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Quand le soleil quitte l’eau de l’herbe

Quand le soleil quitte l’eau de l’herbe dans Trièves culture & cinéma 89cc

Projection du film « Quand le soleil quitte l’eau de l’herbe » jeudi 8 mars 20h à l’auditorium du collège de Mens (entrée gratuite). 

Dans le cadre de Paysage>paysages, un événement culturel porté par le Département de l’Isère, sur une proposition artistique de LABORATOIRE, le musée du Trièves et la communauté de communes du Trièves vous invitent, en lien avec l’exposition « Trièves terre d’échanges », à la projection du film « Quand le soleil quitte l’eau de l’herbe », un film de Natacha Boutkevitch (association Du Bruit dans l’Image), coécrit avec Noëllie Ortega et Yann Souriau jeudi 8 mars à 20h à l’auditorium du collège de Mens.

« Le film invite à suivre le biais, la draille, le mouvement qui vient nous dire la relation fine et étroite entre les animaux, les éleveurs et le territoire. Il nous immerge dans une expérience organique et sensorielle, parfois onirique, où l’animal donne le tempo. Et quand l’être humain apparaît, c’est pris par sa passion du vivant, dans le rythme des brebis et agneaux, chiens de conduite et de protection, chevaux. 

Des Alpes au sud de la France, nous suivons le quotidien des animaux, de la naissance à la mort, dans les temps de transhumance, d’estive et d’hivernage. Pierre, Henri, Isabelle, Bernard, Matthias et Aline, ces bergers /éleveurs sont traversés par une expérience commune, celle de la domestication. Ils ajustent leurs pas à celui des animaux rassemblés en troupeau et nous font éprouver cette intelligence modelée par la relation au vivant où la séparation entre l’animal et le non animal n’a plus cours.  »

 Réalisation : Natacha Boutkevitch // Prise de son : Noëllie Ortega // Design sonore et musique : Gilbert Gandil // Mixage : Ianis Robin-Mylord // Etalonnage : Ivan Mercier

Le film est soutenu par le Conseil régional Auvergne Rhône Alpes – CDDRA Alpes-Sud-Isère, le Conseil départemental de l’Isère, Brouillon d’un rêve de la Scam et du dispositif  La Culture avec la Copie Privée, l’aide à la création de musique originale pour les documentaires (bourse Brouillon d’un rêve de la Scam) SACEM, le Crédit mutuel, la Communauté de communes du Champsaur – la Maison du berger et des cultures alpines à Champoléon, la Réserve Parlementaire de la Députée Marie-Noëlle Battistel, l’association Histoire et Patrimoine de Gresse-en-Vercors, the Dodiblog.

Treuzelen in Trièves…

En plus d’une Wallonne à la maison, on va avoir plein de Flamands dans le gite… Avec la traduction car le Flamand n’est pas langue facile…

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TRAIT D’UNION ENTRE CHAMP DE LAVANDE ET ALPAGE

FLANER EN TRIEVES

Quelquefois il nous arrive encore de découvrir une région qui traverse la vie touristique comme une illustre inconnue. Ce territoire Isérois en France, se cache timidement derrière les impressionnants monts alpins du Vercors. Mais pas assez caché pour échapper à notre vigilance.

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LE VERCORS est une contrée française bien connue et mondialement célèbre en tant que «Parc Naturel Régional du Vercors». Le nom de ce parc résonne plus qu’une clochette dans l’esprit des randonneurs. C’est à l’est du parc que « Le Trièves » brille en toute simplicité. Une trentaine de villages nichent dans un amphithéâtre naturel entouré de massifs élevés. Au nord il n’y a pas de montagne, de ce côté-là, Le Drac a creusé une gorge profonde en s’écoulant depuis des siècles. Pas étonnant donc que le Trièves ait connu pendant fort longtemps une existence isolée. Cela a permis à des traditions anciennes de se maintenir et arriver au 21eme siècle.  Au cœur de ce pays rural l’âme d’une période révolue continue à vivre paisiblement. Culture et élevage maintiennent la vie économique. Le fait qu’il n’y ait que très peu d’autres activités économiques est sans doute regrettable pour les habitants, toutefois c’est un plus pour ceux qui recherchent une authenticité devenue rare.

VERDURE ET NATURE

Bienvenue dans la grande messe du tourisme vert. Flâner, découvrir et rencontrer sont les échos dans ces moyennes montagnes des Pré Alpes. Vous pouvez vous y promener et faire du vélo à travers un paysage calme et champêtre. Et les habitants aiment nouer des conversations amicales. C’est ainsi que nous sommes apostrophés par le comité des fêtes local au village de St Barthélémy pour goûter au pain tout chaud sorti du four banal. Une fois par an ils fêtent leur saint patron et nous en avons pris connaissance ou plutôt pris goût. Trièves hésite entre nord et sud. La région est un trait d’union entre les hautes montagnes et les portes de la Provence. Le climat des alpes rencontre l’influence de celui de la méditerranée. Dans ce mélange se développe une faune et une flore étonnante.

Entre nous la présence des plantes médicinales est fort intéressante pour les éventuelles sorcières… qui pourront ainsi concocter leurs potions à volonté à l’abri des clochers romans, dans les forêts sombres et champs alpins. « Terre d’équilibre » c’est ainsi que les services touristiques sous-titrent leurs cartes postales. Ceux qui ne trouvent pas ici leur bien-être personnel ne le trouveront nulle part ailleurs.

BIO, BIO ET ENCORE BIO

« Nous travaillons uniquement avec des produits biologiques, venant de notre territoire. Nous voulons réintroduire les céréales et légumes d’origine ». Sur les marchés, chez le boulanger ou au restaurant, c’est le même son de cloche. Partout en Trièves domine le souci des produits sains et bons et la priorité absolue est donnée aux produits du terroir. Manger sain est ici la manière de vivre et pas simplement une mode. Une vraie dynamique pour le pays et ses habitants. Il est amusant de constater, sur les marchés des villages sans commerce, comment les boulanger et boucher sont appréciés. Le pain a le bon goût du vrai pain grâce aux céréales anciennes utilisées pour sa fabrication. Qu’il s’agisse de produits laitiers, viandes, fromages ou volailles, le label « bio » est l’assurance de qualité et de goût. Pour ceux qui veulent se faire plaisir avec un succulent repas pourront se retrouver au « Sans Soucis » un restaurant de bonne réputation à St Paul de Monestier. Le chef Julien, utilise des produits locaux frais et offre une belle cuisine familiale.

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PETIT TERRITOIRE, GROSSES POSSIBILITES

Que l’écotourisme joue un rôle important dans le Trièves, ne veut pas dire que la région est refermée sur elle-même et que seulement quelques promeneurs d’un âge avancé y trainent les pieds. Ce pays de lacs et de montagnes offre un large choix d’activités pour satisfaire toutes les envies. Les âmes contemplatives aussi bien que les plus actives y trouvent ce qui leurs convient. Même les sports, dits, extrêmes y sont présents. Voulez-vous explorer le Trièves de manière verticale, des parois vertigineuses et escarpées vous attendent. Admirer une vue d’ensemble d’en haut, alors en parapente vous pourrez planer au-dessus des vallées. Vous êtes adepte de sueurs froides, alors sautez joyeusement dans le vide en espérant que l’élastique au pied soit assez solide et court. Celui qui aime se sentir comme un poisson dans l’eau peut profiter de passionnantes expéditions de canyoning. Plaisir de l’eau et du vent font battre le cœur des surfeurs. Parcours corsé en montainbike, et s’il n’est pas pourvu d’une assistance électrique, prévoyez une augmentation d’adrénaline. L’hiver se prête idéalement pour pratiquer toutes sortes de sport de glisse.

Comme vous voyez en Trièves il est assurément interdit de s’ennuyer.

Photo page 3 les passerelles

Au centre du Trièves près de Treffort, l’eau du lac du Monteynard-Avignonet se reflète au soleil. Ce lieu est un eldorado pour tous les accros aux sports nautiques, les voiles de couleurs vives des surfeurs égayent ce lac turquoise toute la journée. En 1962 les habitants en dû faire leurs valises et regarder disparaître leurs maisons sous l’eau, lors de la construction du barrage. Maintenant les truites nagent au-dessus de leurs vignobles. Vous souhaitez faire un tour sur le lac, le bateau touristique « la Mira » vous propose des promenades tous les jours à partir de l’embarcadère. Vous pouvez réserver pour une durée de 1h30 ou 2h30 avec possibilité de restauration. Durant la navigation vous en apprendrez plus sur le lac, le barrage et les alentours. Vous passerez sous deux passerelles spectaculaires « les passerelles himalayennes ». Les promeneurs et cyclistes se balancent à 50 mètres au-dessus de la surface de l’eau. Pas recommandé aux personnes souffrant de vertige……

EN SEPT ETAPES

Entre le colossal Mont Aiguille près de Chichilianne côté Ouest et le sommet de l’Obiou à l’Est, la distance à vol d’oiseau est à peine de 30 Km. Tracer la même distance du Nord au Sud et vous obtenez à quelques choses près les contours du Trièves. Pas un territoire immense, mais un diamant qui n’a pas besoin d’être gros pour briller d’étonnement. De multiples coins cachés ne demandent qu’à être découverts. Afin d’aider au mieux les visiteurs, l’Office du Tourisme a établi sept cyclo-circuits qui sillonnent dans tout le Trièves. Chaque circuit a ses propres caractéristiques et degrés de difficultés, mais à chaque fois vous êtes de nouveau saisi par le calme à peine interrompu par le clapotement d’une rivière, d’un cri strident d’une buse ou le tintement d’une cloche de vache. La circulation est facile sur les routes peu fréquentées, toute fois les camping-cars feraient bien de suivre un régime pour éviter l’abandon du véhicule sur les routes trop étroites. Quant aux cyclistes, ils doivent tenir compte de côtes à parfois 10%. Vous pouvez comprendre que durant notre excursion l’estime que nous portions à la batterie augmentait en même temps que le pourcentage des ascensions.

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TESTEZ ET APPROUVE

Pour faire connaissance et nous échauffer nous avons choisi le court cyclo-circuit N°1 « au pied du châtel » avec un départ à Mens. « Le balcon Est du Vercors » circuit N° 4, nous emmène le lendemain, le long des parois impressionnantes du Parc National du Vercors. Nous arrivons, en passant par le col de l’Arzelier à Gresse-en-Vercors où se déroule la 40eme « fête de l’alpage ». C’est un beau trajet à recommander aux amateurs de paysages spectaculaires. Le parcours« les villages du cœur du Trièves » est plus facile et nous suivons des routes tortueuses respirant le romantisme montagnard. Elles relient les villages isolés entre eux. Nous devons bien nous concentrer afin d’éviter les bouses de vaches ainsi que les voitures qui nous doublent. Dans chaque village les lavoirs sont remplis d’eau de source limpide et le silence est assourdissant. Ici, il n’y a que les aiguilles de l’horloge du clocher qui bougent. Les plus courageux qui rajoutent un détour par Tréminis, en plus des 35 Km, découvrent devant eux les impressionnantes escarpements rocheux du Dévoluy. Si ce n’est pas le paradis ici, cela y ressemble.

CHICHILIANNE ET LE MONT AIGUILLE

Au milieu de cet éblouissant paysage, nous découvrons au pied du Mont Aiguille, le sympathique village de Chichilianne. C’est le point de départ de nombreuses randonnées à travers ce monde montagnard sauvage et intact. Le photogénique Mont Aiguille visible de partout, est le symbole promoteur du Trièves et une des sept merveilles du Dauphiné. Cet énorme bloc de granit domine les environs et surveille de ses 2000 mètres de hauteur tous les faits et gestes. Bien qu’on le nomme aujourd’hui encore le « mont inaccessible » cette pyramide renversée fut escaladé pour la première fois en 1492 à la demande du roi de France. La première ascension est considérée comme le début de l’alpinisme en Europe. Ce n’est pas une surprise que ces falaises verticales de 300 mètres aient fait naître de nombreux mythes, dont un faisant références aux déesses des monts olympiques grecs. L’écrivain et humaniste Rabelais (1483-1553) trouve que cette masse rocheuse est «mal plaisant à l’œil» et désagréable à regarder. Nous au contraire, regardons émerveillé ce phénomène particulier de la nature comme un défi pour les alpinistes. Pas très loin de Chichilianne un chemin sans issue nous conduit vers quelques maisons formant le hameau de Trézanne. La chapelle médiévale de Trézanne vaut absolument le détour, ne serait-ce que pour se prélasser sur son banc sous le toit de chaume pour profiter du vol acrobatique d’un rossignol des murailles (rouge queue noir).

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VILLE DES HUGUENOTS

Entouré d’un décor de verdure attrayante et de montagne, les 1750 habitants de la capitale du Trièves mènent une vie paisible. L’histoire à choisi Mens comme acteur important au moment de la réforme. A peine quinze ans après que Luther en 1517 ait affiché sur la porte de l’église du Château de «Witteberg» ses thèses, la grande majorité des habitants de Mens se sont tourné vers le protestantisme, et ont eu à subir les sombres conséquences des guerres de religions. Ce choix historique est encore perceptible aujourd’hui. A côté de l’église où sont remémorées uniquement les victimes de guerre catholique, se trouve le temple ; là aussi seules les victimes protestantes sont remémorées. Mais l’esprit de cette période est toujours présent à Mens aux 21emesiècle. Au cimetière un mur sépare de façon toujours aussi sélective, les défunts protestants de leurs collègues catholiques. En dehors de ça, les Mensois adorent tous les fameuses «bouffettes» de Mens (vrai bombe calorique) et habitent encore souvent dans des maisons semblant venir de l’époque médiévale. Trois merveilleuses fontaines et la halle restaurée égaient ce bourg. Au café des Arts entre les murs peints, les grands miroirs et la machine à bière pression datant de mathusalem vous pouvez imaginer être revenu cent ans en arrière.

UNE RENCONTRE ENCHANTERESSE

A la frontière des trois départements Isère, Hautes Alpes et Drôme, nous avons fait connaissance avec le Trièves. Nous y avons trouvé un petit monde fait d’eau et de Montagne ou nous nous sommes tout de suite sentis chez nous.

Ne parlez pas à tout le monde de l’existence de cette perle cachée, seulement à ceux qui ressentent le besoin de se laisser bercer au rythme des saisons. Ainsi le Trièves gardera son authenticité, celle d’une région champêtre ou les touristes découvrent la patience et le respect d’une nature exceptionnelle.

INFO CAMPER

Xavier Castillan est ‘maître restaurateur’ il exploite le camping d’Herbelon. A son restaurant – à conseiller- il a relié le camping et non le contraire. L’accueil y est convivial. Le terrain au bord du lac de Monteynard-Avignonet offre une cinquantaine de places avec vue sur l’eau couleur émeraude et est cerné de montagnes. Les nageurs ont le choix de se rafraîchir dans la piscine ou dans l’eau du lac. Les glaces maison, confectionnées à partir du lait des vaches du Trièves et le pain fabriqué avec des céréales anciennes, également du Trièves, sont disponibles à la réception. Pizza et snack sur commande. Quelques chalets à la location. Le supermarché le plus proche est à 11 Km à Monestier de Clermont.

Camping à la ferme

Magnifiquement situé, terrain extra grand dans le hameau Donnière, près de Chichilianne. Pas de raccordement électrique possible. Cuisine en commun. Sanitaires propres et bien entretenus. Trois roulottes chauffées à louer même en hiver.

Emplacement camping près de Treffort

Au bord du lac de Monteynard – Avignonet près de Treffort. Parking des Combettes

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Post scriptum : à ne pas manquer non plus..

La petite grange : http://lapetitemaison.unblog.fr/

L’étape Huguenote : http://www.trieves-vercors.fr/l-etape-huguenote.html

Et pour ceux qui arrivent à pied par la Chine : http://www.trieves-vercors.fr/l-etape-huguenote.html

On n’est jamais si bien servi que par soi même…

Les vignerons de la reconquête

 

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Le 20e siècle a été celui d’une transformation profonde des paysages viticoles français. Le vignoble des Savoie est ainsi passé de 20 000 hectares à moins de 2 000. La pandémie phylloxérique, la première guerre mondiale, les crises de surproduction viticole et la transformation des modes de vie et de consommation du vin expliquent le déclin spectaculaire et généralisé des surfaces en vigne. Le 21e siècle semble au contraire être celui de la reconquête et de la volonté de voir se reconstruire, un peu partout,  des vignobles dont certains avaient même disparu.

Le film « Les vignerons de la reconquête » porte témoignage de cette volonté en montrant la diversité et l’originalité d’initiatives développées sur plusieurs territoires montagnards en Savoie, en Trièves, dans le Briançonnais, les gorges du Tarn ou dans la vallée piémontaise de Suze.

Au-delà de la diversité des terroirs viticoles concernés, qu’ils soient individuels ou collectifs, publics ou privés, portés par des « locaux » ou de « nouveaux arrivés », ces projets de reconquête viticole doivent tous intégrer les fortes contraintes des réglementations administratives mais aussi justifier leur légitimité. La plupart d’entre eux relève en effet de ce que le géographe Roger Dion qualifiait de « viticulture simplifiée » vouée essentiellement à l’autoconsommation.  Sa coexistence avec une « viticulture de qualité », aujourd’hui protégée par les Appellations (d’Origine Protégée) demeure difficile. Ce ne sont pas seulement les terroirs viticoles qu’il faut reconstruire, mais, en replantant des cépages locaux ou remontant les murets des terrasses, une nouvelle image et une nouvelle réputation qu’il faut leur « inventer » en y intégrant désormais les notions de qualité paysagère, de défense de la biodiversité et de mise en place de circuit courts de commercialisation.

Le film « Les vignerons de la reconquête », réalisé par Olivier Pasquet, géographe et documentariste,  a été coproduit par TV.TV. et la Chambre d’Agriculture Savoie Mont-Blanc dans le cadre de l’action « Vin’alp » du programme de coopération transfrontalière Interreg France-Italie ALCOTRA. Cette action menée sur les territoires des départements de la Savoie et de la Haute-Savoie et celui de la Province de Turin, s’attache à la revalorisation des cépages viticoles locaux.

 

Coquet première : l’intégrale !

C’est fini. On peut lire jusqu’au bout…

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Salle Chatel pleine avec des chaises jusque dans l’entrée pour la première réunion de la liste Coquet. Environ 80 personnes dont pas mal d’opposants notoires, y compris quelques membres de la liste d’en face (Hugueny, Zanders).

Deux parties très contrastées : la présentation de la liste, la discussion sur le programme.

PRESENTATION DE LA LISTE : durée 1h20

Bernard Coquet décrit sa liste comme étant sans étiquette, il dit ne pas connaitre la couleur politique de ses colistiers. Tous déclarés comme divers au nuançage de la préfecture.

Il commence par excuser Lauriane Josserand, 26 ans, la benjamine de l’équipe, en CDD à Saint Etienne en Dévoluy. A la recherche d’un emploi stable, une petite jeune qui veut travailler ! Elle arrivera finalement en toute fin de réunion.

Les candidats se présentent en partant du fond de la liste.

Joël Gérin : né à Mens, carrière chez HP, conseiller municipal de 2001 à 2008 avec Philippe Gazin. A travaillé à la vie quotidienne, sur l’accessibilité (il se déplace en fauteuil roulant), sur la zone bleue. Président de l’association cueille la vie ,qui fait de l’animation à la maison de retraite, depuis 6 ans.

Propose de refaire le chemin pour handicapés de Châtel dont le revêtement ne permet pas de circuler en chaise roulante. Aussi un état des lieux à Mens et dans le Trièves de l’accessibilité pour handicapés, personnes agées, poussettes.

Evelyne Garnier : 72 ans, arrière grand mère, né à Oran en Algérie d’un père militaire, revenue en 1951.

Secrétaire de direction puis gérante de discothéque. A Mens depuis 1988, mariée à un vieux Mensois qui fut conseiller de 2001 à 2008.

Intéressée par l’aspect du village, les petites rues, les entrées de la commune, le fleurissement…

Jean Louis Goutel : Dans le Trièves depuis 2000, 3 filles.

Directeur adjoint de la chambre d’agriculture.

4ème adjoint à l’économie dans la municipalité sortante, en charge de l’écotourisme et du tourisme adapté.

2 ans président de l’office du tourisme, s’est occupé de la foire du 1er mai et de la foire bio devenue foire du Trièves.

Daniel Dussert : né à MENS, 67 ans, 4 enfants, agriculteur bovin, céréales.

Souhaite soutenir l’agriculture et le tourisme à travers la conservation des paysages. Et s’occuper des routes et chemins communaux.

Aurore Chauvin : 27 ans, originaire de Champagne Ardennes, étude à Lyon, à Mens depuis Aout 2010, secrétaire comptable.

Souhaite s’occuper des nouvelles solutions de transport, navettes Clelles-Mens, le covoiturage.

Bernard Chevalier : né à Mens, 59 ans, travaille à France télécom, à la retraite en mai.

Conseiller municipal de 2001 à 2008, à lancé le trait d’union Mensois et le 1er site internet de la mairie. A travaillé à la commission vie associative.

Carole Sauze : Famille de Mens, enfance à Mens, pompier volontaire, infirmière à la Mure.

Veut représenter la jeunesse Mensoise, conserver les services publics et médicaux.

Jean Paul Chabert : né à Mens, étude à Grenoble. Travail au crédit agricole de Mens de 1975 à la retraite en 2011;

A constaté les pertes d’emplois dans l’agriculture, le batiment, l’artisanat. Une certaine compensation pour les EHPAD, SIAD, ADMR et secteur associatif.

Est trésorier de l’association Trièves tourisme. Intéressé au développement économique.

Rosemary GIOVANETTI : d’origine Batave, 63 ans.

A créé une entreprise qu’elle a vendu, aussi gérante d’hôtel 4 ans. 20 ans à Grenoble.

En retraite à Menglas depuis 18 mois.

Intéressée par l’avenir des jeunes, par leur travail. Et par le développement du tourisme.

Gérard Dangles : 67 ans

A Grenoble depuis 1982 dans le secteur informatique;

Mens depuis 2005, conseiller municipal en 2008

DGS informel pendant 3 ans, s’est occupé de l’informatique municipale, du journal le TUM, des associations, a pris beaucoup de plaisir.

La voix s’élève : on a une confrontation entre 2 visions respectables mais différentes. On a une chance extraordinaire avec Coquet. Stop au ronron.

Applaudissement dans la salle, presque une bronca !

Véronique Menvielle :

D’origine Lyonnaise, 4 générations d’enseignants. Institutrice depuis 23 ans atteinte de pédagogite aigu. Aime la rigueur, le travail bien fait.

A Mens depuis 2005, conjoint Mensois.

Souhaite s’occuper de la jeunesse et des sports, créer deux conseils municipaux pour les jeunes de 8-12 et 13-17 ans pour un apprentissage de la citoyenneté et de la démocratie. Aussi un jumelage Européen pour des échanges culturels et linguistiques.

Tiens ? http://dodiblog.unblog.fr/2014/02/14/jumelage-echange-linguistique/

Marcel Calvat : né le 27-4-1943 (à quelle heure ?).

Famille modeste, progression professionnelle instit, prof d’EPS, principal adjoint puis principal d’établissement scolaire.

Fonction à la Fédération Française de ski au niveau régional, national et international.

Pour le développement du tourisme et de l’industrie. Pas de rêve et d’utopie, du réalisme et du pragmatisme.

1er adjoint de la municipalité sortante, président de la CDC de Mens pendant 4 ans.

Anne Marie Barbe : 62 ans, à Mens depuis 37 ans.

Travail administratif à la fac de Grenoble pendant 43 ans.

Motivée et disponible, souhaite s’occuper des personnes âgées.

Bernard Coquet : la tête de liste, on entre dans une autre dimension…

A commencé comme géomêtre, reprend quelques études, quelques petits postes dans des cabinets ministériels et préfet dans quelques départements…

Rugbyman , il se blesse, soigné aux Alouettes à Mens où il rencontre la future Madame Coquet, issue d’une vieille famille Mensoise, il y a 50 ans.

A bien connu Pierre Rolland, maire de Mens 1977-1983 et  Philippe Richard, maire de 1989 à 2001 auquel il a succédé à la présidence du fond documentaire Trièvois.

La liste équilibre et renouveau :

L’équilibre : besoin de mesure, éviter les conflits stériles, l’aveuglement militant.

Liste équilibrée par l’origine des candidats : 9 Mensois de souche, 6 néo Mensois depuis 18 mois à 50 ans.

7 en activité, 8 retraités, 1 agriculteur. Echelonnement des âges de 26 à 74 ans;

Pas de militants politiques déguisés !

Le renouveau : il faut faire des projections à moyen terme, le long terme est imprévisible.

Mens a une économie résidentielle, en boucle, fragile.

Les structures administratives vont changer considérablement dans les 3 ans à venir. Le futur canton s’étendera du Trièves au Valbonnais.

Mens est maintenant intégré dans le SCOT, approuvé il y a 18 mois, qui donne une vocation agricole et touristique au Trièves. Son sort est lié avec Grenoble.

L’accent devient Gaullien, un peu de tremblement dans la voix : Mens est à redresser, il faut se remettre debout, demain il sera Trottoir (au lieu de trop tard…).

Vous aurez plus de chance avec nous ! On attend presque un « Mensois, je vous ai compris », les bras en croix, qui ne vient malheureusement pas…

Applaudissements nourris de la salle.

Du grand art, de l’Enarque, la haute administration Française qui sait faire un magnifique discours sans aucune note !

Le ton se calme. Ses 2 parents sont DCD à 88 ans, il devrait donc avoir encore quelques années devant lui.

Il n’a aucun intérêt pécunier ni professionnel dans cette affaire, ce qu’on peut lui accorder.

Répond aux critiques sur sa « résidence alternée » à Mens : il sera présent autant qu’il le faudra (sans préciser combien de temps dans l’année). Le rôle d’un maire n’est pas nécessairement de s’occuper des poubelles qui débordent où des coqs qui chantent trop tôt. Il faut savoir déléguer. Il est de consulter, prendre des décisions, assumer une responsabilité juridique.

DISCUSSION SUR LE PROGRAMME :  durée 1h10

Là aussi, je met mes réflexions en italique.

Bon, vous avez notre programme en main (une feuille recto-verso), allez y posez nous des questions !

Là, ça tombe un peu à plat. Je m’attendais à une présentation du programme par thème puis à des questions en fonction. Quelque chose d’un peu structuré.

Du coup, ça part dans toutes les directions. Emmanuel se lance avec une déclamation sur la fin dans le monde et la responsabilité planétaire des Mensois. Un autre : « Vous dites faire venir du monde à Mens OK. Mais pas des écolos qui branlent rien ! »

Goutel : On peut attirer dans le secteur de l’agriculture, de l’écologie, des personnes agées. il faut créer les conditions d’accueil.

Dangles : attirer les technologies nouvelles, créer un espace pour le télétravail.

Claude Brand à Marcel Calvat : pouvez vous nous parler de votre bilan ?

Manifestement il a prévu la question le Marcel. Y sort une feuille et lit :

 - A la CDC de Mens :

Réalisation de la chaufferie bois, subventionnée à 80%,  économe en CO2, qui permet de chauffer l’EHPAD, les écoles, le centre social, le collège, la piscine et le camping.

Etude de faisabilité sur un plan d’eau biotype comme à Valbonnais. Mais il faut un espace approprié et beaucoup d’eau. Encore une étude qu’on aimerait pouvoir consulter sur internet, après tout elle a été payé avec nos impôts…

La fusion des CDC : il a pris beaucoup de temps pour y réfléchir et se décider. Temps qui n’a peut être pas été perdu. Il rappelle que le conseil de Mens avait voté contre sous Gazin. La fusion a finalement été votée à l’unanimité, avant qu’elle soit rendue obligatoire par le préfet. Cela a aussi permis de mener à bien la répartition des compétences et l’étude financière.

Il a participé au comité de pilotage d’Energie et territoire. Devant la prochaine mise en concurrence de la concession des barrages, EDF est devenue soudain très généreuse en donnant 240 000 euros par an pour les six CDC des bords du Drac. Le Trièves étant peu présent ne touche malheureusement qu’une faible part du pactole.

Travail au CDRA (Comité de Développement Rhône Alpes) dans le secteur tourisme.

Sur le dossier de l’ARB (Association de Réhabilitation de l’Herboristerie) qui compte s’installer prochainement à Beaumet.

 - Au niveau de la commune :

A travaillé au niveau du centre de gestion départemental qui gère le personnel municipal.

Mise en place du DGS (Directeur Général des Services).

Commission Vie Quotidienne, sur l’évenementiel, gestion et réhabilitation de la piscine, accessibilité pour les handicapés.

Augmentation du foncier de la commune en achetant 6500 m2 supplémentaires aux terres du Ruisseau.

Question d’Hervé Hugueny :

L’écologie créé de l’emploi, exemple de la SCOP (Société COopérative et Participative)  Terre vivante et de Trièves compostage qui est passé de 1 à 7 salariès.

Réponse Bernard Coquet : oui l’écologie créé de l’emploi, l’édition est à la peine, la structure SCOP peut provoquer des tiraillements, la commune pourra aider mais à peu de marge de manœuvre financière.

Petite digression :  la situation financière de Mens : elle est saine, taux d’investissement le plus faible et taux d’épargne le plus fort de l’Isère.

Il faut fixer des priorités, ne pas passer des mois à discuter, les discussions doivent être suivies de décisions.

Question de Nathalie Behiels : Quelles seront vos priorités ?

Réponse un peu dans tous les sens.

Faut il relancer la déviation où bricoler le stationnement dans Mens ?

Aide à la formation : le niveau à Mens est souvent CAP-BEP, les plus diplômés partent.

Le haut débit, le travail de réseau.

Question Dodiblog : les transports, Internet

Réponse d’Aurore Chauvin : c’est de la compétence du conseil général, il faut coordonner bus et train, des actions pour la foire du 1er mai…

Là, il faut encore travailler les dossiers !

Reprise par Marcel Calvat : il y a l’exemple du taxi à la demande comme sur le canton de Clelles, créé au moment de la fermeture des gares secondaires sur la ligne Grenoble-Veynes avec l’aide de la région. Mens l’a refusé, sans doute par peur de voir disparaitre le car. Ca sera difficile de récupérer cette opportunité.

Bernard Chevalier : la fibre va bientôt arriver à la Mure, pour Mens il faut se renseigner…

Bien flou, j’aurais aimé des idées sur la politique des sites, les liens entre eux.

Départ de Bernard Coquet : il faut rassembler les initiatives locales, créé un effet réseau. Le maire doit vendre sa commune.

L’effet réseau sur internet ?

Question d’Arnaud Behiels : le logement ?

Réponse Coquet : le SCOT permet la création de 5.5 logements par an.

Il y a 70% de propriétaires.

La demande à Mens est à 75% pour des T1-T2 et à 65 à 70% de célibataires, séparés, isolés, petit revenu.

Il faut un équilibre entre nouveaux logements et réhabilitation. Il faut réhabiliter le centre historique sinon risque de désertification, prolétarisation. Ne pas hésiter à y supprimer des bâtiments en ruines, des dents creuses pour faire des puits de lumière.

On évoque une opération programmée d’amélioration de l’habitat permettant aux propriétaires d’obtenir des subventions.

Calvat : il faut arriver à décider les propriétaires, les biens sont souvent en indivision.

Claude Brand : ne pourrait on pas faire payer les taxes aux propriétaires de maisons vides pour les décider à vendre.

Florian Bordenave : le travail en commission est important, le TUM ne retranscrit plus les comptes rendus des conseils municipaux

Réponse : oui, il y aura des commissions, les comptes rendus sont affichés en mairie.

Il ne serait pas idiot qu’ils le soient également sur le site internet.

CONCLUSION :

Seconde partie décevante, décousue, sans aucune structure. De belles envolées lyriques qui cachent mal un flou artistique.

Mis à part la présentation de l’équipe et celle des activités multiples de Marcel Calvat, on a fait que survoler les thèmes, entrevoir des pistes.

On espère vivement une nette reprise en main pour la prochaine réunion. Il faut une présentation du programme par l’équipe suivi de questions. Deux heures et demi sur le thème : « Allez y, posez nous des questions » serait un gag. En bon centriste, je pense également que si l’équipe Mauberret en fait trop et épuise le public avec ses 5 réunions, celle de Coquet sera un peu juste avec seulement 2.

Pour le moment, La tentation de la pêche à la ligne reste très forte.

Entre une équipe qui joue à cache cache avec sa couleur politique et une autre qui joue à cache cache avec son programme, il ne faudra pas s’étonner si l’électeur joue à cache cache avec l’isoloir…

Quel Tourisme pour le Trièves ?

Un article de Pascal Lluch, déjà paru dans les Nouvelles du Pays de Décembre

Quel Tourisme pour le Trièves ? dans Ecologie rad48A80

Depuis 2009 est engagée sur le Trièves une démarche de développement d’une forme particulière du tourisme, dite écotourisme.

Quelle en est la définition ? Quelles valeurs porte-t-elle ? Quelles valeurs doit-on éventuellement lui ajouter ? Quels bénéfices peut en retirer le Trièves ?

L’Organisation Mondiale du Tourisme définit ainsi l’écotourisme : « Au delà de l’appréciation et de l’observation de la nature, l’écotourisme implique de la part du tour-opérateur et de ses clients, un certain degré de responsabilisation par rapport à la destination visitée, un respect des sites et des cultures locales, un engagement, une implication personnelle qui vise à minimiser l’impact des visites, à maximiser les retombées financières locales et à contribuer à la conservation et au développement durable de la région visitée« .

Au sein de la commission écotourisme que nous avons créé au Syndicat national des accompagnateurs en montagne, nous avons souhaité préciser cette définition :

« L’écotourisme englobe les principes du tourisme durable en ce qui concerne les impacts de cette activité sur l’économie, la société et l’environnement et [...] comprend les principes particuliers suivants qui le distinguent de la notion plus large de tourisme durable :

v     il contribue activement à la protection du patrimoine naturel et culturel,

v     il inclut les populations locales dans sa planification, son développement et son exploitation, contribue à leur bien-être, et encourage leur participation,

v     il propose aux visiteurs une interprétation du patrimoine naturel et culturel,

v     et il se prête mieux à la pratique du voyage en individuel ainsi qu’aux voyages organisés pour de « petits groupes ».

La première définition est l’expression de la vision d’un opérateur touristique (le marché), conscient que son activité pourrait avoir des impacts négatifs sur le territoire, et fait la promesse d’y porter attention.

La seconde est l’expression d’un tourisme maîtrisé, proposé par les acteurs (logique de territoire). Elles procèdent de deux logiques, l’une dite descendante, et l’autre ascendante. On les retrouve dans tous les champs de la gouvernance…

L’approche territoriale de l’écotourisme

Rappelons que la définition d’un touriste, que nous préférons appeler visiteur, est simplement une personne qui passe une nuit en dehors de chez elle. On parle ainsi de tourisme d’affaire, de proximité, familial, etc., quelque soit la durée du séjour, l’intermédiaire choisi, l’argent dépensé, l’utilisation d’un lit dit marchand, ou gratuit (famille par exemple).

D’une manière très synthétique, on peut ainsi énoncer les grandes lignes d’un écotourisme souhaitable :

1/ Minimiser les nuisances, par un tourisme diffus et intégré, c’est-à-dire peu consommateur de ressources primaires ; on peut citer :

- l’eau

- les énergies

- les affectations du sol (infrastructures dédiées)

- les impacts sur les paysages

2/ Minimiser les investissements, au regard des retombées attendues

3/ Maximiser les bienfaits : l’écotourisme doit être pensé comme levier d’opportunité pour :

> améliorer les infrastructures existantes, nécessaires à la vie des habitants, en en créant le moins possible qui soient dédiées spécifiquement au tourisme

> améliorer les dessertes, transports collectifs, à la demande, partagés, etc., en favorisant les mobilités douces (ne pas surcharger les voies de communication, respecter l‘environnement et la tranquillité des espaces ruraux, réduire nos émissions de gaz à effet de serre…).

> Améliorer le niveau de vie de certaines personnes, certains secteurs d’activités, avant de chercher à créer des emplois 100% dépendants du tourisme. Toutes les productions locales sont concernées : agricoles, culturelles, celles des artisans, etc. Le but est que les retombées économiques concernent le plus grand nombre d’acteurs possible,

> Valoriser le territoire, sous tous ses aspects, aux yeux de ses habitants.

D’une manière ou d’une autre, tous ces éléments contribuent à l’amélioration du lien social.

Notons que les retombées du tourisme sont toujours à la fois plus importantes et plus larges que ce que l’on suppose. En Trièves, les indicateurs économiques liés au tourisme font totalement défaut, et c’est bien dommage. L’attention des décideurs, et les moyens mis en oeuvre (qualitatifs et quantitatifs) sont en général en rapport avec le poids du secteur concerné ; encore faut-il le mesurer.

Choisir son tourisme, c’est choisir ses visiteurs

Les éléments ci-dessus impliquent la maîtrise de la production touristique par les habitants et les acteurs, au sens large ; le renforcement de cette intelligence collective, de cette forme d’organisation nécessite d’envisager un soutien financier et technique (formation, animation, mise en réseau, conseil,…). Ces financements existent.

Seule une organisation du tourisme à l’échelle du territoire de type participative permet de faire éclore la richesse et l’originalité d’une offre touristique en adéquation avec les aspirations et toutes les potentialités du Trièves.

Le marketing de la demande, c’est-à-dire l’adaptation de l’offre à la supposée demande du marché (comme si elle était unique et facilement cernable), est encore trop souvent le modèle suivi. Il est évident que, pour nous, la première demande qu’il faut prendre en compte, c’est d’abord celle du territoire et de ses acteurs. Une offre claire, originale, qualitative, et bien diffusée rencontrera son public, celui dont les attentes seront en accord avec les valeurs du territoire d’accueil.

La spécificité de notre attractivité, c’est, comme disent les experts, un tourisme à très forte  valeur ajoutée immatérielle. Celle des savoir-faire (novateurs comme traditionnels, nombreux sur le Trièves), mais aussi, ce que l’on mesure souvent moins, des savoir-être, par exemple les valeurs comme le partage, la solidarité, très fortes aussi sur le Trièves. De plus en plus, les visiteurs s’intéressent à ce qui fait la vie du territoire qui les accueille ; dans le choix de sa destination, le candidat sera sensible aux expérimentations, à la possibilité de rencontrer ceux qui vivent là, et qui attend d’être reçu « en personne », et non pas comme un mouton de plus à tondre. Lors de la fête de la Transition, des personnes de toute la France sont venues en Trièves se rencontrer, réfléchir ensemble, construire de leurs mains des fours solaires, se faire expliquer les énergies renouvelables, etc., et sont reparties comme autant d’excellents ambassadeurs du Trièves. Et ceci n’est qu’un exemple de ce qui existe déjà.

La dimension pédagogique est la composante souvent éludée de l’écotourisme ; alors que nous avons tout ce qu’il faut en Trièves pour croiser les thématiques (compétences et volontés). Il s’agit d’un tourisme d’échange plus que de simple consommation (des paysages, des infrastructures et de l’espace public).

La taille et les ressources du Trièves sont adaptées à un tourisme quasi individualisé, à l’opposé de la recherche d’un grand nombre de touristes.

Le tourisme doit participer à la maîtrise collective du destin du territoire, rejoignant en ceci les valeurs et recommandations de l’agenda 21 (développement durable).

En résumé, nous dirons que ce n’est pas au tourisme d’exploiter le territoire, mais bien l’inverse !

Pascal Lluch pascal@randopays.com

Accompagnateur en montagne (38710 – Saint Jean d’Hérans)

Vice-président de Voyageurs et Voyagistes Ecoresponsables (association nationale)

 

 

CINE DOCUMENT TERRE

CINE DOCUMENT TERRE

2ème édition

Nature

Environnement

Civilisations

Ciné Document Terre accompagne la Foire Bio depuis l’année 2009, avec l’aide de l’Office de tourisme et de l’Ecran vagabond du Trièves.

Ce tout jeune « mini -festival » est porté cette année par l’association Prochaine Sortie.

Les projections se proposent d’offrir au public de la foire des regards larges sur nos modes de vie actuels toujours en mettant en lien le monde naturel et les choix de l’homme dans son rapport à l’environnement.

Invités au thème « préserver et cultiver la biodiversité », voici des coups de projecteur sur nos pratiques intensives et productivistes qui empoisonnent éco-systèmes et êtres vivants, et des coups de coeur (et de raison !), sur des solutions positives d’exploitations. Des thématiques et des réalisations filmiques de qualité qui donnent à réfléchir.

Bons films à tous !

 

CINE DOCUMENT TERRE 2010

Nature, Environnement, Civilisation

 

 

Vendredi 17 septembre : Clelles

 

20h45  Le temps des grâces de Dominique Marchais 2h03, 2009 (France)

Gaïa, terre nourricière ? Photographiant nos paysages, nos aménagements et donnant la parole aux agriculteurs, fonctionnaires, chercheurs… c’est une enquête à travers le temps pour comprendre ce qui nous a amené à négliger notre terre et sa biodiversité. Sans culpabilisation et par des témoignages de bon sens, des références historiques et même philosophiques, le film rencontre aussi l’optimisme de ceux qui cherchent aujourd’hui des solutions pour remettre la terre nourricière à portée de tous.

Temps d’échanges après la projection 

Samedi 18 septembre : Mens (Salle des Sagnes)

 

17h30    Homo Toxicus  de Carole Poliquin 1h27, 2007 (Quebec)

Ou l’espèce humaine en voie de mutation.

Chaque jour, des tonnes de substances toxiques (pesticides, métaux lourds, dioxines, retardateurs de flammes, composés plastiques, hormones, etc.) sont libérées dans l’environnement sans que nous en connaissions les effets à long terme pour les êtres vivants. Des centaines d’entre elles s’infiltrent et s’accumulent dans nos corps. Une enquête canadienne menée avec beaucoup de rigueur et d’humour, qui nous livre des conclusions troublantes remettant en question notre mode de vie.

 

20h00  We feed the world  d’Erwin Wagenhofer 1h36, 2005 (Autriche)

 

Qui dévore le monde et qui déguste ?

Le film démontre, à travers tous les aspects de l’alimentation, de la culture à l’élevage industriel, les conséquences que peuvent avoir notre surproduction alimentaire sur la planète, du Brésil à l’Europe.

 

Soupe bio au chaudron entre les deux films et temps d’échanges après les projections.

 

Dimanche 19 septembre :

 

13h30  Disparition des abeilles, la fin d’un mystère  Natacha Calestrémé 52 min

2009 (France)

Mortalité massive des grandes pollinisatrices : énigme et enquête criminelle.

Le film analyse un phénomène environnemental international préoccupant : la disparition massive des abeilles depuis quelques années. Les pertes atteignent parfois 90% des colonies et l’industrie agro-alimentaire prend conscience des pertes de recette engendrées… Partant d’une scène de disparition d’abeilles dans un rucher, le film déroule l’enquête, comme pour une énigme criminelle, à la recherche des différentes hypothèses sur la mortalité des hyménoptères. Pourquoi l’abeille meurt-elle? Si elle disparaît, quel impact pour l’homme et l’environnement?

 

Echanges après la projection.

 

15h  Aït Bouguemez, une vallée pour l’exemple Maryse Bergonzat 52 min, 2009 (France)

 

Des déserts…et puis une vallée heureuse au Maroc, attentivement préservée et cultivée, hier, aujourd’hui, et pour l’avenir !

C’est grâce à une gestion spécifique de la terre selon des habitudes et des règles complexes que cette vallée marocaine n’est pas devenue un désert comme les vallées alentour. Les habitants de cette « Vallée Heureuse », ont pendant des siècles, réussi à gérer leur environnement naturel et leur production agro-pastorale avec une rigueur, un respect et une intelligence dont on pourrait s’inspirer, ailleurs dans le monde…

 

COTE PRATIQUE :

- Deux lieux de projections : vendredi soir à Clelles , en amont de la foire, salle Jean Giono

samedi et dimanche à Mens, salle des Sagnes (10 min à pied du village, suivre panneaux et loupiotes !)

- Repas sur place possible le samedi soir.

 

Tarifs : 3,5€ une séance, 5€ les deux (le samedi ou/et le dimanche)

 

 

Organisé par PROCHAINE SORTIE, avec le partenariat de l’ECRAN VAGABOND et de l’OFFICE DU TOURISME.

Toilette de printemps

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A Moulin Vieux (Prébois) et à Serre Bertras (Mens) le paysage des coteaux de vignes a fait une toilette de printemps.L’association Vignes et Vignerons du Trièves vient d’achever ses premiers travaux de défrichage: plus de 7000 M2 ont été préparés pour accueillir de nouvelles vignes. Une première dans le Trièves depuis des lustres!

A Prébois, c’est un partenariat avec l’INRA (Institut de Recherche Agronomique) et les pépinières Grisard (Savoie) , dans le cadre de la sauvegarde des cépages oubliés, qui permet de replanter, dès ce printemps, une parcelle de 1200M2. Le cépage choisi porte un nom dont quelques  anciens se souviennent: l’Onchette. L’Onchette était cultivée à la fin du 19 ème siècle – avant le phylloxéra- sur la vallée du Drac, à Lavars et à Roissard. Cette parcelle sera unique en France. La première vinification interviendra dans trois ans. Elle devrait attirer nombre de connaisseurs et d’amateurs de vins rares.

A Mens,  le coteau de Serre Bertras a retrouvé ce week-end un air de jeunesse qui fait plaisir à voir. 6000 M2 ont été défrichés. 3000 M2 seront plantés de vignes conservatoires pour le Centre d’Ampélographie Alpine. Là aussi les,cépages plantés seront vinifiés – dans trois ans-  pour la première fois depuis longtemps.  Les autres 3000 M2 devraient accueillir des cépages typique du territoire, sous la tutelle de Viniflor, autorité viticole en charge des vignes expérimentales.

D’autres opérations de même nature sont prévues, notamment à Roissard, au lieu-dit Brion.

Les propriétaires des parcelles défrichées ont signé une convention de mise à disposition de leur parcelle avec l’association Vignes et Vignerons du Trièves. Ces conventions étaient un préalable pour engager les actions de sauvegarde. Les engagements portent sur des durées suffisamment longues pour permettre la culture de la vigne.

L’association a été créée il y a un an. Elle compte 130 membres. La création de deux emplois est prévue à court terme.

Paysage du Trièves: deuxième réunion

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Dans la suite du programme « label défi Paysage » initié par la Communauté de communes de Mens, nous avons le plaisir de vous convier à la

2ème réunion publique « le paysage du Canton de Mens »

 mardi 17 juin à 20h 

à l’espace culturel de Mens.

Le Défi paysage a pour objectif de mettre en place un plan d’actions pour améliorer notre cadre de vie paysager.

La première réunion publique du mois de janvier, a permis de compléter le diagnostic paysager réalisé par l’Association Paysage de France.

Cette deuxième réunion a pour objectif de travailler ensemble, élus, habitants, acteurs du paysage, pour définir un plan d’actions pour les neuf communes du canton de Mens.

Ordre du jour :

— Hiérarchisation et définition des actions à mettre en oeuvre (modalités, moyens, calendriers…)

— Constitution de groupes de travail en fonction des actions choisies.

Renseignements : Communauté de Communes de Mens – Marie CHENEVIER  - 04 76 34 87 30 ou cdc-service-paysage@wanadoo.fr

Votre participation active est importante.

 Merci de diffuser l’information à toutes vos connaissances, habitant le canton de Mens.

Mme Gisèle PERDIGON (Vice-présidente chargée du Paysage et de l’Environnement)

Communauté de Communes de MENS

Service Environnement

tel : 04 76 34 87 30

Synthèse sur les Éoliennes

Encore un document remarquable trouvé par le père Hervé Hugueny, dit l’homme au chapeau, sur le site d’un copain: www.éconologie.com

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 POUR NOTRE ENVIRONNEMENT1

Le débat2 sur l’opportunité des éoliennes en France semble encore exister, malgré les dérèglements climatiques et les 91% d’opinion favorable3.

L’ORIGINE DE L’ENERGIE

Le soleil, en réchauffant la terre, crée des phénomènes de convection qui sont à l’origine du vent. Celui-ci représente 1 à 2% de l’énergie provenant du soleil4. 25 à 50 heures de vent sur terre, représentent la consommation annuelle de l’humanité, toutes énergies confondues5. En comparaison, cela représente 50 à 100 fois plus que l’énergie convertie en biomasse par la photosynthèse.

L’ESTHETIQUE

L’impact de ces grands ouvrages, dont les plus grands approchent les 100 mètres de hauteur sur terre et 150 mètres en mer, pales comprises, est indéniable.

Malgré tout, la notion de paysage est liée à notre culture, notre éducation, nos expériences visuelles et notre relation d’usage avec le territoire considéré. Là où certains verront une intrusion, d’autres verront un élément susceptible de caractériser voire de valoriser un site. Au-delà des multiples perceptions individuelles, un paysage n’est jamais quelque chose de figé. En particulier, depuis le milieu du XXème siècle, où nous avons multiplié les ouvrages : plus de 100 000 km de lignes électriques à haute tension et leurs pylônes, 5 000 à 10 000 émetteurs pour la téléphonie, plusieurs milliers de châteaux d’eau, 8 000 km d’autoroutes, de nombreux silos à grains de plus de 80 m de haut et le viaduc de Millau, haut de 343 m, qui nous montre toute la subjectivité de la question !

De surcroît, de nombreuses études6 menées au Danemark, au Royaume-Uni, en Allemagne ou aux Pays-Bas ont révélé que les personnes vivant à proximité d’éoliennes sont généralement plus favorables à leur égard que les autres.

LES NUISANCES SONORES 

La technologie progresse vite et ce problème initial n’en n’est plus un avec les générations actuelles d’éoliennes7. Grâce à l’augmentation de leur taille, on assiste à un ralentissement de la rotation des pales : de l’ordre de 15 tours/min avec une vitesse maintenue constante. Actuellement, au pied d’une éolienne, le niveau sonore est équivalent à celui de l’intérieur d’une voiture.

L’ASPECT ORNITHOLOGIQUE

La mortalité aviaire liée aux éoliennes est sans commune mesure avec celle liée à la circulation routière, aux lignes électriques, aux baies vitrées, à la chasse, aux pesticides et insecticides, aux marées noires ou à la disparition des milieux favorables aux oiseaux dont le réchauffement climatique est à présent la cause principale.

LE RISQUE D’ACCIDENT

Malgré les 50 000 grandes éoliennes dans le monde, dont certaines fonctionnent depuis plus de 20 ans, aucun mort ou blessé n’est à déplorer. D’ailleurs le risque d’accident est suffisamment faible pour qu’il n’y ait pas de clôtures autour des parcs éoliens. Pour se prémunir contre tout risque d’accident, les éoliennes, conçues pour résister à des vents de plus de 200 km/h, sont arrêtées en cas de tempête.

LA CREATION D’EMPLOI 

Même si peu d’emplois découlent de l’exploitation des parcs, il s’en crée beaucoup dans la fabrication et l’installation. En Europe en 2004, on dénombrait déjà 100 000 emplois issus de l’éolien8.

L’INCONSTANCE DE LA PRODUCTION

Actuellement le point le plus critiqué concerne les variations de débit d’électricité, accusées de perturber les réseaux de distribution et de requérir une production intermittente avec les centrales à charbon.

Mais nous devons tenir compte de plusieurs paramètres :

En comparaison, c’est notre consommation qui est très variable. Notre réseau sait déjà absorber les variations de demande entre le jour et la nuit, ainsi qu’entre les saisons, alors que les centrales nucléaires, hydroélectriques au fil de l’eau et au charbon, n’ont pas plus de souplesse pour s’y adapter. Ce sont des centrales en « semi-base »9 qui vont fonctionner à temps partiel et des centrales de pointe10 qui vont répondre instantanément aux pics de consommation. De toute façon, on constate au niveau européen que l’on ne construit plus de centrale à charbon, contrairement aux centrales éoliennes.

Nous débutons « l’éolien français » et nos 2 000 MW sont loin de pouvoir saturer notre réseau avec des pics de production. Même en atteignant nos objectifs de 10 000 MW en 201011 ou 18 000 MW en 2015, le problème serait toujours loin de se poser. 10 000 MW ne représenteront que 2% de notre actuelle consommation d’électricité. On peut même craindre que la production par l’éolien ne couvre pas l’augmentation de notre consommation.

Le vent qui est souvent intermittent ne souffle pas aux mêmes lieux au même moment, surtout en raison de la grande taille de notre territoire. Contrairement aux grandes nations européennes de l’éolien12, nous avons 3 régions principales bien distinctes qui nous permettent une production d’ensemble très continue.

L’ambition des énergies renouvelables est de se compléter entre elles :

  • les barrages hydroélectriques dont on peut rapidement varier la production ;

  • les centrales solaires en plein essor, grâce au récent progrès de la recherche et dont la production est relativement décalée par rapport à l’éolien13 ;

  • la biomasse où les découvertes s’accélèrent ;

  • la géothermie qui est aussi en plein développement ;

  • les hydroliennes qui bientôt tireront parti des courants marins, des mouvements des marées et des vagues.

Les progrès récents des prévisions météorologiques permettent d’anticiper les variations de production des éoliennes.

Stocker de l’électricité n’est pas une utopie :

En particulier en France, grâce aux STEP14 qui permettent en pompant d’une retenue d’eau basse vers une retenue plus haute, de stocker de très grandes quantités d’énergie (jusqu’à plusieurs centaines de GWh), avec un excellent rendement15 et de se mettre en marche très rapidement en quelques minutes.

Grâce aux batteries à flux continu16, dont la technologie connue depuis les années 80, débute aujourd’hui son déploiement à travers le monde.

Mais aussi grâce à l’air comprimé17, et bientôt aux piles à combustible après électrolyse de l’eau …

On peut aussi envisager de changer nos propres habitudes en consommant l’électricité quand elle est abondante et en limitant son utilisation quand elle l’est moins. La libéralisation des tarifs ou les propositions tarifaires actuelles, « EJP » et « Tempo », aidées par l’emploi d’accumulateurs de chaleur, nous y encouragent.

LE JEU EN VAUT-IL LA CHANDELLE ?

Une grande éolienne de la génération actuelle produit 5 MW, ce qui représente l’électricité domestique, chauffage électrique inclus, de 5 000 personnes.

A ce jour, il existe en Europe près de 50 000 MW d’éolien ; ce qui a permis sur 20 ans (durée de vie d’une éolienne) d’éviter la construction de 20 réacteurs nucléaires et la production de 6 000 tonnes de déchets nucléaires18.

Ce même effort représente, sur 20 ans, l’évitement de l’émission de 50 millions de tonnes de CO2 dans notre atmosphère.

L’occultation des dangers liés au réchauffement climatique, combinée au débat sur les réserves de pétrole, ne favorisent pas le développement des énergies renouvelables19.

1 – Ou plutôt pour nos enfants ; en effet comme l’a dit Antoine de Saint-Exupéry, « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. ».

2 – Il est essentiel d’entendre les détracteurs, tout en tenant compte de l’ancienneté des arguments et de leurs origines, en général, des industriels de l’énergie. Leur site de référence est : http://www.ventdecolere.org/

3 – Sondage Louis Harris du 28 avril 2005: http://www.planete-eolienne.fr/documents/rae_sondage.pdf

4 – http://www.windpower.org/en/tour/

5 – http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_%C3%A9olienne

6 – http://www.apab.org/fr/page.php?id_rubrique=4&a…_sous_rubrique=14

7 – http://www.planete-eolienne.fr/bruit.html

8 – Il y avait 100 000 emplois dans l’éolien en Europe en 2004: http://www.planete-eolienne.fr/creer_de_l_emploi.html

9 – Charbon, fuel, hydroélectricité, biomasse.

10 – Gaz, hydroélectricité.

11 – Objectif prévu dans la loi du 13 juillet 2005: http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJ…umjo=ECOX0400059L

12 – L’Allemagne (20 000 MW), l’Espagne (11 300 MW) et le Danemark (3 100 MW)

http://resosol.org/SolEole/suivi-international.html
13 – On constate souvent qu’en l’absence de vent, il y a du soleil.

14 – Stations de Transfert d’Energie par Pompage.

15 – De 80 à 85%.

16 – http://www.bretagneb2b.com/blogs/les-blogs/blog…-02-23.4514673434 http://www.consoglobe.com/ac-energie_1712_eolie…-electricite.html

17 – Déjà en fonction aux US.

18 – http://www.planete-eolienne.fr/nucleaire.html

19 – Le mathématicien Henri Poincaré avait l’habitude de dire que la résolution d’un problème est plus facile que sa formulation

Signez la pétition qui dit oui: Eoliennes: la pétition

Pour recevoir l’autocollant de soutien:  L’éolien: oui et içi

Le blog des éoliennes: Eoliennes au Senepymatheysine la mure signaraux boralex parc projet eolien anti contre eolienne eoliennes senepi defense senepy nature durable drac nature manif manifestation connex conex biodivesite ageden

Le projet de lotissement au pré Colombon

Ci dessous un compte rendu de nos réunions avec Philippe Gazin, maire de Mens et Vincent Thuret, agent immobilier concernant le projet de lotissement au pré Colombon. Article écrit à 3 mains (Anne Parlange, Hervé Hugueny et moi). colombon2small.jpg 

Réunion du 17/01/2008 à la mairie de Mens avec M. Philippe GAZIN

Avec Anne PARLANGE, Olivier DODINOT Olivier, Olivier REICHMUT, Hervé HUGUENY

1 – Historique du projet :

Les premières discussions datent de + de 30 ans, il y a eu à un moment un projet d’Association Foncière Urbaine (AFU) pour aménager cet espace. La commune aurait pu être Maître d’Ouvrage. Mais elle n’a pas vocation à valoriser les terrains de privés pour que ceux-ci en retirent ensuite les bénéfices financiers.

Les propriétaires se sont mis d’accord (12 dont la Commune sur les 13 concernés) et ont été sollicités par 3 promoteurs, dont les Dauphinelles et M. THURET. 11 propriétaires ont signé, la commune va le faire, il reste un propriétaire privé qui n’a pas signé un compromis de vente avec le promoteur.

2 – Cadre réglementaire du projet :

Le secteur concerné est entièrement situé en zone NAc. Par ailleurs, il ferait aussi partie de la ZPPAUP (à vérifier car pas clair sur les plans).

2.1 -Quelques éclaircissements

Les zones N sont, à la base, des zones naturelles.

Les Zones NA strictes sont inconstructible, les zones indicées sont des zones dites zones d’urbanisation future qui peuvent être urbanisées à l’occasion, soit d’une modification du plan d’occupation des sols, soit de la création d’une zone d’aménagement concerté ou de la réalisation d’opérations d’aménagement ou de construction compatibles avec un aménagement cohérent de la zone tel qu’il est défini par le règlement. Les contraintes concernent notamment les accès et voiries, et la desserte par les réseaux.

Les ZPPAUP:  Zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager Réglementation: Loi du 7 janvier 1983 relative à la répartition des compétences en matière d’urbanisme

Description: Zones de protection instituées autour des monuments historiques et dans les quartiers et sites à protéger ou à mettre en valeur pour des motifs d’ordre esthétique, historique ou culturel.

Elles sont mises en place à l’initiative et après accord des communes.

Prescription: La ZPPAUP comporte un zonage et un règlement qui énonce des règles de protection générales ou particulières en matière d’architecture, de paysage et d’urbanisme : édifices ou petit patrimoine rural à conserver, modalités de restauration, localisation, implantation, aspect et gabarit des constructions neuves, préservation des perspectives et des structures paysagères, terrasses, etc…

Les effets de la ZPPAUP se substituent aux effets des sites inscrits, et des rayons de protection de 500 m des monuments historiques. L’existence et les limites cadastrales de la servitude sont obligatoirement mentionnées en annexe des plans d’occupation des sols.

Le permis de lotir est un document qui devra être signé par la maire, en fonction de son respect des règlements et de certaines contraintes qui peuvent être définies par la municipalité. Il est ensuite soumis à l’agrément du préfet. Le maire indique qu’il souhaite faire une opération exemplaire du point de vue du développement durable, et que le permis de lotir sera rédigé dans ce sens (cf: les contraintes proposées par le promoteur ci dessous).

 2.2 – Le calendrier

Le conseil municipal a adopté le 9 janvier une délibération en faveur de la cession de la parcelle communale au promoteur. Cette délibération n’est pas encore officielle.

Le 6 février, une délibération sera soumise au conseil municipal pour autoriser le maire à signer le meme  jour le compromis de vente de la parcelle communale de 2900 m2, sous réserve d’accord avec M. THURET sur les modalités de la transaction. La parcelle vaudrait 110.000 € selon le maire, mais plutôt qu’une vente simple la commune souhaite une dation (un échange) : les 2900 m2 contre les 1000 m2 attenants à la maison de l’Enfance et viabilisés aux frais du promoteur (valeur : 100.000€). Cela  laisserait une possibilité de construire ou de revendre à la prochaine municipalité.

Le maire ne juge pas nécessaire de faire une information publique avant le 6 février, et ne dit pas formellement qu’il organisera une réunion publique après cette date.

3 – Aspects techniques du projet :

La surface est de 40 000m² environ et le projet (phase APS) comporte la création de 40 à 50 parcelles, de plus en plus grandes au fur et à mesure que l’on s’éloigne du village.

Le COS (Coefficient d’Occupation des Sols) sur cette zone est de 0,30, et la SHON (Surface Hors Oeuvre Nette) maximale de 200m2 par lot. L’aspect « habitat dense » du village sera donc respecté sur les parcelles les plus petites, mais pas sur les plus grandes qui s’apparentent à un lotissement classique.

Les parcelles situées les plus à proximité du centre bourg sont construites avec des maisons continues alignées. Le promoteur prévoit dans son projet diverses contraintes à intégrer au règlement, comme l’obligation de récupération des eaux de pluie avec un réseau interne de réutilisation, la présence de puits canadiens, une chaufferie à plaquettes bois pour certaines habitations, l’obligation d’utiliser le solaire (dont il faudra vérifier la compatibilité avec la ZPAUPP ), la présence de conteneur de tri sélectif (et le compostage de quartier ?), une liste des végétaux autorisés pour les plantations (l’interdiction du thuya serait nécessaire !), etc…)

Le permis de lotir, précisant le choix « développement durable » et les contraintes y afférant ne sera pas établi par la municipalité actuelle mais par la suivante. Il n’y a donc pas de garantie que cette orientation sera poursuivie. Le maire se renseigne cependant sur la possibilité d’inclure une « clause développement durable » dans le compromis de vente. Le Préfet peut annuler un permis de lotir s’il trouve que la municipalité va trop loin et fait de l’abus de pouvoir dans les contraintes énumérées. 

Remarque:  le promoteur n’est pas le constructeur. Ce n’est donc pas lui mais chacun des candidats à l’achat d’un de ses lots qui sera confronté au permis de lotir. Cette multiplicité des acheteurs risque de peser sur l’homogénéité et l’harmonie architecturales de ce nouveau quartier, notamment pour les habitations individuelles sur les parcelles les plus grandes.

La part d’espaces publics apparaît assez faible, la notion de logement collectifs et de logements sociaux n’est pas prise en compte et la mixité de l’occupation (commerces et services) prévue par le règlement d’urbanisme n’est pas non plus abordée.

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Précisions suite à la réunion du 17/01/2008 avec M. Vincent THURET

 Avec Anne PARLANGE, Olivier DODINOT Olivier, Hervé HUGUENY

Son but est de réaliser une « extension du bourg ancien » et donc d’initier, car il ne peut pas avoir un rôle beaucoup plus important que celui-là, un aménagement composé de maisons mitoyenne à proximité du centre, voire de logement collectif et ayant une unité architecturale très marquée.

Il souhaite des maisons n’utilisant pas de fuel ou de chauffage électrique, mais des énergies renouvelables.

Il n’a pas parlé de matériau car il ne pense pas pouvoir agir sur ce domaine là.

Les parcelles pourraient commencer à 300 m2 pour les plus réduites vers le bourg maison mitoyenne ou logement collectif avec jardin sur l’arrière, pour aller jusqu’à 900 m2 à l’opposé.

Suite au revirement d’un des propriétaires, le projet est amputé d’une partie de sa surface et il ne reste que 32 000 m2.  La partie qui disparaît est celle la plus près du bourg, où il avait prévu de l’habitat dense et mitoyen. Elle pourrait devenir un espace vert protégé. Il pense acheter, pour compenser, des terrains en zone UB attenants plus loin. Il est cependant encore possible de faire jusqu’à 50 logements, en appuyant plus sur le côté « reconstitution de rues » de cet aménagement

Il n’est pas prévu de commerces, éventuellement des services (médical, tertiaire…). Pas de logements sociaux.

Le prix d’achat est fixé à 38€/m2. Pour le prix à la revente viabilisé, « il faut d’habitude au moins multiplier par 3, sans compter que l’opération sera lourde (délais donc agios et embauche d’un architecte d’urbanisme)  ».

Vincent Thuret nous a appris que c’est lui qui rédigerait le permis de lotir, en concertation avec l’architecte conseil et/ou le CAUE (Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement de l’Isère) , l’architecte des bâtiments de France ainsi qu’avec un architecte d’urbanisme qu’il embauche pour cette opération (il s’agit de celui qui va faire le prochain lotissement à Clelles, avec une AFU créée).

Il nous donne des précisions sur le calendrier et les aspects juridiques : le permis de lotir part en Préfecture pour vérifier sa validité (env. 4 mois). La Préfecture peut le refuser selon les résultats de l’étude hydraulique, l’étude géologique etc. Il est ensuite affiché 2 mois en mairie. C’est durant ces 2 mois qu’il peut être attaqué par n’importe qui, en sachant que si le recours échoue en tribunal administratif, le plaignant paye au promoteur des dommages et intérêts équivalents au temps perdu par ce dernier (agios bancaires etc). Une fois ces délais de recours épuisés, le promoteur met en vente, et les acheteurs doivent « en principe » se plier aux contraintes du permis de lotir. Il achète les terrains en tant que « Foncier immobilier expertise » et effectue la revente en tant que Sud Isère Immobilier.

Son calendrier est le suivant : poursuite de ses tractations pour acheter et refaire son ensemble ; permis de lotir établi dans environ 3 mois (après les élections), délais de recours 6 mois, le tout amenant fin 2008 ; puis travaux d’’aménagement de la zone en 2009, vente et constructions en 2010.

Il ne souhaite pas organiser une réunion publique mais serait prêt à participer si elle était organisée. 

En conclusion : 

Si le projet se poursuit, il nous semble indispensable d’insister pour participer, d’une façon ou d’une autre, à l‘élaboration du permis de lotir : il a besoin d’être accompagné.

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ANNEXE: Ci dessous le courrier de motivation adressé par Monsieur Vincent Thuret à Monsieur le Maire de Mens le 12 novembre 2007. Monsieur Thuret a bien voulu m’en faire parvenir copie en précisant que depuis cette date la solution de puits canadiens collectifs est improbable car pour des raisons sanitaires, le puits doit être individuel. D’autre part, la règlementation de l’utilisation de l’eau de pluie pour les WC et la machine à laver est à étudier.

 Mairie de MENS                                                                                                                                                          

Monsieur le MAIRE                                                                                                                                                          

38710 – MENS                                                       

  La MURE le 12 novembre 2007

Objet Aménagement de L’espace « PRE COLOMBON ».

Monsieur le Maire,

Par la présente, je souhaite vous manifester mon intérêt pour l’étude et la réalisation de l’espace « PRE COLOMBON » à MENS.

Je dirige la société F.I.E d’aménagement foncier depuis 1989.

Nous avons déjà fait des réalisations importantes dont 6 hectares d’activités prés du centre ville de St RAPHAEL dans le Var, 2 hectares à la MURE, 2 lotissements à PONSONNAS, le centre commercial autour d’Intermarché à la MURE, etc.

Nous sommes en train de réaliser 4 hectares à la MURE route de NANTES en RATIER, 1 hectare à PONSONNAS, 1 hectare à SUSVILLE, 2 hectares à MONTCHABOUD, 6000 m² à St HONORE et biens d’autres projets en cours.

Nous avons une bonne cotation bancaire : H 4 +.

Je m’intéresse à ce projet car je suis très attaché à MENS, à son architecture, à son environnement et sa qualité de vie à laquelle je serai heureux d’apporter ma contribution pour la préserver et la développer. Je dispose également avec SUD ISERE IMMOBILIER d’une structure de commercialisation de 6 agences immobilières dans le sud de GRENOBLE dont une au centre de GRENOBLE. Le siège social de ces 6 agences immobilières est d’ailleurs basé à MENS dans l’agence situé à l’angle de la rue de l’Ancienne Poste et de la rue du BREUIL.

Ce projet serait accompagné d’un architecte d’urbanisme pour nous aider dans la conception du projet garantissant une qualité de vie puis d’aider, conseiller, harmoniser et accompagner les projets de constructions dans un esprit respectant l’architecture de MENS

Nous pourrions apporter en plus des solutions environnementales novatrices pour un tel projet telles que :

  • des cuves de récupération des eaux de pluie enfouies et imposer dans le règlement cette utilisation pour les appareils ménagers, les WC et l’arrosage. Cette solution économiserait les besoins en eaux de la commune

  • étudier la possibilité d’installer un réseau de puits canadiens garantissant une température de 12 à 13° sans chauffage

  • étudier la possibilité d’un chauffage collectif pour des logements groupés avec une chaudière à bois déchiqueté

  • apporter des conseils en énergie solaire, géothermique et plus généralement sur les techniques pour réaliser des maisons saines, économes et dans un souci de développement durable

  • enfin apporter une solution économique à une population de primo accédants

Ce projet serait une formidable occasion de démontrer la faisabilité d’associer l’écologie et l’aménagement harmonieux d’un centre ville et apporterait une valeur ajoutée à l’image de MENS.

Je reste à votre disposition et de vos conseillers pour une séance de pré étude de ce projet.

Dans l’attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes respectueuses salutations.

Vincent THURET

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