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Treuzelen in Trièves…

En plus d’une Wallonne à la maison, on va avoir plein de Flamands dans le gite… Avec la traduction car le Flamand n’est pas langue facile…

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TRAIT D’UNION ENTRE CHAMP DE LAVANDE ET ALPAGE

FLANER EN TRIEVES

Quelquefois il nous arrive encore de découvrir une région qui traverse la vie touristique comme une illustre inconnue. Ce territoire Isérois en France, se cache timidement derrière les impressionnants monts alpins du Vercors. Mais pas assez caché pour échapper à notre vigilance.

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LE VERCORS est une contrée française bien connue et mondialement célèbre en tant que «Parc Naturel Régional du Vercors». Le nom de ce parc résonne plus qu’une clochette dans l’esprit des randonneurs. C’est à l’est du parc que « Le Trièves » brille en toute simplicité. Une trentaine de villages nichent dans un amphithéâtre naturel entouré de massifs élevés. Au nord il n’y a pas de montagne, de ce côté-là, Le Drac a creusé une gorge profonde en s’écoulant depuis des siècles. Pas étonnant donc que le Trièves ait connu pendant fort longtemps une existence isolée. Cela a permis à des traditions anciennes de se maintenir et arriver au 21eme siècle.  Au cœur de ce pays rural l’âme d’une période révolue continue à vivre paisiblement. Culture et élevage maintiennent la vie économique. Le fait qu’il n’y ait que très peu d’autres activités économiques est sans doute regrettable pour les habitants, toutefois c’est un plus pour ceux qui recherchent une authenticité devenue rare.

VERDURE ET NATURE

Bienvenue dans la grande messe du tourisme vert. Flâner, découvrir et rencontrer sont les échos dans ces moyennes montagnes des Pré Alpes. Vous pouvez vous y promener et faire du vélo à travers un paysage calme et champêtre. Et les habitants aiment nouer des conversations amicales. C’est ainsi que nous sommes apostrophés par le comité des fêtes local au village de St Barthélémy pour goûter au pain tout chaud sorti du four banal. Une fois par an ils fêtent leur saint patron et nous en avons pris connaissance ou plutôt pris goût. Trièves hésite entre nord et sud. La région est un trait d’union entre les hautes montagnes et les portes de la Provence. Le climat des alpes rencontre l’influence de celui de la méditerranée. Dans ce mélange se développe une faune et une flore étonnante.

Entre nous la présence des plantes médicinales est fort intéressante pour les éventuelles sorcières… qui pourront ainsi concocter leurs potions à volonté à l’abri des clochers romans, dans les forêts sombres et champs alpins. « Terre d’équilibre » c’est ainsi que les services touristiques sous-titrent leurs cartes postales. Ceux qui ne trouvent pas ici leur bien-être personnel ne le trouveront nulle part ailleurs.

BIO, BIO ET ENCORE BIO

« Nous travaillons uniquement avec des produits biologiques, venant de notre territoire. Nous voulons réintroduire les céréales et légumes d’origine ». Sur les marchés, chez le boulanger ou au restaurant, c’est le même son de cloche. Partout en Trièves domine le souci des produits sains et bons et la priorité absolue est donnée aux produits du terroir. Manger sain est ici la manière de vivre et pas simplement une mode. Une vraie dynamique pour le pays et ses habitants. Il est amusant de constater, sur les marchés des villages sans commerce, comment les boulanger et boucher sont appréciés. Le pain a le bon goût du vrai pain grâce aux céréales anciennes utilisées pour sa fabrication. Qu’il s’agisse de produits laitiers, viandes, fromages ou volailles, le label « bio » est l’assurance de qualité et de goût. Pour ceux qui veulent se faire plaisir avec un succulent repas pourront se retrouver au « Sans Soucis » un restaurant de bonne réputation à St Paul de Monestier. Le chef Julien, utilise des produits locaux frais et offre une belle cuisine familiale.

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PETIT TERRITOIRE, GROSSES POSSIBILITES

Que l’écotourisme joue un rôle important dans le Trièves, ne veut pas dire que la région est refermée sur elle-même et que seulement quelques promeneurs d’un âge avancé y trainent les pieds. Ce pays de lacs et de montagnes offre un large choix d’activités pour satisfaire toutes les envies. Les âmes contemplatives aussi bien que les plus actives y trouvent ce qui leurs convient. Même les sports, dits, extrêmes y sont présents. Voulez-vous explorer le Trièves de manière verticale, des parois vertigineuses et escarpées vous attendent. Admirer une vue d’ensemble d’en haut, alors en parapente vous pourrez planer au-dessus des vallées. Vous êtes adepte de sueurs froides, alors sautez joyeusement dans le vide en espérant que l’élastique au pied soit assez solide et court. Celui qui aime se sentir comme un poisson dans l’eau peut profiter de passionnantes expéditions de canyoning. Plaisir de l’eau et du vent font battre le cœur des surfeurs. Parcours corsé en montainbike, et s’il n’est pas pourvu d’une assistance électrique, prévoyez une augmentation d’adrénaline. L’hiver se prête idéalement pour pratiquer toutes sortes de sport de glisse.

Comme vous voyez en Trièves il est assurément interdit de s’ennuyer.

Photo page 3 les passerelles

Au centre du Trièves près de Treffort, l’eau du lac du Monteynard-Avignonet se reflète au soleil. Ce lieu est un eldorado pour tous les accros aux sports nautiques, les voiles de couleurs vives des surfeurs égayent ce lac turquoise toute la journée. En 1962 les habitants en dû faire leurs valises et regarder disparaître leurs maisons sous l’eau, lors de la construction du barrage. Maintenant les truites nagent au-dessus de leurs vignobles. Vous souhaitez faire un tour sur le lac, le bateau touristique « la Mira » vous propose des promenades tous les jours à partir de l’embarcadère. Vous pouvez réserver pour une durée de 1h30 ou 2h30 avec possibilité de restauration. Durant la navigation vous en apprendrez plus sur le lac, le barrage et les alentours. Vous passerez sous deux passerelles spectaculaires « les passerelles himalayennes ». Les promeneurs et cyclistes se balancent à 50 mètres au-dessus de la surface de l’eau. Pas recommandé aux personnes souffrant de vertige……

EN SEPT ETAPES

Entre le colossal Mont Aiguille près de Chichilianne côté Ouest et le sommet de l’Obiou à l’Est, la distance à vol d’oiseau est à peine de 30 Km. Tracer la même distance du Nord au Sud et vous obtenez à quelques choses près les contours du Trièves. Pas un territoire immense, mais un diamant qui n’a pas besoin d’être gros pour briller d’étonnement. De multiples coins cachés ne demandent qu’à être découverts. Afin d’aider au mieux les visiteurs, l’Office du Tourisme a établi sept cyclo-circuits qui sillonnent dans tout le Trièves. Chaque circuit a ses propres caractéristiques et degrés de difficultés, mais à chaque fois vous êtes de nouveau saisi par le calme à peine interrompu par le clapotement d’une rivière, d’un cri strident d’une buse ou le tintement d’une cloche de vache. La circulation est facile sur les routes peu fréquentées, toute fois les camping-cars feraient bien de suivre un régime pour éviter l’abandon du véhicule sur les routes trop étroites. Quant aux cyclistes, ils doivent tenir compte de côtes à parfois 10%. Vous pouvez comprendre que durant notre excursion l’estime que nous portions à la batterie augmentait en même temps que le pourcentage des ascensions.

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TESTEZ ET APPROUVE

Pour faire connaissance et nous échauffer nous avons choisi le court cyclo-circuit N°1 « au pied du châtel » avec un départ à Mens. « Le balcon Est du Vercors » circuit N° 4, nous emmène le lendemain, le long des parois impressionnantes du Parc National du Vercors. Nous arrivons, en passant par le col de l’Arzelier à Gresse-en-Vercors où se déroule la 40eme « fête de l’alpage ». C’est un beau trajet à recommander aux amateurs de paysages spectaculaires. Le parcours« les villages du cœur du Trièves » est plus facile et nous suivons des routes tortueuses respirant le romantisme montagnard. Elles relient les villages isolés entre eux. Nous devons bien nous concentrer afin d’éviter les bouses de vaches ainsi que les voitures qui nous doublent. Dans chaque village les lavoirs sont remplis d’eau de source limpide et le silence est assourdissant. Ici, il n’y a que les aiguilles de l’horloge du clocher qui bougent. Les plus courageux qui rajoutent un détour par Tréminis, en plus des 35 Km, découvrent devant eux les impressionnantes escarpements rocheux du Dévoluy. Si ce n’est pas le paradis ici, cela y ressemble.

CHICHILIANNE ET LE MONT AIGUILLE

Au milieu de cet éblouissant paysage, nous découvrons au pied du Mont Aiguille, le sympathique village de Chichilianne. C’est le point de départ de nombreuses randonnées à travers ce monde montagnard sauvage et intact. Le photogénique Mont Aiguille visible de partout, est le symbole promoteur du Trièves et une des sept merveilles du Dauphiné. Cet énorme bloc de granit domine les environs et surveille de ses 2000 mètres de hauteur tous les faits et gestes. Bien qu’on le nomme aujourd’hui encore le « mont inaccessible » cette pyramide renversée fut escaladé pour la première fois en 1492 à la demande du roi de France. La première ascension est considérée comme le début de l’alpinisme en Europe. Ce n’est pas une surprise que ces falaises verticales de 300 mètres aient fait naître de nombreux mythes, dont un faisant références aux déesses des monts olympiques grecs. L’écrivain et humaniste Rabelais (1483-1553) trouve que cette masse rocheuse est «mal plaisant à l’œil» et désagréable à regarder. Nous au contraire, regardons émerveillé ce phénomène particulier de la nature comme un défi pour les alpinistes. Pas très loin de Chichilianne un chemin sans issue nous conduit vers quelques maisons formant le hameau de Trézanne. La chapelle médiévale de Trézanne vaut absolument le détour, ne serait-ce que pour se prélasser sur son banc sous le toit de chaume pour profiter du vol acrobatique d’un rossignol des murailles (rouge queue noir).

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VILLE DES HUGUENOTS

Entouré d’un décor de verdure attrayante et de montagne, les 1750 habitants de la capitale du Trièves mènent une vie paisible. L’histoire à choisi Mens comme acteur important au moment de la réforme. A peine quinze ans après que Luther en 1517 ait affiché sur la porte de l’église du Château de «Witteberg» ses thèses, la grande majorité des habitants de Mens se sont tourné vers le protestantisme, et ont eu à subir les sombres conséquences des guerres de religions. Ce choix historique est encore perceptible aujourd’hui. A côté de l’église où sont remémorées uniquement les victimes de guerre catholique, se trouve le temple ; là aussi seules les victimes protestantes sont remémorées. Mais l’esprit de cette période est toujours présent à Mens aux 21emesiècle. Au cimetière un mur sépare de façon toujours aussi sélective, les défunts protestants de leurs collègues catholiques. En dehors de ça, les Mensois adorent tous les fameuses «bouffettes» de Mens (vrai bombe calorique) et habitent encore souvent dans des maisons semblant venir de l’époque médiévale. Trois merveilleuses fontaines et la halle restaurée égaient ce bourg. Au café des Arts entre les murs peints, les grands miroirs et la machine à bière pression datant de mathusalem vous pouvez imaginer être revenu cent ans en arrière.

UNE RENCONTRE ENCHANTERESSE

A la frontière des trois départements Isère, Hautes Alpes et Drôme, nous avons fait connaissance avec le Trièves. Nous y avons trouvé un petit monde fait d’eau et de Montagne ou nous nous sommes tout de suite sentis chez nous.

Ne parlez pas à tout le monde de l’existence de cette perle cachée, seulement à ceux qui ressentent le besoin de se laisser bercer au rythme des saisons. Ainsi le Trièves gardera son authenticité, celle d’une région champêtre ou les touristes découvrent la patience et le respect d’une nature exceptionnelle.

INFO CAMPER

Xavier Castillan est ‘maître restaurateur’ il exploite le camping d’Herbelon. A son restaurant – à conseiller- il a relié le camping et non le contraire. L’accueil y est convivial. Le terrain au bord du lac de Monteynard-Avignonet offre une cinquantaine de places avec vue sur l’eau couleur émeraude et est cerné de montagnes. Les nageurs ont le choix de se rafraîchir dans la piscine ou dans l’eau du lac. Les glaces maison, confectionnées à partir du lait des vaches du Trièves et le pain fabriqué avec des céréales anciennes, également du Trièves, sont disponibles à la réception. Pizza et snack sur commande. Quelques chalets à la location. Le supermarché le plus proche est à 11 Km à Monestier de Clermont.

Camping à la ferme

Magnifiquement situé, terrain extra grand dans le hameau Donnière, près de Chichilianne. Pas de raccordement électrique possible. Cuisine en commun. Sanitaires propres et bien entretenus. Trois roulottes chauffées à louer même en hiver.

Emplacement camping près de Treffort

Au bord du lac de Monteynard – Avignonet près de Treffort. Parking des Combettes

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Post scriptum : à ne pas manquer non plus..

La petite grange : http://lapetitemaison.unblog.fr/

L’étape Huguenote : http://www.trieves-vercors.fr/l-etape-huguenote.html

Et pour ceux qui arrivent à pied par la Chine : http://www.trieves-vercors.fr/l-etape-huguenote.html

On n’est jamais si bien servi que par soi même…

Plaidoyer pour l’éolien

Quelques réflexions personnelles sur l’énergie éolienne et un éventuel projet dans le Trièves…
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1) Il est URGENT de ne pas se précipiter quand on sait que les technologies d’énergies renouvelables se développent très vite. Mais si nous optons pour le lancement d’études, débouchant éventuellement sur la création d’un parc éolien  dans une dizaine d’années, nous aurons les éoliennes de 2025, encore plus silencieuses (Voir : Chouette les éoliennes…), d’un meilleur rendement, avec une meilleure intégration paysagère etc. Mais si nous enterrons le dossier pour le rouvrir dans 10 ans, nous ne disposerons de cette énergie renouvelable dans le Trièves qu’en 2035. Or la planète chauffe, il faut agir, c’est URGENT ! La politique de l’autruche ne pourra que nous amener dans le mur du déréglement climatique !

2) Il est URGENT d’arrêter de se laisser influencer voire manipuler par des entreprises privées. C’est pourquoi, il faut remercier celles qui nous ont faite des propositions spontanées de projet de parc éolien, puis faire notre propre cahier des charges en fonctions de NOS intérêts et de NOS interrogations. Et enfin mettre les diverses sociétés en concurrence. Et surtout veiller à obtenir une gouvernance permettant une vraie co-décision. Par exemple, si les études sont positives, sur le nombre, l’emplacement (pour l’aspect paysager) et le type d’éoliennes (en fonction de leur émission sonore).

3) Il est URGENT de profiter des subventions qui sont offertes dans le domaine des énergies renouvelables. Notamment du fond d’investissement régional OSER (oser.rhonealpes.fr) qui peut à la fois participer au capital et être une ressource technique face aux opérateurs éoliens. Les fonds LEADER Européens ont également des lignes budgétaires pour soutenir ce type de projet. Au vu de l’état des finances publiques, cette générosité risque de ne pas durer…

4) Il est URGENT de ne pas dépenser de l’argent public à payer des études fantaisistes, au thême flou, dont on sait qu’elles finiront à coup sur dans un tiroir. Et se consacrer à des études précises du type « Y a t’il assez de vent aux endroits envisagés, existe-il des corridors à oiseaux ou chauve souris, quel serait l’impact paysager d’un parc ? »

5) Si le projet est jugé acceptable après de multiples études, une enquête d’utilité publique etc, des recours nombreux et variés, le Trièves profitera de multiples retombées économiques. Rentrées fiscales de l’ordre de 200 000 euros par an pour les communes, la communauté de commune, le département et la région, notamment à travers l’IFER (Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseau : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/795-PGP.html). Loyer aux propriétaires de terrain (voir point 8 ci dessous). Bénéfices de la participation au capital des collectivités locales et des habitants. Activité économique importante, et adaptée à nos entreprises locales de taille moyenne (Pellisard…), lors des phases de construction et de démantélement. (Voir Les Ailes de Taillard).

Nous disposerons également d’une électricité moins chère que celle que pourrait nous offrir les centrales nucléaires de nouvelle génération type EPR (Voir : Eolien -nucléaire : le vrai cout de l’énergie.)

6) Il est URGENT de prendre en compte et de respecter les critères forts qui font l’identité du Trièves. C’est pourquoi des études paysagères, acoustiques, hydrologiques, ornithologiques et chiroptérologiques (les chauves souris) devront être menées si on décide d’aller de l’avant. Si ces études se révèlent négatives, et/ou si le vent s’avère insuffisant, le projet ne se fera pas !

http://www.cc-montsdupilat.fr/sites/default/files/files/NL2%20du%203.09.13.pdf

http://www.cc-montsdupilat.fr/sites/default/files/files/Newsletter%20n%C2%B01.pdf

http://www.cc-montsdupilat.fr/sites/default/files/files/EOLIEN%20NL3.pdf

Un parc éolien est une installation à caractère totalement réversible. Si la génération de nos enfants trouvent une énergie plus adaptée, ils les démonteront ! Avec ce type d’énergie, nous leur laissons le choix de leur avenir ! A l’inverse, lorsqu’on utilise de l’énergie fossile, on envoie du CO2 dans l’atmosphère pour des centaines d’années. Avec le nucléaire, on produit des déchets pour des dizaines de milliers d’années. On dépasse le temps historique pour pourrir la planète sur des temps géologiques ! Nous vivons à crédit sur le dos des générations futures !

7) Si un projet se fait, les propriétaires des terrains gagneront environ 9000 euros par an et par machine, ce qui est considérable pour des exploitants ayant souvent de faibles revenus. Ces revenus seront également mutualisés, de manière décroissante avec la distance, aux propriétaires des terrains alentours. On pourra en fin d’exploitation retirer la partie superficielle du socle et revégétaliser. (voir Du démantèlement des éoliennes… ).

8) Il est URGENT de mettre en oeuvre, si les études sont favorables, les technologies matures que constituent les éoliennes, et de poursuivre activement les recherches sur d’autres technologies plus expérimentales, comme le projet de capteur photovoltaïque sur les routes.

9) Il est URGENT de  respecter le projet TEPOS  tel qu’il est annoncé, c’est à dire diminution des consommations énergétiques ET augmentation de la production d’énergie renouvelable. On a bien noté que la création d’un petit parc éolien de 5 machines de 2 MW permettrait le croisement des courbes de consommation et de production en 2034 au lieu de 2042.

10) Il est URGENT de ne pas être dans la pensée unique. Il faut penser binaire, dépenser moins d’énergie ET produire plus de renouvelables. Le nucléaire représente aujourd’hui plus de 75% de la production d’électricité en France. Imaginer arréter cela par de simples mesures   d’économie, sans production d’énergie alternatives, est une vue de l’esprit. D’autant plus si on envisage de remplacer l’usage des énergies fossiles par l’électricité, pour éviter les émissions de CO2.

11) Il est URGENT de laisser d’organiser la solidarité entre les territoires. Grenoble, avec sa densité de population, ne peut pas être autonome en énergie, pas plus qu’il ne peut l’être en lait ou en farine. A l’inverse le Trièves, avec sa population clairsemée, ne peut justifier d’un CHU ou d’une université. Les échanges sont donc indispensables, même si on peut éviter de faire voyager un yaourt 3000 km avant de le déguster.

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Pour finir, une petite anecdote personnelle. Je regardais il y a quelques jours, avec mon fils Anton 16 ans, une émission dans le cadre de la Cop21. On y décrivait les 3 scénarios possibles pour l’an 2100. Dans l’option « Il est URGENT d’attendre, on ne change rien », on parlait d’un réchauffement de 6°, une planète invivable, des canicules quasi tous les étès contre lesquelles on luttait à grand coup de clim, aggravant ainsi encore les émissions de CO2.

Je vois mon fils blémir. Je tente de le rassurer. Je lui dis : « Anton, en 2100 tu seras mort ou tu seras un vieillard ». Il me répond : « Oui, mais mes enfants ??? ».

Je lui répond quoi ? Je fais quoi concrétement, à mon petit niveau, pour lui éviter ce scénario de cauchemar ?

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Quel Tourisme pour le Trièves ?

Un article de Pascal Lluch, déjà paru dans les Nouvelles du Pays de Décembre

Quel Tourisme pour le Trièves ? dans Ecologie rad48A80

Depuis 2009 est engagée sur le Trièves une démarche de développement d’une forme particulière du tourisme, dite écotourisme.

Quelle en est la définition ? Quelles valeurs porte-t-elle ? Quelles valeurs doit-on éventuellement lui ajouter ? Quels bénéfices peut en retirer le Trièves ?

L’Organisation Mondiale du Tourisme définit ainsi l’écotourisme : « Au delà de l’appréciation et de l’observation de la nature, l’écotourisme implique de la part du tour-opérateur et de ses clients, un certain degré de responsabilisation par rapport à la destination visitée, un respect des sites et des cultures locales, un engagement, une implication personnelle qui vise à minimiser l’impact des visites, à maximiser les retombées financières locales et à contribuer à la conservation et au développement durable de la région visitée« .

Au sein de la commission écotourisme que nous avons créé au Syndicat national des accompagnateurs en montagne, nous avons souhaité préciser cette définition :

« L’écotourisme englobe les principes du tourisme durable en ce qui concerne les impacts de cette activité sur l’économie, la société et l’environnement et [...] comprend les principes particuliers suivants qui le distinguent de la notion plus large de tourisme durable :

v     il contribue activement à la protection du patrimoine naturel et culturel,

v     il inclut les populations locales dans sa planification, son développement et son exploitation, contribue à leur bien-être, et encourage leur participation,

v     il propose aux visiteurs une interprétation du patrimoine naturel et culturel,

v     et il se prête mieux à la pratique du voyage en individuel ainsi qu’aux voyages organisés pour de « petits groupes ».

La première définition est l’expression de la vision d’un opérateur touristique (le marché), conscient que son activité pourrait avoir des impacts négatifs sur le territoire, et fait la promesse d’y porter attention.

La seconde est l’expression d’un tourisme maîtrisé, proposé par les acteurs (logique de territoire). Elles procèdent de deux logiques, l’une dite descendante, et l’autre ascendante. On les retrouve dans tous les champs de la gouvernance…

L’approche territoriale de l’écotourisme

Rappelons que la définition d’un touriste, que nous préférons appeler visiteur, est simplement une personne qui passe une nuit en dehors de chez elle. On parle ainsi de tourisme d’affaire, de proximité, familial, etc., quelque soit la durée du séjour, l’intermédiaire choisi, l’argent dépensé, l’utilisation d’un lit dit marchand, ou gratuit (famille par exemple).

D’une manière très synthétique, on peut ainsi énoncer les grandes lignes d’un écotourisme souhaitable :

1/ Minimiser les nuisances, par un tourisme diffus et intégré, c’est-à-dire peu consommateur de ressources primaires ; on peut citer :

- l’eau

- les énergies

- les affectations du sol (infrastructures dédiées)

- les impacts sur les paysages

2/ Minimiser les investissements, au regard des retombées attendues

3/ Maximiser les bienfaits : l’écotourisme doit être pensé comme levier d’opportunité pour :

> améliorer les infrastructures existantes, nécessaires à la vie des habitants, en en créant le moins possible qui soient dédiées spécifiquement au tourisme

> améliorer les dessertes, transports collectifs, à la demande, partagés, etc., en favorisant les mobilités douces (ne pas surcharger les voies de communication, respecter l‘environnement et la tranquillité des espaces ruraux, réduire nos émissions de gaz à effet de serre…).

> Améliorer le niveau de vie de certaines personnes, certains secteurs d’activités, avant de chercher à créer des emplois 100% dépendants du tourisme. Toutes les productions locales sont concernées : agricoles, culturelles, celles des artisans, etc. Le but est que les retombées économiques concernent le plus grand nombre d’acteurs possible,

> Valoriser le territoire, sous tous ses aspects, aux yeux de ses habitants.

D’une manière ou d’une autre, tous ces éléments contribuent à l’amélioration du lien social.

Notons que les retombées du tourisme sont toujours à la fois plus importantes et plus larges que ce que l’on suppose. En Trièves, les indicateurs économiques liés au tourisme font totalement défaut, et c’est bien dommage. L’attention des décideurs, et les moyens mis en oeuvre (qualitatifs et quantitatifs) sont en général en rapport avec le poids du secteur concerné ; encore faut-il le mesurer.

Choisir son tourisme, c’est choisir ses visiteurs

Les éléments ci-dessus impliquent la maîtrise de la production touristique par les habitants et les acteurs, au sens large ; le renforcement de cette intelligence collective, de cette forme d’organisation nécessite d’envisager un soutien financier et technique (formation, animation, mise en réseau, conseil,…). Ces financements existent.

Seule une organisation du tourisme à l’échelle du territoire de type participative permet de faire éclore la richesse et l’originalité d’une offre touristique en adéquation avec les aspirations et toutes les potentialités du Trièves.

Le marketing de la demande, c’est-à-dire l’adaptation de l’offre à la supposée demande du marché (comme si elle était unique et facilement cernable), est encore trop souvent le modèle suivi. Il est évident que, pour nous, la première demande qu’il faut prendre en compte, c’est d’abord celle du territoire et de ses acteurs. Une offre claire, originale, qualitative, et bien diffusée rencontrera son public, celui dont les attentes seront en accord avec les valeurs du territoire d’accueil.

La spécificité de notre attractivité, c’est, comme disent les experts, un tourisme à très forte  valeur ajoutée immatérielle. Celle des savoir-faire (novateurs comme traditionnels, nombreux sur le Trièves), mais aussi, ce que l’on mesure souvent moins, des savoir-être, par exemple les valeurs comme le partage, la solidarité, très fortes aussi sur le Trièves. De plus en plus, les visiteurs s’intéressent à ce qui fait la vie du territoire qui les accueille ; dans le choix de sa destination, le candidat sera sensible aux expérimentations, à la possibilité de rencontrer ceux qui vivent là, et qui attend d’être reçu « en personne », et non pas comme un mouton de plus à tondre. Lors de la fête de la Transition, des personnes de toute la France sont venues en Trièves se rencontrer, réfléchir ensemble, construire de leurs mains des fours solaires, se faire expliquer les énergies renouvelables, etc., et sont reparties comme autant d’excellents ambassadeurs du Trièves. Et ceci n’est qu’un exemple de ce qui existe déjà.

La dimension pédagogique est la composante souvent éludée de l’écotourisme ; alors que nous avons tout ce qu’il faut en Trièves pour croiser les thématiques (compétences et volontés). Il s’agit d’un tourisme d’échange plus que de simple consommation (des paysages, des infrastructures et de l’espace public).

La taille et les ressources du Trièves sont adaptées à un tourisme quasi individualisé, à l’opposé de la recherche d’un grand nombre de touristes.

Le tourisme doit participer à la maîtrise collective du destin du territoire, rejoignant en ceci les valeurs et recommandations de l’agenda 21 (développement durable).

En résumé, nous dirons que ce n’est pas au tourisme d’exploiter le territoire, mais bien l’inverse !

Pascal Lluch pascal@randopays.com

Accompagnateur en montagne (38710 – Saint Jean d’Hérans)

Vice-président de Voyageurs et Voyagistes Ecoresponsables (association nationale)

 

 

CINE DOCUMENT TERRE

CINE DOCUMENT TERRE

2ème édition

Nature

Environnement

Civilisations

Ciné Document Terre accompagne la Foire Bio depuis l’année 2009, avec l’aide de l’Office de tourisme et de l’Ecran vagabond du Trièves.

Ce tout jeune « mini -festival » est porté cette année par l’association Prochaine Sortie.

Les projections se proposent d’offrir au public de la foire des regards larges sur nos modes de vie actuels toujours en mettant en lien le monde naturel et les choix de l’homme dans son rapport à l’environnement.

Invités au thème « préserver et cultiver la biodiversité », voici des coups de projecteur sur nos pratiques intensives et productivistes qui empoisonnent éco-systèmes et êtres vivants, et des coups de coeur (et de raison !), sur des solutions positives d’exploitations. Des thématiques et des réalisations filmiques de qualité qui donnent à réfléchir.

Bons films à tous !

 

CINE DOCUMENT TERRE 2010

Nature, Environnement, Civilisation

 

 

Vendredi 17 septembre : Clelles

 

20h45  Le temps des grâces de Dominique Marchais 2h03, 2009 (France)

Gaïa, terre nourricière ? Photographiant nos paysages, nos aménagements et donnant la parole aux agriculteurs, fonctionnaires, chercheurs… c’est une enquête à travers le temps pour comprendre ce qui nous a amené à négliger notre terre et sa biodiversité. Sans culpabilisation et par des témoignages de bon sens, des références historiques et même philosophiques, le film rencontre aussi l’optimisme de ceux qui cherchent aujourd’hui des solutions pour remettre la terre nourricière à portée de tous.

Temps d’échanges après la projection 

Samedi 18 septembre : Mens (Salle des Sagnes)

 

17h30    Homo Toxicus  de Carole Poliquin 1h27, 2007 (Quebec)

Ou l’espèce humaine en voie de mutation.

Chaque jour, des tonnes de substances toxiques (pesticides, métaux lourds, dioxines, retardateurs de flammes, composés plastiques, hormones, etc.) sont libérées dans l’environnement sans que nous en connaissions les effets à long terme pour les êtres vivants. Des centaines d’entre elles s’infiltrent et s’accumulent dans nos corps. Une enquête canadienne menée avec beaucoup de rigueur et d’humour, qui nous livre des conclusions troublantes remettant en question notre mode de vie.

 

20h00  We feed the world  d’Erwin Wagenhofer 1h36, 2005 (Autriche)

 

Qui dévore le monde et qui déguste ?

Le film démontre, à travers tous les aspects de l’alimentation, de la culture à l’élevage industriel, les conséquences que peuvent avoir notre surproduction alimentaire sur la planète, du Brésil à l’Europe.

 

Soupe bio au chaudron entre les deux films et temps d’échanges après les projections.

 

Dimanche 19 septembre :

 

13h30  Disparition des abeilles, la fin d’un mystère  Natacha Calestrémé 52 min

2009 (France)

Mortalité massive des grandes pollinisatrices : énigme et enquête criminelle.

Le film analyse un phénomène environnemental international préoccupant : la disparition massive des abeilles depuis quelques années. Les pertes atteignent parfois 90% des colonies et l’industrie agro-alimentaire prend conscience des pertes de recette engendrées… Partant d’une scène de disparition d’abeilles dans un rucher, le film déroule l’enquête, comme pour une énigme criminelle, à la recherche des différentes hypothèses sur la mortalité des hyménoptères. Pourquoi l’abeille meurt-elle? Si elle disparaît, quel impact pour l’homme et l’environnement?

 

Echanges après la projection.

 

15h  Aït Bouguemez, une vallée pour l’exemple Maryse Bergonzat 52 min, 2009 (France)

 

Des déserts…et puis une vallée heureuse au Maroc, attentivement préservée et cultivée, hier, aujourd’hui, et pour l’avenir !

C’est grâce à une gestion spécifique de la terre selon des habitudes et des règles complexes que cette vallée marocaine n’est pas devenue un désert comme les vallées alentour. Les habitants de cette « Vallée Heureuse », ont pendant des siècles, réussi à gérer leur environnement naturel et leur production agro-pastorale avec une rigueur, un respect et une intelligence dont on pourrait s’inspirer, ailleurs dans le monde…

 

COTE PRATIQUE :

- Deux lieux de projections : vendredi soir à Clelles , en amont de la foire, salle Jean Giono

samedi et dimanche à Mens, salle des Sagnes (10 min à pied du village, suivre panneaux et loupiotes !)

- Repas sur place possible le samedi soir.

 

Tarifs : 3,5€ une séance, 5€ les deux (le samedi ou/et le dimanche)

 

 

Organisé par PROCHAINE SORTIE, avec le partenariat de l’ECRAN VAGABOND et de l’OFFICE DU TOURISME.

Eolienne: la pétition

avenir.jpg 

Voiçi quelques réflexions qu’on peut trouver sur le site de pétition soutenant le projet éolien au Senepi. Vous pouvez vous aussi y mettre votre petite contribution: http://www.mesopinions.com/Manifeste-pour-le-vent—petition-petitions-ddbf7e8128ac7b56184f0b10f40491aa.html ——————————

Yves [Signé le 06/03/2009 à 14:59] Je soutiens le Projet, et suis meme pret à ceder ou louer 2 hectares sur Senepy. Me contacter à cette adresse Mail

RAYMOND [Signé le 05/03/2009 à 10:54] Je suis tout à fait pour les éoliennes, je trouve ça beau, et de plus,de nos jours, on n’a pas le droit de faire les difficiles sur les sujets environnementaux;cependant il faudra veiller à ce que les entreprises qui monteront les installations ne détruisent pas trop la nature, surtout au point de vue voie d’accès.
Merci

Léonard [Signé le 05/01/2009 à 13:31] Notre pays doit se doter de plus d’énergies renouvelables et ne pas s’appuyer uniquement sur le nucléaire; cepandant, il faut aussi que cette utilistaion d’éoliennes soit raisonnée, n’ait pas d’impacts sur des monuments historiques, et soit efficace (implantation sur des sites où la force régulière du vent premet effectivement de produire de l’électricité une majorité du temps)

Francoise [Signé le 04/10/2008 à 19:30] Je signe pour vous soutenir. Proche de chez moi, en Allemagne, les éoliennes sont nombreuses et ne posent aucun problème environnemental. Je n’en peux plus de cette folie anti-éolien qui se développe en France, que j’assimile au syndrome Nimby, egoiste par essence.

David [Signé le 24/08/2008 à 09:03] Après visite sur un site existant Boralex un jour de vent, pas de nuisance constatée ou aux dires des habitants consultés au pied des éoliennes ou dans le village. Une certitude l’emporte pour moi sur tout argument pro ou anti : l’éolien permet de produire de l’électricité sans émission de gaz ou de déchets, tout simplement. Alors oui, tout n’est pas parfait, mais nous sommes au début de cette nouvelle révolution industrielle, occasion pour nous d’en être un des fers de lance… MAIS nous devons avant tout moins consommer d’énergie si l’on veut que les nouveaux modes de production d’energie soient opérationnels.

Hervé [Signé le 18/08/2008 à 21:58] Bonjour, Notre rencontre le long du Danube nous a convaincu de soutenir votre projet. Bon courage

Yves [Signé le 24/06/2008 à 09:28] Je vous soutiens dans cette démarche.
En ce moment nous nous battons en Alsace Bossue à Hirschland contre un projet de méga-décharge de 95ha alors que le site serait vraiment idéal pour l’implantation d’éoliennes.

Dominique [Signé le 07/06/2008 à 21:40] Un projet qui devrai être soutenu par tous les élus

Bruno [Signé le 29/05/2008 à 18:31] tres beau projet bien integré dans le paysage et respectueux de notre planete

BENOIT [Signé le 26/05/2008 à 08:08] Réduire ou gerer nos consommantions électriques n’empéche pas de penser aux générations futures et protéger notre environnement

Sophie [Signé le 20/05/2008 à 10:17] Les Eoliennes sont un bien pour notre région. Elles apportent de l’Energie propre, ne coûtent rien aux collectivités, permettent des recettes pour les petites communes rurales. Elles ressemblent à de grands oiseaux blancs. Ceux qui sont contre devraient pouvoir se passer de l’énergie qu’elles produisent si cela ne leur plait pas, mais le confort passe avant cela … comme le fait d’aller sur le site en gros 4×4…et dire après que l’on est écologiste, pauvre France et pauvre Terre.

Elisabeth [Signé le 18/05/2008 à 16:03]

Karin [Signé le 07/05/2008 à 23:44] Depuis les toutes premières éoliennes (au Danemark) je les prenait en photo, fascinée de ce nouveau paysage promettant un avenir d’énergie propre et renouvelable. Une énergie naturelle – comment pourrait-elle être en contradiction avec la nature? Pour moi, les éoliennes sont toujours aussi belles pour les prendre en photo!
D’ailleurs les enfants dans les écoles primaires du Trièves qui avaient participé à l’action de « dessiner leur développement durable » pendant la dernière semaine de développement durable – ils étaient très nombreux d’avoir dessiné de très beaux dessins … avec des éoliennes!

Guillaume [Signé le 05/05/2008 à 20:12] Je rêve d’un débat dépassionné et construit sur des arguments scientifiquement solides et détaillés !

Thibaut [Signé le 04/05/2008 à 20:17] parce que c’est important

FREDERIC [Signé le 04/05/2008 à 15:22] je soutiens un projet non polluant et esthétique qui laissera un monde meilleur pour nos enfants car selon un proverbe indien : nous n’héritons pas de la terre de nos parents mais nous l’empruntons à nos enfants

Treveur [Signé le 03/05/2008 à 18:34] La France, mauvais élève de la classe Europe (si la France est encore européenne…), est toujours prête à donner des leçons de morale à la planète entière, en digne représentante des états colonisés par le « grand-frère » US!
Le vent est une énergie naturelle et bon marché. Utilisons-le.
Ce serait faire un grand pas en avant pour la planête et l’humanité.

Sylvia [Signé le 29/04/2008 à 16:59] Je trouve qu’il y a de la poesie dans un champ d’éoliennes, ce n’est pas laid!

RICHARD [Signé le 28/04/2008 à 19:01] les eoliennes sur le senepy c’est mieux que des centrales nucleaires memes si elles sont loin de chez nous!ceux qui nous parlent de denaturer le massif sont des gens qui y vont une fois par an et qui y monte en voiture (comme pour la manif contre les eoliennes)! de plus a mon avis le teleski des signaraud gache bien plus le paysage que ne le feront les eoliennes.(et tout ceci sous couvert de la commune qui maintenant se dit contre ce projet!)

Clement [Signé le 22/04/2008 à 20:47]
Fifan [Signé le 16/04/2008 à 04:33] j’aime les moulins à vent et les éoliennes .par ailleurs économisons toute inutile dépense d’énergie

Vazzanino [Signé le 15/04/2008 à 18:53] Tout simplement parce que c’est vitale. Il faut agir maintenant. Sinon encore une génération sera éduquée dans un système où l’on ne fera pas attention à l’environnement

LITTERATURES BALTES

LITTERATURES BALTES dans Trièves culture & cinéma rad3DF61

SUD EST THEATRE présente

LES LITTERATURES BALTES

Textes lus et interprétés par Sébastien Bénès, Marie Neichel

1. La Saga de Youza de Youozas Baltouchis – EXTRAIT –

Extrait d’un des romans les plus célèbres de Lituanie, La saga de Youza réunit le songe à l’Histoire. Pour un chagrin d’amour, Youza choisit de fuir le monde et de s’installer sur le Kaïrabalé, un marais inhospitalier. Taciturne, violent, généreux, sévère, Youza est le portrait d’un solitaire vivant dans une nature qui l’est tout autant que lui, dans cette Lituanie tour à tour déchirée, conquise, perdue, sans cesse bouleversée par l’Histoire.

Petit lexique pour la lecture :

Seigne ou Sagne : traduction exacte du « bale » de « Kaïrabale ». Lande mouilleuse, tourbière à sphaignes sous climat froid, sol très mouillé où l’eau affleure. L’ensemble fonctionne comme une énorme éponge où poussent roseaux, joncs, scirpes etc. Ce paysage peut occuper de très grandes surfaces (en France dans le Doubs) et est très répandu de l’ouest de l’ex-URSS.

Mottues : mottes de marais, qui lorsqu’elles sont constituées de sphaignes, se rehaussent progressivement et donnent des tourbières bombées.

Staroste : personne élue ou nommée pour remplir les fonctions semi administratives, semi policière dans les affaires d’un village ou d’une communauté.

2. Le voisin de Marius Ivaskevicius – EXTRAIT de Deux dramaturges lituaniens, éditions Presses Universitaires de Caen, 2003 -

Le jeune écrivain lituanien émerge de la scène littéraire en 1998 avec cette pièce qui remporte le prix principal du concours organisé par le Centre d’information et d’éducation de théâtre et de cinéma de Vilnius. Le genre théâtral continue d’intéresser beaucoup d’auteurs lituaniens.

Le voisin est une pièce en 3 actes, une réflexion sur la condition lituanienne au 20e siècle. Les deux premiers actes se passent dans la Lituanie des années 70, dans la banlieue d’une ville où tout est abandonné, des baignoires dans les salles de bains jusqu’aux bancs sur lesquels des retraités ou des escrocs passent leur temps. Le 3ème acte se déroule 20 ans plus tard en Australie.

Constamment poussé à rencontrer des étrangers – des voisins – l’homme se retrouve dans une situation paradoxale. En même temps qu’il désire la proximité des gens, il se sent agressé, dérangé dans sa solitude. A travers les histoires des gens du peuple, Ivaskevicius aborde les questions de l’identité et de la cohabitation des communautés.

3. Un amour à la mode de Mustamäe, une nouvelle d’Arvo Valton -

Né en 1935 en Estonie, Arvo Valton est aujourd’hui l’un des écrivains les plus importants de ce pays. Son œuvre considérable et variée comprend surtout des nouvelles mais aussi des romans, des essais, des aphorismes, pièces de théâtre, poèmes, livres pour enfants, reportages… Il a reçu deux fois le prix Friedebert Tuglas, l’un des plus prestigieux de son pays. Il a publié en 1989 Voyage accompagné, recueil de textes nouveaux et d’anciennes nouvelles censurées.

Vendredi 5 décembre 2008 à 20h30 Le Granjou – Monestier de Clermont

Synthèse sur les Éoliennes

Encore un document remarquable trouvé par le père Hervé Hugueny, dit l’homme au chapeau, sur le site d’un copain: www.éconologie.com

eolienne.jpg

 POUR NOTRE ENVIRONNEMENT1

Le débat2 sur l’opportunité des éoliennes en France semble encore exister, malgré les dérèglements climatiques et les 91% d’opinion favorable3.

L’ORIGINE DE L’ENERGIE

Le soleil, en réchauffant la terre, crée des phénomènes de convection qui sont à l’origine du vent. Celui-ci représente 1 à 2% de l’énergie provenant du soleil4. 25 à 50 heures de vent sur terre, représentent la consommation annuelle de l’humanité, toutes énergies confondues5. En comparaison, cela représente 50 à 100 fois plus que l’énergie convertie en biomasse par la photosynthèse.

L’ESTHETIQUE

L’impact de ces grands ouvrages, dont les plus grands approchent les 100 mètres de hauteur sur terre et 150 mètres en mer, pales comprises, est indéniable.

Malgré tout, la notion de paysage est liée à notre culture, notre éducation, nos expériences visuelles et notre relation d’usage avec le territoire considéré. Là où certains verront une intrusion, d’autres verront un élément susceptible de caractériser voire de valoriser un site. Au-delà des multiples perceptions individuelles, un paysage n’est jamais quelque chose de figé. En particulier, depuis le milieu du XXème siècle, où nous avons multiplié les ouvrages : plus de 100 000 km de lignes électriques à haute tension et leurs pylônes, 5 000 à 10 000 émetteurs pour la téléphonie, plusieurs milliers de châteaux d’eau, 8 000 km d’autoroutes, de nombreux silos à grains de plus de 80 m de haut et le viaduc de Millau, haut de 343 m, qui nous montre toute la subjectivité de la question !

De surcroît, de nombreuses études6 menées au Danemark, au Royaume-Uni, en Allemagne ou aux Pays-Bas ont révélé que les personnes vivant à proximité d’éoliennes sont généralement plus favorables à leur égard que les autres.

LES NUISANCES SONORES 

La technologie progresse vite et ce problème initial n’en n’est plus un avec les générations actuelles d’éoliennes7. Grâce à l’augmentation de leur taille, on assiste à un ralentissement de la rotation des pales : de l’ordre de 15 tours/min avec une vitesse maintenue constante. Actuellement, au pied d’une éolienne, le niveau sonore est équivalent à celui de l’intérieur d’une voiture.

L’ASPECT ORNITHOLOGIQUE

La mortalité aviaire liée aux éoliennes est sans commune mesure avec celle liée à la circulation routière, aux lignes électriques, aux baies vitrées, à la chasse, aux pesticides et insecticides, aux marées noires ou à la disparition des milieux favorables aux oiseaux dont le réchauffement climatique est à présent la cause principale.

LE RISQUE D’ACCIDENT

Malgré les 50 000 grandes éoliennes dans le monde, dont certaines fonctionnent depuis plus de 20 ans, aucun mort ou blessé n’est à déplorer. D’ailleurs le risque d’accident est suffisamment faible pour qu’il n’y ait pas de clôtures autour des parcs éoliens. Pour se prémunir contre tout risque d’accident, les éoliennes, conçues pour résister à des vents de plus de 200 km/h, sont arrêtées en cas de tempête.

LA CREATION D’EMPLOI 

Même si peu d’emplois découlent de l’exploitation des parcs, il s’en crée beaucoup dans la fabrication et l’installation. En Europe en 2004, on dénombrait déjà 100 000 emplois issus de l’éolien8.

L’INCONSTANCE DE LA PRODUCTION

Actuellement le point le plus critiqué concerne les variations de débit d’électricité, accusées de perturber les réseaux de distribution et de requérir une production intermittente avec les centrales à charbon.

Mais nous devons tenir compte de plusieurs paramètres :

En comparaison, c’est notre consommation qui est très variable. Notre réseau sait déjà absorber les variations de demande entre le jour et la nuit, ainsi qu’entre les saisons, alors que les centrales nucléaires, hydroélectriques au fil de l’eau et au charbon, n’ont pas plus de souplesse pour s’y adapter. Ce sont des centrales en « semi-base »9 qui vont fonctionner à temps partiel et des centrales de pointe10 qui vont répondre instantanément aux pics de consommation. De toute façon, on constate au niveau européen que l’on ne construit plus de centrale à charbon, contrairement aux centrales éoliennes.

Nous débutons « l’éolien français » et nos 2 000 MW sont loin de pouvoir saturer notre réseau avec des pics de production. Même en atteignant nos objectifs de 10 000 MW en 201011 ou 18 000 MW en 2015, le problème serait toujours loin de se poser. 10 000 MW ne représenteront que 2% de notre actuelle consommation d’électricité. On peut même craindre que la production par l’éolien ne couvre pas l’augmentation de notre consommation.

Le vent qui est souvent intermittent ne souffle pas aux mêmes lieux au même moment, surtout en raison de la grande taille de notre territoire. Contrairement aux grandes nations européennes de l’éolien12, nous avons 3 régions principales bien distinctes qui nous permettent une production d’ensemble très continue.

L’ambition des énergies renouvelables est de se compléter entre elles :

  • les barrages hydroélectriques dont on peut rapidement varier la production ;

  • les centrales solaires en plein essor, grâce au récent progrès de la recherche et dont la production est relativement décalée par rapport à l’éolien13 ;

  • la biomasse où les découvertes s’accélèrent ;

  • la géothermie qui est aussi en plein développement ;

  • les hydroliennes qui bientôt tireront parti des courants marins, des mouvements des marées et des vagues.

Les progrès récents des prévisions météorologiques permettent d’anticiper les variations de production des éoliennes.

Stocker de l’électricité n’est pas une utopie :

En particulier en France, grâce aux STEP14 qui permettent en pompant d’une retenue d’eau basse vers une retenue plus haute, de stocker de très grandes quantités d’énergie (jusqu’à plusieurs centaines de GWh), avec un excellent rendement15 et de se mettre en marche très rapidement en quelques minutes.

Grâce aux batteries à flux continu16, dont la technologie connue depuis les années 80, débute aujourd’hui son déploiement à travers le monde.

Mais aussi grâce à l’air comprimé17, et bientôt aux piles à combustible après électrolyse de l’eau …

On peut aussi envisager de changer nos propres habitudes en consommant l’électricité quand elle est abondante et en limitant son utilisation quand elle l’est moins. La libéralisation des tarifs ou les propositions tarifaires actuelles, « EJP » et « Tempo », aidées par l’emploi d’accumulateurs de chaleur, nous y encouragent.

LE JEU EN VAUT-IL LA CHANDELLE ?

Une grande éolienne de la génération actuelle produit 5 MW, ce qui représente l’électricité domestique, chauffage électrique inclus, de 5 000 personnes.

A ce jour, il existe en Europe près de 50 000 MW d’éolien ; ce qui a permis sur 20 ans (durée de vie d’une éolienne) d’éviter la construction de 20 réacteurs nucléaires et la production de 6 000 tonnes de déchets nucléaires18.

Ce même effort représente, sur 20 ans, l’évitement de l’émission de 50 millions de tonnes de CO2 dans notre atmosphère.

L’occultation des dangers liés au réchauffement climatique, combinée au débat sur les réserves de pétrole, ne favorisent pas le développement des énergies renouvelables19.

1 – Ou plutôt pour nos enfants ; en effet comme l’a dit Antoine de Saint-Exupéry, « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. ».

2 – Il est essentiel d’entendre les détracteurs, tout en tenant compte de l’ancienneté des arguments et de leurs origines, en général, des industriels de l’énergie. Leur site de référence est : http://www.ventdecolere.org/

3 – Sondage Louis Harris du 28 avril 2005: http://www.planete-eolienne.fr/documents/rae_sondage.pdf

4 – http://www.windpower.org/en/tour/

5 – http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_%C3%A9olienne

6 – http://www.apab.org/fr/page.php?id_rubrique=4&a…_sous_rubrique=14

7 – http://www.planete-eolienne.fr/bruit.html

8 – Il y avait 100 000 emplois dans l’éolien en Europe en 2004: http://www.planete-eolienne.fr/creer_de_l_emploi.html

9 – Charbon, fuel, hydroélectricité, biomasse.

10 – Gaz, hydroélectricité.

11 – Objectif prévu dans la loi du 13 juillet 2005: http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJ…umjo=ECOX0400059L

12 – L’Allemagne (20 000 MW), l’Espagne (11 300 MW) et le Danemark (3 100 MW)

http://resosol.org/SolEole/suivi-international.html
13 – On constate souvent qu’en l’absence de vent, il y a du soleil.

14 – Stations de Transfert d’Energie par Pompage.

15 – De 80 à 85%.

16 – http://www.bretagneb2b.com/blogs/les-blogs/blog…-02-23.4514673434 http://www.consoglobe.com/ac-energie_1712_eolie…-electricite.html

17 – Déjà en fonction aux US.

18 – http://www.planete-eolienne.fr/nucleaire.html

19 – Le mathématicien Henri Poincaré avait l’habitude de dire que la résolution d’un problème est plus facile que sa formulation

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Manif ?

L’association « Paysage de France » annonce plus de 500 personnes à la manifestation anti éolienne du 6 avril aux signaraux et joint la photo ci dessous sur son propre site : http://paysagesdefrance.org/spip.php?article230

manif2.jpg

Chacun comptera et jugera…

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Parc éolien du Sénépy : Questions / Réponses

Bilan de la réunion du 31/01/2008 à Prunières  

Objet de la réunion : fournir des réponses aux questions formulées par les élus et les associations 

eoliennes.jpg

Source :
-  courrier FRAPNA du 19 décembre 2007 (DRAC Nature, Paysages de France, FDCI, AGEDEN, FRAPNA Isère)
-  email Communauté de Communes de la Matheysine du 18/01/08

Il y a 53 questions réponses : courage ! Rire
  
1/ Depuis quelle date sont engagées les études sur le parc éolien du Sénépi ? (Prunières)
Une pré étude d’environnement a été engagée en septembre 2004, l’étude d’impact a été initiée fin 2004.
 
2/ Combien d’éoliennes sont prévues sur le site du Sénépi ? (La Motte d’Aveillans)
7 éoliennes sont prévues sur le site (Boralex rappelle qu’initialement 12 éoliennes étaient prévues au plan techniquéoliennes ont été supprimées pour des raisons environnementales).
 
3/ Lorsque le projet sera lançé, le nombre d’éoliennes pourra-t-il varier ? (La Motte d’Aveillans)
Le projet peut évoluer tant que le permis de construire et l’étude d’impact ne sont pas déposés. Le dépôt des dossiers
fige le projet proposé. Le dépôt des dossiers est envisagé pour le mois de juin 2008.
 
4/ Quel type exact d’éolienne (marque, caractéristiques détaillées, hauteur, poids, surface au sol) envisagez-vous pour ce projet ? (La Motte d’Aveillans, Susville, Sénépi Nature Durable)
Le type exact de machine sera arrêté lors du dépôt du permis de construire. Il est nécessaire à ce stade de déterminer
l’enveloppe de la machine, pas nécessairement le constructeur retenu. A ce jour les investigations ont été menées sur
la base de machines de type Enercon E70-E4 d’une hauteur de mat de 64 m et d’un diamètre de rotor de 71 m (pales
de 35 m), d’un poids d’environ 250  t et d’une surface  au sol d’environ 5 m  (18 m en phase  travaux). Pour  rappel,
Enercon est l’un des principaux leaders de l’éolien dans le monde.
 
5/ Quelle est la densité du bruit émis par les éoliennes ? (Prunières, La Motte d’Aveillans)
Dans le cadre de l’étude d’impact une étude acoustique a été menée par un bureau d’études spécialisé. Elle a conclu à
l’absence de nuisance acoustique au regard de l’habitat qui se situe à plus de 1200/1300 m des premières éoliennes.
 
6/ Qu’est-ce qu’une ZDE ? (Prunières)
Une  Zone  de  Développement  Eolien  est  un  document  de  planification  du  développement  de  l’éolien  sur  un  territoire donné. L’étude est basée sur la connaissance du potentiel éolien, les possibilités de raccordement et la prise en compte des paysages. Elle est réalisée à l’initiative des collectivités, instruite par la DRIRE (délai de 3 mois) et approuvée par le Préfet. Elle est nécessaire pour bénéficier du tarif de rachat de l’électricité par EDF. 

7/  Le dépôt du dossier  Sénépi  en  Préfecture par Boralex  est-il  conditionné par  la mise  en place d’une ZDE  (FRAPNA Isère)
En  pratique  oui,  formellement  non.  La  ZDE  est  un  document  à  « vocation  électrique ».Il  ne  s’agit  pas  d’un  outil
d’urbanisme.L’électricité peut le cas échéant être revendue à d’autres acteurs tels Poweo, Suez.
 
8/ Comment se fait-il que le périmètre du dossier de ZDE s’étende également sur le Connex ? (Sénépi Nature Durable)
Le Connex a été identifié dans l’étude car il répond aux critères d’une ZDE, même si ce site est plus contraignant que le
Sénépi sur certains points (distance de raccordement, pratique du vol libre).
 
9/ N’y a-t-il pas d’autres sites plus accessibles que le Sénépi sur le plateau Matheysin ? (La Motte d’Aveillans) Est-ce que d’autres projets ont été étudiés ? (Prunières)
Le choix du site du Sénépi est  l’aboutissement d’une recherche sur  l’ensemble du département de  l’Isère engagée en
2003. Il s’agit du site le plus intéressant au plan du développement de l’éolien. Il s’agit du seul projet étudié en détail
par Boralex sur le département.
 
10/  Le projet éolien du Sénépi ne pourrait-il pas attendre  la mise en place d’un schéma directeur éolien  en  Isère ? (Drac Nature)
Aucune date n’est définie par les services de l’Etat quant à l’élaboration et la disponibilité d’un schéma directeur éolien
en Isère. Un Atlas éolien existe depuis mars 2006 et l’étude d’impact s’y est référée.
 
11/ Une étude sur la sécurité des éoliennes réalisée par le Conseil Général des Mines et mandatée par le Ministère de l’Industrie proscrit toute installation à une altitude supérieure à 1000 m. Comment vous positionnez-vous par rapport à ces directives qui arriveront très prochainement en Préfecture ? (Sénépi Nature Durable)
Ces études n’ont strictement aucune validité, aucune valeur au regard des services de l’Etat qui instruisent et donnent
un avis sur les dossiers, elles n’ont aucun fondement, de même qu’aucune directive n’est attendue dans ce sens. Par
ailleurs,  il convient de préciser que Boralex exploite à ce  jour 3 parcs éoliens situés à plus de 1000 m d’altitude, en
Ardèche et en Haute Loire. D’autres opérateurs exploitent des parcs à plus de 1000 m d’altitude.
 
12/ Quelles ont été les relations avec la DIREN et la Préfecture, pendant les études ? (Prunières)
La DIREN  et  la  Préfecture  ont  très  tôt  été  associées  au développement du projet.  La DIREN  s’est  rendue  à plusieurs reprises sur le site du Sénépi. Un pôle de compétence éolien a été mis en place par la Préfecture de l’Isère. Le projet du Sénépi a été présenté à plusieurs reprises à la demande de ce pôle. Les observations émises par ce pôle ont été prises en compte dans le cadre de l’étude d’impact.
 
13/  L’étude  d’impact  a-t-elle  tenu  compte  de  l’atlas  éolien  élaboré  par  le  Département  de  l’Isère  en mars  2006 ? (Prunières)
Oui
 
14/ Combien d’accès ont été étudiés, lequel a été retenu et pour quelles raisons ? (Prunières, Sénépi Nature Durable)
4  pistes  ont  été  étudiées :    Prunières/le  Chalet  d’alpage  (problème  de  pentes  trop  fortes  sur  la  fin), Nantison/les
Merlins/le chalet d’alpage  (problème de pente, d’effondrement),  les Signareaux  (présence d’habitat à proximité, zone
de forte pente au sommet), Mayres Savel (piste existante en bon état). Cette dernière solution est présentée comme la
solution retenue à l’étude d’impact sous réserve de l’acceptation du transporteur.
 
15/ Pouvez-vous mettre à disposition des communes le tracé précis des pistes envisagées ? (Sénépi Nature Durable)
Le tracé des pistes étudiées suit le tracé des pistes existantes. Une piste sera créée au sommet du Sénépi. Elle a été
étudiée dans le cadre des études paysagères et écologiques ; des mesures d’intégration sont prévues.

16/ Quels seraient les modifications apportées aux pistes existantes ? (Sénépi Nature Durable)
Ponctuellement des  élargissements, des  rectifications de  virages, des  stabilisations de  talus,  en  conformité  avec  les
préconisations d’intégration écologique et paysagère retenues dans l’étude d’impact.
 
17/  Comment  seront  acheminés  les  matériaux  pour  la  construction  des  éoliennes  (pales,  tour,  nacelle,  béton) ? Comment seront montées les éoliennes ? (La Motte d’Aveillans)
L’ensemble sera acheminé par camions via la piste d’accès. Les éoliennes seront érigées par grues.
 
18/ Quelles seraient les profondeurs d’accrochage des fondations ? (Sénépi Nature Durable)
En moyenne 3 m.
 
19/ Quel volume de béton doit être coulé sur chaque socle ? (Sénépi Nature Durable, La Motte d’Aveillans)
Environ 350 m3 de béton.
 
20/ Quelles  seraient  les modifications  du  relief  envisagées  pour  réaliser  les  fondations  des  éoliennes ?  arasage  de butes ? (Sénépi Nature Durable)
Les modifications  du  relief  seront minimales.  On  a  privilégié  autant  que  possible  les  zones  de moindre  pente  pour
limiter les terrassements. Dans la mesure où des terrassements sont effectués, l’étude paysagère et l’étude écologique
ont défini des principes d’intégration de manière à reconstituer une morphologie des talus adaptée au site.
 
21/ Quels seront les bouleversements du terrain autour des éoliennes ? (La Motte d’Aveillans)

(cf réponse question 20)
 
22/  L’impact de  la  voie d’accès  sur  la  faune  et  la  flore  a-t-il  été pris  en  compte,  et quels  sont  les  travaux pour  la remise en état du site, après travaux de construction ? (Prunières)
L’étude faune/flore a été étendue à  la piste d’accès au site. Des mesures de prévention sont prévues : bornage des
zones de travaux, charte chantier propre, mission de suivi de chantier, gestion des déchets, de même que des mesures
d’intégration écologiques et paysagères (re végétalistion à partir d’espèces autochtones).
 
23/ Une liaison entre les sept éoliennes se fera par un câble électrique jusqu’au point central. Est-il prévu de remettre la végétation en état (jonquilles, violettes) ? (CCM)
Le programme d’intégration écologique et paysagère s’étend à l’ensemble des travaux.
 
24/ Quel sera le tracé du câble de connexion avec le poste de La Mure ? (Susville, La Motte d’Aveillans)
Le  tracé  retenu est celui proposé par  la commune de Susville.  Il  réutilise en partie  les chemins existants et  limite  le
débroussaillage et l’élagage.
 
25/ Qui financerait le raccordement au réseau public pour le transport de l’énergie publique ? (Sénépi Nature Durable)
Le raccordement au poste de la Mure est financé par Boralex.
 
26/  Combien  d’équivalents  foyers  le  parc  éolien  permettra-t-il  d’alimenter  en  électricité  (Prunières,  La  Motte d’Aveillans). Quelle puissance aura le parc éolien ?
Le parc éolien permettra d’alimenter environ 14 000 foyers pour une puissance d’environ 16 MW. 
 
27/ D’après l’atlas éolien, la capacité d’accueil du poste HTB/HTA de la Mure est de 0, faudra-t-il le remplacer ? et avec quel financement ? (Sénépi Nature Durable)
Pour rappel,  il convient de noter qu’une centrale thermique existait  localement et qu’elle avait une capacité d’environ
50 MW, sans problème d’évacuation. L’atlas éolien donne des informations générales sur le poste de la Mure. Boralex se
rapprochera de RTE dans le cadre des procédures classiques de raccordement et les éventuelles adaptations du poste
seront financées par Boralex.
 
28/ Quel est le prix du rachat par EDF ? (La Motte d’Aveillans)
Le prix d’achat est fixé par EDF à 8,2 c d’euros/Kwh.
 
29/  Dans  le  cadre  d’une  politique  énergétique  territoriale,  comment  envisagez-vous  d’accompagner  les  communes concernées par  ce projet dans  un programme  cohérent d’optimisation  énergétique  et de  réduction des  émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) ? (AGEDEN)
Les  communes  sont  responsables  de  leurs  politiques  en  matière  d’optimisation  énergétique  et  de  réduction  des
émissions des GES. Elles peuvent s’engager sur des diagnostics énergétiques, une planification, une concertation avec la
population sur  les actions à entreprendre. Parallèlement  à  l’AGEDEN, Boralex peut  informer et être  le  relais entre  les
communes et les acteurs locaux en la matière, tels Nature Energie à La Mure.
 
30/ Certaines espèces risqueraient de disparaître, lesquelles ? (Sénépi Nature Durable)
Les expertises faune/flore de l’étude d’impact n’ont pas mis en évidence de disparition d’espèces.
 
31/ Quelles garanties la compagnie Boralex, les communes et les alpagistes concernés peuvent nous donner quant au respect  des  préconisations  de  protection  de  l’environnement  et  des  espèces menacées  présentes  sur  le  lieu  et  sur l’ensemble du domaine du chantier comprenant les voies d’accès ? (Drac Nature)
L’étude d’impact vaut engagement du maître d’ouvrage (Boralex). Des suivis sont programmés tant en phase chantier
que d’exploitation. Un comité de pilotage est prévu, il sera co-présidé par des élus et mobilisera les différentes parties
concernées et compétentes sur le site. 
 
32/ Quelles mesures  de  conservation  directes  des  espèces  écologiquement  remarquables  (hivernage  et  reproduction des amphibiens, oiseaux, …) seront mises en place ? (Fédération Départementale des Chasseurs de l’Isère)
Boralex s’étonne qu’une telle question soit posée par  la FDCI dans  la mesure où  justement  la FDCI a été au cœur des
débats  sur  ces mesures  de  conservations  avec  la  Fédération  des Alpages  de  l’Isère,  et  connaît  le  détail des  actions
prévues ! On est sur un registre de conservation et non de compensation. On appliquera le principe de précaution quant
à  la  présence  des  éoliennes  et  aux  impacts  qu’elles  pourraient  engendrer, mais  on  ne  crée  pas  un  espace  naturel
protégé. On peut néanmoins citer la mise en défense des zones humides, un calendrier de travaux adapté, la mise en
place d’un Comité de Pilotage (dont fait partie la FDCI) pour la gestion des milieux.
 
33/ Quelles seront les mesures spécifiques pour la prise en compte de la ZNIEFF de type 1 ? (FRAPNA Isère)
Les mêmes que celles de protection de la faune et de la flore.
 
34/ Comment les éoliennes vont-elles fonctionner l’hiver ? (Susville)
35/ Quelles seront les incidences avec le gel ? (Susville)
36/  Envisageriez-vous  un  périmètre  de  sécurité  autour  des  éoliennes  comme  c’est  actuellement  le  cas  dans  votre exploitation d’Ally en Haute Loire ? Si oui, combien de mètres ? (Sénépi Nature Durable, La Motte d’Aveillans)
37/ Si non, faudra-t-il un périmètre de sécurité au moment du redémarrage ? Qui le gérera ? (Susville)
38/  Comment  les  risques  de  projection  de  glace  innés  à  cette  altitude  seraient  pris  en  compte ?  (Sénépi  Nature Durable)  
39/ Qui serait responsable en cas d’accident de projection de glace sur une personne ? (Sénépi Nature Durable)
Boralex a mis en place un système breveté de prévention qui permet avec exactitude de déceler la présence de givre
sur  les  pales  d’une  éolienne.  En  cas  de  période  givrante,  les  éoliennes  seront  ainsi  arrêtées.  En  complément,  les
éoliennes seront équipées d’un système de pales chauffantes visant à  faire  fondre  le givre. Elles seront  redémarrées
une fois la période de givre passée, en présence d’une personne en charge de l’exploitation qui veillera à ce qu’aucune
personne ne soit présente à proximité des machines. 
Aucun périmètre de sécurité n’est envisagé et n’est plus actuellement en cours sur nos parcs.
Malgré toutes ces précautions prises et en cas d’accident, Boralex serait responsable. 
 
 40/ Quel serait l’impact du projet sur les relais télévision et radio à proximité, notamment celui des Signareaux ?
L’Agence Nationale des Fréquences a été consultée dans  le cadre de  l’étude d’impact. Aucune perturbation ne nous a
été signalée. Le cas échéant, des solutions techniques qui seraient à la charge de Boralex existent (ré émetteurs,…).
 
41/ Quel peut être  l’impact  touristique  (trafic,  flore, alpage, détritus, encadrement…) ? Est-ce pris en compte ? Le cas échéant, il serait souhaitable de faire une étude complémentaire. (Susville).
L’impact  touristique  dépend  surtout  de  la  volonté  des  collectivités  de  développer  ou  pas  le  tourisme  autour  des
énergies  renouvelables. Boralex peut proposer des actions de prévention ou de développement de  cette activité. Ces
actions seront initiées par les communes ou la communauté de communes.
Pour  les questions pastorales,  les  impacts touristiques peuvent créer des nuisances sur  la gestion des troupeaux, ce
qui  est  l’une  des  activités  économiques  et  patrimoniale  majeure  de  ce  site.  Le  Groupement  Pastoral  propose  de
mobiliser une part des contreparties  liées au parc éolien pour  l’organisation des  interfaces entre activités pastorales,
fréquentation touristique, voire un peu d’accueil-animation. Ces axes de travail seront soumis au comité de pilotage.
 
42/ Suite à l’ouverture de nombreux accès en direction du site éolien, l’utilisation des loisirs motorisés ne va-t-elle pas accélérer la dégradation plus générale du massif du Sénépi ? (Paysages de France)
Aucun nouvel accès ne sera créé en direction du Sénépy. Les loisirs motorisés ne sont pas autorisés et ne le seront pas
après la mise en service du parc.
 
43/ Quels  seraient  les  impacts  sur  les  activités  très  répandues  comme  le  ski  de  piste,  ski de  fond,  randonnées  en raquette, kite surf ? (Sénépi Nature Durable)
Aucun impact significatif n’est attendu. Le parc éolien a été adapté pour prendre en compte l’activité de pente école de
vol libre. Pour information, Boralex exploite actuellement le parc éolien de Cham de Cham Longe en Ardèche qui se situe
à proximité immédiate d’une station de ski comparable à celle des Signareaux. Du matériel appartenant à Boralex est
même utilisé en commun.
 
44/ L’impact visuel du projet couvrant un territoire allant du Vercors à l’Oisans et de l’agglomération grenobloise aux montagnes de Lus, est-il prévu une concertation de l’ensemble des populations concernées ? (Drac Nature)

Non. La concertation a lieu au sein des communes concernées et riveraines du périmètre de ZDE.
 
45/ Comment de  telles  constructions d’aérogénérateurs peuvent-elles s’intégrer dans un paysage de  lignes de  crête sans le défigurer et l’artificialiser totalement (cf. gigantisme de chaque centrale) ? (Paysages de France)
On ne parle jamais d’intégration d’éoliennes dans le paysage. La notion de « défigurer » est subjective. Un paysagiste
est intervenu pour traiter ce volet, en concertation avec les services de l’Etat.

46/ Comment peut-on affirmer (cf. compte rendu de l’étude d’impact visuel fourni par Boralex à la demande du Maire de Susville) qu’en moyenne montagne, lieu par définition fragile, on peut se permettre d’accroitre la pollution visuelle
sous prétexte qu’elle existe déjà ? (L’étude parle « d’environnement confus » le long de la RN85, d’incidence limitée
« du fait du contexte » et la ZI des Marais est taxée « d’environnement banalisé » (Paysages de France)
L’étude  paysagère  ne  précise  pas  que  l’on  peut  se  permettre  d’accroitre  la  pollution  visuelle.  Les  termes
« d’environnement  confus  ou  banalisé »  sont  issus  d’un  vocabulaire  de  paysagiste  qui  pourra  être  adapté  dans
l’étude d’impact pour être plus accessible.
 
47/ Pouvez-vous apporter des précisions sur l’impact visuel sur les hameaux de Versenat, la Sauzie et le secteur Sud de  la  commune  (documents  erronés  –  la  population  concernée  doit  représenter  environ  1/3  de  la  population communale) ? (Susville)
48/ Confirmez-vous les photomontages et les effets stroboscopiques que vous avez mis à disposition de la commune de Susville ? (Sénépi Nature Durable)
Des photomontages sont en cours de réalisation suite aux modifications d’implantation de certaines éoliennes. L’étude
sur  les  effets  stroboscopiques  est  confirmée.  On  rappellera  qu’en  France  aucune  réglementation  n’existe  au  plan
stroboscopique et que l’approche retenue par Boralex est extrême (maison de type serre vitrée sur toutes ses façades
et 365 j de soleil par an).
 
49/  Avez-vous  envisagé  une  compensation  financière  pour  la  moins  value  foncière  des  habitations  à  fort  impact visuel ? (Sénépi Nature Durable)
Aucune  compensation  n’est  envisagée  dans  la mesure  où  aucune moins  value  financière  n’est  avérée  en  France  au
regard de l’implantation des éoliennes. Bien au contraire, dans certains cas des habitations ont pu prendre de la valeur
du fait de l’implantation d’un parc et des aménagements faits sur la commune.
50/ Quelles sont les subventions actuelles de la Fédération des Alpages accordées à l’alpage du Sénépi et quel est le devenir de l’alpagisme sur le massif ? (Prunières)
Les troupeaux présents sur  l’alpage du Sénépy sont en grande partie originaires du plateau Matheysin, et confortent
ainsi des  exploitations  agricoles,  voire départementales.  Ces  espaces  sont des  espaces d’équilibre  entre  activités de
pâturage et pressions forestières d’où ils tirent leur biodiversité et leur attrait, la gestion pastorale est primordiale à
ces  équilibres.  Les  aides  auxquelles  peuvent  prétendre  les  Groupements  Pastoraux  et  les  communes  et  leurs
Groupements  sont  financés  par  le  Conseil  Général  et  le  Conseil  Régional.  Elles  ont  pour  objet  de  développer  un
pastoralisme durable. Les travaux entrepris par le Groupement Pastoral et le syndicat intercommunal ont pour objectifs,
outre de permettre la valorisation des ressources fourragères renouvelables par les troupeaux, de garantir un équilibre
entre forêts et pâturage dont résulte la biodiversité caractéristique de ce site.
 
51/ Quel est, ou a été, l’implication des élus concernés par le projet ? (Susville)
L’implication des élus des communes est certaine et nécessaire à la réussite du projet. Le projet bénéficie du consensus
des élus à sa réalisation.
 
52/ Les acteurs locaux participeront-ils au suivi des travaux ? (FDCI)
Boralex s’étonne encore une fois qu’une telle question soit posée par la FDCI dans la mesure où justement la FDCI a été
au cœur des débats sur ces suivis envisagés avec la Fédération des Alpages de l’Isère, et connaît le détail des actions
prévues ! Un comité de suivi sera mis en place regroupant les acteurs locaux représentatifs.
 
53/  Peut-on  avoir  une  idée  des  retombées  financières  sur  les  communes  concernées  et  les  différents  acteurs ? (Prunières, Susville)
Environ 300 000 euros/ an de taxe professionnelle + 4 000 euros de loyer par machine/an.

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Cela fait débat en Trièves

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Sociologie

Dans une bonne partie du Trièves et en particulier à Mens existait une rivalité ancestrale entre Catholique et protestant (école et maison de retraite catholique et protestante, temple et église dans le même village). Celle ci s’estompe depuis une trentaine d’années. Ainsi le conseil municipal de Mens est formé de gens venant de tous bords.

Actuellement la population du Trièves change vite sous la poussée de Grenoble et l’arrivée de l’A51 (voir plus bas). A côté de la population autochtone « de souche » arrive une population importante de rurbains navetteurs sur Grenoble ou sédentaire.

La population d’origine a souvent un statut de classe moyenne, comptant beaucoup de travailleurs du bâtiment ou employés du secteur public. Ils sont pour beaucoup issus du secteur agricole qui ne compte plus qu’une moyenne de 3 exploitations par village (10 à Mens). Avec l’explosion des prix des maisons et des terrains à bâtir, certains sont tout de même plus aisés et ont de ce fait une vision assez patrimoniale de l’économie.

Politiquement, le canton de Mens est plutôt à gauche, celui de Clelles à droite. Une particularité : Saint Maurice en Trièves vote pour une droite plus radicale.

Principaux dossiers en cours

Note sur le Conseil Général de l’Isère

Le fonctionnement du Conseil Général est en restructuration ce qui implique de l’attente sur plusieurs dossiers. Par exemple : PMI et puéricultrices.

Depuis peu, le Conseil Général attribue des budgets au territoire Trièves qui groupe les 3 communautés de communes.
Mais ce nouveau fonctionnement n’est pas structuré. Du coup, chaque municipalité a déposé ses demandes mais aucun budget n’a été réservé pour des actions communes. La fusion des trois communautés de communes pourrait répondre à ce besoin de structure mais elle soulève des réticences voire de fortes oppositions pour certains et pose des problèmes de répartition des compétences, des pouvoirs et des budgets…

Une maison du département fonctionne déjà à Mens. Les premiers locaux sont loués à la municipalité puis tout le monde déménagera dans des préfabriqués le temps de construire la nouvelle maison.

Agenda 21

Mené par le SAT (Syndicat d’Aménagement du Trièves). Démocratie participative, beaucoup de réunion, un peu toujours les mêmes repésentants avec peu de « Triévois de souche ».

Axe A : Favoriser une économie locale, solidaire et respectueuse de l’environnement
Axe B : Gérer et préserver les ressources, la biodiversité et les paysages
Axe C : Répondre à la demande en logement du Trièves, en favorisant l’habitat écologique
Axe D : Améliorer la mobilité de tous les habitants via des modes de transports alternatifs
Axe E : Permettre un accès de tous aux services et lutter contre l’exclusion et l’isolement
Axe F : Favoriser les liens et l’ouverture aux autres, notamment par une politique culturelle ambitieuse
Axe G : Sensibiliser au développement durable et mobiliser les acteurs du territoire pour l’agenda 21

On a pris les idées de tout le monde qu’on a mis en forme. De beaux projets mais souvent pas financés. Certains verront le jour et c’est tant mieux. D’autres commencent déjà à traîner comme le projet de site sur le covoiturage

Autoroute A51 :

Deux tronçons récents et un projet de prolongation.

L’A51 qui part de Grenoble en direction du Sud a été prolongée jusqu’au Rond Point de Coynelle, entre Vif et Monestier en 1999. Un nouveau tronçon reliant le Rond Point de Coynelle au col du Fau, après Monestier vient juste d’être inauguré (en mars 2007).
Les gouvernements successifs envisagent la suite de cette autoroute. Deux tracés possibles, plein sud, en suivant la N75, jusqu’au raccordement de Sisteron ou en direction de Gap pour rejoindre l’Italie. Ce deuxième tracé couperait la vallée du Trièves en plein milieu.
La prolongation soulève des oppositions locales. Sur le tracé Sisteron, l’autoroute deviendrait un délestage de la vallée du Rhône avec un lourd trafic de poids lourds en provenance de l’est de l’Europe. Sur le tracé Gap, ce serait une voie d’accès à l’Italie pour les poids lourds. Dans les deux cas (plus lourdement dans le deuxième), la traversée d’un territoire très préservé soulève des questions environnementales.

Plusieurs positions gouvernementales circulent, cela change tous les 6 mois :

- La dernière décision du gouvernement serait pour le passage par Gap. Certains demandent un aménagement à minima des nationales. On pourrait faire un aménagement lourd de la N75 avec passage en 4 voies ou c’est facile, en 3 voies dont 2 montantes ou ça se complique, et un tunnel payant sous le col de la Croix haute.

- Gap aurait été abandonné pour Sisteron. L’idée de l’aménagement a minima de la N75 s’argumente par le fait que plus on améliore la circulation, plus on la favorise. Le gros souci étant l’augmentation de la circulation des poids lourds (pas qu’ici mais sur tout le territoire). Transport routier = cher en entretien des routes, très polluant, dangereux pour la circulation, emplois « esclavagistes ». Il faut d’urgence développer les autres types de transport : ferroutage et voies navigables.

Quelques chiffres donnés lors du débat public:
L’autoroute par Gap est donnée pour un coût de 2,2 milliard d’€, pour 12000 passagers / jour.
La même par Lus est donnée pour un coût de 1,8 milliard d’€ pour 14 000 passagers / jour.
La refonte « light » de la RN 75: 600 millions d’€
La modernisation de la voie ferrée Grenoble Veynes: 50 millions d’€ (une paille) pour une augmentation de trafic de 1500 passagers / jour.
Une simple règle de trois montrerait qu’il faut d’abord améliorer la voie ferrée, le passager qui y est transporté coûte infiniment moins cher et décongestionne d’autant la route ! Pour autant, le trafic de tourisme, n’est pas concerné.

Transformation des données démographiques, sociales, économiques et environnementales
L’arrivée de l’autoroute a modifié les données locales :
• Augmentation de la population.
• Augmentation des constructions et des lotissements (défiguration du paysage)
• Risques de banlieues dortoir, déplacements pendulaires, rupture du lien social (village déserts en journée, mort des commerces de proximité)
• Augmentation des besoins en services, et pénurie dans ce domaine. Par exemple pas de médecin de PMI et de puéricultrice sur Monestier. (Cf. Petite enfance ci-dessous). Peu de ressources en face, car les rurbains pendulaires payent seulement la taxe d’habitation mais pas la taxe professionnelle puisqu’ils travaillent et font leurs achats sur Grenoble!
• Flambée du foncier

Lors de son meeting à Mens, M. Migaud s ‘est prononcé contre le passage par Gap mais sans préciser quelle solution il préconise.

Fusion des 3 Communautés de Communes

Il y a dans le Trièves un empilement extraordinaire de structures !
Pour 8500 habitants, qui sont répartis sur 29 communes, il existe trois communautés de communes, le SAT (Syndicat d’Aménagement du Trièves) et le CET (Comité d’Expansion du Trièves).Les 2 derniers n’ayant pas d’atomes crochus entre eux !
Notre mode d’élections est extraordinaire :
- Nous élisons nos conseillers municipaux.
- Ceux ci élisent les délégués à la communauté de communes (4 pour Mens et 2 pour les autres communes du canton, Mens est mal payé),chaque canton envoie 5 délégués au SAT (Monestier est mal payé, Clelles très bien), ces derniers élisent leur président(e). Election au suffrage doublement indirect !!!

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !
Sur le canton de Mens, a été créé le SIVU des écoles car les trois petites communes (Cordéac, Saint Jean et Tréminis) ayant encore une école avait peur qu’elle disparaisse en cas de gestion commune.
En conséquence, le SIVU de Mens a été beaucoup moins subventionné pour la construction de la nouvelle école que ne l’aurait été une communauté de communes en charge (d’où un emprunt lourd sur 20 ans.

La communauté de communes prouve le contraire en gardant trois petites écoles (Saint Maurice, Monestier, Chichilianne) tout en ayant la gestion de l’ensemble.

La fusion paraît répondre à la logique du territoire, les spécificités locales pouvant être gérées par des conventions particulières (certaines communes ne veulent pas déléguer la gestion de l’école ou de l’Office du tourisme pour les réservations hôtelières par exemple).
Mais les problèmes de la répartition des compétences, et de l’attribution des budgets sont sensibles et freinent le projet.

Foncier / Logement / Urbanisme

Suite à l’arrivée de l’autoroute, les prix du foncier ont flambé. Ceci a des conséquences sur la politique des communes.

Pour le logement locatif, le Trièves se démarque des autres territoires par la forte quantité de logement sociaux communaux : 50%, (les autres 50% étant assurés par les bailleurs sociaux traditionnels).

Le locatif est géré par le CLH (Comité Local de l’Habitat) qui gère les offres et les demandes. Cela fonctionne très bien mais il y a pénurie de logements, 120 demandes constamment en attente, non satisfaites.
Il faut noter que les locataires ne « tournent » pas. Une fois leur logement social attribué, ils y restent à vie, même si leurs revenus évoluent entre temps et qu’ils ne répondent plus aux critères d’attribution des logement sociaux.

Toutes les communes (toutes tendances confondues !) ont un fort besoin d’un outil financier qui leur permette d’investir dans du foncier, que ce soit pour du logement social ou des équipements publics.
A Grenoble, ils ont un outil pour cela : l’EPFL (Etablissement Public pour le Foncier et le Logement ). Le Conseil Général n’a pour l’instant pas retenu ce besoin d’outil pour le foncier dans son projet territorial.

Maintenir la vie de village et le lien social est aussi un souci. Sur le canton de Monestier, la population qui s’installe travaille sur Grenoble et attend des services sur son lieu de vie.
Sur les autres cantons, et dans certains villages, de nombreuses habitations sont des maisons de vacances fermées la plupart du temps alors qu’il y a pénurie de logements. Cela crée des difficultés pour le maintien des écoles et des commerces.

Côté urbanisme, la multiplication de la construction de lotissements soulève des problèmes auxquels ne sont pas préparés les communes. Défiguration du paysage, augmentation soudaine de la population, modification du trafic routier, besoin de modifier les chaussées, création de parkings, gestion des ordures, etc.
Pour l’achat et la construction de logement, la flambée du foncier pose des problèmes d’installation aux jeunes du pays qui n’ont pas de revenus suffisants.

Zones Industrielles / TPU

Le schéma Directeur d’Urbanisme prévoit des espaces réservés à l’implantation de Zones Industrielles. Celle de Monestier de Clermont est déjà saturée, il y en a une prévue sur le plateau d’Avignonet.
Une zone artisanale est en train de sortir de terre à Mens. Nécessaire mais aspect esthétique à redouter juste en face du village. Un rideau d’arbres serait à planter d’urgence.

Petite Enfance

La petite enfance est un secteur qui fonctionne bien mais qui souffre d’un manque de place de crèches et d’un manque d’assistantes maternelles.

Le Trièves a signé avec la CAF le premier contrat enfance intercommunal en France. Il y a sur le territoire deux RAM (relais assistantes maternelles) qui animent le secteur et mettent en place des formations à la petite enfance.
Une maison de l’enfance a ouvert à Mens il y a 2 ans.

Maisons de retraite (3ème âge)

Pénurie de places en maisons de retraite.
Deux établissements : l’Age d’Or à Monestier de Clermont (maison de retraite) et l’hôpital gériatrique de Mens.
Il y a un projet d’extension de l’Age d’Or mais le budget de 3 millions d’euros reste à cette heure introuvable.
A Mens, il y a 3 ans la maison de retraite catholique et la maison de repos protestante ont fusionné, pour créer l’hôpital local. Il y a aussi un projet d’extension dont on parle depuis 8 ans. On annonce maintenant la date de 2012 !

L’ADMR, Association d’Aides en Milieu Rural effectue un gros travail d’aide aux personnes âgées et crée parallèlement de l’emploi en zone rurale.
Mais ils ne sont pas assez nombreux, les salaires sont bas et il y a peu de candidats.
Les SIAD sont plus tournés vers les toilettes des personnes âgées effectués par des aides soignantes supervisées par des infirmières.

Tourisme (Cdc de Monestier de Clermont)

Deux pôles principaux : les stations de ski du balcon Est du Vercors et la base de loisirs du lac de Treffort.
Ces deux pôles font parti des freins liés à la fusion des communautés de communes qui implique une compétence commune sur le tourisme. Or la gestion de ces projets est disparate et nécessite des compétences particulières telle qu’une centrale de réservation hôtelière pour le ski. Par ailleurs, le développement de la base de loisir est géré par le SIVOM du lac. Son financement fait appel à des fonds divers réunis par M. Pellat Finet. La mise en commun des budgets au sein des 3 communautés de communes, pose donc problème.

Sur les 5 stations de ski qui existaient autrefois, seules deux sont encore en fonction : Gresse en Vercors et le Col de l’Arzelier.

Le Conseil Général est revenu deux ans après sa signature sur le montant d’une convention avec le balcon Est du Vercors et n’a attribué que 60% du budget prévu initialement.
Les stations qui avaient initié des projets de développement moyenne montagne se sont tournées vers le budget Projet Territorial mais leurs besoins étaient sans commune mesure avec les fonds disponibles dans ce cadre. Les deux stations, Gresse en Vercors et Col de l’Arzelier sont en très grande difficulté.

Projet de développement de la base de loisirs du lac de Treffort géré par le SIVOM du lac). Une association s’est créée pour réclamer une concertation.
Le débat : Il existe un projet de « pont de singe » entre Villarnet (commune de Lavars) et Mayres Savel. Il passerait dans des zones naturelles sensibles (aigle royaux).

L’emploi

Le Trièves n’exporte pas grand chose. L’agriculture est présente avec un secteur bio dynamique et en croissance. Très peu d’industrie (Minoterie à Clelles, Driade à Clelles fait des portes de cuisine, 10 à 20 employés). Beaucoup de services publics classiques (mairie, école, poste, maison de retraite le plus gros employeur de Mens, SIAD, ADMR), bâtiment très dynamique, Terre vivante la plus grosse société privée de Mens. Le taux de chômage et le pourcentage de RMIste est très important.

Le transport
La voie ferrée Grenoble Veynes.
Dans tout le canton de Clelles, il existe un système de rabattement par taxi collectif depuis chez soi jusqu’à la gare de Clelles pour une somme forfaitaire modique.
Du canton de Mens, rien de tout cela. Seulement 2 gros bus aller retour, à des horaires difficiles, et qui mettent beaucoup de temps.
Il est souvent vide jusqu’à Sinard. La solution serait sans doute de faire aussi un taxi de rabattement vers Clelles ou Monestier.

Principales associations locales

Le Trièves est un territoire très actif au niveau associatif :

• Les Nouvelles du Pays, journal d’infos locales et d’expression libre
• Vivre en Trièves
• Haltes Garderie
• Terre Vivante: l’écologie comme je l’aime, ils font leurs preuves en payant 20 salaires à la fin de chaque mois.

• Rugby (Trièves et Vif)

• Tourisme : Offices du Tourisme et Syndicats d’initiative (Jean Louis Goutel président).
• Culture : Sous les Tilleuls, Mens alors, Courant d’Art, l’Ecran Vagabond, Pot au Noir).
• Les association de parents d’élèves: sur Mens la FCPE était présente depuis la préhistoire. La PEEP (apolitique) a été créée avec des gens de tous bords. Un pédibus, des conférences avec l’école des parents, des séminaires sur Apprendre à mieux apprendre ont été lancés,…
Actuellement une lutte est engagée lutte pour le maintien d’une 7ème classe qui est menacée de fermeture alors que les effectifs ont augmenté par rapport à l’année dernière!

• Radio Mont Aiguille !

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