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Election à la CDC du Trièves

CDC du Trièves : deuxième round dans Trièves: politique locale rad58EFC

Lundi 28 avril 18h, salle Eloi Ville à Saint Martin de Clelles : la date et le lieu pour la seconde « élection présidentielle » du Trièves. Un Dodiblog un peu lent à relater l’événement mais mieux vaut tard que jamais.

Tout le monde est là. Un peu de tristesse en notant que les élus de Mens siégent à l’opposé les uns des autres, majorité d’un coté, l’opposition de l’autre. Même remarque pour les élus de Monestier de Clermont.

Samuel Martin président sortant prend la parole. Il a fait 25 ans d’intercommunalité dont 2 ans et demi comme président. Une expérience à vivre  comme lorsqu’on rentre dans les ordres dit ce bon protestant. La fusion, beaucoup de boulot, la tête dans le guidon, difficile de voir loin mais faut garder un cap. 2 challenges : l’équilibre budgétaire, concilier intérêt communal et intérêt communautaire.

Séquence émotion : il appelle le doyen d’âge, not’ maire de Mens, Bernard Coquet pour présider l’élection. Petit garçon, il l’a connu à la maison de repos où il venait se faire réparer pour une blessure au rugby.

Deux candidats pour le poste suprême:

Jérome Fauconnier et Guillaume Gontard.

Flemme : le discours du premier => CDC du Trièves : Jérome Fauconnier

Le discours du second => CDC du Trièves : Guillaume Gontard

Jérome Fauconnier est élu par 24 voix contre 17, un score qui définira à peu près majorité et opposition tout au long de la soirée. On note que la majorité a perdu une voix par rapport à la mandature précédente où l’équilibre était à 25/16 => http://dodiblog.unblog.fr/2012/01/19/elections-a-la-cdc-du-trieves/

Petit calcul : si Mens n’avait pas changé de camp, la majorité serait passé à gauche par un petit 20/21 !

Le nouveau président salue Guillaume Gontard et fait applaudir son prédecesseur Samuel Martin qui a piloté les deux années difficiles de la fusion des CDC. Il sait qu’on ne peut pas plaire à tout le monde et que la popularité a tendance à chuter avec le temps.

Il propose un exécutif avec 8 vice présidents :

- Economie, agriculture

- Environnement, ordure, eau, forêt

- Vie scolaire et associative

- Finance, personnel

- Urbanisme

- Tourisme

- Culture, patrimoine

- Enfance, famille

L’opposition et Guillaume Gontard propose 7 vice présidents. Jérome Fauconnier met au vote : sans surprise, sa proposition pour 8 présidents obtient 22 voix contre 16, 3 nuls.

Vote pour le poste à l’économie et l’agriculture

Candidat : Gérard Dangles, adjoint à Mens et Jean Bernard Beylier, maire de Saint Michel les Portes

Dangles 24 voix, Beylier 16, 1 blanc

Rien à dire : Gégé a son (sale ?) caractère mais c’est un bosseur qui a dirigé plusieurs entreprise. A l’inverse, Beylier n’a pas laissé que des bons souvenirs en temps qu’ancien président du Comité d’Expansion du Trièves qui a fait faillite en entrainant dans sa chute Radio Mont Aiguille… => Comité d’Expansion du Trièves : l’oraison funébre

Vote pour le poste à l’environnement, ordures ménagères, ressources naturelles

Un seul candidat, Christophe Drure, maire de Roissard. Sa spécialité, les ordures ménagères pour lesquels il poussera à la redevance incitative. Pour la forêt, il apprendra. Elu avec 34 voix et 7 nuls qui n’étaient peut être pas indispensables.  Un élu pour l’opposition, un excellent choix, j’avais eu une intéressante Discussion… avec lui il ya 2 ans.

Vote pour le poste à la vie scolaire et associative

Deux candidats

Guy Percevault, maire de Saint Maurice en Trièves, a travaillé sur les écoles du canton de Clelles

Mr Viallard, élu à Monestier de Clermont, parents enseignants, veut s’investir dans l’éducation, travailler sur les nouveaux rythme. Percevaut élu avec 24 voix contre 17, schéma classique !

La séance commence à durer. On sent un peu de relachement dans la délégation Mensoise. Un bon mot circule : à Mens, on est pas passé du coq à l’Ane, on est passé de l’Annette au Coquet… A chaque pause, le premier adjoint va plaider avec passion la fusion avec la commune de Clelles…

Vote pour le poste de vice président à l’urbanisme :

D’emblée la majorité demande une suspension de séance. La suspension de séance a la CDC de Mens est une sorte de conclave ou les élus d’un bord se réunissent dans une salle, debouts les mains derrière le dos, et discutent avec un air de grande gravité. Seul hic il y a des femmes, ce qui ne fait pas très catholique…

Guillaume Gontard se présente. Architecte, il explique qu’il faudra aider les communes pour les POS et autres PLU, que les permis de construire reviendront sans doute aux CDC. Il aime travailler sur l’aménagement du territoire. Pour moi, un bon candidat !

Surprise, en face se présente Daniel Niot de Saint Martin de la Cluze. Pas bavard, pas un mot pour expliquer sa candidature.

On passe au vote : 22 voix pour Niot, 18 pour Gontard, 1 blanc. Une majorité plus légère que d’habitude, on sent du flottement mais une majorité quand même.

C’est le tournant du match ! Les interruptions de séances se succédent. Demandé par l’opposition, majorité et encore opposition. On sent le gros couac qui plombe l’ambiance jusqu’à présent correcte et fait voler en éclat le consensus. On entend parler de démission, de retrait de l’opposition etc. La cause du problème semblent être un malentendu sur le candidat unique que devait présenter l’opposition avec manoeuvre en coulisse pour réparer le coup…

On repart finalement cahin cahan pour la suite du vote.

Vote pour le poste de vice président aux finances et au personnel.

Se présente Monsieur Vecchiato de Cordeac et Mr Piccot de Lalley. 22 voix pour le premier, 15 pour le second, on retombe sur du classique.

 Vote pour le poste de vice président à la culture.

Un seul candidat : Jean Paul Mauberret qui occupait déjà ce poste. Petit discours sur la nécessité de poursuivre le travail, la qualité du personnel de la CDC, la  richesse du territoire en association, l’importance du lien social. Il faut travailler avec le conseil général et régional.

Vote : 27 pour, 13 blanc, 1 nul. On aurait aimé un peu plus d’unanimité pour le deuxième vice président de l’opposition. On note que la commune de Mens a également 2 vice président.

Vote pour le poste de vice président à l’enfance et la jeunesse.

Candidat : Frédérique Puissat mairesse de Chateau Bernard et conseillère générale du canton de Monestier, Pierre Suzzarini, adjoint à Cornillon en Trièves.

23 voix pour Puissat, 17 pour Suzzarini, 1 blanc. Classique.

Vote pour le poste de vice président au tourisme.

Précédé par un ultime conclave demandé par l’opposition.

Candidat : Monsieur Rougal, maire de Gresse en Vercors, plaide pour le tourisme blanc, bleu et surtout vert. Il arbore un magnigique pull blanc…

Monsieur Souriau, maire de Chichilianne, ancien mineur du Dauphiné, a travaillé 15 ans comme consultant pour des communautés d’agglomérations. Pour le développement durable et l’art de vivre, pour un tourisme traditionnel et les nouvelles pratiques.

23 pour Rougal, 18 pour Souriau, on finit classique.

 

Les jeux sont faits. Guillaume Gontard prend la parole. Il y a eu avant ces élections des échanges fructueux entre majorité et opposition avec l’idée de donner 3 vice présidences à cette dernière. Ces accords n’ont pas été respecté et il n’y a pas une répartition harmonieuse du territoire au sein de l’éxecutif. Une partie du territoire a décidé de travailler seul. Tout cela donne une image regrettable. Gros applaudissement d’une partie du public.

Mr Viallard renchérit. Le territoire est plus divisé que jamais. Le début de mandat commence sans vision de l’intérêt collectif.

Pas de réponse du président Fauconnier qui clôt la séance d’un air désolé.

Ce que j’en pense  : Une élection qui a pas mal commencé pour se terminer en désastre suite à un bug lors de l’élection du vice président  à l’urbanisme. L’idée de donner 3 vice présidence à l’opposition ne lui convenait peut être pas parfaitement (elle réclamait une parité 4/4 avec présidence à la majorité) mais était acceptable. Elle termine avec seulement 2 vice présidences (environnement et culture). Et une ambiance détestable dès le premier round tout comme les premières élections de 2012.

 

CDC du Trièves : Guillaume Gontard

Ci dessous, le discours de Guillaume Gontard, maire du Percy, pour sa candidature à la présidence du Trièves. Pour mémoire, Jérôme Fauconnier a été élu avec 24 voix contre 17 à Guillaume Gontard.

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hebergeur d'image

Mesdames, Messieurs les délégués communautaires,

Je voudrais d’abord vous souhaiter à tous bienvenue au sein de ce conseil communautaire. Nous allons pendant 6 années, jusqu’à l’horizon 2020 devoir travailler ensemble dans l’intérêt de notre territoire, au service de nos concitoyens.

C’est une formidable aventure qui ne peut être que partagée. Nous sommes ici les élus de la diversité d’un territoire de presque 10000 habitants qui ne peut être que la simple juxtaposition de 28 communes. Ce territoire Trieves a un sens, des liens nous unissent, et nous avons les capacités ensemble d’être audacieux, imaginatif et donner un bel avenir à notre territoire et ses habitants.

Aujourd’hui je suis ému mais aussi très fier de solliciter vos suffrages pour la présidence de notre communauté de communes. Fier de pouvoir porter un projet collectif de rassemblement.

Je vis et habite le Trieves depuis plus de quarante ans, j’ai suivi le cursus de tous les jeunes Trievois : l’école communale à Monestier du Percy, le collège à Mens, puis Grenoble. Aujourd’hui, gérant d’une sarl d’architecture, j’ai la chance de pouvoir travailler en parti au pays. Même si ces dernières semaines on m’a collé beaucoup d’étiquettes, je n’ai jamais adhéré à aucun parti. J’ai un profond respect pour les militants, mais je préfère ma liberté. Maire du Percy depuis 2008, c’est d’abord l’avenir de ma région qui me passionne. Je crois en ce pays Trieves, je crois en la force et la créativité de ses habitants.

Mon enthousiasme est intact, j’ai cependant un regret, une déception.

Depuis quelques semaines un certains nombres d’élus d’horizons et de sensibilité différentes travaillent sur un projet de rassemblement. Avec comme volonté de trouver une plateforme commune de travail, une organisation qui donne une place à chacun, une gouvernance partagée. Donner tout simplement à nos concitoyens l’image d’élus responsables avec comme seule ambition l’avenir de notre territoire.

Symbole de ce désir d’entente, une proposition a été faite, la candidature unique de Jérôme Fauconnier à la présidence de notre collectivité à laquelle nous nous étions ralliés. Malgré une volonté largement partagée cet accord n’a pas pu aboutir. J’en suis navré.

Seule proposition avancée : 3 vices présidences sur un exécutif de 11 membres. Est-ce représentatif de notre territoire, de sa population, de sa diversité ? Drôle de manière de concevoir le travailler ensemble. Une vision comptable des responsabilités, peut-être de vieilles rancœurs, ont eu raison de ce beau projet. L’intérêt de notre Trieves est hélas bien loin.

Pourtant dans chacune de nos communes nous savons nous rassembler.

Je suis déçu mais loin d’être résigné. Je sais, nous savons qu’aujourd’hui nous sommes une large majorité à vouloir travailler ensemble, sereinement, loin des querelles de personnes ou de clochés et des combines politiques. Alors ce soir qu’allons nous choisir, une confrontation stérile camp contre camp avec des vices présidences brandies comme des carottes?

et si nous choisissions plutôt la voie de la raison ?

Ce soir, je vous propose un contrat, une démarche collective pour 28 communes solidaires.

De quoi s’agit-il ?

Nous souhaitons tous une collectivité proche de ses habitants en mettant l’échelon communal au centre comme lien de proximité et d’échange avec les citoyens.

Chacune de nos 28 communes doit trouver une juste place dans notre entreprise collective. Chacun d’entre nous ici, sait, qu’il nous reviendra, tous ensemble, de prendre les bonnes décisions pour assurer l’avenir du territoire et de ses habitants.

Pour que cette entreprise collective fonctionne, il faut aller au delà des divergences individuelles, créer un climat de confiance, trouver les bases d’un travail apaisé.

Cela passe par 3 axes de propositions :

Le premier axe : définir une nouvelle organisation de travail :

-  Mettre en place un exécutif resserré avec 7 vices présidences et une réduction de l’enveloppe des indemnités passant annuellement de 75 000€ à 55 000€ soit 20 000€ d’économie, Symbolique dirons certain, c’est quand même l’équivalent de ce qu’a dégagé le budget cette année. C’est un message de rigueur indispensable en ces temps de crise.

- Construire un exécutif équilibré (4/4) basé sur les compétences qui respectent les équilibres politiques et sociologiques du territoire.

- Créer un bureau élargi ouvert aux 28 communes, une nouvelle instance en charges des affaires courantes et des délibérations techniques qui redonnent au conseil communautaire sa véritable fonction d’animateur de projets.

- Se doter d’un règlement intérieur, qui permette d’ouvrir l’ordre du jour, de donner aux commissions leur rôle de proposition.

- Favoriser une gestion participative en ouvrant les commissions aux personnes intéressées.

- Porter une attention particulière et continue à la communication vers les habitants du Trieves.

 

Le deuxième axe : Définir des objectifs communs, un projet fédérateur :

En priorité retrouver des marges de manœuvre financière. L’augmentation des impôts ne peut être la seule solution. Notre collectivité est dans une situation critique. Il faudra rapidement travailler sur l’organisation et le fonctionnement des services. Il n’y a pas de petites économies. Cela passe par un suivi du budget avec des rapports d’étape et une commission des finances qui joue pleinement son rôle. Il sera indispensable de mesurer à chaque fois l’incidence sociale des décisions prises.

Les écoles et notamment le dossier du groupe scolaire de Monestier de Clermont devront être une priorité. Nous ne pouvons plus avancer au jour le jour. Il faut fixer des objectifs clairs basés sur des projections à moyen termes.

Le projet de halte garderie de Mens devra également être mené à bien.

Le développement économique devra être en phase avec le territoire en soutenant l’emploi local, autour des filière agricoles, des ressources naturelles, du tourisme mais aussi des nouvelles technologies, de l’économie verte ou de l’insertion.

Le lien avec les habitants devra être au cœur de nos décisions en s’appuyant sur un tissu associatif fort et dynamique richesse de notre territoire.

Nous avons la chance d’avoir un service culturel fort que de nombreuses collectivités nous envies. Nous devons poursuivre cette politique culturelle qui ouvre notre territoire sur l’extérieur et dégage des retombées incontestables.

Chaque commission devra définir une priorité, un objectif à court, moyen et long terme.


Le troisième axe de proposition passe par un cadrage à long terme qui structure l’ensemble de nos projets et de nos décisions. Nous avons la chance d’avoir un Agenda 21 et d’avoir été retenu sur le projet TEPOS (territoire à énergie positive).  C’est un moyen d’aborder les enjeux avec une approche globale du développement du territoire que ce soit autour des critères économiques, sociaux, démocratiques ou environnementaux.

Voilà en quelques mots une démarche Trieves pour 28 communes solidaires. Nous avons 6 années devant nous, 6 années pour travailler ensemble, 6 années pour prouver que l’on peut construire un véritable pays Trieves en valorisant chacune de nos communes.

Car oui, je crois à l’échelon communal, à sa proximité, à ce lien direct avec les habitants. Je suis persuadé que chaque commune peut sortir grandi et renforcée avec une intercommunalité réfléchie et partagée.

Il est encore temps ce soir de nous rassembler d’agir pour l’intérêt général, de faire preuve d’un esprit constructif et ouvert. Notre territoire le vaut bien.

Si je suis élu je m’engage avec vous à travailler dans ce sens, à mettre en place un exécutif strictement partagé (4/4) gage d’un travail en confiance dans l’intérêt de nos concitoyens.

Aujourd’hui nous avons cette responsabilité devant l’ensemble des Trievois. Nous devons leur montrer notre capacité à travailler ensemble.

Je viens de vous présenter le socle d’engagements, sur lequel s’appuie ma candidature. Un  socle d’engagements auquel j’ajoute ma disponibilité et mon écoute au service des élus, des agents intercommunaux et des habitants.

Je terminerais par une note d’espoir :

Certains peintres transforment le soleil en point jaune, d’autres transforment un point jaune en soleil,  ce soir unis, nous pouvons faire briller notre territoire.

Merci  de votre attention et bon vote,

 Guillaume Gontard,

28/04/2014

CDC du Trièves : Jérome Fauconnier

Ci dessous, le discours de Jérôme Fauconnier, maire d’Avignonnet, pour sa candidature à la présidence du Trièves. Pour mémoire, il a été élu avec 24 voix contre 17 à Guillaume Gontard.

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hebergeur d'image

Elu à Avignonet depuis 20 ans

Maire depuis 7 ans

VP à la CdC Trièves depuis 2 ans, chargé des ressources naturelles

Par ailleurs, médecin au CHU de Grenoble, habitant dans le Trièves depuis 25 ans

J’ai été sollicité pour présenter une candidature à la présidence de la communauté de communes qui puisse concilier les différentes sensibilités locales de notre territoire. L’élection de notre exécutif est en effet une étape primordiale des 6 prochaines années de notre mandature dont elle conditionnera en grande partie la réussite.

Et cette réussite est capitale pour le devenir de notre territoire :

- Capitale, car nous sommes une intercommunalité jeune, mais héritière d’une histoire, et même de pas mal d’histoires, déjà riches et parfois compliquées. Nous avons à stabiliser, à consolider et à structurer le travail déjà mis en œuvre ces deux dernières années. Le visage futur de notre territoire en dépendra

- Capitale, car le monde change et notamment le monde des collectivités rurales : financements, structures, relations avec nos partenaires, périmètre d’action, autonomie de décision : dans la grande chasse au millefeuille territorial qui semble ouverte au plus haut niveau, la feuille rurale fait figure de gibier idéal, face à des régions et des technopoles à l’appétit croissant et de plus en plus interventionnistes.

Il faut en être convaincus : nous ne fonctionnerons plus jamais comme avant. C’est à nous d’inventer et d’imposer notre place dans cette nouvelle organisation, avant qu’on ne l’invente pour nous et qu’on nous l’impose. Sans défiance, mais sans naïveté, il nous faudra défendre nos spécificités et mettre en avant nos richesses locales

- Enfin, capitale, car les populations attendent toujours plus des collectivités et nos moyens vont être de plus en plus limités. Il va nous falloir trouver tous ensemble, mais aussi avec nos partenaires institutionnels et géographiques les solutions pour répondre à ces nouveaux défis, et puisque nous aurons moins, il va falloir être meilleurs pour répondre à ces besoins.

Nous avons donc besoin de chacune des 28 communes du Trièves pour y répondre, et certainement pas de singer la politique nationale en clivant ce territoire en plusieurs partis dont l’antagonisme serait plus fondé sur des querelles historiques et des inimitiés personnelles que sur un projet de territoire fondamentalement différent.

Je ne suis bien sûr pas naïf, et je ne méconnais pas les divergences parfois importantes qui existent sur certains thèmes. Cependant je travaillerai avec ténacité pour qu’on n’insulte pas l’avenir par des positions définitives qui congèleraient notre territoire pour longtemps dans des oppositions stériles.

Aujourd’hui, je ne vous ferai donc pas du « Moi, Président … », mais plutôt du « Vous, élus communautaires… », quel Trièves voulez vous pour demain, pour quel Trièves êtes vous prêts à vous impliquer ?

A travers cette candidature, c’est chacun de vous que j’invite à s’engager pour notre territoire et ses habitants.

Lettre aux Elu(e)s Municipaux et Communautaires du Trièves

La lettre qu’avaient envoyé les élus de « l’opposition » à la CDC du Trièves aux autres élus municipaux et communautaires du territoire avant l’élection de lundi. On verra bientôt que la suite n’a pas été aussi angélique…

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 Cher(e)s Collègues,

Lundi 28 Avril, le Conseil Communautaire de la Communauté de Communes du Trièves sera réuni pour élire son exécutif : Président(e) et Vice-Président(e)s.

Parce que l’intérêt du Trièves et de ses habitants nécessite qu’avec des sensibilités différentes, nous puissions nous rassembler et travailler sur des projets fédérateurs et constructifs.

Des représentants de sensibilités diverses ont travaillé en parallèle sur des projets de territoire et sur un mode de fonctionnement. Des délégations des deux groupes de réflexion se sont rencontrées avec pour objectif de converger. Les projets de territoire sont compatibles, la mise en oeuvre d’une gouvernance équilibrée semble un objectif accessible.

A ce jour, le groupe de réflexion auquel les signataires ont contribué a donné des gages de sa volonté d’aboutir en acceptant la proposition d’une candidature commune à la Présidence. Il s’agit d’un symbole fort qui montre à l’ensemble des habitants du territoire une volonté profonde de travailler ensemble pour un avenir commun.

Un tel engagement passe forcement par une confiance mutuelle et un strict et nécessaire équilibre de l’exécutif.

C’est cette composition équilibrée de l’exécutif, basée sur les compétences et non les individus, à responsabilité partagée, qui sera gage de notre volonté commune de travailler ensemble.

Telles sont les bases d’un accord équitable de gouvernance sur lesquelles nous sommes prêts à nous engager, persuadés que notre territoire mérite un large rassemblement.

Notre volonté daboutir dans l’intérêt du Trièves est telle que si nous ne parvenons pas à un accord équitable, alors nous présenterons un candidat afin d’appliquer ce principe de gouvernance partagée comme nouveau fonctionnement de notre communauté de communes.

En espérant lundi prochain, pouvoir donner forme à un exécutif équilibré à l’image de notre Trièves.

Bien cordialement,

 Les Conseillers Communautaires signataires

Jean-Pierre Agresti, Frédéric Aubert, Jean-Bernard Bellier, Marc Delmas, Ameline Diénot, Christophe Drure, Guillaume Gontard, Jean-François Helly, Pierline Hunckler, Jeanne Lucsanszky, Jean-Paul Mauberret, Michel Picot, Christian Roux, Yann Souriau, Pierre Suzzarini, Laurent Viallard, Marie Viola,

 

Y a t’il un pilote à la CDCT ?…

La communauté de communes du Trieves a pris son envol il y a maintenant plus d’un an.

Ce gros porteur vol tranquillement, le personnel de bord travaille dur pour répondre aux exigences des voyageurs. Les plateaux repas sont servis à heures fixes, les sanitaires sont propres, le nettoyage est fait régulièrement. Les écrans d’information sur le déroulement du vol sont souvent brouillés mais le problème devrait être rapidement réglé. Le temps est gris mais aucune grosse perturbation n’est à craindre.

La prochaine escale est annoncée en 2014, tout le monde patiente en regardant par le hublot. Mais certains voyageurs en voyant défiler les nuages et s’éloigner les derniers rayons de soleil s’autorisent une réflexion. Mais au fait, qu’elle est notre destination ? Y a t’il un plan de vol, un itinéraire, avons nous un objectif, une terre promise ?

Le commandant de bord n’a pas fait d’annonce, il zig-zag entre les orages et les trous d’air. Il y a un léger problème, l’équipe de pilotage n’est pas d’accord sur l’objectif. Chacun son eldorado. Pour ne froisser personne et garder sa place dans le cockpit un compromis est trouvé, on ne parle pas de choses qui fâchent. Nous verrons plus tard où nous allons, pour l’instant la priorité est de garder l’avion en l’air. Chacun regarde dans sa direction mais la jauge de carburant descend doucement…

Revenons un moment sur terre et laissons cette métaphore aérienne.

Monsieur le président de la communauté de communes, dans une précédente interview, nous a expliqué sa vision très administrative de la gestion intercommunale. Ce n’est pas un lieu d’idée, ni de réflexion ou de projet, il s’agit de faire fonctionner la machine un point c’est tout. La politique (quel vilain mot !) n’a pas sa place ici, d’ailleurs il le précise, la grande majorité des décisions sont purement techniques.

Et pourtant en abordant le sujet de l’A51 un doute s’installe. Il nous donne son opinion personnelle (très cohérente et juste) mais précise que ce sujet ne peut
être abordé car il n’y aura jamais de consensus dans l’assemblée délibérante. Derrière le dossier de l’A51, ce sont deux visions du développement de notre
pays Trieves qui s’opposent :

Soit, un développement économique à contre courant de la nature même du Trieves, artificiel, en faisant croire que des entreprises sans aucun lien avec le territoire  viendront s’installer comme par miracle.

Soit, un développement maîtrisé, basé sur notre agriculture et l’artisanat, la transformation de matière première locale, le développement de circuits
courts…

Oui il y a plusieurs manières d’imaginer le Trieves de demain et c’est bien. Oui il doit y avoir débat sur un projet de territoire. Oui nous ne serons pas tous
d’accord. C’est ce que l’on nomme faire de la politique en démocratie.

Si il n’y a pas de projet de territoire, si la communauté de commune n’est qu’une juxtaposition de services alors que faisons nous des compétences transversales
qu’elle est sensée exercer comme, l’aménagement du territoire, l’économie ou la politique du logement et du cadre de vie.

Comment est-il possible que la communauté de commune ne puisse pas se positionner sur un projet tel que l’A51. Nous avons (ou avions) un agenda21, nous avons adopté un SCOT, deux documents qui sont clairement en contradiction avec un projetautoroutier.  La communauté de commune devrait rester muette ?
Pourquoi ? Par convenance personnelle, pour ménager certaines alliances ?

Il n’est pas concevable qu’une collectivité de presque 10 000 habitants n’ait pas de projet politique, ce n’est pas une question de droite ou de gauche mais
simplement d’orientations, d’objectifs, de vision à moyen terme. S’autoriser tout simplement, soyons fou, à rêver. Le rêve ne coute rien, peut apporter
beaucoup et permet surtout d’avancer. C’est parce que certains (pas forcement des élus) ont su voir au delà du quotidien que le Trieves a su se démarquer et
façonner son identité. C’est grâce à ce temps d’avance que notre territoire a su capter dans les années précédentes autant de financements.

Il est impératif de continuer à innover, de ne pas toujours choisir les voies les plus faciles, de soutenir les nombreuses initiatives citoyennes, d’être inventif et ouvert pour décider de notre avenir et ne pas se faire imposer un modèle.

Il reste à espérer que notre bel avion choisisse enfin sa destination, se pose sans encombre (si possible, pas à notre Dame des Landes) et que l’aventure continue avec un moyen de locomotion plus durable.

Guillaume Gontard,

Habitant du Trieves et délégué de la commune du Percy à la CDCT.

Elections à la CDC du Trièves : l’intégrale

Voiçi donc le compte rendu in extenso de la soirée d’élection pour la présidence et les vice-présidences au sein de la nouvelle CDC du Trièves, mercredi 18 janvier à Saint Martin de Clelles.

La réunion est ouverte par Marcel Calvat, président sortant de l’ex CDC du canton de Mens, en tant que doyen d’âge des trois CDC fusionnantes.

Il se réjouit de cette fusion sur une base volontaire, cela vaut mieux qu’une union suite à un oukaze du préfet.

L’élection est ensuite présidée par Jean Pierre Sarret, doyen d’âge des délégués communautaires assisté de Guillaume Gontard, benjamin de l’assemblée, en tant que secrétaire.

Deux candidats se présentent à la présidence : Samuel Martin, maire de Monestier du Percy, président sortant de la CDC de Clelles et Jean Paul Mauberret, 2ème adjoint à Mens et président sortant du SAT.

Samuel Martin rappelle son expérience en tant que maire et président de CDC. Sa candidature a été encouragé par Marcel Calvat, président de la CDC de Mens, par Frédérique Puissat, présidente de la CDC de Monestier de Clermont et par de nombreux maires. Il souligne que la future CDC du Trièves sera essentiellement une communauté de services type écoles, enfance jeunesse, tourisme, culture, environnement, développement économique etc. Il s’agit d’affermir l’existant et de l’améliorer.

S’il est élu, il fera d’abord un état des lieux des finances et du personnel. Le mandat ne courant que sur 2 ans et demi, on ne pourra qu’esquisser un projet de territoire. Enfin, il souhait constituer autour de lui une équipe homogéne et issue de manière équilibrée du territoire;

Jean Paul Mauberret expose son programme à son tour. Voir içi : Déclaration de candidature

 

On procéde au vote pour la présidence

Samuel Martin est élu par 25 voix contre 16 à Jean Paul Mauberret.

Sans grand risque de se tromper, et malgré le vote à bulletin secret, on peut penser que Samuel a fait quasi le plein des voix sur le canton de Clelles sauf celle du  Percy, sur celui de Monestier (sauf Roissard, Saint Paul les Monestier ?) alors que celui de Mens a voté majoritairement pour Mauberret (quid de Lavars, Saint Jean d’Hérans ?). Un vote assez « ethnique » donc mais c’est la démocratie.

Le nouveau président remercie ceux qui ont voté pour lui. Il rend hommage à Marcel Calvat ainsi qu’aux anciens président du SAT dont Maurice Puissat et ses successeurs.

Il propose la création de 8 postes de vice-présidents, le maximum prévu par la loi à raison de 4 pour le canton de Monestier, 3 pour celui de Mens et 1 pour Clelles qui a déjà la présidence. Et de 3 membres supplémentaires pour le bureau, un pour chaque canton.

Le maire de Saint Baudille propose un nombre moins important afin de limiter le coup des indemnités.

Celui du Percy et celle de Saint Paul les Monestier objecte qu’il faudrait d’abord définir les fonctions avant de fixer le nombre de vice-présidents. Le président rétorque qu’il est de son ressort d’attribuer les fonctions à ceux qui seront élus. Le raisonnement surprend : imagine on un conseil des ministres où on annonce d’abord le nom des ministres et la semaine suivante leur attribution ?

On passe néanmoins au vote sur le nombre de vice-présidents :

par 35 voix contre 6 abstentions, on opte pour 8 postes.

Election du 1er vice président, poste attribué au canton de Monestier :

Samuel Martin propose le nom de Frédérique Puissat, maire de Chateau Bernard, conseillère générale du canton de Monestier et présidente sortante de la CDC. Une femme d’expérience, qualibrée pour le poste. Seul bémol : elle cumule 3 postes ce qui pour moi est « limite » (Pour mémoire la fameuse Lettre ouverte à Marie-Noëlle Battistel, députée de l’Isère)

Pas d’autres candidats, elle est élue par 38 voix et 3 blancs. A ce stade, on voit que les « Mauberristes » jouent en grande majorité le jeu du consensus.

Election du 2ème vice président, poste attribué au canton de Mens :

A ce stade, on aurait pu concevoir que par fair play et pour continuer dans la voie de la réconciliation,  on propose le poste à Jean Paul Mauberret. Mais tournant du match : Samuel Martin propose le nom d’Annette Pellegrin, maire de Mens et conseillère générale du canton. Elle n’était manifestement pas au courant ! Le maire de Roissard Christophe Drure demande une suspension de séance. Au retour, Annette Pellegrin refuse arguant de son manque de disponibilité, ce qui est tout à son honneur. Elle propose la candidature de Jean Paul Mauberret. SM propose alors le nom d’Alain Hermil Boudin, secrétaire sortant de la CDC de Mens qui accepte. Le coup était manifestement préparé à l’avance. Jean Paul Mauberret présente également sa candidature.

Vote : 25 voix pour Hermil boudin, 16 pour Mauberret. On voit donc que les deux blocs se sont immédiatement reconstitué.

Election du 3ème vice président, poste attribué au canton de Clelles

Samuel Martin propose Marie Claire Brizion, maire de Clelles et conseillère générale suppléante du canton de Clelles. Les choses étant lancés, JP Mauberret se présente de nouveau et on retombe sur les scores habituels : Brizion 25, Mauberret 15, 1 blanc.

Election du 4ème vice président, poste attribué au canton de Monestier

Samuel Martin propose Robert Riotton, maire de Saint Martin de la Cluze et conseiller général suppléant du canton de Monestier.

Là dessus, Christophe Drure, intervient  pour dire que la méthode employée consiste à évincer les gens et à ne pas utiliser les compétences et l’expérience. Samuel Martin répond que ce n’est que la démocratie et qu’il ne voit pas en quoi les gens qu’il propose son moins compétent. Mauberret de nouveau candidat.

JP Mauberret se présente : Riotton 24, Mauberret 15, Marie Jo Villard 1, blanc 1

Election du 5ème vice président, poste attribué au canton de Mens

Grand prince mais un peu tard, Samuel Martin annonce qu’il ne présentera pas de candidat. Mauberret candidat et pas mal de dispersion

Mauberret 28, Michel Guiguet 2, Annette Pellegrin, Marie Jo Villard et Fabrice Bon 1, blanc 8

Election du 6ème vice président, poste attribué au canton de Monestier

Samuel Martin propose Marie Jo Villard, maire de Monestier de Clermont. Christophe Drure se présente, histoire de faire 16-25 dit il !

Pas loin… Villard 25, Drure 14, Hermil Boudin 1 !, blanc 1

Election du 7ème vice président, poste attribué au canton de Mens

Samuel Martin propose Eric Bernard, le second plus jeune de l’assemblée, conseiller municipal à Saint Jean d’Hérans. Demande de suspension de séance des Mauberristes qui pensait à Nadine Serpollet, maire de Saint Sébastien pour être vice présidente à l’enfance et à la jeunesse, sa spécialité au sein de la CDC de Mens. Retour, Eric Bernard maintient sa candidature et est le seul candidat.

Bernard : 30, Serpollet : 5, blanc : 6

Eric Bernard aurait annoncé qu’il convoiterait la vice présidence à l’urbanisme, un dossier extrémement technique et spécialité de Jean Paul Mauberret. Wait and see…

Election du 8ème vice président, poste attribué au canton de Monestier

Samuel Martin propose Jérome Fauconnier, maire d’Avignonet.

Fauconnier 28, Drure 2, blanc 11

Conclusion

Une victoire indiscutable et démocratique de Samuel Martin qui a réussi à s’allier avec Frédérique Puissat pour constituer un bloc Clelles – Monestier. Après une victoire, il n’est pas indispensable d’humilier et de cliver. Le bon sens, le fair play aurait constitué à donner quelques gages aux perdants en leur accordant la seconde vice présidence. D’autant que l’élection de la première vice présidente avait montré que la quasi unanimité pouvait être obtenue. Le président nouvellement élu en a décidé autrement en recréant instantanément un clivage d’autant plus génant qu’il donne au canton de Mens le sentiment d’être laissé au bord de la route, le siège de la CDC et le poste de directrice des services ayant été attribué à Monestier. Un bien mauvais démarrage pour ce qui est censé être une fusion. Il est vrai que notre nouveau président de CDC a plaidé pour une équipe homogéne…

Deuxième session le 31 janvier. On y élira entre autres 3 suppléants au bureau de la CDC, à raison d’un pour chaque canton.

Suggestion :

Est il inconcevable de désigner à l’unanimité Nadine Serpollet, maire de Saint Sébastien et spécialiste de l’enfance et de la jeunesse ? Cela donnerait quelques gages au clan Mauberriste, apaiserait les tensions sans rien modifier à l’équilibre politique globale. Chacun peut suggérer ce type d’idée à son propre maire ou délégué communautaire. C’est aussi cela la démocratie !

 

 

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