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5% !!!

5% !!! dans Ecologie rad4FE36

5% de l’électricité française produite par des éoliennes

Le jeudi 11 novembre à 20h, le parc éolien français a atteint une puissance de production record de 3.868 mégawatts. Les éoliennes ont alors fourni plus de 70% de leur puissance totale. Soit l’équivalent de deux fois la consommation moyenne de la ville de Paris

Plus : http://www.batiactu.com/edito/5–de-l-electricite-francaise-produite-par-des-eol-27343.php

Merci Gasp…

Eolien citoyen

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http://www.rue89.com/planete89/2010/09/25/batir-des-eoliennes-citoyennes-en-ile-et-vilaine-un-parcours-du-combattant-1669

Y’a plus qu’à faire la même chose dans le Trièves…

LA CHANSON D’OLIVIER LE CENTRISTE

Sur l’air de Dutronc 

Image de prévisualisation YouTube

Je suis pour le Bayrouisme
Je suis pour l’écologisme
Et pas pour l’extrémisme
Parce que c’est le centrisme

Il y en a qui pestent
Qui s’agitent et qui rouspètent
Je suis complètement à l’ouest
car je provoque et je teste, je provoque et je teste
Toujours du mauvais côté

Je n’ai pas peur des politiciens
qui sont des moins que rien
Mais je cire les bottes aux bloggeurs
Et ça fait tout mon bonheur

Il y en a qui dialoguent
qui communiquent ou monologuent
Moi je pense qu’au dodiblog
Je passe mes soirées, je passe mes soirées
L’écran toujours allumé

Je suis d’un seul parti
Je n’ai qu’un parti-pris
Je raconte beaucoup d’âneries
Je suis le roi de l’écologie

Il y en a qui qui sont pour tout
Qui approuvent et qui sont mous
Moi je suis contre absolument
J’ai raison évidemment, j’ai raison évidemment
Toujours dans l’adversité

Je crie vive les moulins à vent
Je crie vive les éoliennes d’avant
Je crie vive les vélos qu’en n’ont pas l’air
Je crie vive l’énergie solaire

Il en y a qui se soumettent
qui admettent et se font mettre
Moi je combat de tout mon être
Car il faut parler de moi, il faut parler de moi,
de n’importe quel aspect

Je l’ai tellement oubliée
Qu’elle craque à point nommé
A la prochaine revendication
A Nounouille je fais attention !

LA CHANSON D'OLIVIER LE CENTRISTE dans PERSO rad633E9

Merci Laurent…

Don Giscard chasse les moulins à vent

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Deux articles désolants sur la campagne anti éolienne que mène notre ex président des années 70, créateur de notre parc nucléaire actuel. Il est vrai que ce très vieil homme n’aura pas le temps de connaître pour de vrai le changement climatique… A quand la retraite obligatoire pour les politiciens ?

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2348/articles/a412329-.html

http://www.marianne2.fr/Giscard-en-campagne-contre-les-eoliennes_a88160.html

Les éoliennes et les prix de l’immobilier

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Dur, dur d’être un Nimby. Les arguments des opposants aux éoliennes font « pschitt » les uns après les autres.

Le bruit:les éoliennes modernes ont fait énormément de progrés. Chacun pourra bientôt constater à Pellafol qu’on ne les entend pas au delà de 300 mètres. Du coup, on nous parle d’infra sons puis viendront les ultrasons avant les hypersons… Le principe de précaution d’accord, l’immobilisme absolu non ! La planète chauffe !!!

L’esthétique: c’est évidemment subjectif mais la plupart des gens semblent les trouver élégantes. Voir: Concours photo: les éoliennes de Pellafol…

Les oiseaux: je reviens d’un petit voyage en baie de Somme, un des régions de France concentrant à la fois le plus d’oiseaux et d’éoliennes. Personne parmi les guides ornithologiques ne m’a parlé de problèmes particuliers.

Jamais à cours d’argument pour affoler les populations, voici maintenant  venir « l’effondrement » du marché immobilier aux alentours:le Dodiblog a donc fait son enquête.

Planète éolienne nous explique que la taxe professionnelle (ou la taxe qui la remplacera sous un autre nom) perçue par la commune qui possède un parc éolien lui permet d’améliorer les équipements communaux et donc le standing de la commune. Donc parfois même augmentation de l’immobilier.

Voir: http://www.planete-eolienne.fr/immobilier.html

Et un exemple concret dans l’Aude (page 27): http://aude.eolienne.free.fr/fichiers/Impact-eco-aude.pdf

Un autre exemple Belgo -Américain: http://www.eolien.be/node/28

Argument suivant ?

72%…

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Les Français sont largement (72 %) favorables à l’implantation d’éoliennes sur leur commune. Les jeunes, les habitants des villes de moins de 200 000 habitants sont plus favorables que les autres ; à noter que les Franciliens, sans doute parce qu’ils sont moins concernés, sont relativement moins nombreux (59 %) à souhaiter l’implantation d’éoliennes près de chez eux.

Parmi les 28 % qui s’opposent à une implantation d’éolienne sur leur commune, 10 % le font pour éviter une dégradation du paysage, argument particulièrement cité par les moins de 25 ans, les ouvriers et les habitants des communes de 2 000 à 2O 000 habitants. Le bruit est rédhibitoire pour 8 % de la population, qui sont souvent des femmes et des personnes sans diplôme. Le faible  rendement des éoliennes n’est souligné que par 2 % des Français, hommes et diplômés du supérieur surtout.

Personne ou presque ne redoute des risques pour sa santé.

Source: http://www.industrie.gouv.fr/energie/statisti/ins-barometre13.pdf

Eolienne: la pétition

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Voiçi quelques réflexions qu’on peut trouver sur le site de pétition soutenant le projet éolien au Senepi. Vous pouvez vous aussi y mettre votre petite contribution: http://www.mesopinions.com/Manifeste-pour-le-vent—petition-petitions-ddbf7e8128ac7b56184f0b10f40491aa.html ——————————

Yves [Signé le 06/03/2009 à 14:59] Je soutiens le Projet, et suis meme pret à ceder ou louer 2 hectares sur Senepy. Me contacter à cette adresse Mail

RAYMOND [Signé le 05/03/2009 à 10:54] Je suis tout à fait pour les éoliennes, je trouve ça beau, et de plus,de nos jours, on n’a pas le droit de faire les difficiles sur les sujets environnementaux;cependant il faudra veiller à ce que les entreprises qui monteront les installations ne détruisent pas trop la nature, surtout au point de vue voie d’accès.
Merci

Léonard [Signé le 05/01/2009 à 13:31] Notre pays doit se doter de plus d’énergies renouvelables et ne pas s’appuyer uniquement sur le nucléaire; cepandant, il faut aussi que cette utilistaion d’éoliennes soit raisonnée, n’ait pas d’impacts sur des monuments historiques, et soit efficace (implantation sur des sites où la force régulière du vent premet effectivement de produire de l’électricité une majorité du temps)

Francoise [Signé le 04/10/2008 à 19:30] Je signe pour vous soutenir. Proche de chez moi, en Allemagne, les éoliennes sont nombreuses et ne posent aucun problème environnemental. Je n’en peux plus de cette folie anti-éolien qui se développe en France, que j’assimile au syndrome Nimby, egoiste par essence.

David [Signé le 24/08/2008 à 09:03] Après visite sur un site existant Boralex un jour de vent, pas de nuisance constatée ou aux dires des habitants consultés au pied des éoliennes ou dans le village. Une certitude l’emporte pour moi sur tout argument pro ou anti : l’éolien permet de produire de l’électricité sans émission de gaz ou de déchets, tout simplement. Alors oui, tout n’est pas parfait, mais nous sommes au début de cette nouvelle révolution industrielle, occasion pour nous d’en être un des fers de lance… MAIS nous devons avant tout moins consommer d’énergie si l’on veut que les nouveaux modes de production d’energie soient opérationnels.

Hervé [Signé le 18/08/2008 à 21:58] Bonjour, Notre rencontre le long du Danube nous a convaincu de soutenir votre projet. Bon courage

Yves [Signé le 24/06/2008 à 09:28] Je vous soutiens dans cette démarche.
En ce moment nous nous battons en Alsace Bossue à Hirschland contre un projet de méga-décharge de 95ha alors que le site serait vraiment idéal pour l’implantation d’éoliennes.

Dominique [Signé le 07/06/2008 à 21:40] Un projet qui devrai être soutenu par tous les élus

Bruno [Signé le 29/05/2008 à 18:31] tres beau projet bien integré dans le paysage et respectueux de notre planete

BENOIT [Signé le 26/05/2008 à 08:08] Réduire ou gerer nos consommantions électriques n’empéche pas de penser aux générations futures et protéger notre environnement

Sophie [Signé le 20/05/2008 à 10:17] Les Eoliennes sont un bien pour notre région. Elles apportent de l’Energie propre, ne coûtent rien aux collectivités, permettent des recettes pour les petites communes rurales. Elles ressemblent à de grands oiseaux blancs. Ceux qui sont contre devraient pouvoir se passer de l’énergie qu’elles produisent si cela ne leur plait pas, mais le confort passe avant cela … comme le fait d’aller sur le site en gros 4×4…et dire après que l’on est écologiste, pauvre France et pauvre Terre.

Elisabeth [Signé le 18/05/2008 à 16:03]

Karin [Signé le 07/05/2008 à 23:44] Depuis les toutes premières éoliennes (au Danemark) je les prenait en photo, fascinée de ce nouveau paysage promettant un avenir d’énergie propre et renouvelable. Une énergie naturelle – comment pourrait-elle être en contradiction avec la nature? Pour moi, les éoliennes sont toujours aussi belles pour les prendre en photo!
D’ailleurs les enfants dans les écoles primaires du Trièves qui avaient participé à l’action de « dessiner leur développement durable » pendant la dernière semaine de développement durable – ils étaient très nombreux d’avoir dessiné de très beaux dessins … avec des éoliennes!

Guillaume [Signé le 05/05/2008 à 20:12] Je rêve d’un débat dépassionné et construit sur des arguments scientifiquement solides et détaillés !

Thibaut [Signé le 04/05/2008 à 20:17] parce que c’est important

FREDERIC [Signé le 04/05/2008 à 15:22] je soutiens un projet non polluant et esthétique qui laissera un monde meilleur pour nos enfants car selon un proverbe indien : nous n’héritons pas de la terre de nos parents mais nous l’empruntons à nos enfants

Treveur [Signé le 03/05/2008 à 18:34] La France, mauvais élève de la classe Europe (si la France est encore européenne…), est toujours prête à donner des leçons de morale à la planète entière, en digne représentante des états colonisés par le « grand-frère » US!
Le vent est une énergie naturelle et bon marché. Utilisons-le.
Ce serait faire un grand pas en avant pour la planête et l’humanité.

Sylvia [Signé le 29/04/2008 à 16:59] Je trouve qu’il y a de la poesie dans un champ d’éoliennes, ce n’est pas laid!

RICHARD [Signé le 28/04/2008 à 19:01] les eoliennes sur le senepy c’est mieux que des centrales nucleaires memes si elles sont loin de chez nous!ceux qui nous parlent de denaturer le massif sont des gens qui y vont une fois par an et qui y monte en voiture (comme pour la manif contre les eoliennes)! de plus a mon avis le teleski des signaraud gache bien plus le paysage que ne le feront les eoliennes.(et tout ceci sous couvert de la commune qui maintenant se dit contre ce projet!)

Clement [Signé le 22/04/2008 à 20:47]
Fifan [Signé le 16/04/2008 à 04:33] j’aime les moulins à vent et les éoliennes .par ailleurs économisons toute inutile dépense d’énergie

Vazzanino [Signé le 15/04/2008 à 18:53] Tout simplement parce que c’est vitale. Il faut agir maintenant. Sinon encore une génération sera éduquée dans un système où l’on ne fera pas attention à l’environnement

Le vent se lève sur les Etats-Unis

 Les states de Barack Obama s’y mettent à fond mais la valeureuse commune de la Motte d’Aveillans résiste encore et toujours…

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Sur le sol gisent les morceaux, prêts à être assemblés : trois sections de pylône en acier, à l’intérieur desquelles on peut se tenir debout. Un peu plus loin, l’énorme nacelle avec sa turbine haute comme une maison. Et les trois pales de l’hélice en fibre de carbone, d’une cinquantaine de mètres de diamètre… Kirk Garlick, le manager de cette «ferme à vent» de 150 mégawatts, a planté ses éoliennes sur 23 000 hectares à deux heures de route au nord-est de San Francisco. C’est le quinzième parc californien d’enXco, la filiale américaine d’EDF Energies Nouvelles. Eh oui : l’énergie éolienne, si contestée en France, ne cesse de gagner du terrain aux Etats-Unis, devenus l’an dernier leader mondial, devant l’Allemagne. La production américaine a bondi de 45% en 2007. Le pays dispose au total de plus de 21000 mégawatts (MW) de capacité dans 35 Etats, Texas et Californie en tête. De quoi desservir l’équivalent de 5,5 millions de foyers. Et ce n’est que le début du grand «souffle»…

Une manne pour les fermiers

Réchauffement climatique, hausse du pétrole, volonté d’indépendance énergétique : depuis 2006, les Etats-Unis mènent une politique résolument favorable à l’éolien. Non seulement Washington octroie des crédits fiscaux de 2,1 cents par kilowattheure (kWh), mais la plupart des Etats imposent à leurs compagnies d’électricité d’acheter un quota d’énergies renouvelables. La part du vent dans la production nationale d’électricité pourrait ainsi passer de 1% aujourd’hui à… 20% en 2030, selon un récent rapport du ministère de l’Energie. Ce qui, en termes de ré duction de gaz à effet de serre, reviendrait à retirer des routes 140 millions d’automobiles. Du coup, les grandes compagnies européennes – l’espagnol Iberdrola, l’allemand EON, etc. – débarquent en force sur le continent. Avec quelque 480 employés, enXco, le bras américain d’EDF, gère un total de 60 parcs éoliens aux Etats-Unis, soit 713 MW brut en exploitation et 256 MW en construction fin 2008. Bonne nouvelle : les grosses fermes éoliennes américaines sont à présent compétitives : «On arrive à des tarifs de gros comparables à ceux des centrales au gaz naturel : aux alentours de 8 cents par kWh, avec des écarts de quelques cents en fonction de la ressource en vent et des coûts de construction locaux», explique Tristan Grimbert, le président d’enXco, basé à San Diego. Certes, à 5 cents/kWh l’électricité des centrales à charbon est encore moins chère. Mais pour combien de temps ? Barack Obama devrait bientôt faire payer aux industriels américains leurs émissions de gaz carbonique… L’éolien américain est plein de promesses. Il s’agit d’abord d’une manne inespérée pour les fermiers concernés, qui voient débarquer les opérateurs d’éoliennes comme jadis les pétroliers dans «There Will Be Blood», le film interprété par Daniel Day-Lewis. «Les propriétaires touchent une redevance généralement sous forme de loyer pour la location des terres, plus un petit pourcentage de l’énergie produite avec un minimum garanti», détaille Tristan Grimbert. Un total de 2 200 à 6 000 euros par turbine et par an selon les cas. Mieux : les fermiers peuvent continuer à exploiter les 95% de leurs champs laissés libres par les éoliennes, dont l’implantation est très espacée.

Des réseaux vétustes et fragmentés

L’éolien génère aussi des emplois, car les grands fabricants de turbines- l’américain General Electric, le danois Vestas, l’allemand REpower – croulent sous les commandes. Depuis janvier 2007, l’American Wind Energy Association (AWEA) a ainsi recensé, aux Etats-Unis, 700 millions d’euros d’investissement et 9 000 jobs. Très venté, le vaste corridor des plaines centrales américaines, qui s’étend du Texas au Dakota du Nord, pourrait théoriquement fournir toute l’électricité du pays. T. Boone Pickens, l’ex-raider du pétrole reconverti en croisé de l’éolien (il a lui-même un projet à 4 000 MW !), prêche pour faire des Etats-Unis «l’Arabie Saoudite du vent»… Mais il faudra pour cela surmonter deux obstacles de taille : premièrement l’inconstance du vent, qui rend difficile d intégrer plus de 20% d énergie éolienne à un réseau; deuxièmement la localisation des principales régions productrices, éloignées des gros centres de consommation. Or, comme l’a montré le spectaculaire blackout californien de 2001, les réseaux électriques américains sont vétustes et fragmentés. D’où un grand projet de réseau fédéral d’«autoroutes électriques» dernier cri. Cela supposerait, selon l’AWEA, de faire passer les investissements dans les réseaux de 5,7 à 8milliards d’euros par an… Le plan de relance du président Obama devrait faciliter la mise en chantier de ces «grands travaux» verts. Mais leur mise en oeuvre prendra des années.

Source: http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2317/articles/a398228-.html

Eoliennes du Senepi: Susville dit oui avec prudence

L’actualité éolienne du jour m’oblige à interrompre la série Obamaniaque 

Eoliennes du Senepi: Susville dit oui avec prudence dans Ecologie radE8085

Rapport de monsieur le Maire de Susville
 
C’est en 2004 que la société BORALEX a commencé à démarcher les communes pour son projet d’implantation de parc éolien. Depuis, la seule décision formelle prise par le conseil municipal a consisté à émettre un avis favorable sur la réalisation d’études préliminaires et à autoriser la société BORALEX à pénétrer sur ses terrains à cet effet.
La Commune de Susville a très vite demandé que ce dossier soit suivi au niveau communautaire, (voire intercommunal) sachant que c’est la Communauté de Communes qui perçoit Taxe Professionnelle Unique.
Les représentants de la commune dans les organismes de regroupement intercommunal concernés par ce dossier (Communauté de commune et syndicat Intercommunal de l’Alpage du Senépi) ont adopté la même position dans leurs assemblées délibérantes.
Le dossier initial comportait l’implantation de 12 machines, du Col du Senépi au lieu dit Pierre Plantée.
Une étude d’impact réalisée par BORALEX a permis d’affiner l’implantation en fonction des contraintes relevées par les bureaux d’études spécialisés, faisant passer le parc de12 à 7 machines. 
La suppression de 5 machines était motivée par la présence d’un couloir de migration de l’avifaune, l’évolution de chiroptères et la superposition visuelle des éoliennes.
Les machines proposées devaient faire 64 m de hauteur de mât, 71 m de diamètre de rotor pour une puissance entre 2000 et 2300 kW.
Considérant l’état actuel d’avancement de ce dossier, le Conseil Municipal de Susville doit délibérer sur les suites à y donner et formaliser sa position.
Un débat public, riche et passionné a déjà eu lieu au niveau du territoire, il sepoursuivra… 
Il s’inscrit dans un débat national plus vaste.
Ce débat, libre et ouvert, nous l’avons également eu au sein du Conseil Municipal, avec d’autres élus locaux, avec diverses associations ou personnes privées, il n’est pas clos.
Il n’est toutefois pas exactement l’objet de la session du Conseil municipal de ce soir.
Le Conseil Municipal est conscient des enjeux planétaires engendrés par les problèmes de réchauffement climatique, de détérioration de la qualité de l’air et par la dilapidation inquiétante des sources d’énergie fossiles…  Il inscrit clairement son action dans le cadre de la protection de l’environnement et du développement durable.
A ce titre, il est favorable au développement de l’énergie éolienne, comme au développement d’autres énergies propres, renouvelables et respectueuse de l’environnement naturel et humain.
Certes, tout n’est pas idéal dans le contexte politique et économique de domination du marché…
Certes comme pour toute nouvelle technologie, on peut avoir quelques craintes et réticences à être précurseurs… ces réticences et craintes vis à vis d’un tel projet sont saines et légitimes. 
Les aspects discutables ou néfastes peuvent/doivent être regardés et ci possible améliorés.
L’éolien n’est pas exempt de défauts, les éventuelles nuisances qui y sont liées peuvent être perçues de manière différente et totalement subjectives… mais il est une source d’énergie propre et sans risque sanitaire notable, qui contribue positivement à l’effort de diversification et de substitution à des énergies plus polluantes.
Le territoire Matheysin a toujours été un espace voué au travail agricole, et à la production énergétique. Ce territoire peut garder cette identité tout en se tournant vers les nouvelles technologies et les énergies renouvelables. 
L’appréciation du caractère esthétique de tel ou tel élément d’un paysage est totalement subjective. 
Certains considèrent les mats éoliens beaucoup moins agressifs et perturbants que des lignes haute tension, des remontées mécaniques ou d’autres infrastructures lourdes telles qu’autoroutes, voies de chemin de fer…
Certains soutiennent même qu’elles peuvent constituer un apport positif…
Les installations de ce type, déjà fonctionnelles dans d’autres secteurs comparables, nous laissent à penser que la peur de voir le Senépy devenir un désert n’est que pur fantasme. 
La montagne appartient à tous, nul ne peut se l’approprier, diverses activités y ont leur place, la production d’énergie propre comme les autres, elle n’empêche nullement d’autres activités : pastoralisme, chasse, tourisme, randonnée, contemplation…
La Matheysine et ses habitants jouissent d’un cadre magnifique ; nous pouvons aussi, avec ce projet, apporter notre contribution technologique et énergétique au reste du territoire, en contrepartie d’un retour financier.
Ce projet peut engendrer des retombées positives au niveau du territoire que nous ne pouvons pas négliger.   Ce dossier doit être étudié comme toute demande d’implantation industrielle sur le plateau. 
Ce projet ne créerait pas ou très peu d’emplois directs, mais en contrepartie, il ne demande aucun investissement des collectivités locales. 
Actuellement, la Communauté de Communes est loin de disposer des ressources financières pour répondre à la demande et aux besoins de sa population. 
Si l’alpage du Senépi existe et participe à l’entretien de la montagne, c’est grâce à un travail permanent et acharné du syndicat d’estive, mais également grâce à des subventions dont la pérennité est loin d’être assurée. Il faudra bien que les collectivités concernées (propriétaires de l’alpage) trouvent des financements si nous voulons éviter les effets de la déprise agricole, la fermeture du paysage, et l’envahissement par la friche.
Faisons de ce dossier, non pas un sujet de discorde et d’affrontement, mais un dossier constructif, de consensus et un moyen de construire un avenir meilleur.
Des éoliennes oui, mais à des conditions… nous devons redonner à ce dossier clarté et lisibilité.
Car beaucoup de questions restent en suspens :
Il convient d’abord d’éclairer les points obscurs et de lever les motifs de défiance relatifs à la manière dont BORALEX conduit son dossier.
Il convient de prendre acte de la volonté du Conseil Municipal de La Motte d’Aveillans de ne pas accueillir d’éoliennes sur son territoire et d’en tirer les conséquences.
Il convient de remettre totalement à plat le dossier… BORALEX doit faire d’éventuelles nouvelles propositions d’implantation…
Il convient de négocier avec BORALEX un projet de convention qui permette de lever toute ambiguïté et de mettre en place toutes les garanties juridiques, environnementales et financières notamment en ce qui concerne le futur démantèlement du site en cas d’arrêt de l’exploitation.
Il convient de considérer que BORALEX, s’il bénéficie d’une longueur d’avance sur ses éventuels concurrents, ne dispose pas de l’exclusivité d’implantation sur la future ZDE.
Il convient de considérer que la Commune de Susville détient, sur son territoire, la maîtrise foncière des terrains susceptibles d’accueillir les mats et le passage du réseau de liaison avec le poste EDF, donc les moyens de négocier efficacement.
 
Créer une Zone de Développement Eolien
Le dossier de ZDE proposé par BORALEX doit être considéré comme nul et non avenu.  
Il convient de faire réaliser un dossier ZDE par un bureau d’étude reconnu, choisi et financé par les collectivités concernées, conformément au code général des collectivités locales et au code des marchés publics, portant sur le seul territoire des communes volontaires du massif du Senépi. 
Les caractéristiques de cette ZDE seront définis par les collectivités concernées de manière stricte et limitée (périmètre restreint, puissance encadrée…) afin d’éviter toute dérive ultérieure ou inflation de projets nouveaux.
Nous voulons faire de ce dossier un projet innovant, un engagement fort pour le développement durable, en affectant une partie de ses retombées financières à l’aide aux projets communaux et communautaires sur les économies d’énergies, les énergies propres et renouvelables, les technologies innovantes et respectueuses de l’environnement…
Nous voulons faire de ce dossier un projet de développement des solidarités communautaires en affectant une partie de ses retombées financières sur des projets de service à la population (garde des jeunes enfants, action en faveur des jeunes, des
personnes âgées, des transports collectifs, accueil périscolaire, équipement sportifs…).
Nous voulons faire de ce dossier un projet de démocratie locale et de transparence en intégrant aux réflexions et au débat futurs sur ce sujet des personnes ou associations représentatives souhaitant y apporter leur contribution positive dans la clarté et le respect mutuel.
Faut-il un référendum sur l’implantation d’éoliennes ?
Ce projet était connu des citoyens avant les élections. Il a fait l’objet de nombreuses informations, débats, controverses et prises de position.
Il n’est qu’un dossier parmi d’autres, tout aussi importants, complexes et sérieux. Il doit être traité au même titre et de la même manière que ceux-ci.
Le projet éolien n’est pas si différent de la pollution par les PCB, de l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme, du Schéma Directeur d’Assainissement ou des risques d’effondrements karstiques liés à l’exploitation minière… Ce dossier, comme les autres, est géré au quotidien par l’équipe municipale élue à cet effet, tous font l’objet d’informations à la population.
Organiser un référendum au niveau du territoire pourrait d’ailleurs s’avérer complexe et sujet à polémiques… L’idée ayant été lancée, nous voyons qu’avant d’être connu son résultat est déjà hypothéqué… « Le vote d’un Susvillois ou d’un  Mottois, directement confronté à la vue des éoliennes aura-t-il la même valeur que celui d’un habitant de
Saint Jean de Vaulx ou de Villard Saint Christophe ? ». Un vote positif ne constituerait même pas une garantie d’apaisement.
Les élus de Susville estiment qu’ils doivent prendre leurs responsabilités et les assumer. 
Proposition de délibération :
Le Maire présente au Conseil Municipal son rapport sur l’état d’avancement du projet d’implantation d’éoliennes sur le massif du Senépi.
Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré, adopte le rapport présenté par le Maire, décide de créer en son sein un groupe de travail dont l’un des objectifs sera de favoriser un dialogue constructif entre les élus susvillois, la population, les associations représentatives, les autres décideurs politiques du territoire, les acteurs économiques, demande à ses représentants à la Communauté de Communes de la Matheysine de proposer :
-  la création d’un tel groupe de travail au sein de cet établissement public de coopération intercommunale, visant aux mêmes objectifs,
-  de lancer une étude en vue de l’élaboration d’un dossier de demande de création de Zone de Développement Eolien sur le territoire des communes volontaires dans les conditions évoquées dans le rapport adopté précédemment,
 - charge le groupe de travail communal d’étudier les modalités de mise en oeuvre de cette proposition les plus à même de garantir l’efficacité de ce projet de ZDE en matière de maîtrise par les collectivités qui en seront à l’initiative, d’indépendance vis à vis des opérateurs éoliens et de sûreté juridique, charge le groupe de travail communal de faire des propositions en matière de contenu d’une éventuelle convention entre les parties concernées, levant toute ambiguïté sur le
projet et de mettre en place toutes les garanties juridiques, financières et environnementales, notamment en ce qui concerne le futur démantèlement du site en cas d’arrêt de l’exploitation, propose qu’une partie des retombées financières issues de la Taxe Professionnelle soit affectée à l’aide aux projets communaux et communautaires sur les économies
d’énergies, les énergies propres et renouvelables, les technologies innovantes et respectueuses de l’environnement… ainsi qu’à des projets de service à la population (garde des jeunes enfants, action en faveur des jeunes, des personnes âgées, des
transports collectifs, accueil périscolaire, équipement sportifs…),
Réaffirme qu’aucun investisseur en matière d’énergie éolienne ne dispose de la moindre exclusivité ni du moindre engagement formel du Conseil Municipal de Susville et que celui-ci reste donc totalement libre de ses choix.
Dit que le rapport du Maire restera annexé à la présente délibération.

Source: http://susvilleinfo.canalblog.com/archives/2008/10/22/11050400.html

Commentaire personnel: un compte rendu complet et prudent qui fait honneur à ses auteurs !

Anti-éoliens : les nouveaux réacs ?

 Anti-éoliens : les nouveaux réacs ? dans Ecologie rad395F3

Dans une chronique publiée par La Tribune, Maximilien Rouer, PDG de BeCitizen et Barthélémy Rouer, DG de Wind Prospect, s’insurgent contre le mauvais procès qui, selon eux, est fait à l’éolien. Ils rapprochent l’opposition actuelle à l’éolien à celle qu’a du subir le nucléaire à ces débuts.

080929-Eolien dans Eoliennes

Cet été, deux décisions ont défrayé le Landerneau des énergies renouvelables en France. Fin juillet, l’Institut Montaigne publie opportunément une note reprenant à son compte tous les arguments anti-éoliens existants. Début août, le Conseil d’État annule pour vice de forme le tarif de rachat de l’électricité éolienne. Ces deux événements indépendants et pourtant si cohérents permettent de rapprocher l’opposition à l’éolien de celle à laquelle le nucléaire dut faire face. Et de conclure que celles-ci ne sont après tout que de banales oppositions au changement.

Souvenons-nous. En 1974 à Erdeven, les manifestations mettent un coup d’arrêt à l’installation d’une centrale nucléaire. En 1978, ce sera à Plogoff, avec des images qui feront le tour du monde. Le nucléaire a-t-il pour autant été abandonné ? En 2008, pénurie énergétique et changement climatique le remettent en selle, et au mieux de sa forme.

L’éolien vit, depuis la décision politique de le développer à l’échelle industrielle en 2001, un rejet persistant d’une partie de l’opinion. Oppositions essentiellement locales, nourries du syndrome Nimby, « not in my back yard », pas près de chez moi, qui consiste à s’opposer à tout changement impactant sa vie personnelle (installation d’une porcherie, ligne de TGV, usine, éolienne ou autre). Le bruit, l’odeur, la vue et/ou le risque industriel, l’intérêt général sont invoqués.

Inquiet de plaire, le politique louvoie entre ses engagements internationaux (notamment ceux vis-à-vis de l’Union européenne : 20% de gaz à effet de serre en moins, 20% d’énergies renouvelables en plus), sa responsabilité sociétale, et des groupes de pression aux arguments éculés : l’éolien serait « inutile, insuffisant, dangereux, trop cher, etc. ».

Ne serait-ce pas du déjà vu ? Cette attitude est tellement humaine qu’elle remonterait à la Préhistoire. Dans le roman de Roy Lewis « Pourquoi j’ai mangé mon père » (Pocket, 2004, 182 pages), la maîtrise du feu est perçue par une partie de la tribu comme inutile et dangereuse… et donc rejetée. Plus proche de nous, rappelons-nous des arguments savants des opposants aux chemins de fer au XIXe siècle, pour convaincre que sa grande vitesse était dangereuse pour la santé.

De là à dire que la France pourrait manquer le train de l’éolien et par là, des énergies renouvelables, il n’y a qu’un pas. Le monde a toutefois changé depuis le XIXe siècle, et plus vite que nos mentalités : globalisation aidant, les technologies de demain se développent chez nos voisins européens et dans le reste du monde sans ambages pendant que la France controverse. Maintenir une opposition au changement pour une technologie mature et nécessaire dans le contexte concurrentiel actuel est donc au mieux un anachronisme culturel, au pire une erreur industrielle et stratégique. L’opposition à l’éolien en France est d’ailleurs inexplicable à un Américain ou à un Indien, pour qui l’ouverture du mix énergétique à d’autres sources que les énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) ou nucléaires paraît indispensable.

Une vision éclairée et non dogmatique du futur de la production énergétique mondiale est celle de la Chine : toutes les technologies de production électrique doivent être installées, le plus vite possible et idéalement au coût climatique le plus bas, pour anticiper la croissance des besoins.

Dans le cas de la France, où la consommation d’électricité a augmenté de 74% depuis 1980, ces technologies permettraient aussi d’anticiper le renouvellement des moyens de production vieillissants. L’éolien est en marche, avec ou sans la France. C’est devenu une industrie, avec une croissance de 20 % par an, et déjà plus de 100 GW de capacité installée dans le monde (le parc nucléaire français est de 63 GW), représentant un investissement annuel de 50 milliards de dollars.
Que prouvent de tels investissements ? Ne soyons pas dupes : avant tout la compétitivité de cette filière par rapport aux autres modes de production. L’éolien est désormais une industrie compétitive ou en passe de l’être, compte tenu à la fois de l’augmentation des prix des combustibles fossiles, et de la division par trois en quatre ans du surcoût de production au MWh. Les approches consistant à rejeter une technologie au profit d’une autre sont datées. Nous avons besoin du nucléaire ET de l’éolien, comme d’ailleurs aussi du solaire, de la biomasse, etc.

En 2002, Jacques Chirac disait: « La maison brûle. » Depuis, le baril a frôlé les 150 dollars, pour dépasser sans doute les 200 dollars avant 2010. Dans ce contexte, chaque seau d’eau compte. À l’heure des déclarations sur la crise économique, notamment due à la cherté des matières premières, énergie en tête, peut-on vraiment s’offrir le luxe de tergiverser encore sur la valorisation d’un actif dont nous disposons, n’en déplaise à notre esprit gaulois ? Certaines technologies sont relativement indépendantes des ressources du territoire où elles sont implantées. Ainsi en est-il du nucléaire ou des fossiles. A contrario, d’autres technologies sont totalement dépendantes des ressources des territoires sur lesquels elles sont implantées. Ainsi en est-il des énergies renouvelables.

A l’instar de l’expression des pays « rois du pétrole », il existe donc des pays « rois de l’éolien », du solaire, de la géothermie ou encore de la biomasse. Entendre par là des pays dotés de ressources éoliennes, solaires, géothermiques ou biomasses hors du commun. L’inertie des mentalités aidant, peu de ces royaumes se reconnaissent comme tels. Et préfèrent rester vassaux des pays producteurs de pétrole.

La France, grâce à sa géographie et son climat, présente le second gisement éolien en Europe après la Grande-Bretagne. La France est donc un des royaumes de l’éolien. Notre potentiel de production d’électricité éolienne, compatible avec nos usages et nos infrastructures, est de l’ordre de 25 GW. Il est valorisé à 12% aujourd’hui avec 3 GW installés. Autrement dit, 88% de la valeur du territoire en termes de production d’électricité éolienne resterait à exploiter. Sommes-nous si riches pour dédaigner ces actifs ?

Une nuance existe cependant entre les conditions qui ont permis le développement de champions comme Areva et celles qui existent aujourd’hui pour l’éolien : quand dans les années 1970, le Premier ministre Pierre Messmer décida le développement de l’industrie nucléaire en France, cette décision fut suivie d’une cohérence politique et administrative sans faille, malgré les hoquets idéologiques de quelques-uns.

Par Maximilien Rouer, PDG de BeCitizen
Barthélémy Rouer, DG de Wind Prospect

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