Résultat pour la recherche 'el dorado'

Treuzelen in Trièves…

En plus d’une Wallonne à la maison, on va avoir plein de Flamands dans le gite… Avec la traduction car le Flamand n’est pas langue facile…

Hebergeur d'image

TRAIT D’UNION ENTRE CHAMP DE LAVANDE ET ALPAGE

FLANER EN TRIEVES

Quelquefois il nous arrive encore de découvrir une région qui traverse la vie touristique comme une illustre inconnue. Ce territoire Isérois en France, se cache timidement derrière les impressionnants monts alpins du Vercors. Mais pas assez caché pour échapper à notre vigilance.

Hebergeur d'image

LE VERCORS est une contrée française bien connue et mondialement célèbre en tant que «Parc Naturel Régional du Vercors». Le nom de ce parc résonne plus qu’une clochette dans l’esprit des randonneurs. C’est à l’est du parc que « Le Trièves » brille en toute simplicité. Une trentaine de villages nichent dans un amphithéâtre naturel entouré de massifs élevés. Au nord il n’y a pas de montagne, de ce côté-là, Le Drac a creusé une gorge profonde en s’écoulant depuis des siècles. Pas étonnant donc que le Trièves ait connu pendant fort longtemps une existence isolée. Cela a permis à des traditions anciennes de se maintenir et arriver au 21eme siècle.  Au cœur de ce pays rural l’âme d’une période révolue continue à vivre paisiblement. Culture et élevage maintiennent la vie économique. Le fait qu’il n’y ait que très peu d’autres activités économiques est sans doute regrettable pour les habitants, toutefois c’est un plus pour ceux qui recherchent une authenticité devenue rare.

VERDURE ET NATURE

Bienvenue dans la grande messe du tourisme vert. Flâner, découvrir et rencontrer sont les échos dans ces moyennes montagnes des Pré Alpes. Vous pouvez vous y promener et faire du vélo à travers un paysage calme et champêtre. Et les habitants aiment nouer des conversations amicales. C’est ainsi que nous sommes apostrophés par le comité des fêtes local au village de St Barthélémy pour goûter au pain tout chaud sorti du four banal. Une fois par an ils fêtent leur saint patron et nous en avons pris connaissance ou plutôt pris goût. Trièves hésite entre nord et sud. La région est un trait d’union entre les hautes montagnes et les portes de la Provence. Le climat des alpes rencontre l’influence de celui de la méditerranée. Dans ce mélange se développe une faune et une flore étonnante.

Entre nous la présence des plantes médicinales est fort intéressante pour les éventuelles sorcières… qui pourront ainsi concocter leurs potions à volonté à l’abri des clochers romans, dans les forêts sombres et champs alpins. « Terre d’équilibre » c’est ainsi que les services touristiques sous-titrent leurs cartes postales. Ceux qui ne trouvent pas ici leur bien-être personnel ne le trouveront nulle part ailleurs.

BIO, BIO ET ENCORE BIO

« Nous travaillons uniquement avec des produits biologiques, venant de notre territoire. Nous voulons réintroduire les céréales et légumes d’origine ». Sur les marchés, chez le boulanger ou au restaurant, c’est le même son de cloche. Partout en Trièves domine le souci des produits sains et bons et la priorité absolue est donnée aux produits du terroir. Manger sain est ici la manière de vivre et pas simplement une mode. Une vraie dynamique pour le pays et ses habitants. Il est amusant de constater, sur les marchés des villages sans commerce, comment les boulanger et boucher sont appréciés. Le pain a le bon goût du vrai pain grâce aux céréales anciennes utilisées pour sa fabrication. Qu’il s’agisse de produits laitiers, viandes, fromages ou volailles, le label « bio » est l’assurance de qualité et de goût. Pour ceux qui veulent se faire plaisir avec un succulent repas pourront se retrouver au « Sans Soucis » un restaurant de bonne réputation à St Paul de Monestier. Le chef Julien, utilise des produits locaux frais et offre une belle cuisine familiale.

Hebergeur d'image

PETIT TERRITOIRE, GROSSES POSSIBILITES

Que l’écotourisme joue un rôle important dans le Trièves, ne veut pas dire que la région est refermée sur elle-même et que seulement quelques promeneurs d’un âge avancé y trainent les pieds. Ce pays de lacs et de montagnes offre un large choix d’activités pour satisfaire toutes les envies. Les âmes contemplatives aussi bien que les plus actives y trouvent ce qui leurs convient. Même les sports, dits, extrêmes y sont présents. Voulez-vous explorer le Trièves de manière verticale, des parois vertigineuses et escarpées vous attendent. Admirer une vue d’ensemble d’en haut, alors en parapente vous pourrez planer au-dessus des vallées. Vous êtes adepte de sueurs froides, alors sautez joyeusement dans le vide en espérant que l’élastique au pied soit assez solide et court. Celui qui aime se sentir comme un poisson dans l’eau peut profiter de passionnantes expéditions de canyoning. Plaisir de l’eau et du vent font battre le cœur des surfeurs. Parcours corsé en montainbike, et s’il n’est pas pourvu d’une assistance électrique, prévoyez une augmentation d’adrénaline. L’hiver se prête idéalement pour pratiquer toutes sortes de sport de glisse.

Comme vous voyez en Trièves il est assurément interdit de s’ennuyer.

Photo page 3 les passerelles

Au centre du Trièves près de Treffort, l’eau du lac du Monteynard-Avignonet se reflète au soleil. Ce lieu est un eldorado pour tous les accros aux sports nautiques, les voiles de couleurs vives des surfeurs égayent ce lac turquoise toute la journée. En 1962 les habitants en dû faire leurs valises et regarder disparaître leurs maisons sous l’eau, lors de la construction du barrage. Maintenant les truites nagent au-dessus de leurs vignobles. Vous souhaitez faire un tour sur le lac, le bateau touristique « la Mira » vous propose des promenades tous les jours à partir de l’embarcadère. Vous pouvez réserver pour une durée de 1h30 ou 2h30 avec possibilité de restauration. Durant la navigation vous en apprendrez plus sur le lac, le barrage et les alentours. Vous passerez sous deux passerelles spectaculaires « les passerelles himalayennes ». Les promeneurs et cyclistes se balancent à 50 mètres au-dessus de la surface de l’eau. Pas recommandé aux personnes souffrant de vertige……

EN SEPT ETAPES

Entre le colossal Mont Aiguille près de Chichilianne côté Ouest et le sommet de l’Obiou à l’Est, la distance à vol d’oiseau est à peine de 30 Km. Tracer la même distance du Nord au Sud et vous obtenez à quelques choses près les contours du Trièves. Pas un territoire immense, mais un diamant qui n’a pas besoin d’être gros pour briller d’étonnement. De multiples coins cachés ne demandent qu’à être découverts. Afin d’aider au mieux les visiteurs, l’Office du Tourisme a établi sept cyclo-circuits qui sillonnent dans tout le Trièves. Chaque circuit a ses propres caractéristiques et degrés de difficultés, mais à chaque fois vous êtes de nouveau saisi par le calme à peine interrompu par le clapotement d’une rivière, d’un cri strident d’une buse ou le tintement d’une cloche de vache. La circulation est facile sur les routes peu fréquentées, toute fois les camping-cars feraient bien de suivre un régime pour éviter l’abandon du véhicule sur les routes trop étroites. Quant aux cyclistes, ils doivent tenir compte de côtes à parfois 10%. Vous pouvez comprendre que durant notre excursion l’estime que nous portions à la batterie augmentait en même temps que le pourcentage des ascensions.

Hebergeur d'image

Hebergeur d'image

TESTEZ ET APPROUVE

Pour faire connaissance et nous échauffer nous avons choisi le court cyclo-circuit N°1 « au pied du châtel » avec un départ à Mens. « Le balcon Est du Vercors » circuit N° 4, nous emmène le lendemain, le long des parois impressionnantes du Parc National du Vercors. Nous arrivons, en passant par le col de l’Arzelier à Gresse-en-Vercors où se déroule la 40eme « fête de l’alpage ». C’est un beau trajet à recommander aux amateurs de paysages spectaculaires. Le parcours« les villages du cœur du Trièves » est plus facile et nous suivons des routes tortueuses respirant le romantisme montagnard. Elles relient les villages isolés entre eux. Nous devons bien nous concentrer afin d’éviter les bouses de vaches ainsi que les voitures qui nous doublent. Dans chaque village les lavoirs sont remplis d’eau de source limpide et le silence est assourdissant. Ici, il n’y a que les aiguilles de l’horloge du clocher qui bougent. Les plus courageux qui rajoutent un détour par Tréminis, en plus des 35 Km, découvrent devant eux les impressionnantes escarpements rocheux du Dévoluy. Si ce n’est pas le paradis ici, cela y ressemble.

CHICHILIANNE ET LE MONT AIGUILLE

Au milieu de cet éblouissant paysage, nous découvrons au pied du Mont Aiguille, le sympathique village de Chichilianne. C’est le point de départ de nombreuses randonnées à travers ce monde montagnard sauvage et intact. Le photogénique Mont Aiguille visible de partout, est le symbole promoteur du Trièves et une des sept merveilles du Dauphiné. Cet énorme bloc de granit domine les environs et surveille de ses 2000 mètres de hauteur tous les faits et gestes. Bien qu’on le nomme aujourd’hui encore le « mont inaccessible » cette pyramide renversée fut escaladé pour la première fois en 1492 à la demande du roi de France. La première ascension est considérée comme le début de l’alpinisme en Europe. Ce n’est pas une surprise que ces falaises verticales de 300 mètres aient fait naître de nombreux mythes, dont un faisant références aux déesses des monts olympiques grecs. L’écrivain et humaniste Rabelais (1483-1553) trouve que cette masse rocheuse est «mal plaisant à l’œil» et désagréable à regarder. Nous au contraire, regardons émerveillé ce phénomène particulier de la nature comme un défi pour les alpinistes. Pas très loin de Chichilianne un chemin sans issue nous conduit vers quelques maisons formant le hameau de Trézanne. La chapelle médiévale de Trézanne vaut absolument le détour, ne serait-ce que pour se prélasser sur son banc sous le toit de chaume pour profiter du vol acrobatique d’un rossignol des murailles (rouge queue noir).

 Hebergeur d'image

VILLE DES HUGUENOTS

Entouré d’un décor de verdure attrayante et de montagne, les 1750 habitants de la capitale du Trièves mènent une vie paisible. L’histoire à choisi Mens comme acteur important au moment de la réforme. A peine quinze ans après que Luther en 1517 ait affiché sur la porte de l’église du Château de «Witteberg» ses thèses, la grande majorité des habitants de Mens se sont tourné vers le protestantisme, et ont eu à subir les sombres conséquences des guerres de religions. Ce choix historique est encore perceptible aujourd’hui. A côté de l’église où sont remémorées uniquement les victimes de guerre catholique, se trouve le temple ; là aussi seules les victimes protestantes sont remémorées. Mais l’esprit de cette période est toujours présent à Mens aux 21emesiècle. Au cimetière un mur sépare de façon toujours aussi sélective, les défunts protestants de leurs collègues catholiques. En dehors de ça, les Mensois adorent tous les fameuses «bouffettes» de Mens (vrai bombe calorique) et habitent encore souvent dans des maisons semblant venir de l’époque médiévale. Trois merveilleuses fontaines et la halle restaurée égaient ce bourg. Au café des Arts entre les murs peints, les grands miroirs et la machine à bière pression datant de mathusalem vous pouvez imaginer être revenu cent ans en arrière.

UNE RENCONTRE ENCHANTERESSE

A la frontière des trois départements Isère, Hautes Alpes et Drôme, nous avons fait connaissance avec le Trièves. Nous y avons trouvé un petit monde fait d’eau et de Montagne ou nous nous sommes tout de suite sentis chez nous.

Ne parlez pas à tout le monde de l’existence de cette perle cachée, seulement à ceux qui ressentent le besoin de se laisser bercer au rythme des saisons. Ainsi le Trièves gardera son authenticité, celle d’une région champêtre ou les touristes découvrent la patience et le respect d’une nature exceptionnelle.

INFO CAMPER

Xavier Castillan est ‘maître restaurateur’ il exploite le camping d’Herbelon. A son restaurant – à conseiller- il a relié le camping et non le contraire. L’accueil y est convivial. Le terrain au bord du lac de Monteynard-Avignonet offre une cinquantaine de places avec vue sur l’eau couleur émeraude et est cerné de montagnes. Les nageurs ont le choix de se rafraîchir dans la piscine ou dans l’eau du lac. Les glaces maison, confectionnées à partir du lait des vaches du Trièves et le pain fabriqué avec des céréales anciennes, également du Trièves, sont disponibles à la réception. Pizza et snack sur commande. Quelques chalets à la location. Le supermarché le plus proche est à 11 Km à Monestier de Clermont.

Camping à la ferme

Magnifiquement situé, terrain extra grand dans le hameau Donnière, près de Chichilianne. Pas de raccordement électrique possible. Cuisine en commun. Sanitaires propres et bien entretenus. Trois roulottes chauffées à louer même en hiver.

Emplacement camping près de Treffort

Au bord du lac de Monteynard – Avignonet près de Treffort. Parking des Combettes

—————–

Post scriptum : à ne pas manquer non plus..

La petite grange : http://lapetitemaison.unblog.fr/

L’étape Huguenote : http://www.trieves-vercors.fr/l-etape-huguenote.html

Et pour ceux qui arrivent à pied par la Chine : http://www.trieves-vercors.fr/l-etape-huguenote.html

On n’est jamais si bien servi que par soi même…

Y a t’il un pilote à la CDCT ?…

La communauté de communes du Trieves a pris son envol il y a maintenant plus d’un an.

Ce gros porteur vol tranquillement, le personnel de bord travaille dur pour répondre aux exigences des voyageurs. Les plateaux repas sont servis à heures fixes, les sanitaires sont propres, le nettoyage est fait régulièrement. Les écrans d’information sur le déroulement du vol sont souvent brouillés mais le problème devrait être rapidement réglé. Le temps est gris mais aucune grosse perturbation n’est à craindre.

La prochaine escale est annoncée en 2014, tout le monde patiente en regardant par le hublot. Mais certains voyageurs en voyant défiler les nuages et s’éloigner les derniers rayons de soleil s’autorisent une réflexion. Mais au fait, qu’elle est notre destination ? Y a t’il un plan de vol, un itinéraire, avons nous un objectif, une terre promise ?

Le commandant de bord n’a pas fait d’annonce, il zig-zag entre les orages et les trous d’air. Il y a un léger problème, l’équipe de pilotage n’est pas d’accord sur l’objectif. Chacun son eldorado. Pour ne froisser personne et garder sa place dans le cockpit un compromis est trouvé, on ne parle pas de choses qui fâchent. Nous verrons plus tard où nous allons, pour l’instant la priorité est de garder l’avion en l’air. Chacun regarde dans sa direction mais la jauge de carburant descend doucement…

Revenons un moment sur terre et laissons cette métaphore aérienne.

Monsieur le président de la communauté de communes, dans une précédente interview, nous a expliqué sa vision très administrative de la gestion intercommunale. Ce n’est pas un lieu d’idée, ni de réflexion ou de projet, il s’agit de faire fonctionner la machine un point c’est tout. La politique (quel vilain mot !) n’a pas sa place ici, d’ailleurs il le précise, la grande majorité des décisions sont purement techniques.

Et pourtant en abordant le sujet de l’A51 un doute s’installe. Il nous donne son opinion personnelle (très cohérente et juste) mais précise que ce sujet ne peut
être abordé car il n’y aura jamais de consensus dans l’assemblée délibérante. Derrière le dossier de l’A51, ce sont deux visions du développement de notre
pays Trieves qui s’opposent :

Soit, un développement économique à contre courant de la nature même du Trieves, artificiel, en faisant croire que des entreprises sans aucun lien avec le territoire  viendront s’installer comme par miracle.

Soit, un développement maîtrisé, basé sur notre agriculture et l’artisanat, la transformation de matière première locale, le développement de circuits
courts…

Oui il y a plusieurs manières d’imaginer le Trieves de demain et c’est bien. Oui il doit y avoir débat sur un projet de territoire. Oui nous ne serons pas tous
d’accord. C’est ce que l’on nomme faire de la politique en démocratie.

Si il n’y a pas de projet de territoire, si la communauté de commune n’est qu’une juxtaposition de services alors que faisons nous des compétences transversales
qu’elle est sensée exercer comme, l’aménagement du territoire, l’économie ou la politique du logement et du cadre de vie.

Comment est-il possible que la communauté de commune ne puisse pas se positionner sur un projet tel que l’A51. Nous avons (ou avions) un agenda21, nous avons adopté un SCOT, deux documents qui sont clairement en contradiction avec un projetautoroutier.  La communauté de commune devrait rester muette ?
Pourquoi ? Par convenance personnelle, pour ménager certaines alliances ?

Il n’est pas concevable qu’une collectivité de presque 10 000 habitants n’ait pas de projet politique, ce n’est pas une question de droite ou de gauche mais
simplement d’orientations, d’objectifs, de vision à moyen terme. S’autoriser tout simplement, soyons fou, à rêver. Le rêve ne coute rien, peut apporter
beaucoup et permet surtout d’avancer. C’est parce que certains (pas forcement des élus) ont su voir au delà du quotidien que le Trieves a su se démarquer et
façonner son identité. C’est grâce à ce temps d’avance que notre territoire a su capter dans les années précédentes autant de financements.

Il est impératif de continuer à innover, de ne pas toujours choisir les voies les plus faciles, de soutenir les nombreuses initiatives citoyennes, d’être inventif et ouvert pour décider de notre avenir et ne pas se faire imposer un modèle.

Il reste à espérer que notre bel avion choisisse enfin sa destination, se pose sans encombre (si possible, pas à notre Dame des Landes) et que l’aventure continue avec un moyen de locomotion plus durable.

Guillaume Gontard,

Habitant du Trieves et délégué de la commune du Percy à la CDCT.

Gaz et huiles de schiste : CAP21 attaque le nouveau code minier devant le Conseil d’Etat

Alors que le gouvernement vient de suspendre très provisoirement les autorisations de recherche sur les gaz et huiles de schiste en raison de la mobilisation des écologistes et de la population face aux risques posées par les technologies d’exploration et d’extraction (forages horizontaux avec fracturation hydraulique), le Conseil des Ministres du 19 janvier a approuvé une ordonnance portant codification de la partie législative du code minier en vue de « moderniser et simplifier les dispositions applicables aux exploitations minières en veillant à leur intégration dans l’environnement ». Cette ordonnance prise sur la base de l’article 38 de la Constitution a été signée sans délai et publiée au Journal Officiel.Malgré les discours rassurants, l’analyse de ce texte montre en réalité que la France a décidé de brader le sous-sol et ses ressources en simplifiant les procédures et sans prendre les garanties qui s’imposent.

Cette ordonnance, signée du Président de la République, du Premier Ministre, du Ministre de l’Economie, du Ministre chargé de l’Industrie, du Ministre de l’Intérieur et du Ministre de l’Ecologie(!) simplifie la vie des prospecteurs et exploitants des hydrocarbures non conventionnels mais aussi celle de ceux qui voudront stocker le carbone ou exploiter les ressources sous-marines sans se soucier de l’alerte lancée par les écologistes, notamment par CAP21 (www.deleaudanslegaz.com) dès début décembre.Ce texte qui devrait être soumis pour ratification au législateur est en parfaite contradiction avec les engagements internationaux de la France, ses engagements communautaires et ne respecte pas la charte de l’environnement adossée à la Constitution : pas d’enquête publique ou de concertation pour les permis de recherche, passage quasi-automatique du permis de recherche à l’autorisation d’exploitation, documents de prospection non communicables au public pendant 20 ans pour les hydrocarbures, prolongations des autorisations de recherche pendant 10 ans sans mise en concurrence (2 renouvellements de 5 ans), pas de garanties financières pour les autorisations existantes avant 2014, absence de sanction en cas de dommages à l’environnement ou de non respect des autorisations administratives lors de l’exploration, facilités à entrer et occuper le terrain d’autrui.

Ainsi, par le biais des permis de recherche qui ne sont soumis à aucune concertation et aucune enquête publique, des régions entières pourraient se voir bouleversées dans leur mode de vie, dans leur environnement, dans le droit des propriétaires et des habitants en général.

Ne soyons pas naïfs. La fracturation hydraulique a déjà commencé en France. Des sociétés comme Toréador (dont un vice-président n’est autre que le demi-frère de Patrick Balkany) l’ont déjà utilisé sur notre territoire et s’apprêtent à le faire dans l’Aisne ou en Seine et Marne.

Les mouvements de capitaux sont importants pour conquérir ce nouvel eldorado énergétique, les industriels s’organisent, préparent la riposte, Total « s’agace »….

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’engager un recours devant le Conseil d’Etat pour attaquer l’ordonnance. Nous demandons au gouvernement de reprendre cette réforme du Code Minier qui brade notre territoire et nos ressources et dans tous les cas de la soumettre au débat et au vote parlementaire.

Corinne LEPAGE
Présidente de CAP21

Eric DELHAYE
Président délégué de CAP21




Vivre la République du Progrès |
l'avenir vue par un militan... |
LCR Section Calaisienne |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rassemblement des français
| Les lumières en héritage
| L'Afrique de toutes nos forces