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Autopartage à Mens : fin d’expérience ?

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Exploration des expériences d’écomobilité

L’autopartage à Mens

Version provisoire – 05/06/2017

Louer sa voiture plutôt que la laisser dormir au garage : six familles de Mens, au sud de Grenoble, ont franchi le pas. De 2011 à 2015 elles ont proposé jusqu’à dix véhicules particuliers en location par l’intermédiaire de divers opérateurs nationaux. Le système s’est créé de façon très légère, sans organisation porteuse ni coût ni subvention. La proposition typique est faite par un couple qui a deux voitures sous utilisées. Le tarif équivaut à un prix de l’ordre de 30 centimes par kilomètre, essence comprise, soit à peu près le barème fiscal et la moitié d’une location commerciale classique pour un déplacement de courte durée. Une quinzaine d’utilisateurs ont fait environ 85 locations en 3 ans. Avec l’aide de ce système, un couple a réussi à fonctionner avec une voiture au lieu de deux et une personne a réussi à se passer de voiture.

Début 2015 l’opérateur intervenant à Mens a fusionnée avec Drivy dont la priorité stratégique était la conquête des grandes villes d’Europe. Les règles mises en place au service de cette stratégie ont tué la pratique villageoise qui s’était installée. Une nouvelle tentative a été faite avec un autre opérateur mais la dynamique qui s’était installée jusqu’en 2015 a disparu. Les initiateurs du réseau sont actuellement ouverts à toutes les options, incluant l’arrêt définitif de l’expérience ou sa relance sous de nouvelles formes.

 

Sources

Cette note est une mise à jour de notre précédente étude. La mise à jour a été réalisée en interaction avec Olivier Dodinot

L’expérience

Dans cette première partie, nous présentons le réseau d’autopartage qui a fonctionné à Mens entre 2011 et 2015.

Situation

Mens est une commune rurale de 1450 habitants située à 50 km de Grenoble, ville qui peut être atteinte en bus 2 fois par jour en 1h30 à 1h45 selon les horaires. La gare la plus proche est à 14 km. Il y a environ 1000 habitants au bourg centre. La vie associative est très active (70 associations).

Historique

L’idée de l’autopartage a été discutée à Mens vers 2009. Des contacts avaient alors été pris avec l’association grenobloise Alpes-Autopartage, devenue ensuite Citélib et intégrée au réseau Citiz.
Le système a ensuite été créé  en 2011 à l’initiative d’un habitant particulièrement investi dans le champ de l’écologie et qui a par ailleurs contribué à la mise en place d’un pédibus et de parkings à vélos. « Notre objectif était de réduire le nombre de véhicules qui circulent dans notre commune. Nous voulions aussi permettre à ceux qui n’ont pas les moyens d’avoir une voiture de se déplacer. »

Il n’y avait pas assez d’utilisateurs potentiels à Mens pour lancer un système d’autopartage classique avec des voitures mises à disposition par un opérateur. Le seuil de rentabilité se situe à une location par jour et il ne peut être atteint qu’en ville.

On aurait pu envisager de faire appel à un opérateur en lui assurant une garantie de recette avec de l’argent public comme cela a été fait depuis dans trois parcs naturels de la Région Auvergne Rhône Alpes. Cependant cette formule n’existait pas à l’époque et la commune de Mens a très peu de ressources financières.

C’est donc la location entre particuliers qui a été choisie et mise en place en coopération avec CityzenCar qui a par la suite fusionné avec Buzzcar mi 2013 puis avec Drivy début 2015.

Modalités de fonctionnement

Recrutement

Le recrutement des loueurs et des utilisateurs se fait principalement par bouche à oreille. Les initiateurs font régulièrement des rappels d’information sous forme d’articles dans les journaux locaux, de documents dans les commerces et à l’office de tourisme et d’infos sur Internet.

L’utilisateur s’inscrit sur le site de l’opérateur (Citizencar puis Buzzcar puis Drivy). Il télécharge une photo et une image électronique  de sa carte d’identité et de son permis. Il donne ses coordonnées bancaires. Il doit avoir au moins 21 ans et 2 ans de permis. Il ne doit pas  avoir eu d’accident responsable ou de retrait de permis depuis 24 mois. Seul les permis Européens sont acceptés.

Mise en relation

Le loueur inscrit sa voiture et ses tarifs sur le site de l’opérateur.

L’utilisateur choisit un véhicule, vérifie sa disponibilité en contactant le loueur et donne une préautorisation de prélèvement sur son compte.

Partage

Le loueur et l’utilisateur se rencontrent une première fois au départ pour faire l’état du véhicule, relever le compteur et remettre les clés, puis une seconde fois à la restitution des clés. Pour éviter cette contrainte, un opérateur avait proposé un équipement de suivi par GPS mais cela nécessitait une couverture de téléphonie mobile qui n’était pas suffisante à ce moment là à Mens.

Le tarif est fixé par le loueur à peu près au niveau du barème kilométrique fiscal. Par exemple, une Twingo est louée 10 € par jour plus 27 cts par kilomètre, essence et commission du site comprise. Dans cet exemple le barème kilométrique fiscal est de 33.2 cts et le prix de location est un peu plus élevé pour un aller-retour à La Mure (2 x 18 km) mais un plus faible pour  un aller-retour à (2 x 57 km).

Ce tarif inclut le carburant, de façon à ce qu’il n’y ait pas besoin de faire le plein à chaque location. Si l’usager doit faire un plein, le loueur lui rembourse sur justificatif. La location est prélevée par le site sur le compte de l’utilisateur. Pour se rémunérer l’opérateur ajoute une commission de 30%.

Pour une courte durée et un petit kilométrage, le prix est avantageux par rapport à une location commerciale, par exemple 43 € (essence comprise) pour une location de six heures et un parcours de 100 km, soit environ les deux tiers d’une location commerciale. Cette différence de prix disparaît en cas de longue durée et de grande distance, par exemple 150 € (essence comprise) pour une location de 3 jours et un parcours de 500 km, soit à peu près le même prix que celui d’une location commerciale.

Le loueur et le conducteur laissent un commentaire sur le site.

Sécurité

Le prix de la location comprend une assurance1 tous risques et une assistance dépannage 24/24 au premier kilomètre. L’assurance couvre l’accident, le vol, le vandalisme et l’incendie. La voiture est couverte à hauteur de sa valeur actuelle. Il y a une franchise de 800 €  en cas d’accident si le conducteur est responsable ou s’il n’y a pas de tiers identifié2. En cas d’incident, les bonus du loueur et du locataire ne sont pas impacté. Les contraventions sont à la charge de l’utilisateur.

Gestion du système

Il n’y a pas de gestion locale du système à proprement parler. La gestion passe par l’opérateur et des relations de voisinage entre habitants. Il n’y a pas eu de dépense publique locale ni de demande de subvention.

Utilisation

Les voitures

En 2015, au moment où le système fonctionnait au mieux, six familles proposaient dix voitures. La proposition typique était faite par un couple ayant deux voitures sous utilisées.

Les utilisateurs

Il y a eu jusqu’à une quinzaine d’utilisateurs dont deux très réguliers. Grâce à l’autopartage, un couple a réussi à fonctionner avec une voiture au lieu de deux et une personne a réussi à se passer de voiture (voir les encadrés suivants). D’autres locations ont été faites par exemple pour les invités d’une réunion de famille, pour des touristes en panne ou pour des jeunes sans emploi.

 

Encadré 1 – Trois ans à Mens sans voiture

Une utilisatrice est arrivée à Mens en 2011 en provenance de Paris où elle pratiquait déjà la location de voiture. Ayant un travail principalement réalisé à domicile et comptant sur l’autopartage, elle a fait le pari de vivre sans voiture. Trois ans après, le pari est gagné. Elle utilise typiquement l’autopartage pour des rendez-vous professionnels à Grenoble ou pour des démarches dans un rayon de 15 km.

Elle utilise également le train combiné à l’autostop. Pour se rendre à la gare ou en revenir, elle privilégie les heures favorables (matin et soir) et les jours de semaine. Son temps d’attente est toujours acceptable mais il lui arrive de monter dans quatre ou cinq voitures pour faire 20 km.

Elle fait globalement deux voyages par semaine, moitié en autopartage et moitié en autostop et train. Elle estime ainsi économiser 50 % de ce que lui coûterait une voiture (environ 1500 € par an). Cet avantage financier est la justification de son choix. Du côté des désavantages, elle cite la franchise de 800 € qu’elle serait prête à couvrir par une assurance personnelle si cela était possible.

Dans les conditions qui sont les siennes, vivre sans voiture à Mens est tout à fait possible mais elle n’a pas la possibilité de faire une sortie improvisée pour ses loisirs ni de faire un voyage de plusieurs jours à une distance un peu grande. Ces deux limitations lui pèsent.

Les partages

Il y a eu jusqu’à 40 partages par an avec deux voitures fréquemment louées (environ une fois par mois). La réponse à la demande de location a été typiquement obtenue en moins de 4 heures. Si la voiture souhaitée n’était pas disponible, l’utilisateur avait le temps d’en chercher une autre. Une utilisatrice a réalisé 41 locations en 3 ans avec six voitures différentes. Elle a toujours trouvé une voiture disponible quand elle en avait besoin, quitte à contacter plusieurs loueurs en même temps en cas d’urgence et à donner la priorité à celui qui répondait le premier.

Les utilisations ont été de quelques heures et 10 km à quelques jours et quelques centaines de km. Au delà de deux jours, le partage devient difficile pour les propriétaires pour des raisons de disponibilité des voitures et il devient financièrement moins intéressant pour les utilisateurs.

 

Encadré 2 – Autopartage informel entre amis sans passer par l’opérateur

Une utilisatrice travaille à Mens tandis que son compagnon utilise sa voiture toute la semaine dans le cadre d’un emploi éloigné. La famille avait précédemment un second véhicule, assez vieux, permettant de faire quelques déplacements courts dans les environs de Mens à un prix très raisonnable. Quand le moment est venu de remplacer ce second véhicule, la famille a passé une annonce dans un journal local pour solliciter d’éventuels loueurs. Il y a eu deux réponses et les locations ont commencé de façon informelle et en confiance avec un double de clé prêté en permanence, un carnet laissé dans la voiture pour noter les kilomètres et un tarif de 0,35 €/km. Ces locations informelles se sont ajoutées à celles qui étaient proposées par l’opérateur.

En pratique, l’utilisatrice a toujours trouvé un véhicule en trois coups de téléphone au maximum lorsqu’elle a fait ses demandes à temps. Au plus tôt elle appelle la veille pour ne pas bloquer exagérément le loueur. Au plus tard elle appelle quelques heures à l’avance, ce qui crée une petite incertitude, un peu de stress et quelques échecs en cas d’appels de dernière minute.

L’utilisatrice fait aussi appel au covoiturage entre voisins, par exemple pour les trajets des enfants, ainsi qu’à l’autostop pour se rendre à la gare ou en dépannage si l’autopartage n’a pas marché. L’autostop est efficace dans la mesure où elle ne voit jamais passer plus de dix personnes avant d’être prise. C’est aussi une superbe occasion de rencontres. Par contre la circulation est parfois tellement faible et que l’attente peu devenir longue. Par ailleurs elle interdit l’autostop à sa fille de 16 ans.

La sécurité

En trois ans, il n’y a eu qu’un incident : une utilisatrice a été débitée de 150 € pour la réparation d’une rayure sur la carrosserie d’une voiture louée.

Perception

La motivation des loueurs a été principalement écologique, mais la location étant faite au juste prix, elle a aussi un intérêt économique, notamment pour une voiture qui roule peu et qui risque de « mourir de la rouille plutôt que de l’usure ».

Les deux utilisatrices contactées sont contentes d’avoir économisé sur l’achat, les frais et l’assurance d’une voiture, mais aussi d’avoir économisé le temps et le souci de l’entretien (nettoyage, pneus neige, révisions, contrôles techniques). Toutes deux ont combiné l’autopartage, le covoiturage et l’autostop et sont satisfaites des relations sociales que cela entretient. Abandonner sa voiture, même à Mens, cela reste encore une perte de liberté pour les déplacements longs, parce que  l’autopartage n’est pas la solution dans ce cas et parce que la gare est éloignée. La liberté manque également pour les déplacements très courts et/ou improvisés, typiquement pour se rendre au point de départ d’une ballade ou pour conduire sa fille chez une amie.

L’essoufflement

Dans cette seconde partie, nous expliquons pourquoi et comment l’expérience s’est essoufflée.

L’union entre Buzzcar et Drivy début 2015 a permis de proposer 26 000 véhicules à une communauté rassemblant 500 000 membres en France, puis de partir à la conquête de l’Europe. En 2015, on pouvait lire « tout le monde y trouvera son compte : plus de voitures pour les locataires et plus de locataires pour les propriétaires ». Ce n’est pas se qui s’est produit à Mens. Bien au contraire, les règles mises en place pour optimiser l’autopartage dans les grandes villes ont tué la pratique villageoise qui s’était installée. Il est bien évident que les priorités stratégiques de Drivy ne se situaient pas à ce micro niveau.

Les deux exemples qui suivent parlent d’eux-mêmes. L’opérateur a imposé une location d’une journée au moins alors que beaucoup de locations se limitaient à quelques heures. Cette contrainte n’était pas discutable. Elle a découragé plusieurs utilisateurs. L’initiateur du réseau de Mens et principal loueur a été amené, pour des raisons familiales, à refuser deux locations successives. Cela a entraîné son éviction automatique du site de l’opérateur, à nouveau sans discussion possible.

La décision a été prise de changer d’opérateur. Citélib a été de nouveau contacté mais les conditions économiques ont été jugées trop contraignantes.  Le choix s’est porté sur Koolicar. À ce jour, plusieurs voitures sont proposées sur la plateforme de l’opérateur et un propriétaire a installé un boîtier sur une de ses voitures qu’il a entièrement dédiée à l’autopartage.

 

Encadré 3 – Koolicar : un boîtier automatise l’autopartage

Lancé en 2012, Koolicar est une plate-forme web d’autopartage entre particuliers. L’opérateur installe des boîtiers sécurisés qui rendent inutiles les échanges de clé et la rédaction de contrat à chaque emprunt. Les boitiers permettent l’ouverture de la portière grâce à un badge ou une application smartphone. Ils assurent aussi la géolocalisation du véhicule, calculent le nombre de kilomètres parcourus, comptent le temps de location et permettent la facturation.

Fin 2016, l’opérateur avait 200 000 inscrits et 40 000 véhicules disponibles ainsi que des partenariats avec PSA, la MAIF et Feu Vert pour l’installation de boîtiers.

 

Malheureusement, il n’y a eu aucune demande de location depuis six mois, ce qui veut dire que la dynamique qui s’était installée jusqu’en 2015 a disparu depuis et qu’il faudrait repartir à zéro. Ce sera difficile car plusieurs utilisateurs rechignent à l’idée de verser 30% de la location à un opérateur national pour des échanges entre voisins. L’alternative offerte par les partages informels accentue peut-être cette réticence (voir Encadré 2).

Les initiateurs du réseau sont actuellement ouverts à toutes les options, incluant l’arrêt définitif de l’expérience ou sa relance sous de nouvelles formes.

Coordonnées

Olivier Dodinot

Tel : +33 (0) 4 76 34 89 07 – +33 (0) 6 01 88 82 92

ododinot@gmail.com

1 Le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a publié un rapport sur l’assurance des véhicules en autopartage. Ce rapport fait notamment un comparatif très détaillé des différents sites d’autopartage et permet de situer Drivy par rapport aux systèmes concurrents  : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/assurance-autopartage-entre-particuliers_28_02.pdf

2 Montant du même ordre que celui de la location commerciale

Notre planéte le vaut bien !

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Osons le dire, je suis plutôt surpris en bien jusqu’à présent par la politique écologique de Nicolas Sarkozy. Il est vrai que sa campagne ne laissait pas espérer grand chose de bon dans ce domaine!

La formation du premier gouvernement Fillon avait déjà été une bonne surprise. Sarkozy avait donc repris l’une des principales propositions du pacte écologique de Nicolas Hulot. Alain Juppé était numéro deux du gouvernement, ministre d’État, ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables. Ministre d’état, c’est indiquer une priorité politique forte. Il était aussi ministre des transports, transports qui générent 25 % des gaz à effet de serre.

Certes on pouvait être septique sur sa soudaine conversion à l’écologie à son retour du Canada. Mais je préfére toujours laisser le bénéfice du doute avant de juger sur les actes. Et Alain Juppé est un point lourd de la politique, ancien président du RPR, ancien ministre des affaires étrangères puis premier ministre, maire de Bordeaux.

Il faut souligner que sous les gouvernements précédents de gauche comme de droite, le ministère de l’écologie était plutôt un ministère de la parole, doté d’un budget dérisoire et sans grande autorité transversale notamment concernant les transports. Sous la gauche, il était traditionnellement confié à un responsable des verts, parti de plus en plus croupion des socialistes. Sous la droite, c’était généralement un(e) illustre inconnu(e). Qui se souvient de Nelly Ollin, la dernière ministre de l’écologie sous Chirac?
 

La défaite d’Alain Juppé aux élections législatives a entrainé sa démission du gouvernement. Le lendemain, j’ai eu une discusssion avec certains de mes amis de gauche tendance écolo. J’ai été surpris de les voir ricaner en annoncant à l’avance le dépecage de ce super ministère de l’écologie. Peut on vraiment détester le gouvernement au point de souhaiter son échec dans ce domaine et une pollution maximum pour les 5 prochaines années?  

Jean Louis Boorlo récupére donc un ministère d’état ayant exactement le même périmétre. Il est flanqué de 2 secrétaires d’état,  Dominique Bussereau, chargé des Transports et Nathalie Kosciusko-Morizet,  chargée de l’Écologie. Cela ajoute encore à son poids au sein du gouvernement.

Boorlo était ministre de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale sous Chirac puis ministre de l’économie, des finances et de l’emploi dans le premier gouvernement Fillon. Ce n’est donc pas un poids plume! Il a participé à la création de Génération Ecologie en 1990 avec  entre autres, Noel Mamère, Brice Lalonde et Haroun Tazieff. 

Donc l’instrument politique est là, espérons qu’il en sera fait bon usage et que la volonté politique sera au rendez vous. Notre planéte le vaut bien.

Oliver Dodinot

Juppé et Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Jupp%C3%A9

Borloo et Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Borloo

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Corinne Lepage à Moirans le lundi 4 juin

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Corinne LEPAGE, Présidente de CAP 21 et co-fondatrice du MODEM sera à Moirans sur Centr’alp le lundi 4 juin pour soutenir Jacqueline JOANNON et son suppléant Bernard ZAMORA.

Vous pouvez participer au déjeuner débat au “CLOS ROMAIN”, restaurant situé sur la zone économique de Centr’Alp à Moirans entre 12h30 et 14h30. Merci si possible d’annoncer votre venue en envoyant un mail à Laurence VEYRON: laurenceveyron@wanadoo.fr

Fondé et présidé par Corinne LEPAGE, CAP 21 est un jeune parti politique qui se reconnaît dans le réformisme écologique en défendant une conception républicaine de l’écologie.

Face aux multiples défis à relever, en particulier le réchauffement climatique et la fin annoncée du pétrole, CAP 21 souhaite remettre la France en mouvement en faisant le pari de l’intelligence collective et de l’innovation. La question à venir n’est plus celle de la gauche ou de la droite mais plutôt celle du choix entre l’action et l’immobilisme, car nos sociétés ne peuvent continuer à ignorer les conséquences écologiques et sociales de leur développement.

Dans le domaine politique, CAP 21 propose que les principes de précaution et d’innovation deviennent des principes politiques majeurs. Afin de réduire le fossé entre les citoyens et leurs représentants, une revalorisation du rôle de la société civile est devenue impérative.
Grâce au renforcement de la démocratie de participation, le citoyen doit pouvoir exprimer son opinion en dehors des consultations électorales et sur toutes les questions le concernant en particulier dans les domaines technoscientifiques.

Dans le domaine économique et social, CAP 21 place les notions d’éthique et de responsabilité au cœur d’un projet économique soutenable qui favorise les investissements dont le bénéfice écologique et social est au moins égal au bénéfice économique escompté.
Face à l’exclusion économique et à la pauvreté, la société doit exprimer sa solidarité par la reconnaissance du droit au logement, à la santé et au travail. Nul ne peut être exclu de sa participation au bien commun qui doit être réparti équitablement selon la capacité et la volonté de chacun à y participer.
La promotion d’une société écologiquement et humainement soutenable doit être basée sur les valeurs du pacte républicain à commencer par la laïcité, le respect de l’égalité des droits des hommes et des femmes, à continuer par la probité et la morale la plus élémentaire.CAP 21 est convaincu que le moment est venu de rendre espoir à tous ceux qui souhaitent bâtir, ensemble, l’avenir de la France dans l’Europe et dans le Monde par un projet politique conjuguant liberté et responsabilité, solidarité et égalité, réformisme et innovation. cap21small.jpg

Le site de Cap21: http://www.cap21.net/

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Le pacte écologique

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René ROBERT, candidat UDF-Mouvement démocrate dans le 4ème circonscription de l’Isère et Olivier DODINOT suppléant ont signé le pacte écologique. 

Le pacte écologique de Nicolas Hulot en quelques points :

  • Considérer les enjeux écologiques comme une priorité commune qui dépasse les clivages entre partis politiques et faire de la France un pays exemplaire en matière de développement durable.
  • Faire de la lutte contre le changement climatique et de la préservation de la biodiversité les déterminants majeurs de l’action publique.
  • Engager immédiatement une révision fondamentale des politiques de l’énergie, du transport et de l’agriculture.
  • Défendre des propositions en cohérence avec les objectifs et propositions du Pacte écologique.
  • Mettre en place les outils économiques, juridiques, technologiques et éducatifs pour adapter ou réduire notre consommation en fonction des exigences écologiques et sociales actuelles et futures.
  • Me prononcer sur la proposition concrète visant à adapter le fonctionnement des assemblées parlementaires aux objectifs du Pacte (notamment par la création d’une commission permanente et/ou d’une délégation au développement durable).
  • Prendre des positions sur les problématiques locales en cohérence avec le Pacte écologique.
  • Accepter et maintenir un dialogue régulier sur les grands enjeux écologiques avec les ONG environnementales.
  • Pour en savoir plus sur le pacte écologique:

    http://www.pacte-ecologique.org/

    Pour voir les signataires du pacte écologique:

    http://www.pacte-ecologique.org/legislatives/carte.php

    Pour les voir en Isère:

    http://www.pacte-ecologique.org/legislatives/departement.php?id=038

                                —————————————————– 

    Déclaration de René ROBERT 

    J’ai signé le pacte écologique comme maintenant 145 candidats du Mouvement Démocrate!
    L’un des objectifs est de réduire par 4 nos consommations d’énergies fossiles et donc d’émission de CO2 d’ici 2050. Pour cela, je pense qu’un élu qui s’engage c’est aussi un élu qui s’applique à lui même ce qu’il préconise; je m’engage par exemple à aller à l’assemblée nationnale en train (TGV) et non en avion comme le font encore aujourd’hui des députés de l’Isère.

    En effet, l’électricité est à moins de 20% composée d’énergie thermique alors que l’on consomme au moins son poids en kérosene à chaque vol .

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