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L’EOLIEN DANS LE TRIEVES

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Le Trièves s’est doté d’un projet TEPOS (Territoire à energie Positive) consistant en une politique volontariste de diminution des consommations d’énergie ET de production d’énergie renouvelable. Dans ce schéma, l’éolien n’était qu’une perspective à moyen terme. Il y avait cependant 2 scénarios : avec ou sans éoliennes. Dans le premier cas, les courbes de consommation et de production d’énergie se croisaient en 2034, dans le second en 2042.

Les choses se sont précipitées suite à la proposition d’un projet éolien par les sociétés Valeco et EDP Renewables, auprès des communes du Percy pour la première, de Saint Maurice en Trièves et de Monestier du Percy pour la seconde.

Le maire du Percy, jugeant que la question dépassait largement le cadre de sa commune, a alors demandé à la CDC du Trièves de s’emparer du sujet.

Celle ci a organisé une vaste concertation : une première réunion publique, une enquête très détaillée menée auprès de 80 Trièvois par un groupe d’étudiant en master2, puis constitution d’un comité de réflexion qui devra émettre un avis après 5 réunions en interne et une seconde réunion publique.

Ce comité, dont je fais partie, aura 2 options :

  • Proposer à la CDC d’arrêter net le projet.
  • Proposer de lancer des études préliminaires à une EVENTUELLE implantation. C’est l’option que je défend !

Les partisans de cette seconde option envisagent peu ou prou le scénario suivant :

- Faire une ou deux pré-études sur les sujets  pour lesquels il pourrait y avoir une sensibilité  dans le Trièves. Ces études de pré-faisabilité peuvent être intégralement subventionnées dans le cadre d’un dispositif « d’amorcage ».

  • Si ces pré-études ne montrent pas d’impossibilité du projet, établir un cahier des charges précis, prenant en compte les intérêts des collectivités et des habitants.
  • Faire un appel d’offre auprès de différents opérateurs éoliens et sélectionner celui qui y répond le mieux.
  • Constituer dès la phase d’étude une société dont le capital sera partagé entre l’opérateur, les collectivités et les habitants. Ceci afin d’avoir une gouvernance permettant une vraie co-décision, sur des sujets tels que le nombre, la taille, l’implantation ou le type de machines.
  • Mener des études de vent, paysagères, acoustiques, hydrologiques, ornithologiques et chiroptérologiques (les chauves souris). Si le vent est insuffisant ou si on trouve une autoroute à oiseaux, le projet ne se fera pas !
  • Si le résultat de ces études est favorable, il y aura présentation en conseil municipal et réunion publique.
  • Si le résultat est encore positif, il y aura dépôt de permis de construire qui entrainera une enquête d’utilité publique.
  • Si cette enquête est toujours positive, les recours seront encore possibles.
  • Il faudra encore obtenir les autorisations de construire, d’exploiter, de raccorder, boucler le montage financier, faire des réunions de chantier avant de pouvoir commencer la construction.

On voit qu’une étude n’aboutit que très difficilement à un projet. Et que tout cela prend au minimum 8 ans. Ce qui permettra de mettre en place les éoliennes de 2024, encore plus silencieuses et d’un meilleur rendement, si les études sont lancées cette année.

Le Trièves peut profiter de multiples retombées économiques : rentrées fiscales de l’ordre de 200 000 euros par an pour les communes et la CDC, loyer pour chaque machine répartis entre les propriétaires du terrain et leur voisins, activité économique importante et adaptée à nos entreprises locales de taille moyenne (Pellisard…), lors des phases de construction et de démantèlement. Et dans le cadre du projet participatif, bénéfices de la participation au capital pour les collectivités locales et les habitants.

Un parc éolien est une installation à caractère totalement réversible. L’opérateur est tenu de verser 50000 euros par machine, sur un compte bloqué, en vue du futur démantèlement. En rajoutant le prix de récupération des matériaux (acier, cuivre), cette somme suffit amplement à une remise en état du site.

Avec ce type d’énergie, nous laissons à nos enfants le choix de leur avenir ! A l’inverse, lorsqu’on utilise de l’énergie fossile, on envoie du CO2 dans l’atmosphère pour des centaines d’années. Avec le nucléaire (75 % de l’électricité Française), on produit des déchets pour des dizaines de milliers d’années. On dépasse le temps historique pour pourrir la planète sur des temps géologiques ! Nous vivons à crédit sur le dos des générations futures !

Olivier Dodinot

ododinot@gmail.com

Réunion publique le 21 mars à 18 h, salle Eloi Ville à Saint Martin de Clelles.

L’éolien au Danemark

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On entend de ci de là quelques fables sur l’arrêt de l’installation de nouvelles éoliennes au Danemark, suite au « syndrome des infrasons ».

Un recueil de quelques articles de moins d’un an :

« Pour rappel, le Danemark ambitionne de générer 50 % de son électricité consommée grâce aux turbines éoliennes en 2020 et de s’affranchir totalement des énergies fossiles avant 2050. »
Des pointes à 140% de production d’électricité éolienne :
Les ventes de turbines Danoise à l’étranger représentent plus de 5% de ses exportations :
Le Danemark continue de construire des éoliennes à un rythme effréné. Dans 4 ans, le pays espère abandonner totalement l’énergie fossile.
la production d’énergie solaire et éolienne ne cesse de croître
COP 21 : le Danemark « fait le pari que l’éolien est une énergie d’avenir »
« L’énergie éolienne et les énergies renouvelables peuvent être une solution à la décarbonisation http://www.toolito.com/news/danemark-energie-eolienne-140/
Les éoliennes dans le vent en Europe… sauf en France
Rêver c’est bien, réaliser c’est mieux ! 
avec une conclusion intéressante : « La France qui dispose pourtant du deuxième potentiel le plus important en Europe dans le domaine de l’éolien, semble malheureusement rester bien timide dans cette approche pour le moment : son ultra-dépendance au nucléaire entrave une véritable émergence des énergies renouvelables sur le territoire. L’atome absorbe notamment l’immense majorité des financements publics, freinant le développement d’infrastructures de réseau plus souples et plus flexibles, nécessaires aux renouvelables »
Etc, etc !
Curieusement aucun article ne parle du syndrome infrason…
Beaucoup de bruit (et d’infrasons) pour rien ???

Plaidoyer pour l’éolien

Quelques réflexions personnelles sur l’énergie éolienne et un éventuel projet dans le Trièves…
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1) Il est URGENT de ne pas se précipiter quand on sait que les technologies d’énergies renouvelables se développent très vite. Mais si nous optons pour le lancement d’études, débouchant éventuellement sur la création d’un parc éolien  dans une dizaine d’années, nous aurons les éoliennes de 2025, encore plus silencieuses (Voir : Chouette les éoliennes…), d’un meilleur rendement, avec une meilleure intégration paysagère etc. Mais si nous enterrons le dossier pour le rouvrir dans 10 ans, nous ne disposerons de cette énergie renouvelable dans le Trièves qu’en 2035. Or la planète chauffe, il faut agir, c’est URGENT ! La politique de l’autruche ne pourra que nous amener dans le mur du déréglement climatique !

2) Il est URGENT d’arrêter de se laisser influencer voire manipuler par des entreprises privées. C’est pourquoi, il faut remercier celles qui nous ont faite des propositions spontanées de projet de parc éolien, puis faire notre propre cahier des charges en fonctions de NOS intérêts et de NOS interrogations. Et enfin mettre les diverses sociétés en concurrence. Et surtout veiller à obtenir une gouvernance permettant une vraie co-décision. Par exemple, si les études sont positives, sur le nombre, l’emplacement (pour l’aspect paysager) et le type d’éoliennes (en fonction de leur émission sonore).

3) Il est URGENT de profiter des subventions qui sont offertes dans le domaine des énergies renouvelables. Notamment du fond d’investissement régional OSER (oser.rhonealpes.fr) qui peut à la fois participer au capital et être une ressource technique face aux opérateurs éoliens. Les fonds LEADER Européens ont également des lignes budgétaires pour soutenir ce type de projet. Au vu de l’état des finances publiques, cette générosité risque de ne pas durer…

4) Il est URGENT de ne pas dépenser de l’argent public à payer des études fantaisistes, au thême flou, dont on sait qu’elles finiront à coup sur dans un tiroir. Et se consacrer à des études précises du type « Y a t’il assez de vent aux endroits envisagés, existe-il des corridors à oiseaux ou chauve souris, quel serait l’impact paysager d’un parc ? »

5) Si le projet est jugé acceptable après de multiples études, une enquête d’utilité publique etc, des recours nombreux et variés, le Trièves profitera de multiples retombées économiques. Rentrées fiscales de l’ordre de 200 000 euros par an pour les communes, la communauté de commune, le département et la région, notamment à travers l’IFER (Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseau : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/795-PGP.html). Loyer aux propriétaires de terrain (voir point 8 ci dessous). Bénéfices de la participation au capital des collectivités locales et des habitants. Activité économique importante, et adaptée à nos entreprises locales de taille moyenne (Pellisard…), lors des phases de construction et de démantélement. (Voir Les Ailes de Taillard).

Nous disposerons également d’une électricité moins chère que celle que pourrait nous offrir les centrales nucléaires de nouvelle génération type EPR (Voir : Eolien -nucléaire : le vrai cout de l’énergie.)

6) Il est URGENT de prendre en compte et de respecter les critères forts qui font l’identité du Trièves. C’est pourquoi des études paysagères, acoustiques, hydrologiques, ornithologiques et chiroptérologiques (les chauves souris) devront être menées si on décide d’aller de l’avant. Si ces études se révèlent négatives, et/ou si le vent s’avère insuffisant, le projet ne se fera pas !

http://www.cc-montsdupilat.fr/sites/default/files/files/NL2%20du%203.09.13.pdf

http://www.cc-montsdupilat.fr/sites/default/files/files/Newsletter%20n%C2%B01.pdf

http://www.cc-montsdupilat.fr/sites/default/files/files/EOLIEN%20NL3.pdf

Un parc éolien est une installation à caractère totalement réversible. Si la génération de nos enfants trouvent une énergie plus adaptée, ils les démonteront ! Avec ce type d’énergie, nous leur laissons le choix de leur avenir ! A l’inverse, lorsqu’on utilise de l’énergie fossile, on envoie du CO2 dans l’atmosphère pour des centaines d’années. Avec le nucléaire, on produit des déchets pour des dizaines de milliers d’années. On dépasse le temps historique pour pourrir la planète sur des temps géologiques ! Nous vivons à crédit sur le dos des générations futures !

7) Si un projet se fait, les propriétaires des terrains gagneront environ 9000 euros par an et par machine, ce qui est considérable pour des exploitants ayant souvent de faibles revenus. Ces revenus seront également mutualisés, de manière décroissante avec la distance, aux propriétaires des terrains alentours. On pourra en fin d’exploitation retirer la partie superficielle du socle et revégétaliser. (voir Du démantèlement des éoliennes… ).

8) Il est URGENT de mettre en oeuvre, si les études sont favorables, les technologies matures que constituent les éoliennes, et de poursuivre activement les recherches sur d’autres technologies plus expérimentales, comme le projet de capteur photovoltaïque sur les routes.

9) Il est URGENT de  respecter le projet TEPOS  tel qu’il est annoncé, c’est à dire diminution des consommations énergétiques ET augmentation de la production d’énergie renouvelable. On a bien noté que la création d’un petit parc éolien de 5 machines de 2 MW permettrait le croisement des courbes de consommation et de production en 2034 au lieu de 2042.

10) Il est URGENT de ne pas être dans la pensée unique. Il faut penser binaire, dépenser moins d’énergie ET produire plus de renouvelables. Le nucléaire représente aujourd’hui plus de 75% de la production d’électricité en France. Imaginer arréter cela par de simples mesures   d’économie, sans production d’énergie alternatives, est une vue de l’esprit. D’autant plus si on envisage de remplacer l’usage des énergies fossiles par l’électricité, pour éviter les émissions de CO2.

11) Il est URGENT de laisser d’organiser la solidarité entre les territoires. Grenoble, avec sa densité de population, ne peut pas être autonome en énergie, pas plus qu’il ne peut l’être en lait ou en farine. A l’inverse le Trièves, avec sa population clairsemée, ne peut justifier d’un CHU ou d’une université. Les échanges sont donc indispensables, même si on peut éviter de faire voyager un yaourt 3000 km avant de le déguster.

—————————

Pour finir, une petite anecdote personnelle. Je regardais il y a quelques jours, avec mon fils Anton 16 ans, une émission dans le cadre de la Cop21. On y décrivait les 3 scénarios possibles pour l’an 2100. Dans l’option « Il est URGENT d’attendre, on ne change rien », on parlait d’un réchauffement de 6°, une planète invivable, des canicules quasi tous les étès contre lesquelles on luttait à grand coup de clim, aggravant ainsi encore les émissions de CO2.

Je vois mon fils blémir. Je tente de le rassurer. Je lui dis : « Anton, en 2100 tu seras mort ou tu seras un vieillard ». Il me répond : « Oui, mais mes enfants ??? ».

Je lui répond quoi ? Je fais quoi concrétement, à mon petit niveau, pour lui éviter ce scénario de cauchemar ?

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Moi, député de l’Isère…

Notre programme (extrait)

Moi, député de l'Isère... dans 2012-législatives/ radC14BC

Moi député de l’Isère, j’encouragerai les agriculteurs dans leurs efforts pour s’orienter vers une agriculture respectueuse de l’environnement.

Moi député de l’Isère, je défendrai une réorientation de l’épargne des particuliers vers des éco projets locaux. :
centrales solaires ou hydrauliques villageoises, fermes éoliennes.

Moi député de l’Isère, je demanderai la création d’un réseau électrique intelligent, compatible avec des énergies renouvelables à caractère intermittent.

Moi député de l’Isère, j’instaurerai enfin une taxe carbone sur les énergies fossiles.

Moi député de l’Isère, je financerai l’isolation des logements anciens avec le produit de cette taxe.

Moi député de l’Isère, je défendrai la création de logements sociaux écologiques sur la base d’un habitat individuel mais économe en foncier.

Moi député de l’Isère, je m’opposerai fermement à la construction de l’autoroute A51.

Moi député de l’Isère, je soutiendrai une amélioration progressive de la ligne Grenoble Veynes, de la nationale 85, et de la départementale 1075.

Moi député de l’Isère, j’exigerai une modernisation de la ligne de train Grenoble Veynes et un rabattement vers cette ligne pour les communes avoisinantes.

Moi député de l’Isère, je m’engage à la transparence par la publication de tous les comptes de l’état sur internet.

Moi député de l’Isère, j’organiserai chaque année une réunion publique dans chacune des dix cantons de la circonscription.

Communiqué de presse

Olivier Dodinot        ododinot@yahoo.fr

 Tél : 04 76 34 89 07 – 06 01 88 82 92
Objet : Communiqué de Presse – Candidature aux élections législatives – 4ème circonscription de l’Isère
Visite de Corinne Lepage au centre écologique de Terre vivante
                                                                       Mens, le 1  juin  2012
Madame, Monsieur,
CAP21, mouvement politique présidé par Corinne LEPAGE, députée européenne et ancienne ministre de l’environnement a été, comme l’écologie, le grand absent de la campagne présidentielle.
Les élections législatives qui s’annoncent permettront à l’écologie politique d’être défendue par les candidats CAP21, porteurs d’une vision responsable de la transition écologique que réclament notre société et nos territoires.
Agé de 51 ans, kinésithérapeute dans le Trièves depuis 1999 après une dizaine d’années de mission humanitaire avec la croix rouge internationale, c’est tout naturellement dans la 4ème circonscription de l’Isère que j’ai choisi de présenter ma candidature.
Amoureux du sud Isère et soucieux d’en préserver le charme, c’est un territoire, son économie, son patrimoine exceptionnel et la qualité de vie de ses habitants que je veux défendre à travers ma candidature.
Qu’il s’agisse d’énergie (soutien à des projets de centrales photovoltaiques, hydrauliques, de fermes éoliennes), de transport (opposition à l’A51, promotion de l’usage du vélo, création de pédibus) où encore de tourisme (propriétaire d’un gite écotouristique, membre de l’association Trièves–tourisme), mon implication dans de nombreuses associations m’a montré à quel point les orientations nationales peuvent avoir des conséquences sur les territoires
Accompagné de mon suppléant Bernard ZAMORA, ingénieur électronicien de 55 ans, je compte parcourir le territoire de la circonscription pour convaincre de mener, dès à présent, une transition écologique responsable ; celle des choix éclairés dans un environnement préservé.
Nous serons soutenus par la présidente de Cap 21, Madame Corinne Lepage,  ancienne ministre de l’environnement, députée européenne et avocate spécialiste du droit de l’environnement.
 Celle-ci sera présente au centre écologique de Terre vivante le mardi 5 juin de 15h30 à 17h15. Elle s’y entretiendra avec la directrice du centre puis avec des représentants de l’association Trièves en transition.
Elle participera ensuite de 18h15 à 19h30 à une réunion publique à Voiron en soutien à Philippe Noviant,  candidat Cap21 sur la 9ème circonscription de l’Isère.
Olivier Dodinot

Notre programme

Conformément à la loi électorale, ce blog sera « gelé » du vendredi 18 mars à minuit jusqu’au dimanche 20 mars à 20 heures.

Notre programme dans 2011 cantonales rad0D528

Ceci est la version finale de notre programme, inspiré du « quatre pages » que vous avez reçu dans vos boites aux lettres, mais revue, précisée et corrigée suite aux discussions et remarques que nous avons eu au cours des réunions que nous avons faites dans chaque commune du canton.

LA FUSION DES COMMUNAUTES DE COMMUNES DU TRIEVES

rad1F2D6 dans Trièves: politique locale

La question de la fusion des trois communautés de communes du Trièves n’est pas directement du ressort des conseillers généraux qui vont être élus en mars prochain. Mais cette fusion est évidemment indispensable. En association avec les deux autres élus des cantons de Clelles et Monestier de Clermont et en accord avec le président du conseil général, je mettrai toute la pression possible pour parvenir à cette fusion dès le premier janvier 2012.

ECONOMIE ET MODESTIE

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Les finances publiques et les budgets des ménages étant dans l’état où ils sont, il ne s’agit pas de promettre l’impossible. Toute nouvelle dépense sera compensée par une dépense supprimée, il ne s’agit pas de dépenser plus mais de dépenser mieux.

Nous éviterons les opérations de prestige.

Le “village sportif” est une idée sympathique mais extrémement onéreuse. Cout : 120 000 euros pour une semaine.

Dans le même temps, on supprime la subvention annuelle de 20 000 euros pour le sport au collège de Mens. Or une semaine de village sportif  représente six années de subvention au collège…

Le chapiteau de l’Isère permet de faire venir des troupes de qualité dans tout le département.
Mais est il nécessaire de mettre en place un chapiteau pour moins d’une semaine ? Il serait possible de faire les specta
cles dans les salles existantes, quitte à investir l’argent économisé dans une meilleure acoustique de ces salles.

TRANSPARENCE ET COMMUNICATION

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Comme en Europe du Nord, nous demandons que le détail du budget du conseil général et des associations qu’il subventionne, soit accessible en quelques clics sur internet. Que soit également présent les différentes notes de frais des élus et cadres du conseil général.

Je créerai un site internet interactif pour présenter quotidiennement l’action du conseil général et ma contribution à celui ci. Je tiendrai une permanence hebdomadaire sur Mens ouverte à tous. Je publierai chaque trimestre une feuille d’informations pour tous les habitants du canton. J’organiserai chaque année une réunion publique dans chacune des 9 communes du canton. Je mettrai en place, au niveau du canton, différentes commissions (transport, collèges…) en relation avec les compétences du conseil général.

AGRICULTURE

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Le département favorisera le développement de l’agriculture bio et des ateliers de transformation locaux par des commandes croissantes de produits en circuit court, pour ces administrations et collèges. Nous encouragerons ainsi l’installation d’agriculteurs bio sur des surfaces et pour des productions importantes.

Concernant l’agriculture conventionnelle, il faut noter qu’elle a déjà réduit de moitié la part des pesticides depuis les « années folles » 1965-1985. J’ai pu noter au cours des réunions publiques, la lassitude des agriculteurs traditionnels qui se sentent parfois montrés du doigt en opposition avec leur collègues « bio ». Ils soulignent, qu’au moins dans le Trièves, leur utilisation de produits chimiques est faible et va en diminuant, pour des raisons aussi bien écologiques qu’économiques. On ne peut donc que les encourager à continuer dans cette voie, notamment en améliorant la formation des jeunes agriculteurs en matière agronomique.

 HABITAT

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Au cours de la dernière decennie, on a constaté une augmentation du prix de l’habitat et des loyers qui rend l’accés au logement très difficile pour les personnes aux revenus modestes, en particulier les jeunes. Est il raisonnable de devoir emprunter sur 25 où 30 ans pour acheter un logement ?

La loi SRU (Solidarité Région Urbaine) impose un minimum de 20% de logements sociaux pour les communes de plus de 3500 habitants inclues dans des agglomérations de plus de 50 000habitants. L’amende annuelle par logement manquant n’est que de 150 euros.Nous proposerons, au niveau national, d’abaisser le seuil d’application aux communes de 1500 habitants sans notion d’agglomération et de multiplier l’amende par 5 à 750 euros afin qu’elle soit réellement incitative.

A titre indicatif, la commune de Mens possède 54 logements sur 620 soit moins de 9%. Nous atteindrons progressivement les 20%.

Parallèlement, nous créerons une incitation aux communes pour qu’elle ne dépassent pas le seuil de 30% de logements sociaux, afin d’éviter les phénomènes de ghettoisation.

 Le Trièves ne doit pas devenir un territoire de résidences dortoirs mais l’activité de construction doit y être suffisante pour assurer la pérennité des
entreprises du bâtiment
. Nous favoriserons donc la création de lotissement de maisons individuelles “collées” à 2 étages afin d’avoir un habitat dense sur des parcelles de 300 à 400 m2. Avantage : économie de foncier, d’énergie (par une plus grande compacité) et de réseau. Elles seraient de type basse
consommation
, au delà des normes actuelles. Les coût seront plus important à la construction mais économie importante ensuite. Chauffage collectif au bois déchiqueté produit localement. Ces lotissements pourraient regrouper propriétaire et locataire d’organisme HLM afin de favoriser la mixité sociale. Certaines maisons privées pourraient être vendues à l’état de gros oeuvre afin d’abaisser encore le coût.
Certaines comprendraient 2 appartements, pl
us adaptés aux célibataires ou ménages sans enfant.

 TRANSPORT

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Arrêt définitif de tout projet d’autoroute A51, aménagement progressif et important des routes 1075 et 85. A ce propos, nous nous interrogons sur le coût des études consacrées à cette autoroute à chaque changement de majorité gouvernementale depuis 30 ans. Qu’aurait on pu faire avec cette argent en matière d’amélioration des réseaux existants ?

Le réseau de transport collectif dans le Trièves est squelettique. Nous créerons un système de rabattement par minibus depuis le canton de Mens vers les gares de Clelles et Monestier de Clermont, à raison de 2 aller-retour par jour sur chaque gare. Cela doublerait la fréquence et permettrait un trajet plus rapide (1 heure 10 au lieu de 1 heure 30). Certains de ces minibus pourraient partir en amont de Mens, par exemple de Saint Baudille. Les minibus allant sur Monestier passerait à proximité de Cornillon en Trièves et de Lavars, village sans aucune desserte actuellement.

Concernant Tréminis, il faudra se demander pourquoi les bus allant sur Clelles reviennent à vide de la gare ?

En contrepartie, les deux aller-retour quotidiens Mens-Grenoble par bus seraient supprimés sur leur section Mens – Clelles où ils circulent presque à vide.

ENERGIE

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Environ 6 millions de personnes se chauffent au bois en France, bien souvent avec des poêles anciens au rendement très faibles et dans des maisons mal isolées. Un programme de renouvellement des appareils de chauffage et d’isolation permettait de doubler ce chiffre.

Les appareils électroménagers sont pourvus de veilles inutiles, fonctionnant 24h/24 et consommant l’équivalent de la production de 2 centrales nucléaires. Est il nécessaire que votre cafetière, votre machine à laver et votre grille pain vous donne l’heure ? Interdisons la fabrication d’appareils pourvus de fonction veille inutile aux fabricants.

L’éclairage publique de nos villes et villages est souvent excessif avec un grand gaspillage énergétique : (http://www.ledebatmde.org/archives/352). Diminuons le de manière intelligente.

Nous favoriserons le développement d’éco-projets citoyens dans le domaine des énergies renouvelables, financés à parts égales par les collectivités locales, les habitants de la région et un investisseur privé. Cela permettrait aux habitants de se les approprier et de limiter les réactions épidermiques, comme on l’a vu pour le projet d’éoliennes au Senepy. Un investissement dans l’éolien local pourrait constituer un placement en « bon père de famille » et pourrait ainsi amener à l’écologie des personnes n’y étant pas nécessairement sensibles.

Nous mettrons en place l’installation de 10 000 boitiers par an de type Voltalis. En mettant en pause pendant quelques minutes, les équipements non indispensables en permanence (chauffe eau, radiateurs…), ils permettent de lisser les pics de consommation électrique et d’éviter le recours aux énergies ultra polluantes durant les heures de pointe : http://www.voltalis.com/

 ASSOCIATIONS

Le nombre d’adhérents à une association sera un critère important pour déterminer le montant des subventions qui pourront lui être accordées.

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 TOURISME

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Nous proposerons la création d’une véloroute  « Tour du Trièves » sur le modèle de celle du Tour du Lubéron.Ce projet pourrait s’inscrire dans le cadre national des voies vertes et véloroutes nationales (http://www.af3v.org/)

Nous ferons également la promotion touristique du renouveau viticole initié par « Vignes et Vignerons du Trièves » (http://vignerons-trieves.com/)

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LES JEUNES

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L’internat peut être une bonne solution pour les jeunes en difficulté. Mais, pour être bénéfique à tous, ceux ci doivent rester de petite taille (maximum 30 internes et 10% des élèves d’un établissement). Nous proposons donc la répartition des internes dans de nombreux petits internats. Nous encouragerons la création de collèges à thème (sport, culture…) afin de diversifier le recrutement de ces internats. L’internat du collège de Mens, construit pour 50 internes et n’en hébergeant qu’une quinzaine constitue un bel exemple de gachis d’argent publique.

 Les jeunes Français ont un niveau en langue étrangère fort modeste par rapport aux jeunes des pays d’Europe du Nord.

Nous conditionnerons l’aide aux associations de cinéma culturel au fait de diffuser au moins une fois chaque film en version originale sous titrée.  Cette option va être possible par la mise en place du cinéma numérique. On peut même imaginer diffuser des films anglais sous titrés en anglais pour les collégiens où les adultes ayant un niveau suffisant dans la langue de Shakespare et souhaitant le maintenir.

 PERSONNES ÂGÉES

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Des mesures simples permettent d’éviter les chutes qui sont source de fractures et de coûts très importants pour la sécurité sociale (plus de 15 000 euros en moyenne pour une fracture du col du fémur). Nous créerons un service d’ergothérapeute à domicile permettant d’adapter la maison au handicap et donc le maintien à domicile. Cette mesure pourrait être financée par un accord avec la sécurité sociale prévoyant le reversement par celle ci d’une partie des économies qu’elle aura réalisées, suite à la diminution chiffrée du nombre de chutes.

 Pour les personnes plus invalides mais ne justifiant pas le placement en maison de retraite, nous favoriserons la création de foyer logement chacun garderait son autonomie tout en bénéficiant de services de santé et de restauration sur place et de commerces très proches.

 

LE BULLETIN DE VOTE…

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Et voiçi à quoi ressemblera le bulletin de vote que vous glisserez peut être, probablement, certainement dans l’urne dimanche.

Attention : ceci est uniquement pour regarder, ne surtout pas l’imprimer pour aller voter, le document ne serait pas conforme et le vote nul !

Pub éoliennes…

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Tarif électrique

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Une bonne nouvelle pour l’éolien. Le nouvel arrêté fixant les tarifs d’achat de l’électricité produite à partir de l’énergie éolienne a été publié au Journal officiel du 13 décembre 2008.

Ce nouvel arrêté reprend sur le fond les termes de l’arrêté du 10 juillet 2006, qui a été annulé par le Conseil d’Etat pour vice de forme. La situation est ainsi régularisée.  Ces tarifs sont pour l’éolien terrestre : 85,6 €/MWh pendant 10 ans, puis entre 28 et 85,6 €/MWh pendant 5 ans selon les sites. Pour l’ éolien en mer : 130 €/MWh pendant 10 ans, puis entre 30 et 130 €/MWh pendant 10 ans selon les sites. Pour l’EPR de Flamanville , le prix de revient du MW.h sera de 55 eurosen raison de surcoût lors de la construction. Le prix pour cette énergie « débutante » est donc supérieur dans un premier temps à celui de l’énergie nucléaire mais on voit qu’il est appelé à baisser voir à devenir inférieur dans certains cas. On ne parle même pas du prix de rachat de l’électricité photovoltaique de 576 euros par MWh.

La mesure n°23 prévoit le maintien, au moins jusqu’en 2012, des tarifs d’achat au niveau fixé en 2006. Les mesures n°24 et 25 prévoient respectivement une amélioration de la planification territoriale du développement de l’éolien, ainsi qu’une amélioration de l’encadrement réglementaire et de la concertation locale, afin de favoriser un développement à haute qualité environnementale de cette énergie, qui représente entre un quart et un tiers du potentiel de développement des énergies renouvelables en France à l’horizon 2020.

Source: http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/27253/article.html

et http://energie-verte.blogspot.com/2008/06/cout-energie-eolienne.html

Eoliennes du Senepi: Susville dit oui avec prudence

L’actualité éolienne du jour m’oblige à interrompre la série Obamaniaque 

Eoliennes du Senepi: Susville dit oui avec prudence dans Ecologie radE8085

Rapport de monsieur le Maire de Susville
 
C’est en 2004 que la société BORALEX a commencé à démarcher les communes pour son projet d’implantation de parc éolien. Depuis, la seule décision formelle prise par le conseil municipal a consisté à émettre un avis favorable sur la réalisation d’études préliminaires et à autoriser la société BORALEX à pénétrer sur ses terrains à cet effet.
La Commune de Susville a très vite demandé que ce dossier soit suivi au niveau communautaire, (voire intercommunal) sachant que c’est la Communauté de Communes qui perçoit Taxe Professionnelle Unique.
Les représentants de la commune dans les organismes de regroupement intercommunal concernés par ce dossier (Communauté de commune et syndicat Intercommunal de l’Alpage du Senépi) ont adopté la même position dans leurs assemblées délibérantes.
Le dossier initial comportait l’implantation de 12 machines, du Col du Senépi au lieu dit Pierre Plantée.
Une étude d’impact réalisée par BORALEX a permis d’affiner l’implantation en fonction des contraintes relevées par les bureaux d’études spécialisés, faisant passer le parc de12 à 7 machines. 
La suppression de 5 machines était motivée par la présence d’un couloir de migration de l’avifaune, l’évolution de chiroptères et la superposition visuelle des éoliennes.
Les machines proposées devaient faire 64 m de hauteur de mât, 71 m de diamètre de rotor pour une puissance entre 2000 et 2300 kW.
Considérant l’état actuel d’avancement de ce dossier, le Conseil Municipal de Susville doit délibérer sur les suites à y donner et formaliser sa position.
Un débat public, riche et passionné a déjà eu lieu au niveau du territoire, il sepoursuivra… 
Il s’inscrit dans un débat national plus vaste.
Ce débat, libre et ouvert, nous l’avons également eu au sein du Conseil Municipal, avec d’autres élus locaux, avec diverses associations ou personnes privées, il n’est pas clos.
Il n’est toutefois pas exactement l’objet de la session du Conseil municipal de ce soir.
Le Conseil Municipal est conscient des enjeux planétaires engendrés par les problèmes de réchauffement climatique, de détérioration de la qualité de l’air et par la dilapidation inquiétante des sources d’énergie fossiles…  Il inscrit clairement son action dans le cadre de la protection de l’environnement et du développement durable.
A ce titre, il est favorable au développement de l’énergie éolienne, comme au développement d’autres énergies propres, renouvelables et respectueuse de l’environnement naturel et humain.
Certes, tout n’est pas idéal dans le contexte politique et économique de domination du marché…
Certes comme pour toute nouvelle technologie, on peut avoir quelques craintes et réticences à être précurseurs… ces réticences et craintes vis à vis d’un tel projet sont saines et légitimes. 
Les aspects discutables ou néfastes peuvent/doivent être regardés et ci possible améliorés.
L’éolien n’est pas exempt de défauts, les éventuelles nuisances qui y sont liées peuvent être perçues de manière différente et totalement subjectives… mais il est une source d’énergie propre et sans risque sanitaire notable, qui contribue positivement à l’effort de diversification et de substitution à des énergies plus polluantes.
Le territoire Matheysin a toujours été un espace voué au travail agricole, et à la production énergétique. Ce territoire peut garder cette identité tout en se tournant vers les nouvelles technologies et les énergies renouvelables. 
L’appréciation du caractère esthétique de tel ou tel élément d’un paysage est totalement subjective. 
Certains considèrent les mats éoliens beaucoup moins agressifs et perturbants que des lignes haute tension, des remontées mécaniques ou d’autres infrastructures lourdes telles qu’autoroutes, voies de chemin de fer…
Certains soutiennent même qu’elles peuvent constituer un apport positif…
Les installations de ce type, déjà fonctionnelles dans d’autres secteurs comparables, nous laissent à penser que la peur de voir le Senépy devenir un désert n’est que pur fantasme. 
La montagne appartient à tous, nul ne peut se l’approprier, diverses activités y ont leur place, la production d’énergie propre comme les autres, elle n’empêche nullement d’autres activités : pastoralisme, chasse, tourisme, randonnée, contemplation…
La Matheysine et ses habitants jouissent d’un cadre magnifique ; nous pouvons aussi, avec ce projet, apporter notre contribution technologique et énergétique au reste du territoire, en contrepartie d’un retour financier.
Ce projet peut engendrer des retombées positives au niveau du territoire que nous ne pouvons pas négliger.   Ce dossier doit être étudié comme toute demande d’implantation industrielle sur le plateau. 
Ce projet ne créerait pas ou très peu d’emplois directs, mais en contrepartie, il ne demande aucun investissement des collectivités locales. 
Actuellement, la Communauté de Communes est loin de disposer des ressources financières pour répondre à la demande et aux besoins de sa population. 
Si l’alpage du Senépi existe et participe à l’entretien de la montagne, c’est grâce à un travail permanent et acharné du syndicat d’estive, mais également grâce à des subventions dont la pérennité est loin d’être assurée. Il faudra bien que les collectivités concernées (propriétaires de l’alpage) trouvent des financements si nous voulons éviter les effets de la déprise agricole, la fermeture du paysage, et l’envahissement par la friche.
Faisons de ce dossier, non pas un sujet de discorde et d’affrontement, mais un dossier constructif, de consensus et un moyen de construire un avenir meilleur.
Des éoliennes oui, mais à des conditions… nous devons redonner à ce dossier clarté et lisibilité.
Car beaucoup de questions restent en suspens :
Il convient d’abord d’éclairer les points obscurs et de lever les motifs de défiance relatifs à la manière dont BORALEX conduit son dossier.
Il convient de prendre acte de la volonté du Conseil Municipal de La Motte d’Aveillans de ne pas accueillir d’éoliennes sur son territoire et d’en tirer les conséquences.
Il convient de remettre totalement à plat le dossier… BORALEX doit faire d’éventuelles nouvelles propositions d’implantation…
Il convient de négocier avec BORALEX un projet de convention qui permette de lever toute ambiguïté et de mettre en place toutes les garanties juridiques, environnementales et financières notamment en ce qui concerne le futur démantèlement du site en cas d’arrêt de l’exploitation.
Il convient de considérer que BORALEX, s’il bénéficie d’une longueur d’avance sur ses éventuels concurrents, ne dispose pas de l’exclusivité d’implantation sur la future ZDE.
Il convient de considérer que la Commune de Susville détient, sur son territoire, la maîtrise foncière des terrains susceptibles d’accueillir les mats et le passage du réseau de liaison avec le poste EDF, donc les moyens de négocier efficacement.
 
Créer une Zone de Développement Eolien
Le dossier de ZDE proposé par BORALEX doit être considéré comme nul et non avenu.  
Il convient de faire réaliser un dossier ZDE par un bureau d’étude reconnu, choisi et financé par les collectivités concernées, conformément au code général des collectivités locales et au code des marchés publics, portant sur le seul territoire des communes volontaires du massif du Senépi. 
Les caractéristiques de cette ZDE seront définis par les collectivités concernées de manière stricte et limitée (périmètre restreint, puissance encadrée…) afin d’éviter toute dérive ultérieure ou inflation de projets nouveaux.
Nous voulons faire de ce dossier un projet innovant, un engagement fort pour le développement durable, en affectant une partie de ses retombées financières à l’aide aux projets communaux et communautaires sur les économies d’énergies, les énergies propres et renouvelables, les technologies innovantes et respectueuses de l’environnement…
Nous voulons faire de ce dossier un projet de développement des solidarités communautaires en affectant une partie de ses retombées financières sur des projets de service à la population (garde des jeunes enfants, action en faveur des jeunes, des
personnes âgées, des transports collectifs, accueil périscolaire, équipement sportifs…).
Nous voulons faire de ce dossier un projet de démocratie locale et de transparence en intégrant aux réflexions et au débat futurs sur ce sujet des personnes ou associations représentatives souhaitant y apporter leur contribution positive dans la clarté et le respect mutuel.
Faut-il un référendum sur l’implantation d’éoliennes ?
Ce projet était connu des citoyens avant les élections. Il a fait l’objet de nombreuses informations, débats, controverses et prises de position.
Il n’est qu’un dossier parmi d’autres, tout aussi importants, complexes et sérieux. Il doit être traité au même titre et de la même manière que ceux-ci.
Le projet éolien n’est pas si différent de la pollution par les PCB, de l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme, du Schéma Directeur d’Assainissement ou des risques d’effondrements karstiques liés à l’exploitation minière… Ce dossier, comme les autres, est géré au quotidien par l’équipe municipale élue à cet effet, tous font l’objet d’informations à la population.
Organiser un référendum au niveau du territoire pourrait d’ailleurs s’avérer complexe et sujet à polémiques… L’idée ayant été lancée, nous voyons qu’avant d’être connu son résultat est déjà hypothéqué… « Le vote d’un Susvillois ou d’un  Mottois, directement confronté à la vue des éoliennes aura-t-il la même valeur que celui d’un habitant de
Saint Jean de Vaulx ou de Villard Saint Christophe ? ». Un vote positif ne constituerait même pas une garantie d’apaisement.
Les élus de Susville estiment qu’ils doivent prendre leurs responsabilités et les assumer. 
Proposition de délibération :
Le Maire présente au Conseil Municipal son rapport sur l’état d’avancement du projet d’implantation d’éoliennes sur le massif du Senépi.
Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré, adopte le rapport présenté par le Maire, décide de créer en son sein un groupe de travail dont l’un des objectifs sera de favoriser un dialogue constructif entre les élus susvillois, la population, les associations représentatives, les autres décideurs politiques du territoire, les acteurs économiques, demande à ses représentants à la Communauté de Communes de la Matheysine de proposer :
-  la création d’un tel groupe de travail au sein de cet établissement public de coopération intercommunale, visant aux mêmes objectifs,
-  de lancer une étude en vue de l’élaboration d’un dossier de demande de création de Zone de Développement Eolien sur le territoire des communes volontaires dans les conditions évoquées dans le rapport adopté précédemment,
 - charge le groupe de travail communal d’étudier les modalités de mise en oeuvre de cette proposition les plus à même de garantir l’efficacité de ce projet de ZDE en matière de maîtrise par les collectivités qui en seront à l’initiative, d’indépendance vis à vis des opérateurs éoliens et de sûreté juridique, charge le groupe de travail communal de faire des propositions en matière de contenu d’une éventuelle convention entre les parties concernées, levant toute ambiguïté sur le
projet et de mettre en place toutes les garanties juridiques, financières et environnementales, notamment en ce qui concerne le futur démantèlement du site en cas d’arrêt de l’exploitation, propose qu’une partie des retombées financières issues de la Taxe Professionnelle soit affectée à l’aide aux projets communaux et communautaires sur les économies
d’énergies, les énergies propres et renouvelables, les technologies innovantes et respectueuses de l’environnement… ainsi qu’à des projets de service à la population (garde des jeunes enfants, action en faveur des jeunes, des personnes âgées, des
transports collectifs, accueil périscolaire, équipement sportifs…),
Réaffirme qu’aucun investisseur en matière d’énergie éolienne ne dispose de la moindre exclusivité ni du moindre engagement formel du Conseil Municipal de Susville et que celui-ci reste donc totalement libre de ses choix.
Dit que le rapport du Maire restera annexé à la présente délibération.

Source: http://susvilleinfo.canalblog.com/archives/2008/10/22/11050400.html

Commentaire personnel: un compte rendu complet et prudent qui fait honneur à ses auteurs !

Anti-éoliens : les nouveaux réacs ?

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Dans une chronique publiée par La Tribune, Maximilien Rouer, PDG de BeCitizen et Barthélémy Rouer, DG de Wind Prospect, s’insurgent contre le mauvais procès qui, selon eux, est fait à l’éolien. Ils rapprochent l’opposition actuelle à l’éolien à celle qu’a du subir le nucléaire à ces débuts.

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Cet été, deux décisions ont défrayé le Landerneau des énergies renouvelables en France. Fin juillet, l’Institut Montaigne publie opportunément une note reprenant à son compte tous les arguments anti-éoliens existants. Début août, le Conseil d’État annule pour vice de forme le tarif de rachat de l’électricité éolienne. Ces deux événements indépendants et pourtant si cohérents permettent de rapprocher l’opposition à l’éolien de celle à laquelle le nucléaire dut faire face. Et de conclure que celles-ci ne sont après tout que de banales oppositions au changement.

Souvenons-nous. En 1974 à Erdeven, les manifestations mettent un coup d’arrêt à l’installation d’une centrale nucléaire. En 1978, ce sera à Plogoff, avec des images qui feront le tour du monde. Le nucléaire a-t-il pour autant été abandonné ? En 2008, pénurie énergétique et changement climatique le remettent en selle, et au mieux de sa forme.

L’éolien vit, depuis la décision politique de le développer à l’échelle industrielle en 2001, un rejet persistant d’une partie de l’opinion. Oppositions essentiellement locales, nourries du syndrome Nimby, « not in my back yard », pas près de chez moi, qui consiste à s’opposer à tout changement impactant sa vie personnelle (installation d’une porcherie, ligne de TGV, usine, éolienne ou autre). Le bruit, l’odeur, la vue et/ou le risque industriel, l’intérêt général sont invoqués.

Inquiet de plaire, le politique louvoie entre ses engagements internationaux (notamment ceux vis-à-vis de l’Union européenne : 20% de gaz à effet de serre en moins, 20% d’énergies renouvelables en plus), sa responsabilité sociétale, et des groupes de pression aux arguments éculés : l’éolien serait « inutile, insuffisant, dangereux, trop cher, etc. ».

Ne serait-ce pas du déjà vu ? Cette attitude est tellement humaine qu’elle remonterait à la Préhistoire. Dans le roman de Roy Lewis « Pourquoi j’ai mangé mon père » (Pocket, 2004, 182 pages), la maîtrise du feu est perçue par une partie de la tribu comme inutile et dangereuse… et donc rejetée. Plus proche de nous, rappelons-nous des arguments savants des opposants aux chemins de fer au XIXe siècle, pour convaincre que sa grande vitesse était dangereuse pour la santé.

De là à dire que la France pourrait manquer le train de l’éolien et par là, des énergies renouvelables, il n’y a qu’un pas. Le monde a toutefois changé depuis le XIXe siècle, et plus vite que nos mentalités : globalisation aidant, les technologies de demain se développent chez nos voisins européens et dans le reste du monde sans ambages pendant que la France controverse. Maintenir une opposition au changement pour une technologie mature et nécessaire dans le contexte concurrentiel actuel est donc au mieux un anachronisme culturel, au pire une erreur industrielle et stratégique. L’opposition à l’éolien en France est d’ailleurs inexplicable à un Américain ou à un Indien, pour qui l’ouverture du mix énergétique à d’autres sources que les énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) ou nucléaires paraît indispensable.

Une vision éclairée et non dogmatique du futur de la production énergétique mondiale est celle de la Chine : toutes les technologies de production électrique doivent être installées, le plus vite possible et idéalement au coût climatique le plus bas, pour anticiper la croissance des besoins.

Dans le cas de la France, où la consommation d’électricité a augmenté de 74% depuis 1980, ces technologies permettraient aussi d’anticiper le renouvellement des moyens de production vieillissants. L’éolien est en marche, avec ou sans la France. C’est devenu une industrie, avec une croissance de 20 % par an, et déjà plus de 100 GW de capacité installée dans le monde (le parc nucléaire français est de 63 GW), représentant un investissement annuel de 50 milliards de dollars.
Que prouvent de tels investissements ? Ne soyons pas dupes : avant tout la compétitivité de cette filière par rapport aux autres modes de production. L’éolien est désormais une industrie compétitive ou en passe de l’être, compte tenu à la fois de l’augmentation des prix des combustibles fossiles, et de la division par trois en quatre ans du surcoût de production au MWh. Les approches consistant à rejeter une technologie au profit d’une autre sont datées. Nous avons besoin du nucléaire ET de l’éolien, comme d’ailleurs aussi du solaire, de la biomasse, etc.

En 2002, Jacques Chirac disait: « La maison brûle. » Depuis, le baril a frôlé les 150 dollars, pour dépasser sans doute les 200 dollars avant 2010. Dans ce contexte, chaque seau d’eau compte. À l’heure des déclarations sur la crise économique, notamment due à la cherté des matières premières, énergie en tête, peut-on vraiment s’offrir le luxe de tergiverser encore sur la valorisation d’un actif dont nous disposons, n’en déplaise à notre esprit gaulois ? Certaines technologies sont relativement indépendantes des ressources du territoire où elles sont implantées. Ainsi en est-il du nucléaire ou des fossiles. A contrario, d’autres technologies sont totalement dépendantes des ressources des territoires sur lesquels elles sont implantées. Ainsi en est-il des énergies renouvelables.

A l’instar de l’expression des pays « rois du pétrole », il existe donc des pays « rois de l’éolien », du solaire, de la géothermie ou encore de la biomasse. Entendre par là des pays dotés de ressources éoliennes, solaires, géothermiques ou biomasses hors du commun. L’inertie des mentalités aidant, peu de ces royaumes se reconnaissent comme tels. Et préfèrent rester vassaux des pays producteurs de pétrole.

La France, grâce à sa géographie et son climat, présente le second gisement éolien en Europe après la Grande-Bretagne. La France est donc un des royaumes de l’éolien. Notre potentiel de production d’électricité éolienne, compatible avec nos usages et nos infrastructures, est de l’ordre de 25 GW. Il est valorisé à 12% aujourd’hui avec 3 GW installés. Autrement dit, 88% de la valeur du territoire en termes de production d’électricité éolienne resterait à exploiter. Sommes-nous si riches pour dédaigner ces actifs ?

Une nuance existe cependant entre les conditions qui ont permis le développement de champions comme Areva et celles qui existent aujourd’hui pour l’éolien : quand dans les années 1970, le Premier ministre Pierre Messmer décida le développement de l’industrie nucléaire en France, cette décision fut suivie d’une cohérence politique et administrative sans faille, malgré les hoquets idéologiques de quelques-uns.

Par Maximilien Rouer, PDG de BeCitizen
Barthélémy Rouer, DG de Wind Prospect

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