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Tero Loko

Comme vous avez pu le lire dans un TUM récent (pour les mensois) l’association Tero Loko a choisi Mens pour  implanter un chantier d’insertion mixte, pour personnes en difficultés du territoire et migrants en situation régulière. Ce projet, qui s’inscrit dans un programme national, a le soutien de nombreuses instances nationales, régionales et départementales. La mairie de Mens soutient et aide à la réalisation de ce projet.

Afin de consolider sa trésorerie, l’association a candidaté à un concours AVIVA qui permettra aux projets les plus soutenus de bénéficier d’un apport financier conséquent.

Si vous souhaitez participer à ce soutien connectez-vous sur : https://lafabrique-france.aviva.com/voting/projet/vue/30-1483

puis cliquez sur « Participer ».

C’est un peu chiant comme démarche, il faut s’inscrire, recevoir une confirmation d’inscription sur sa messagerie et ensuite voter. Mais le soutien à un projet solide, social et humanitaire vaut bien quelques minutes d’attention.

Lorsque ce projet sera abouti, tous ceux qui auront participé à cette réussite pourront s’en sentir fiers.

Alors, on compte sur vous ?

Bon week-end

Gérard Dangles

https://teroloko.com/

 

Message de Dieu…

Chères adhérentes, chers adhérents,
Comme 4 millions de Français, vous êtes peut-être touchés depuis lundi soir par la grève qui perturbe fortement la SNCF et nous vous adressons notre soutien plein et entier si tel est le cas.
Nous sommes tous attachés au service public ferroviaire. Il est essentiel pour assurer nos déplacements quotidiens, le développement économique et l’aménagement de nos territoires.
Mais nous ne devons pas nous voiler la face. Depuis des années ce service public coûte de plus en plus plus cher sans que la qualité  soit à la hauteur pour les usagers.
Face à cette situation, le plus grand danger aurait été de faire comme avant : ne rien changer, opter pour le statu quo. Nous avons fait le choix de mettre le sujet sur la table et de défendre une réforme indispensable pour la SNCF.
Que va permettre cette réforme ?

1️⃣ La réforme va permettre d’investir massivement dans le réseau

L’État va investir 10 millions d’euros par jour pendant 10 ans pour remettre à niveau le réseau et éviter retards, incidents, ralentissements qui pénalisent lourdement et mettent en danger les usagers. Ces investissements ont trop tardé. Ils sont indispensables.
Ces investissements auront un effet très concret pour les usagers. Par exemple, la ligne Brest-Quimper vient d’être rénovée. Résultat ? Le temps de trajet sur les 75 km est passé de 1h45 à 1h15 avec davantage de gares desservies.

2️⃣ La réforme va permettre de préparer  l’ouverture à la concurrence pour davantage de trains et de nouvelles offres

L’ouverture à la concurrence est actée. Elle est connue de tous, depuis presque 10 ans. Elle permettra de diversifier les offres, les services et de proposer aux voyageurs davantage de petits prix, en particulier à tous ceux pour qui prendre le train est aujourd’hui un service inaccessible.
La simple perspective de l’arrivée de la concurrence a d’ailleurs poussé la SNCF à créer les TGV OuiGo. Résultat ? Des voyageurs qui ne prenaient pas le train avant peuvent désormais profiter de ce service pour leurs déplacements.
La réforme donne les moyens à la SNCF de préparer cette ouverture à la concurrence. À l’avenir, les personnes recrutées ne le seront plus sous le statut de cheminot qui coûte trop cher à l’entreprise. Avec une dette de  50 milliards d’euros, la SNCF ne peut pas rester la seule entreprise à recruter au statut alors que le secteur s’ouvre à de nouveaux acteurs.

3️⃣ La réforme permet de réorganiser la SNCF

Savez-vous qu’aujourd’hui dans une gare, ce n’est pas la même direction de la SNCF qui gère les quais, la verrière ou les panneaux d’informations. Ce n’est pas non plus la même direction qui gère le grand panneau d’informations dans le hall et celui sur le quai.
La réforme permet de remettre de la cohérence dans  l’organisation de la SNCF. Les trois entités actuelles (SNCF, SNCF Mobilités et SNCF Réseau) vont être réunies pour créer un seul groupe plus uni et plus efficace.

Et nous, que pouvons nous faire pour défendre cette réforme indispensable ? Certains relaient des contre-vérités pour alimenter les peurs et justifier la grève. Rétablissons les faits :
  • Cette réforme n’est pas la privatisation de la SNCF La SNCF deviendra une Société Anonyme dont les capitaux seront à 100% publics et incessibles, c’est-à-dire que l’Etat ne pourra pas vendre ses parts au capital de la SNCF.
  • Cette réforme ne “casse pas le service public” Jamais un Gouvernement n’aura autant investi dans le service public ferroviaire : ce sont 36 milliards d’euros qui seront investis pour la décennie à venir.
  • Cette réforme n’est pas la fermeture des petites lignes Le Gouvernement ne suivra pas un rapport indépendant (le rapport “Spinetta”) qui avait proposé cette mesure. L’avenir des petites lignes ne sera pas décidé depuis Paris mais sera décidé au plus près des réalités du terrain.
  • Cette réforme ne “stigmatise” pas les cheminots La réforme assure au contraire leur avenir en renforçant leur entreprise. En l’état actuel des choses, l’attitude de certains met en danger l’avenir de la SNCF et des cheminots qu’ils prétendent défendre.
  • Cette réforme n’est pas “un passage en force” La grève a débuté lundi alors même que les concertations entre le Gouvernement et les syndicats sont en cours pour préparer le débat parlementaire à venir.
Partagez le VRAI / FAUX d’Elisabeth Borne, ministre des Transports
Message de Dieu... dans Politique nationale 91906798-7eac-419f-befa-22a4998d9140                                    
On compte sur vous,
L’équipe de La République En Marche

Acqua more

Acqua more dans Trièves culture & cinéma 8w9t

« L’eau n’est pas nécessaire à la  vie, elle est la vie »  Antoine de Saint-Exupéry …C’est le sujet de cette exposition ACQUA AMORE qui si cela vous intéresse, outre demain lors du vernissage, peut être visitée dans la salle de la Mairie de Monestier de Clermont en présence de l’artiste :

Voici de nouvelles propositions de visite de l’exposition ACQUA AMORE de l’artiste Serge Reynaud :

Vendredi 6 Avril : 17h et 18h

Samedi 7 Avril : 10h et 11h pour le matin

14h et 18h pour l’après-midi

Vendredi 13 Avril : 10h et 11h pour le matin

    à partir de 14h jusqu’à 19h pour l’après-midi

Merci de vous inscrire dans le créneau qui vous convient soit en réponse à cet email, soit au 04 76 34 43 15 ou 06 78 27 55 86 !!

Participation libre au chapeau pour le guide

Hydrauliquement vôtre

Claudia Marchesin et Serge Reynaud

 

 

Au pilier sud

Hi,

la météo de circonstance est avec nous pour ce week-end à l’accent anglais au Pilier Sud. Saint Patrick oblige, on attend de la pluie, du crachin, du brouillard, de la neige et de la musique celtique.

Samedi 17 (oui oui samedi 17), on commence par te proposer vers 18h la retransmission du match de rugby Galle/France, en espérant que le relais TV marche cette semaine, ça sentira le poireau et le welsh côté bar. Désolé encore pour ceux qui sont rentrés broucouille (comme on dit par chez nous) la semaine dernière mais il y a eu panne technique dans le coin. Parfois ça arrange les cerveaux, mais là c’était pas le moment.

Perso, ça ne m’a pas manqué, je ne connais même pas le résultat du match, ou alors j’ai oublié.

Suite au match, un apéro concert vers 20h du groupe local SELTIK, qui comme son nom l’indique te proposera de la musique celtique, paraît que ça se danse. entrée libre, et participation au chapeau si ça le vaut, et ça le vaudra : guitare, violon i tutti.

A noter que le Pilier sud sera fermé ce vendredi soir exceptionnellement car il sera ouvert samedi soir. Faut pas pousser mémé dans les chardons, comme on dit en écosse.

 

Vendredi 23 mars, on accueillera ALCAZ un autre concert folk, et comme parfois on n’est jamais aussi bien servi que par le web : http://blog.alcaz.net/

ce sera vers 20h, avec un mini prix d’entrée de 4€.

pour ton agenda des mois de l’avenir qui arrivent vite :

samedi 7 avril : LEONID

vendredi 25 mai : BLEU COMME ORANGE

Vendredi 8 juin  : COMBO CASERO

***

re- Pub, pub :

J’en profite pour informer notre aimable lecteur ou lectrice (d’ici je ne vois toujours pas…) que tu es, qu’un festival pour  enfants aura lieu le samedi 24 mars au Percy à partir de 15h : LE PTIT FESTI, spectacle, goûter, et boum pour les  ptits, et un peu les grands ptits aussi. à vos bêtises, tout est permis  !!

***

Bises @ l’œil

perso je préfère le côte d’or avec l’impératrice, mais toi t’as ce choix là : www.facebook.com/lepiliersud

Horaires du Café Bibliothèque :

·      Vendredi de 19h00 à 22h30, soir de concert 23h15 : pas cette semaine !!!

·      Samedi de 10h30 à 12h30 (bibliothèque de 10h30 à 12h00)

______________________________ Le Pilier Sud - Café/Bibliothèque associatif   Association Loi 1901 « Animation Portillonne »  Saint Michel les Portes 38650

Licence 3

Une autre montagne

Une autre montagne dans Trièves culture & cinéma byol

Vendredi 16 mars à 20h45 à Clelles projection du film « une autre montagne » en présence des réalisatrices Anouck Mangeat et Noémi Aubry.

Sur les terres de Turquie, un dicton dit « Si un de tes yeux pleure, l’autre ne peut rire ».

A l’est, le Bakur, le Kurdistan de Turquie. A l’est, ce sont les couvre-feux, les blocus, les occupations de l’armée turque. C’est une paix qu’on espère et qui n’arrive jamais. Ce sont des femmes dans les montagnes, qui se lèvent, qui font face, quitte a prendre les armes.

Burcu et Sinem vivent a Istanbul avec cet oeil qui pleure. Elles vont rencontrer Ergül dans un petit village de la région de la Mer Noire, qui a participé aux luttes révolutionnaires de la fin des années 70 étouffées par le coup d’état militaire de 80.

Le temps d’échanger leurs expériences d’organisation de femmes et du çay. Les époques se mêlent et c’est toujours la guerre, la répression et une violence au quotidien contre laquelle elles se soulèvent. Kurdes, meres, féministes. Il y a de la résistance et de la solidarité dans leurs mots, dans leurs pas, dans leurs cris, dans les rythmes qu’elles tapent sur leurs « erbane » (percussions) contre le nationalisme, la guerre, le patriarcat.

UN PETIT RAPPEL pour les séances exeptionnelles de ces prochains jours :

pour la projection en avant première de la prière demain il n’y a plus de places par contre une tournée dans les villages la semaine prochaine :

Mercredi 21 mars à 20h45 à Clelles Samedi 24 mars à 20h30 à Roissard Samedi 24 mars à 20h30 à Saint Jean d’Hérans Lundi 26 mars à 20h30 à Sinard Vendredi 30 mars à 18h30 à Mens

Enfin n’hésitez pas à passer un moment sur nos séance de courts metrages dasn le cadre de la fête du court métrage (séances gratuites)

à Clelles le 17 mars à partir de 17h pour les enfants puis nous enchainerons pour tout public venez à l’heure qui vous arrange pour la durée que vous voulez

à Saint Jean d’Hérans le 17 mars à partir 17h avec repas partagé.

à Vif le 18 mars 10h30 projection pour les enfants 15h projection famille, repas partagé 20h30 reprise des projections.

À bientôt dans nos salles.

Cordialement, Le bureau de l’écran vagabond http://www.ecranvagabond.com/

Antigone

Antigone dans Trièves culture & cinéma 1g42

Samedi 3 mars, à 20 h 30 à la Salle des Fêtes de Saint Jean d’Hérans Antigone, pièce de Jean Anouilh, interprétée par la compagnie Etc…  Théâtre

L’occasion de découvrir ou redécouvrir une pièce créée en 1944 à partir du drame de Sophocle, inspirée du mythe antique d’Antigone, la fille d’Œdipe : parce qu’elle oppose sans concession ses principes moraux à la loi de l’état, Antigone va mourir et le sait.                         Un sujet intemporel et brûlant, servi par une belle interprétation.

Renseignements, réservation au : 06 86 86 57 43 et sur la plateforme sécurisée HelloAsso

Culture et Détente des spectacles et du cinéma à Saint-Jean d’Hérans (Trièves, Sud-Isère)

Revue de presse

Hebergeur d'image

Jeudi 12 oct
 
Vendredi 13 oct
+ un petit article dans La Provence
 
 
 
Dimanche 15
 

Convergence

Convergence en gare de Lus-la-Croix-Haute samedi 14 octobre !

Communiqué du Collectif de l’étoile ferroviaire de Veynes

Le 10 octobre 2017

Après le Traintamarre à Lus-la-Croix-Haute en 2014, après le Très grand traintamarre en décembre 2016 dans toutes les gares de l’étoile ferroviaire de Veynes, après le Très grave traintamarre à Veynes en juin dernier, le collectif de l’étoile ferroviaire n’en a pas… marre ! Nous récidiverons donc samedi 14 octobre à 14h30 en convergeant depuis toutes les branches de l’étoile jusqu’à la gare de Lus-la-Croix-Haute.

Aggravation volontaire

Encore ? Malheureusement, oui. C’est que malgré les annonces volontiers rassurantes mais toujours floues des autorités, malgré une fréquentation qui se maintient à 1000 voyageurs par jour en dépit d’une progressive dégradation du service, malgré la mobilisation des usagers, des cheminots et des élus locaux, la ligne Grenoble-Gap se rapproche pour l’instant d’une mort à moyen terme. D’une part SNCF Réseau s’apprête à fermer le croisement en gare de Lus, en aggravant volontairement les problèmes de circulation sur une ligne déjà malade d’être sous entretenue. Au risque de faire perdre patience aux usagers jusqu’ici fidèles. D’autre part, tout en affirmant la main sur le cœur vouloir « sauver » la ligne, l’État et les deux Régions concernées se renvoient la patate chaude pour savoir qui déboursera les 50 millions nécessaires pour éviter la fermeture de la voie d’ici quelques années. En attendant, pas un seul centime n’a été budgété par ces autorités.

Conséquences évitables

Conséquence du défaut d’entretien : à partir de la fin de l’année, les trains mettront 8 minutes de plus pour faire Grenoble-Gap (7 % d’augmentation du temps de parcours) et, ce rallongement entraînant des impossibilités de croisement, deux trajets quotidiens entre Clelles et Gap seront supprimés. Dans le silence le plus complet de la SNCF et des Régions organisatrices, le cahier des charges pour lequel paient les contribuables ne sera donc plus rempli. Le paradoxe, c’est que si SNCF Réseau autorisait le croisement des trains en gare de Lus, ces deux trains pourraient peut-être continuer de rouler. En effet, le jeu des reports de croisements vers des gares et des horaires différents permettrait plus de souplesse dans la gestion du trafic*. Mais l’entreprise responsable du réseau préfère tirer sur l’ambulance.

Des mois de lutte à venir

C’est pourquoi solennellement aujourd’hui nous promettons encore plein de petits et grands Traintamarres de toutes sortes pour les mois à venir afin de nous opposer fermement à l’inertie financière des autorités et au démantèlement progressif de la ligne opéré par la SNCF. Mais sans attendre nous allons nous faire entendre et nous organiser, ce samedi.

Au programme :

13h38 – 14h21 : descente des trains en musique, en bruit et en colère joyeuse ;

14h31 : cours sur le fonctionnement du croisement et les conséquences de sa fermeture ;

14h57 : assemblée générale de lutte : point d’informations partagées et lancement des actions à venir ;

15h32 : bureau de recrutement pour des postes de chefs ou cheffes de gare à Lus-la-Croix-Haute, métier d’avenir !

Ensemble, cheminots et usagers pas encore usagés, nous resterons mobilisés tant qu’il faudra car nous l’avons bien compris : c’est à nous de leur faire préférer le train !

Contact :

Franck Boyer – 07 89 36 13 05

Lionel Perrin – 07 81 87 81 14

 

* Pour en savoir plus sur les conséquences de la fermeture du croisement, lire ici le numéro 3 de la Voix ferrée des Alpes (dernière page).

_______________________________________________ Train-des-alpes mailing list Train-des-alpes@poivron.org https://listes.poivron.org/listinfo/train-des-alpes

Roule Gamelle

C’est l’été et il y a du changement chez Roule Gamelle:

  • Ce dimanche 18 juin de 10h30 à 12h30 : Vernissage de l’exposition « Creatures of the summer » Dessins, encre et aquarelles de l’artiste Yasmine Blum, en présence de l’artiste.
  • Au menu : jus de fruit / gaufres vegan = tout à 1 euro!
  • Maintenant chez Roule Gamelle, tu peux venir en groupe!
  • Une table pour environ 10 personnes a été installée -en plus d’une table plus intime pour 2…
  • N’oublies pas de réserver 48h à l’avance minimum          si tu viens à plusieurs pour manger le plat du jour!
  • En plus, il y a un ventilateur et des boissons fraîches faites maison à 3 euros :
  • jus de fruits (choisis tes ingrédients selon disponibilité : carottes, orange, gingembre, pommes, betteraves, concombres…), smoothies banane/jus de fruit ou boisson végétale + des limonades (à l’eau pétillante du Vercors) à 2e
  • En nouveauté au menu, tu peux prendre ton petit-déjeuner:
  • Oeuf (au plat/brouillé/dur) + pain = 3,50e ;
  • Tartines + confitures/miel = 4e ;
  • Bol de céréales = 2e
  • Et voici les nouveaux horaires d’ouverture d’été:
  • Lundi = Fermé
  • Mardi = 10h / 17h30
  • Mercredi = sur le marché de Clelles 9h / 12h30
  • Jeudi = 10h / 17h30
  • Vendredi = 10h / 15h + à            partir du 07 juillet : 19h / 22h
  • Samedi = Fermé
  • Dimanche = à partir du 09 juillet (tout le mois de juillet) : sur le marché de Clelles 8h / 13h

A bientôt!

Sophie

Plus : https://www.facebook.com/roulegamelle

Autopartage à Mens : fin d’expérience ?

- autosbus@laposte.net

Exploration des expériences d’écomobilité

L’autopartage à Mens

Version provisoire – 05/06/2017

Louer sa voiture plutôt que la laisser dormir au garage : six familles de Mens, au sud de Grenoble, ont franchi le pas. De 2011 à 2015 elles ont proposé jusqu’à dix véhicules particuliers en location par l’intermédiaire de divers opérateurs nationaux. Le système s’est créé de façon très légère, sans organisation porteuse ni coût ni subvention. La proposition typique est faite par un couple qui a deux voitures sous utilisées. Le tarif équivaut à un prix de l’ordre de 30 centimes par kilomètre, essence comprise, soit à peu près le barème fiscal et la moitié d’une location commerciale classique pour un déplacement de courte durée. Une quinzaine d’utilisateurs ont fait environ 85 locations en 3 ans. Avec l’aide de ce système, un couple a réussi à fonctionner avec une voiture au lieu de deux et une personne a réussi à se passer de voiture.

Début 2015 l’opérateur intervenant à Mens a fusionnée avec Drivy dont la priorité stratégique était la conquête des grandes villes d’Europe. Les règles mises en place au service de cette stratégie ont tué la pratique villageoise qui s’était installée. Une nouvelle tentative a été faite avec un autre opérateur mais la dynamique qui s’était installée jusqu’en 2015 a disparu. Les initiateurs du réseau sont actuellement ouverts à toutes les options, incluant l’arrêt définitif de l’expérience ou sa relance sous de nouvelles formes.

 

Sources

Cette note est une mise à jour de notre précédente étude. La mise à jour a été réalisée en interaction avec Olivier Dodinot

L’expérience

Dans cette première partie, nous présentons le réseau d’autopartage qui a fonctionné à Mens entre 2011 et 2015.

Situation

Mens est une commune rurale de 1450 habitants située à 50 km de Grenoble, ville qui peut être atteinte en bus 2 fois par jour en 1h30 à 1h45 selon les horaires. La gare la plus proche est à 14 km. Il y a environ 1000 habitants au bourg centre. La vie associative est très active (70 associations).

Historique

L’idée de l’autopartage a été discutée à Mens vers 2009. Des contacts avaient alors été pris avec l’association grenobloise Alpes-Autopartage, devenue ensuite Citélib et intégrée au réseau Citiz.
Le système a ensuite été créé  en 2011 à l’initiative d’un habitant particulièrement investi dans le champ de l’écologie et qui a par ailleurs contribué à la mise en place d’un pédibus et de parkings à vélos. « Notre objectif était de réduire le nombre de véhicules qui circulent dans notre commune. Nous voulions aussi permettre à ceux qui n’ont pas les moyens d’avoir une voiture de se déplacer. »

Il n’y avait pas assez d’utilisateurs potentiels à Mens pour lancer un système d’autopartage classique avec des voitures mises à disposition par un opérateur. Le seuil de rentabilité se situe à une location par jour et il ne peut être atteint qu’en ville.

On aurait pu envisager de faire appel à un opérateur en lui assurant une garantie de recette avec de l’argent public comme cela a été fait depuis dans trois parcs naturels de la Région Auvergne Rhône Alpes. Cependant cette formule n’existait pas à l’époque et la commune de Mens a très peu de ressources financières.

C’est donc la location entre particuliers qui a été choisie et mise en place en coopération avec CityzenCar qui a par la suite fusionné avec Buzzcar mi 2013 puis avec Drivy début 2015.

Modalités de fonctionnement

Recrutement

Le recrutement des loueurs et des utilisateurs se fait principalement par bouche à oreille. Les initiateurs font régulièrement des rappels d’information sous forme d’articles dans les journaux locaux, de documents dans les commerces et à l’office de tourisme et d’infos sur Internet.

L’utilisateur s’inscrit sur le site de l’opérateur (Citizencar puis Buzzcar puis Drivy). Il télécharge une photo et une image électronique  de sa carte d’identité et de son permis. Il donne ses coordonnées bancaires. Il doit avoir au moins 21 ans et 2 ans de permis. Il ne doit pas  avoir eu d’accident responsable ou de retrait de permis depuis 24 mois. Seul les permis Européens sont acceptés.

Mise en relation

Le loueur inscrit sa voiture et ses tarifs sur le site de l’opérateur.

L’utilisateur choisit un véhicule, vérifie sa disponibilité en contactant le loueur et donne une préautorisation de prélèvement sur son compte.

Partage

Le loueur et l’utilisateur se rencontrent une première fois au départ pour faire l’état du véhicule, relever le compteur et remettre les clés, puis une seconde fois à la restitution des clés. Pour éviter cette contrainte, un opérateur avait proposé un équipement de suivi par GPS mais cela nécessitait une couverture de téléphonie mobile qui n’était pas suffisante à ce moment là à Mens.

Le tarif est fixé par le loueur à peu près au niveau du barème kilométrique fiscal. Par exemple, une Twingo est louée 10 € par jour plus 27 cts par kilomètre, essence et commission du site comprise. Dans cet exemple le barème kilométrique fiscal est de 33.2 cts et le prix de location est un peu plus élevé pour un aller-retour à La Mure (2 x 18 km) mais un plus faible pour  un aller-retour à (2 x 57 km).

Ce tarif inclut le carburant, de façon à ce qu’il n’y ait pas besoin de faire le plein à chaque location. Si l’usager doit faire un plein, le loueur lui rembourse sur justificatif. La location est prélevée par le site sur le compte de l’utilisateur. Pour se rémunérer l’opérateur ajoute une commission de 30%.

Pour une courte durée et un petit kilométrage, le prix est avantageux par rapport à une location commerciale, par exemple 43 € (essence comprise) pour une location de six heures et un parcours de 100 km, soit environ les deux tiers d’une location commerciale. Cette différence de prix disparaît en cas de longue durée et de grande distance, par exemple 150 € (essence comprise) pour une location de 3 jours et un parcours de 500 km, soit à peu près le même prix que celui d’une location commerciale.

Le loueur et le conducteur laissent un commentaire sur le site.

Sécurité

Le prix de la location comprend une assurance1 tous risques et une assistance dépannage 24/24 au premier kilomètre. L’assurance couvre l’accident, le vol, le vandalisme et l’incendie. La voiture est couverte à hauteur de sa valeur actuelle. Il y a une franchise de 800 €  en cas d’accident si le conducteur est responsable ou s’il n’y a pas de tiers identifié2. En cas d’incident, les bonus du loueur et du locataire ne sont pas impacté. Les contraventions sont à la charge de l’utilisateur.

Gestion du système

Il n’y a pas de gestion locale du système à proprement parler. La gestion passe par l’opérateur et des relations de voisinage entre habitants. Il n’y a pas eu de dépense publique locale ni de demande de subvention.

Utilisation

Les voitures

En 2015, au moment où le système fonctionnait au mieux, six familles proposaient dix voitures. La proposition typique était faite par un couple ayant deux voitures sous utilisées.

Les utilisateurs

Il y a eu jusqu’à une quinzaine d’utilisateurs dont deux très réguliers. Grâce à l’autopartage, un couple a réussi à fonctionner avec une voiture au lieu de deux et une personne a réussi à se passer de voiture (voir les encadrés suivants). D’autres locations ont été faites par exemple pour les invités d’une réunion de famille, pour des touristes en panne ou pour des jeunes sans emploi.

 

Encadré 1 – Trois ans à Mens sans voiture

Une utilisatrice est arrivée à Mens en 2011 en provenance de Paris où elle pratiquait déjà la location de voiture. Ayant un travail principalement réalisé à domicile et comptant sur l’autopartage, elle a fait le pari de vivre sans voiture. Trois ans après, le pari est gagné. Elle utilise typiquement l’autopartage pour des rendez-vous professionnels à Grenoble ou pour des démarches dans un rayon de 15 km.

Elle utilise également le train combiné à l’autostop. Pour se rendre à la gare ou en revenir, elle privilégie les heures favorables (matin et soir) et les jours de semaine. Son temps d’attente est toujours acceptable mais il lui arrive de monter dans quatre ou cinq voitures pour faire 20 km.

Elle fait globalement deux voyages par semaine, moitié en autopartage et moitié en autostop et train. Elle estime ainsi économiser 50 % de ce que lui coûterait une voiture (environ 1500 € par an). Cet avantage financier est la justification de son choix. Du côté des désavantages, elle cite la franchise de 800 € qu’elle serait prête à couvrir par une assurance personnelle si cela était possible.

Dans les conditions qui sont les siennes, vivre sans voiture à Mens est tout à fait possible mais elle n’a pas la possibilité de faire une sortie improvisée pour ses loisirs ni de faire un voyage de plusieurs jours à une distance un peu grande. Ces deux limitations lui pèsent.

Les partages

Il y a eu jusqu’à 40 partages par an avec deux voitures fréquemment louées (environ une fois par mois). La réponse à la demande de location a été typiquement obtenue en moins de 4 heures. Si la voiture souhaitée n’était pas disponible, l’utilisateur avait le temps d’en chercher une autre. Une utilisatrice a réalisé 41 locations en 3 ans avec six voitures différentes. Elle a toujours trouvé une voiture disponible quand elle en avait besoin, quitte à contacter plusieurs loueurs en même temps en cas d’urgence et à donner la priorité à celui qui répondait le premier.

Les utilisations ont été de quelques heures et 10 km à quelques jours et quelques centaines de km. Au delà de deux jours, le partage devient difficile pour les propriétaires pour des raisons de disponibilité des voitures et il devient financièrement moins intéressant pour les utilisateurs.

 

Encadré 2 – Autopartage informel entre amis sans passer par l’opérateur

Une utilisatrice travaille à Mens tandis que son compagnon utilise sa voiture toute la semaine dans le cadre d’un emploi éloigné. La famille avait précédemment un second véhicule, assez vieux, permettant de faire quelques déplacements courts dans les environs de Mens à un prix très raisonnable. Quand le moment est venu de remplacer ce second véhicule, la famille a passé une annonce dans un journal local pour solliciter d’éventuels loueurs. Il y a eu deux réponses et les locations ont commencé de façon informelle et en confiance avec un double de clé prêté en permanence, un carnet laissé dans la voiture pour noter les kilomètres et un tarif de 0,35 €/km. Ces locations informelles se sont ajoutées à celles qui étaient proposées par l’opérateur.

En pratique, l’utilisatrice a toujours trouvé un véhicule en trois coups de téléphone au maximum lorsqu’elle a fait ses demandes à temps. Au plus tôt elle appelle la veille pour ne pas bloquer exagérément le loueur. Au plus tard elle appelle quelques heures à l’avance, ce qui crée une petite incertitude, un peu de stress et quelques échecs en cas d’appels de dernière minute.

L’utilisatrice fait aussi appel au covoiturage entre voisins, par exemple pour les trajets des enfants, ainsi qu’à l’autostop pour se rendre à la gare ou en dépannage si l’autopartage n’a pas marché. L’autostop est efficace dans la mesure où elle ne voit jamais passer plus de dix personnes avant d’être prise. C’est aussi une superbe occasion de rencontres. Par contre la circulation est parfois tellement faible et que l’attente peu devenir longue. Par ailleurs elle interdit l’autostop à sa fille de 16 ans.

La sécurité

En trois ans, il n’y a eu qu’un incident : une utilisatrice a été débitée de 150 € pour la réparation d’une rayure sur la carrosserie d’une voiture louée.

Perception

La motivation des loueurs a été principalement écologique, mais la location étant faite au juste prix, elle a aussi un intérêt économique, notamment pour une voiture qui roule peu et qui risque de « mourir de la rouille plutôt que de l’usure ».

Les deux utilisatrices contactées sont contentes d’avoir économisé sur l’achat, les frais et l’assurance d’une voiture, mais aussi d’avoir économisé le temps et le souci de l’entretien (nettoyage, pneus neige, révisions, contrôles techniques). Toutes deux ont combiné l’autopartage, le covoiturage et l’autostop et sont satisfaites des relations sociales que cela entretient. Abandonner sa voiture, même à Mens, cela reste encore une perte de liberté pour les déplacements longs, parce que  l’autopartage n’est pas la solution dans ce cas et parce que la gare est éloignée. La liberté manque également pour les déplacements très courts et/ou improvisés, typiquement pour se rendre au point de départ d’une ballade ou pour conduire sa fille chez une amie.

L’essoufflement

Dans cette seconde partie, nous expliquons pourquoi et comment l’expérience s’est essoufflée.

L’union entre Buzzcar et Drivy début 2015 a permis de proposer 26 000 véhicules à une communauté rassemblant 500 000 membres en France, puis de partir à la conquête de l’Europe. En 2015, on pouvait lire « tout le monde y trouvera son compte : plus de voitures pour les locataires et plus de locataires pour les propriétaires ». Ce n’est pas se qui s’est produit à Mens. Bien au contraire, les règles mises en place pour optimiser l’autopartage dans les grandes villes ont tué la pratique villageoise qui s’était installée. Il est bien évident que les priorités stratégiques de Drivy ne se situaient pas à ce micro niveau.

Les deux exemples qui suivent parlent d’eux-mêmes. L’opérateur a imposé une location d’une journée au moins alors que beaucoup de locations se limitaient à quelques heures. Cette contrainte n’était pas discutable. Elle a découragé plusieurs utilisateurs. L’initiateur du réseau de Mens et principal loueur a été amené, pour des raisons familiales, à refuser deux locations successives. Cela a entraîné son éviction automatique du site de l’opérateur, à nouveau sans discussion possible.

La décision a été prise de changer d’opérateur. Citélib a été de nouveau contacté mais les conditions économiques ont été jugées trop contraignantes.  Le choix s’est porté sur Koolicar. À ce jour, plusieurs voitures sont proposées sur la plateforme de l’opérateur et un propriétaire a installé un boîtier sur une de ses voitures qu’il a entièrement dédiée à l’autopartage.

 

Encadré 3 – Koolicar : un boîtier automatise l’autopartage

Lancé en 2012, Koolicar est une plate-forme web d’autopartage entre particuliers. L’opérateur installe des boîtiers sécurisés qui rendent inutiles les échanges de clé et la rédaction de contrat à chaque emprunt. Les boitiers permettent l’ouverture de la portière grâce à un badge ou une application smartphone. Ils assurent aussi la géolocalisation du véhicule, calculent le nombre de kilomètres parcourus, comptent le temps de location et permettent la facturation.

Fin 2016, l’opérateur avait 200 000 inscrits et 40 000 véhicules disponibles ainsi que des partenariats avec PSA, la MAIF et Feu Vert pour l’installation de boîtiers.

 

Malheureusement, il n’y a eu aucune demande de location depuis six mois, ce qui veut dire que la dynamique qui s’était installée jusqu’en 2015 a disparu depuis et qu’il faudrait repartir à zéro. Ce sera difficile car plusieurs utilisateurs rechignent à l’idée de verser 30% de la location à un opérateur national pour des échanges entre voisins. L’alternative offerte par les partages informels accentue peut-être cette réticence (voir Encadré 2).

Les initiateurs du réseau sont actuellement ouverts à toutes les options, incluant l’arrêt définitif de l’expérience ou sa relance sous de nouvelles formes.

Coordonnées

Olivier Dodinot

Tel : +33 (0) 4 76 34 89 07 – +33 (0) 6 01 88 82 92

ododinot@gmail.com

1 Le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a publié un rapport sur l’assurance des véhicules en autopartage. Ce rapport fait notamment un comparatif très détaillé des différents sites d’autopartage et permet de situer Drivy par rapport aux systèmes concurrents  : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/assurance-autopartage-entre-particuliers_28_02.pdf

2 Montant du même ordre que celui de la location commerciale

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