autopartage a été discutée à Mens vers 2009. Des contacts avaient alors été pris avec l’association grenobloise Alpes-Autopartage, devenue ensuite Citélib et intégrée au réseau Citiz.
Le système a ensuite été créé  en 2011 à l’initiative d’un habitant particulièrement investi dans le champ de l’écologie et qui a par ailleurs contribué à la mise en place d’un pédibus et de parkings à vélos. « Notre objectif était de réduire le nombre de véhicules qui circulent dans notre commune. Nous voulions aussi permettre à ceux qui n’ont pas les moyens d’avoir une voiture de se déplacer. »

Il n’y avait pas assez d’utilisateurs potentiels à Mens pour lancer un système d’autopartage classique avec des voitures mises à disposition par un opérateur. Le seuil de rentabilité se situe à une location par jour et il ne peut être atteint qu’en ville.

On aurait pu envisager de faire appel à un opérateur en lui assurant une garantie de recette avec de l’argent public comme cela a été fait depuis dans trois parcs naturels de la Région Auvergne Rhône Alpes. Cependant cette formule n’existait pas à l’époque et la commune de Mens a très peu de ressources financières.

C’est donc la location entre particuliers qui a été choisie et mise en place en coopération avec CityzenCar qui a par la suite fusionné avec Buzzcar mi 2013 puis avec Drivy début 2015.

Modalités de fonctionnement

Recrutement

Le recrutement des loueurs et des utilisateurs se fait principalement par bouche à oreille. Les initiateurs font régulièrement des rappels d’information sous forme d’articles dans les journaux locaux, de documents dans les commerces et à l’office de tourisme et d’infos sur Internet.

L’utilisateur s’inscrit sur le site de l’opérateur (Citizencar puis Buzzcar puis Drivy). Il télécharge une photo et une image électronique  de sa carte d’identité et de son permis. Il donne ses coordonnées bancaires. Il doit avoir au moins 21 ans et 2 ans de permis. Il ne doit pas  avoir eu d’accident responsable ou de retrait de permis depuis 24 mois. Seul les permis Européens sont acceptés.

Mise en relation

Le loueur inscrit sa voiture et ses tarifs sur le site de l’opérateur.

L’utilisateur choisit un véhicule, vérifie sa disponibilité en contactant le loueur et donne une préautorisation de prélèvement sur son compte.

Partage

Le loueur et l’utilisateur se rencontrent une première fois au départ pour faire l’état du véhicule, relever le compteur et remettre les clés, puis une seconde fois à la restitution des clés. Pour éviter cette contrainte, un opérateur avait proposé un équipement de suivi par GPS mais cela nécessitait une couverture de téléphonie mobile qui n’était pas suffisante à ce moment là à Mens.

Le tarif est fixé par le loueur à peu près au niveau du barème kilométrique fiscal. Par exemple, une Twingo est louée 10 € par jour plus 27 cts par kilomètre, essence et commission du site comprise. Dans cet exemple le barème kilométrique fiscal est de 33.2 cts et le prix de location est un peu plus élevé pour un aller-retour à La Mure (2 x 18 km) mais un plus faible pour  un aller-retour à (2 x 57 km).

Ce tarif inclut le carburant, de façon à ce qu’il n’y ait pas besoin de faire le plein à chaque location. Si l’usager doit faire un plein, le loueur lui rembourse sur justificatif. La location est prélevée par le site sur le compte de l’utilisateur. Pour se rémunérer l’opérateur ajoute une commission de 30%.

Pour une courte durée et un petit kilométrage, le prix est avantageux par rapport à une location commerciale, par exemple 43 € (essence comprise) pour une location de six heures et un parcours de 100 km, soit environ les deux tiers d’une location commerciale. Cette différence de prix disparaît en cas de longue durée et de grande distance, par exemple 150 € (essence comprise) pour une location de 3 jours et un parcours de 500 km, soit à peu près le même prix que celui d’une location commerciale.

Le loueur et le conducteur laissent un commentaire sur le site.

Sécurité

Le prix de la location comprend une assurance1 tous risques et une assistance dépannage 24/24 au premier kilomètre. L’assurance couvre l’accident, le vol, le vandalisme et l’incendie. La voiture est couverte à hauteur de sa valeur actuelle. Il y a une franchise de 800 €  en cas d’accident si le conducteur est responsable ou s’il n’y a pas de tiers identifié2. En cas d’incident, les bonus du loueur et du locataire ne sont pas impacté. Les contraventions sont à la charge de l’utilisateur.

Gestion du système

Il n’y a pas de gestion locale du système à proprement parler. La gestion passe par l’opérateur et des relations de voisinage entre habitants. Il n’y a pas eu de dépense publique locale ni de demande de subvention.

Utilisation

Les voitures

En 2015, au moment où le système fonctionnait au mieux, six familles proposaient dix voitures. La proposition typique était faite par un couple ayant deux voitures sous utilisées.

Les utilisateurs

Il y a eu jusqu’à une quinzaine d’utilisateurs dont deux très réguliers. Grâce à l’autopartage, un couple a réussi à fonctionner avec une voiture au lieu de deux et une personne a réussi à se passer de voiture (voir les encadrés suivants). D’autres locations ont été faites par exemple pour les invités d’une réunion de famille, pour des touristes en panne ou pour des jeunes sans emploi.

 

Encadré 1 – Trois ans à Mens sans voiture

Une utilisatrice est arrivée à Mens en 2011 en provenance de Paris où elle pratiquait déjà la location de voiture. Ayant un travail principalement réalisé à domicile et comptant sur l’autopartage, elle a fait le pari de vivre sans voiture. Trois ans après, le pari est gagné. Elle utilise typiquement l’autopartage pour des rendez-vous professionnels à Grenoble ou pour des démarches dans un rayon de 15 km.

Elle utilise également le train combiné à l’autostop. Pour se rendre à la gare ou en revenir, elle privilégie les heures favorables (matin et soir) et les jours de semaine. Son temps d’attente est toujours acceptable mais il lui arrive de monter dans quatre ou cinq voitures pour faire 20 km.

Elle fait globalement deux voyages par semaine, moitié en autopartage et moitié en autostop et train. Elle estime ainsi économiser 50 % de ce que lui coûterait une voiture (environ 1500 € par an). Cet avantage financier est la justification de son choix. Du côté des désavantages, elle cite la franchise de 800 € qu’elle serait prête à couvrir par une assurance personnelle si cela était possible.

Dans les conditions qui sont les siennes, vivre sans voiture à Mens est tout à fait possible mais elle n’a pas la possibilité de faire une sortie improvisée pour ses loisirs ni de faire un voyage de plusieurs jours à une distance un peu grande. Ces deux limitations lui pèsent.

Les partages

Il y a eu jusqu’à 40 partages par an avec deux voitures fréquemment louées (environ une fois par mois). La réponse à la demande de location a été typiquement obtenue en moins de 4 heures. Si la voiture souhaitée n’était pas disponible, l’utilisateur avait le temps d’en chercher une autre. Une utilisatrice a réalisé 41 locations en 3 ans avec six voitures différentes. Elle a toujours trouvé une voiture disponible quand elle en avait besoin, quitte à contacter plusieurs loueurs en même temps en cas d’urgence et à donner la priorité à celui qui répondait le premier.

Les utilisations ont été de quelques heures et 10 km à quelques jours et quelques centaines de km. Au delà de deux jours, le partage devient difficile pour les propriétaires pour des raisons de disponibilité des voitures et il devient financièrement moins intéressant pour les utilisateurs.

 

Encadré 2 – Autopartage informel entre amis sans passer par l’opérateur

Une utilisatrice travaille à Mens tandis que son compagnon utilise sa voiture toute la semaine dans le cadre d’un emploi éloigné. La famille avait précédemment un second véhicule, assez vieux, permettant de faire quelques déplacements courts dans les environs de Mens à un prix très raisonnable. Quand le moment est venu de remplacer ce second véhicule, la famille a passé une annonce dans un journal local pour solliciter d’éventuels loueurs. Il y a eu deux réponses et les locations ont commencé de façon informelle et en confiance avec un double de clé prêté en permanence, un carnet laissé dans la voiture pour noter les kilomètres et un tarif de 0,35 €/km. Ces locations informelles se sont ajoutées à celles qui étaient proposées par l’opérateur.

En pratique, l’utilisatrice a toujours trouvé un véhicule en trois coups de téléphone au maximum lorsqu’elle a fait ses demandes à temps. Au plus tôt elle appelle la veille pour ne pas bloquer exagérément le loueur. Au plus tard elle appelle quelques heures à l’avance, ce qui crée une petite incertitude, un peu de stress et quelques échecs en cas d’appels de dernière minute.

L’utilisatrice fait aussi appel au covoiturage entre voisins, par exemple pour les trajets des enfants, ainsi qu’à l’autostop pour se rendre à la gare ou en dépannage si l’autopartage n’a pas marché. L’autostop est efficace dans la mesure où elle ne voit jamais passer plus de dix personnes avant d’être prise. C’est aussi une superbe occasion de rencontres. Par contre la circulation est parfois tellement faible et que l’attente peu devenir longue. Par ailleurs elle interdit l’autostop à sa fille de 16 ans.

La sécurité

En trois ans, il n’y a eu qu’un incident : une utilisatrice a été débitée de 150 € pour la réparation d’une rayure sur la carrosserie d’une voiture louée.

Perception

La motivation des loueurs a été principalement écologique, mais la location étant faite au juste prix, elle a aussi un intérêt économique, notamment pour une voiture qui roule peu et qui risque de « mourir de la rouille plutôt que de l’usure ».

Les deux utilisatrices contactées sont contentes d’avoir économisé sur l’achat, les frais et l’assurance d’une voiture, mais aussi d’avoir économisé le temps et le souci de l’entretien (nettoyage, pneus neige, révisions, contrôles techniques). Toutes deux ont combiné l’autopartage, le covoiturage et l’autostop et sont satisfaites des relations sociales que cela entretient. Abandonner sa voiture, même à Mens, cela reste encore une perte de liberté pour les déplacements longs, parce que  l’autopartage n’est pas la solution dans ce cas et parce que la gare est éloignée. La liberté manque également pour les déplacements très courts et/ou improvisés, typiquement pour se rendre au point de départ d’une ballade ou pour conduire sa fille chez une amie.

L’essoufflement

Dans cette seconde partie, nous expliquons pourquoi et comment l’expérience s’est essoufflée.

L’union entre Buzzcar et Drivy début 2015 a permis de proposer 26 000 véhicules à une communauté rassemblant 500 000 membres en France, puis de partir à la conquête de l’Europe. En 2015, on pouvait lire « tout le monde y trouvera son compte : plus de voitures pour les locataires et plus de locataires pour les propriétaires ». Ce n’est pas se qui s’est produit à Mens. Bien au contraire, les règles mises en place pour optimiser l’autopartage dans les grandes villes ont tué la pratique villageoise qui s’était installée. Il est bien évident que les priorités stratégiques de Drivy ne se situaient pas à ce micro niveau.

Les deux exemples qui suivent parlent d’eux-mêmes. L’opérateur a imposé une location d’une journée au moins alors que beaucoup de locations se limitaient à quelques heures. Cette contrainte n’était pas discutable. Elle a découragé plusieurs utilisateurs. L’initiateur du réseau de Mens et principal loueur a été amené, pour des raisons familiales, à refuser deux locations successives. Cela a entraîné son éviction automatique du site de l’opérateur, à nouveau sans discussion possible.

La décision a été prise de changer d’opérateur. Citélib a été de nouveau contacté mais les conditions économiques ont été jugées trop contraignantes.  Le choix s’est porté sur Koolicar. À ce jour, plusieurs voitures sont proposées sur la plateforme de l’opérateur et un propriétaire a installé un boîtier sur une de ses voitures qu’il a entièrement dédiée à l’autopartage.

 

Encadré 3 – Koolicar : un boîtier automatise l’autopartage

Lancé en 2012, Koolicar est une plate-forme web d’autopartage entre particuliers. L’opérateur installe des boîtiers sécurisés qui rendent inutiles les échanges de clé et la rédaction de contrat à chaque emprunt. Les boitiers permettent l’ouverture de la portière grâce à un badge ou une application smartphone. Ils assurent aussi la géolocalisation du véhicule, calculent le nombre de kilomètres parcourus, comptent le temps de location et permettent la facturation.

Fin 2016, l’opérateur avait 200 000 inscrits et 40 000 véhicules disponibles ainsi que des partenariats avec PSA, la MAIF et Feu Vert pour l’installation de boîtiers.

 

Malheureusement, il n’y a eu aucune demande de location depuis six mois, ce qui veut dire que la dynamique qui s’était installée jusqu’en 2015 a disparu depuis et qu’il faudrait repartir à zéro. Ce sera difficile car plusieurs utilisateurs rechignent à l’idée de verser 30% de la location à un opérateur national pour des échanges entre voisins. L’alternative offerte par les partages informels accentue peut-être cette réticence (voir Encadré 2).

Les initiateurs du réseau sont actuellement ouverts à toutes les options, incluant l’arrêt définitif de l’expérience ou sa relance sous de nouvelles formes.

Coordonnées

Olivier Dodinot

Tel : +33 (0) 4 76 34 89 07 – +33 (0) 6 01 88 82 92

ododinot@gmail.com

1 Le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a publié un rapport sur l’assurance des véhicules en autopartage. Ce rapport fait notamment un comparatif très détaillé des différents sites d’autopartage et permet de situer Drivy par rapport aux systèmes concurrents  : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/assurance-autopartage-entre-particuliers_28_02.pdf

2 Montant du même ordre que celui de la location commerciale

Tu vas où ?

Hebergeur d'image

Spectacle jeune public à 14h30  et  17 h le mercredi 4 mai.

Les chansons de Lily Luca, accompagnées à la guitare par Frédéric Bobin, sont mises en scène autour de la rencontre entre deux voyageurs, l’un avec sa guitare et son livre, l’autre surchargée par une montagne de bagages. De 3 à 5 ans le matin, dès 5 ans l’après-midi. 
La curiosité du mystérieux inconnu se voit récompensée par une ribambelle de chansons-surprises-friandises ! Tricot, vélo, pluie, mer et petits êtres magiques cachés dans la forêt sont abordés avec patience, écologie, peur, humour, tout au long de ce spectacle teinté de poésie. Compagnie Zondits De et avec : Lily Lucas et Fréderic bobin

Adieu les verts…

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Notre jeune premier écolo, qui a fort bien fait de quitter la mouvance Stalinienne des Verts, pourrait pousser sa logique un rien plus loin…

Image de prévisualisation YouTube

Plutôt que de se rapprocher de tonton Hollande, qui est un cas désespéré en matière de développement durable, il pourrait aller voir du coté de Juppé qui fut brièvement ministre de l’écologie.

http://www.actu-environnement.com/ae/news/nomination_alain_juppe_gouvernement_2697.php4

Si notre septuagénaire et sans doute futur président, s’avère être aussi brillant dans ce domaine que comme maire de Bordeaux, la planète sera sauvée !

http://osezbordeaux.fr/article/bordeaux-ville-durable

 

Habemus Papiolle !

On connaît la passion de l’évangile et la foi charismatique d’Eric Piolle, le nouveau maire de Grenoble : 

L’évangile selon Eric Piolle…

Notre Piolle qui étes aux cieux…

Une petite anticipation Dodiblogienne…

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Hebergeur d'image

6 janvier 2023, place Saint Pierre à Rome. Une foule immense attend, soudain une fumée s’élève…

Hebergeur d'image

Monseigneur Eric Piolle, cardinal-primat des Gaules, ancien maire et archevéque de Grenoble s’avance sur le balcon. Il a 50 ans aujourd’hui. Il vient d’être désigné par ses pairs, à l’unanimité et dès le premier tour, pour prendre la charge Pontificale. Il succède à feu le regretté pape François, rappelé auprès du seigneur quelques jours auparavant.

Sa sainteté décide de régner sous le nom d’Eric Ier, rendant grace à Saint Eric roi de Suède, qui s’efforca de convertir à l’évangile les paiens Finlandais : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1177/Saint-Eric-de-Suede.html

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Aussitôt ce jeune pape écolo, qui a toujours sa carte d’EELV, part à la rencontre des fidèles dans sa papamobile à pédale.

http://www.slate.fr/lien/71707/pape-velo-ecologie

Souhaitons bonne chance au nouveau Saint Père, premier pape Français depuis Grégoire XI, qui règne désormais sur 1.2 milliard de catholiques.

http://www.tombes-sepultures.com/crbst_911.html

Transition énergétique

Hebergeur d'image

Not’ députée Marie No Battistel nous explique, minute par minute sur sa page Facebook, comment qu’elle travaille avec Ségo Royal sur le projet de loi sur la transition énergétique :

https://www.facebook.com/marienoelle.battistel?fref=ts

Marie No, comment voulez qu’on prenne cette hypothétique future loi au sérieux quand on voit comment a été abandonnée d’un trait de plume, au premier froncement de sourcil des camionneurs, la loi pourtant votée à l’unanimité sur la taxe carbone :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1248751-segolene-royal-enterre-l-ecotaxe-exit-les-economies-d-energie-bonjour-la-pollution.html

Voilà d’ailleurs ce qu’en pense votre collègue Delphine Batho, actuelle députée socialiste, ancienne ministre socialiste de l’écologie de Tonton Hollande et donc prédecesseure de Tati Ségo :

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2014/10/07/25002-20141007ARTFIG00257-batho-attaque-royal-sur-son-projet-de-loi-de-transition-energetique.php

Blablacar…

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Une success story à la Française qui allie écologie, économie et création d’emploi : réjouissons nous !!!
http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20140701.OBS2349/le-site-de-covoiturage-blablacar-realise-une-levee-de-fonds-record.htmlOn va s’employer à développer la formule dans le Trièves, foi de Dodiblog !!!

 

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