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Nouvelles Renaissances

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La quatrième édition, et dernière, du festival Nouvelles Renaissances du pays de Saint Bonnet le Château, fut un grand succès. Tout d’abord il y eut l’opéra de Mozart (Cosi fan tutte) avec une troupe d’Amsterdam dirigée par le baryton Clément Dionet. Ensuite ce fut au tour de Pierre Bouyer d’offrir un récital de très haute qualité avec Mozart à l’honneur, joué sur une reproduction de Stein, le pianoforte fétiche du compositeur, l’occasion de se rendre compte comment était la musique à son époque. Le samedi 5 août fut le clou du festival avec tout d’abord le matin un concert offert aux enfants par Gérard Caussé (un des plus grand altistes mondiaux jouant avec un Gapsaro da Salo de 1560) et le virtuose d’origine maltaise, Stefan Cassar au piano, à 18 heures Luco Cormerais était présent au vernissage de ses œuvres qui resteront jusqu’au début septembre (à l’occasion il en a vendu deux) et enfin, en une sorte de petite apothéose, le concert de Gérard Caussé et Stefan Cassar qui a quasi rempli la Collégiale de Saint Bonnet, se terminant par trois rappels et une standing ovation.

Ce festival aura permis en quatre éditions d‘écouter et voir des artistes à la carrière internationale (Ryoko Yano, Vladim Tchijik, Myriam Hildber, Guo Gan etc.) et d’exposer à la galerie de nombreux artistes (Pierre Ducordeau, Françoise de Felice, Christophe Charbonnel, Malika Hameur, Zofia Slawoska, Maria Deghilage,Francesco Todo, Riva Boren, Luco Cormerais etc.). Cette aventure qui se termine pour des raisons de départ et non faute d’intérêt, aura trouvé dans sa dernière édition un grand succès enthousiasmant laissant bien des regrets tout en étant en même temps réconfortant.

Loup y est tu ?

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A 8mn 30, un petit reportage intéressant sur le journal national de France 3 du samedi 22 à propos de la présence du loup dans le Trièves (merci François) :

https://www.france.tv/france-3/12-13-journal-national/206571-edition-du-samedi-22-juillet-2017.html

Un interview d’Angelo Longo, notre berger du Trièves suivie d’une autre de la très urbaine présidente de l’association de protection des animaux sauvages, qui ne doit pas voir gambader de loups tous les jours (sans jeux de mots) sur ses trottoirs…

Lou Taissou

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Chers amis, amies, clients et clientes,

Parmi les amateurs de raisin, les plus gourmands ont quatre pattes… Dissimulés dans les broussailles et le long des berges de L’Ébron, entre le torrent et le vignoble, de ci de là, on peut apercevoir leur habitat : la tugne. Si, quelques semaines avant les vendanges, nous ne sommes pas attentifs, et ne parquons pas nos vignes le Taïssou (le blaireau en patois local) vendange allègrement en triant les raisins les plus mûrs… et peut éventuellement ne rien laisser au vigneron!

Les cuvées Lou Taïssou rouge et Lou Taïssou blanc sont issues des vendanges 2015 du vignoble perché du Domaine de l’Obiou, à Prébois. Elles font encore parties des toutes premières vendanges et restent très confidentielles, car une bonne partie des vignes n’était que partiellement en production. Tout juste embouteillées, ces 2 cuvées viennent de passer environ 9 mois en cuve et 12 mois en fut de chêne. Je fais mes vins de façon artisanale dans la tradition paysanne familiale et le respect de l’environnement, je privilégie un processus naturel où l’on laisse au vin le temps de se faire.

Le Taïssou blanc est un assemblage des pinot gris, de gewurztraminer et de rayon d’or. « Sa couleur est affirmée, sa teinte paille, son reflet vert et nacre. Il offre une approche vanillée, une expression travaillée, un fruits compoté et confit, des notes fleuries et cireuses. Une bouche nerveuse, dense et puissante, des aromatiques à la fois tonique et miélée, une minéralité ciselée et une tension tannique. »*

Le Taïssou rouge est un assemblage de pinot noir, de Gamay, de Gamaret et de Marselan. « Sa couleur est soutenue, sa robe framboise, son reflet acajou. Il offre un boisage ostensible, une expression friande, un fruit kirsché, des notes fleuries et épicées. Une Bouche charnue, équilibrée et gourmande. Une définition minérale et une structure souple. »*

*dégustation du 24 mai 2017 faite par Olivier Turlais.

• Vin de France rouge / Lou Taïssou 50 cl / 973 bouteilles / prix (au domaine) : 10 €ttc

• Vin de France blanc / Lou Taïssou 50 cl / 417 bouteilles / prix (au domaine) : 10 €ttc

N’hésitez pas à réserver par retour de mail et à diffuser ce message.

Bien cordialement,

Samuel Delus

PS : Le domaine de l’Obiou est dorénavant doté d’un site internet. N’hésitez pas à faire une visite :

http://domainedelobiou.fr/

Mens Alors 2017

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Bonjour à toutes et tous qui suivez la vie du Festival !

Tout d’abord, un grand merci pour cela !

Et nous voilà donc à un mois de l’événement…

Cette édition du festival Mens Alors ! s’annonce passionnante, décalée et inventive : nous repartons avec vous sur les sentiers des musiques et des croisements de chemins artistiques de notre temps !

Du jazz ? de la chanson ? du classique ? des musiques du monde ? des marionnettes ? des impromptus et des surprises ?

Qu’importe, tant que l’échange, la passion et le partage répondent présents.

Mens se met en quatre pour accueillir artistes et publics dans un environnement d’une beauté apaisante.

Depuis 2003, ce Festival est porté, emballé, vivifié par une grande équipe de bénévoles de tous âges et de tous horizons. Pendant l’année, un petit nombre de passionnés se charge de construire le Festival, sa programmation, sa logistique.

Chaque année Mens Alors ! explore de nouveaux lieux, de nouvelles formes de spectacles, dans l’ouverture vers un public de fidèles, venus de la grande région autour de Mens, d’Isère, de Drôme, des Hautes-Alpes, et de partout en France (voire de l’étranger).

Alors cette année encore, nous sommes heureux de vous accueillir pour partager, échanger, et découvrir !

Du Mardi 8 Août, 19h

au Samedi 12 Août, tard.

Merci à tous

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Chers amis,

Au terme d’une campagne très courte et très rude, 48 heures après notre élimination au second tour des élections législatives, nous saluons à nouveau le succès de notre adversaire socialiste et lui souhaitons bonne route.

Nous voulons surtout adresser nos plus vifs remerciements à tous ceux qui nous ont soutenus et permis d’être en tête dans plusieurs territoires dont la Métropole. Vous étiez souvent simples citoyens, militants de terrain, tous animés par l’envie de dépasser les clivages politiques. Vous n’avez pas tremblé face à la violence des propos des professionnels de la politique. Nous voulons dire notre fierté et notre amitié à tous ceux qui nous ont aidé : collé des affiches, distribué des tracts, expliqué le projet, travaillé très tard, ou très tôt, donné beaucoup de leur temps.

La 4e circonscription de l’Isère reste donc en dehors de la rénovation pour une République plus transparente et plus efficace. Ici, les petits arrangements politiques ont permis de rassembler tous ceux qui se détestaient hier. Les responsables politiques de l’extrême gauche à l’extrême droite, avec notamment des soutiens de Dupont-Aignan, se sont pris par la main pour arrêter notre Marche en avant et ont signé le même appel, pour conserver leurs acquis, leurs mandats, et surtout ne rien changer.

Malgré cela nous arrivons en tête des suffrages dans la Métropole, et très en avance dans de nombreuses communes de l’agglomération grenobloise comme Claix, Vif, Varces, Seyssins, etc. Seule la partie rurale de la circonscription a finalement exprimé une inquiétude vis-à-vis du « candidat de la ville ». Nous aurions aimé avoir suffisamment de temps pour expliquer que Didier Migaud était autrefois aussi un candidat de la ville… ce qui lui a permis d’avoir beaucoup d’influence en faveur de la ruralité !

La 4e circonscription vient de rater une occasion de faire mieux dialoguer les territoires ruraux et urbains pour conjuguer leurs talents et assurer leur développement. Ce n’est que partie remise.

Notre conviction est désormais renforcée. Notre pays a besoin de se réconcilier, de se rassembler et de se relancer. Nous ne laisserons pas retomber l’espoir qui s’est levé. La transformation de notre paysage politique et la modernisation de la France ne fait que commencer. Des dizaines de citoyens se sont mobilisés. Ils attendent beaucoup de la République en Marche, à commencer par plus de respect et de bienveillance.

Vous êtes décidés à poser les fondements d’un renouveau politique profond, porteur d’une réelle empathie, d’une attention véritable aux autres. Plus que jamais nous sommes déterminés à travailler avec tous ceux qui le veulent et avec l’ensemble des députés La République En Marche qui nous soutiennent.

La Marche ne fait que commencer !

Fabrice Hugelé Jackie Bonnieu-Devaluez La République En Marche

JE VOUS SALUE MARIE NO !

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JE VOUS SALUE MARIE NO

pleine de Grâce

les socialistes sont avec vous

Vous êtes bénie entre toutes les femmes

Et Hugelé, le fruit de vos entrailles, est maudit.

Sainte Marie No, Mère de Dieu,

priez pour nous pauvres centristes

maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen !

Plus : http://seigneurjesus.free.fr/jevoussaluemarie.htm

Gloire à Dieu : http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/legislatives-2017-resultats-du-2e-tour-4e-circonscription-isere-1274693.html

Il faut sauver le soldat Marie No…

http://www.dailymotion.com/video/x5q2fa2

Ainsi donc Marie No Battistel nous a fait un score plutôt honorable au premier tour des législatives, comparé à la débâcle de ses petits camarades socialistes. 19.3% comparé à la moyenne nationale de 10% des naufragés du Hollandisme.

http://www.dailymotion.com/video/x5q2c79

Mais ça va être très chaud au second tour, face à son ex suppléant le sémillant Fabrice Hugelé, presque aussi jeune et presque aussi beau que notre adulé président… Celui ci a fait un joli score de 33.3 %, soit une avance de 14 points. Impossible n’est pas Français, l’espoir fait vivre, qui ne tente rien n’a rien, on peut tenter de se consoler/rassurer comme on peut…

http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/legislatives-2017-resultats-4eme-circonscription-isere-1267005.html

 

 

 

 

En marche !

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La prochaine chanson pour représenter la France à l’Eurovision ?

Questionnaire vélo

Bonjour à tous-toutes,

 L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) lance
une enquête nationale sur ces services afin de connaître les besoins,
les contraintes et l’avis des usagers des ateliers vélo comme ce
qu’est – entre autres – l’association Recycl’art.

Ces retours d’expérience permettront de mieux comprendre l’utilisation
des ateliers vélo participatifs et solidaires et de mettre en avant les
points forts de ce service qui pourraient être dupliqués, ainsi que les
points faibles à améliorer. L’analyse des résultats restera anonyme et
ne sera utilisée que dans le cadre strict de cette enquête.

Il est évidemment plus axé sur l’utilisation du vélo en ville plutôt
qu’à la campagne, mais tous les avis et toutes les expériences sont
bonnes à prendre!

N’hésitez pas à relayer le lien à vos connaissances pouvant être usager
d’un atelier vélo afin de pouvoir recueillir l’avis d’un maximum
d’usagers.

Le questionnaire est à compléter avant le 18 juin 2017.

Encore une fois, participer à cette enquête, c’est faire en sorte de
développer le vélo en France avec les meilleurs outils possibles à
disposition des collectivités et pas forcement les plus chers…

Lien pour l’enquête web :
http://vip.sphinxonline.net/alter/ADEME-ENQUETEATELIERAUTO-REPARATION/formulaireecrann12.htm

(Durée : 6 min)

 Merci d’avance pour votre participation à cette enquête et à très
bientôt dans notre atelier, ou à la recyclerie.
 pour l’association Recycl’art,

Benjamin

Autopartage à Mens : fin d’expérience ?

- autosbus@laposte.net

Exploration des expériences d’écomobilité

L’autopartage à Mens

Version provisoire – 05/06/2017

Louer sa voiture plutôt que la laisser dormir au garage : six familles de Mens, au sud de Grenoble, ont franchi le pas. De 2011 à 2015 elles ont proposé jusqu’à dix véhicules particuliers en location par l’intermédiaire de divers opérateurs nationaux. Le système s’est créé de façon très légère, sans organisation porteuse ni coût ni subvention. La proposition typique est faite par un couple qui a deux voitures sous utilisées. Le tarif équivaut à un prix de l’ordre de 30 centimes par kilomètre, essence comprise, soit à peu près le barème fiscal et la moitié d’une location commerciale classique pour un déplacement de courte durée. Une quinzaine d’utilisateurs ont fait environ 85 locations en 3 ans. Avec l’aide de ce système, un couple a réussi à fonctionner avec une voiture au lieu de deux et une personne a réussi à se passer de voiture.

Début 2015 l’opérateur intervenant à Mens a fusionnée avec Drivy dont la priorité stratégique était la conquête des grandes villes d’Europe. Les règles mises en place au service de cette stratégie ont tué la pratique villageoise qui s’était installée. Une nouvelle tentative a été faite avec un autre opérateur mais la dynamique qui s’était installée jusqu’en 2015 a disparu. Les initiateurs du réseau sont actuellement ouverts à toutes les options, incluant l’arrêt définitif de l’expérience ou sa relance sous de nouvelles formes.

 

Sources

Cette note est une mise à jour de notre précédente étude. La mise à jour a été réalisée en interaction avec Olivier Dodinot

L’expérience

Dans cette première partie, nous présentons le réseau d’autopartage qui a fonctionné à Mens entre 2011 et 2015.

Situation

Mens est une commune rurale de 1450 habitants située à 50 km de Grenoble, ville qui peut être atteinte en bus 2 fois par jour en 1h30 à 1h45 selon les horaires. La gare la plus proche est à 14 km. Il y a environ 1000 habitants au bourg centre. La vie associative est très active (70 associations).

Historique

L’idée de l’autopartage a été discutée à Mens vers 2009. Des contacts avaient alors été pris avec l’association grenobloise Alpes-Autopartage, devenue ensuite Citélib et intégrée au réseau Citiz.
Le système a ensuite été créé  en 2011 à l’initiative d’un habitant particulièrement investi dans le champ de l’écologie et qui a par ailleurs contribué à la mise en place d’un pédibus et de parkings à vélos. « Notre objectif était de réduire le nombre de véhicules qui circulent dans notre commune. Nous voulions aussi permettre à ceux qui n’ont pas les moyens d’avoir une voiture de se déplacer. »

Il n’y avait pas assez d’utilisateurs potentiels à Mens pour lancer un système d’autopartage classique avec des voitures mises à disposition par un opérateur. Le seuil de rentabilité se situe à une location par jour et il ne peut être atteint qu’en ville.

On aurait pu envisager de faire appel à un opérateur en lui assurant une garantie de recette avec de l’argent public comme cela a été fait depuis dans trois parcs naturels de la Région Auvergne Rhône Alpes. Cependant cette formule n’existait pas à l’époque et la commune de Mens a très peu de ressources financières.

C’est donc la location entre particuliers qui a été choisie et mise en place en coopération avec CityzenCar qui a par la suite fusionné avec Buzzcar mi 2013 puis avec Drivy début 2015.

Modalités de fonctionnement

Recrutement

Le recrutement des loueurs et des utilisateurs se fait principalement par bouche à oreille. Les initiateurs font régulièrement des rappels d’information sous forme d’articles dans les journaux locaux, de documents dans les commerces et à l’office de tourisme et d’infos sur Internet.

L’utilisateur s’inscrit sur le site de l’opérateur (Citizencar puis Buzzcar puis Drivy). Il télécharge une photo et une image électronique  de sa carte d’identité et de son permis. Il donne ses coordonnées bancaires. Il doit avoir au moins 21 ans et 2 ans de permis. Il ne doit pas  avoir eu d’accident responsable ou de retrait de permis depuis 24 mois. Seul les permis Européens sont acceptés.

Mise en relation

Le loueur inscrit sa voiture et ses tarifs sur le site de l’opérateur.

L’utilisateur choisit un véhicule, vérifie sa disponibilité en contactant le loueur et donne une préautorisation de prélèvement sur son compte.

Partage

Le loueur et l’utilisateur se rencontrent une première fois au départ pour faire l’état du véhicule, relever le compteur et remettre les clés, puis une seconde fois à la restitution des clés. Pour éviter cette contrainte, un opérateur avait proposé un équipement de suivi par GPS mais cela nécessitait une couverture de téléphonie mobile qui n’était pas suffisante à ce moment là à Mens.

Le tarif est fixé par le loueur à peu près au niveau du barème kilométrique fiscal. Par exemple, une Twingo est louée 10 € par jour plus 27 cts par kilomètre, essence et commission du site comprise. Dans cet exemple le barème kilométrique fiscal est de 33.2 cts et le prix de location est un peu plus élevé pour un aller-retour à La Mure (2 x 18 km) mais un plus faible pour  un aller-retour à (2 x 57 km).

Ce tarif inclut le carburant, de façon à ce qu’il n’y ait pas besoin de faire le plein à chaque location. Si l’usager doit faire un plein, le loueur lui rembourse sur justificatif. La location est prélevée par le site sur le compte de l’utilisateur. Pour se rémunérer l’opérateur ajoute une commission de 30%.

Pour une courte durée et un petit kilométrage, le prix est avantageux par rapport à une location commerciale, par exemple 43 € (essence comprise) pour une location de six heures et un parcours de 100 km, soit environ les deux tiers d’une location commerciale. Cette différence de prix disparaît en cas de longue durée et de grande distance, par exemple 150 € (essence comprise) pour une location de 3 jours et un parcours de 500 km, soit à peu près le même prix que celui d’une location commerciale.

Le loueur et le conducteur laissent un commentaire sur le site.

Sécurité

Le prix de la location comprend une assurance1 tous risques et une assistance dépannage 24/24 au premier kilomètre. L’assurance couvre l’accident, le vol, le vandalisme et l’incendie. La voiture est couverte à hauteur de sa valeur actuelle. Il y a une franchise de 800 €  en cas d’accident si le conducteur est responsable ou s’il n’y a pas de tiers identifié2. En cas d’incident, les bonus du loueur et du locataire ne sont pas impacté. Les contraventions sont à la charge de l’utilisateur.

Gestion du système

Il n’y a pas de gestion locale du système à proprement parler. La gestion passe par l’opérateur et des relations de voisinage entre habitants. Il n’y a pas eu de dépense publique locale ni de demande de subvention.

Utilisation

Les voitures

En 2015, au moment où le système fonctionnait au mieux, six familles proposaient dix voitures. La proposition typique était faite par un couple ayant deux voitures sous utilisées.

Les utilisateurs

Il y a eu jusqu’à une quinzaine d’utilisateurs dont deux très réguliers. Grâce à l’autopartage, un couple a réussi à fonctionner avec une voiture au lieu de deux et une personne a réussi à se passer de voiture (voir les encadrés suivants). D’autres locations ont été faites par exemple pour les invités d’une réunion de famille, pour des touristes en panne ou pour des jeunes sans emploi.

 

Encadré 1 – Trois ans à Mens sans voiture

Une utilisatrice est arrivée à Mens en 2011 en provenance de Paris où elle pratiquait déjà la location de voiture. Ayant un travail principalement réalisé à domicile et comptant sur l’autopartage, elle a fait le pari de vivre sans voiture. Trois ans après, le pari est gagné. Elle utilise typiquement l’autopartage pour des rendez-vous professionnels à Grenoble ou pour des démarches dans un rayon de 15 km.

Elle utilise également le train combiné à l’autostop. Pour se rendre à la gare ou en revenir, elle privilégie les heures favorables (matin et soir) et les jours de semaine. Son temps d’attente est toujours acceptable mais il lui arrive de monter dans quatre ou cinq voitures pour faire 20 km.

Elle fait globalement deux voyages par semaine, moitié en autopartage et moitié en autostop et train. Elle estime ainsi économiser 50 % de ce que lui coûterait une voiture (environ 1500 € par an). Cet avantage financier est la justification de son choix. Du côté des désavantages, elle cite la franchise de 800 € qu’elle serait prête à couvrir par une assurance personnelle si cela était possible.

Dans les conditions qui sont les siennes, vivre sans voiture à Mens est tout à fait possible mais elle n’a pas la possibilité de faire une sortie improvisée pour ses loisirs ni de faire un voyage de plusieurs jours à une distance un peu grande. Ces deux limitations lui pèsent.

Les partages

Il y a eu jusqu’à 40 partages par an avec deux voitures fréquemment louées (environ une fois par mois). La réponse à la demande de location a été typiquement obtenue en moins de 4 heures. Si la voiture souhaitée n’était pas disponible, l’utilisateur avait le temps d’en chercher une autre. Une utilisatrice a réalisé 41 locations en 3 ans avec six voitures différentes. Elle a toujours trouvé une voiture disponible quand elle en avait besoin, quitte à contacter plusieurs loueurs en même temps en cas d’urgence et à donner la priorité à celui qui répondait le premier.

Les utilisations ont été de quelques heures et 10 km à quelques jours et quelques centaines de km. Au delà de deux jours, le partage devient difficile pour les propriétaires pour des raisons de disponibilité des voitures et il devient financièrement moins intéressant pour les utilisateurs.

 

Encadré 2 – Autopartage informel entre amis sans passer par l’opérateur

Une utilisatrice travaille à Mens tandis que son compagnon utilise sa voiture toute la semaine dans le cadre d’un emploi éloigné. La famille avait précédemment un second véhicule, assez vieux, permettant de faire quelques déplacements courts dans les environs de Mens à un prix très raisonnable. Quand le moment est venu de remplacer ce second véhicule, la famille a passé une annonce dans un journal local pour solliciter d’éventuels loueurs. Il y a eu deux réponses et les locations ont commencé de façon informelle et en confiance avec un double de clé prêté en permanence, un carnet laissé dans la voiture pour noter les kilomètres et un tarif de 0,35 €/km. Ces locations informelles se sont ajoutées à celles qui étaient proposées par l’opérateur.

En pratique, l’utilisatrice a toujours trouvé un véhicule en trois coups de téléphone au maximum lorsqu’elle a fait ses demandes à temps. Au plus tôt elle appelle la veille pour ne pas bloquer exagérément le loueur. Au plus tard elle appelle quelques heures à l’avance, ce qui crée une petite incertitude, un peu de stress et quelques échecs en cas d’appels de dernière minute.

L’utilisatrice fait aussi appel au covoiturage entre voisins, par exemple pour les trajets des enfants, ainsi qu’à l’autostop pour se rendre à la gare ou en dépannage si l’autopartage n’a pas marché. L’autostop est efficace dans la mesure où elle ne voit jamais passer plus de dix personnes avant d’être prise. C’est aussi une superbe occasion de rencontres. Par contre la circulation est parfois tellement faible et que l’attente peu devenir longue. Par ailleurs elle interdit l’autostop à sa fille de 16 ans.

La sécurité

En trois ans, il n’y a eu qu’un incident : une utilisatrice a été débitée de 150 € pour la réparation d’une rayure sur la carrosserie d’une voiture louée.

Perception

La motivation des loueurs a été principalement écologique, mais la location étant faite au juste prix, elle a aussi un intérêt économique, notamment pour une voiture qui roule peu et qui risque de « mourir de la rouille plutôt que de l’usure ».

Les deux utilisatrices contactées sont contentes d’avoir économisé sur l’achat, les frais et l’assurance d’une voiture, mais aussi d’avoir économisé le temps et le souci de l’entretien (nettoyage, pneus neige, révisions, contrôles techniques). Toutes deux ont combiné l’autopartage, le covoiturage et l’autostop et sont satisfaites des relations sociales que cela entretient. Abandonner sa voiture, même à Mens, cela reste encore une perte de liberté pour les déplacements longs, parce que  l’autopartage n’est pas la solution dans ce cas et parce que la gare est éloignée. La liberté manque également pour les déplacements très courts et/ou improvisés, typiquement pour se rendre au point de départ d’une ballade ou pour conduire sa fille chez une amie.

L’essoufflement

Dans cette seconde partie, nous expliquons pourquoi et comment l’expérience s’est essoufflée.

L’union entre Buzzcar et Drivy début 2015 a permis de proposer 26 000 véhicules à une communauté rassemblant 500 000 membres en France, puis de partir à la conquête de l’Europe. En 2015, on pouvait lire « tout le monde y trouvera son compte : plus de voitures pour les locataires et plus de locataires pour les propriétaires ». Ce n’est pas se qui s’est produit à Mens. Bien au contraire, les règles mises en place pour optimiser l’autopartage dans les grandes villes ont tué la pratique villageoise qui s’était installée. Il est bien évident que les priorités stratégiques de Drivy ne se situaient pas à ce micro niveau.

Les deux exemples qui suivent parlent d’eux-mêmes. L’opérateur a imposé une location d’une journée au moins alors que beaucoup de locations se limitaient à quelques heures. Cette contrainte n’était pas discutable. Elle a découragé plusieurs utilisateurs. L’initiateur du réseau de Mens et principal loueur a été amené, pour des raisons familiales, à refuser deux locations successives. Cela a entraîné son éviction automatique du site de l’opérateur, à nouveau sans discussion possible.

La décision a été prise de changer d’opérateur. Citélib a été de nouveau contacté mais les conditions économiques ont été jugées trop contraignantes.  Le choix s’est porté sur Koolicar. À ce jour, plusieurs voitures sont proposées sur la plateforme de l’opérateur et un propriétaire a installé un boîtier sur une de ses voitures qu’il a entièrement dédiée à l’autopartage.

 

Encadré 3 – Koolicar : un boîtier automatise l’autopartage

Lancé en 2012, Koolicar est une plate-forme web d’autopartage entre particuliers. L’opérateur installe des boîtiers sécurisés qui rendent inutiles les échanges de clé et la rédaction de contrat à chaque emprunt. Les boitiers permettent l’ouverture de la portière grâce à un badge ou une application smartphone. Ils assurent aussi la géolocalisation du véhicule, calculent le nombre de kilomètres parcourus, comptent le temps de location et permettent la facturation.

Fin 2016, l’opérateur avait 200 000 inscrits et 40 000 véhicules disponibles ainsi que des partenariats avec PSA, la MAIF et Feu Vert pour l’installation de boîtiers.

 

Malheureusement, il n’y a eu aucune demande de location depuis six mois, ce qui veut dire que la dynamique qui s’était installée jusqu’en 2015 a disparu depuis et qu’il faudrait repartir à zéro. Ce sera difficile car plusieurs utilisateurs rechignent à l’idée de verser 30% de la location à un opérateur national pour des échanges entre voisins. L’alternative offerte par les partages informels accentue peut-être cette réticence (voir Encadré 2).

Les initiateurs du réseau sont actuellement ouverts à toutes les options, incluant l’arrêt définitif de l’expérience ou sa relance sous de nouvelles formes.

Coordonnées

Olivier Dodinot

Tel : +33 (0) 4 76 34 89 07 – +33 (0) 6 01 88 82 92

ododinot@gmail.com

1 Le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a publié un rapport sur l’assurance des véhicules en autopartage. Ce rapport fait notamment un comparatif très détaillé des différents sites d’autopartage et permet de situer Drivy par rapport aux systèmes concurrents  : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/assurance-autopartage-entre-particuliers_28_02.pdf

2 Montant du même ordre que celui de la location commerciale

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